PAR INES DALI
Les cas confirmés des deux variants détectés en Algérie continuent d’augmenter. Ce sont 28 nouveaux cas de variant britannique et 42 autres de variant nigérian qui ont encore été recensés, faisant augmenter le nombre total des personnes ayant contracté le variant britannique à 58 et celles ayant contracté le nigérian à 98. Ce qui donne un total de 156 cas pour les deux souches mutantes de Covid-19.
«Dans la continuité des activités de séquençage des virus SARS-CoV-2 mises en place par l’Institut Pasteur d’Algérie dans le contexte de surveillance des variants circulant actuellement dans le monde, il a été procédé à la confirmation de vingt-huit (28) nouveaux cas de variant britannique (B.1.1.7) et de quarante-deux (42) nouveaux cas de variant nigérian (B.1.525)», a annoncé l’Institut Pasteur d’Algérie (IPA) dans un communiqué rendu public hier.
Pour ce qui est des 28 cas confirmés du variant britannique, il s’agit de ««dix-huit (18) cas détectés dans la wilaya d’Alger, deux (02) cas dans la wilaya de Blida, deux (02) cas dans la wilaya de Bouira, un (01) cas dans la wilaya de Médéa, trois (03) cas dans la wilaya d’Oran, un (01) cas dans la wilaya de Relizane et un (01) cas dans la wilaya de Ouargla», selon les précisions de l’IPA.
Concernant les 42 cas confirmés du variant nigérian, il s’agit de «neuf (09) cas dans la wilaya d’Alger, trois (03) cas dans la wilaya de Bouira, dix (10) cas dans la wilaya d’El Oued, dix-neuf (19) cas dans la wilaya de Laghouat, un (01) cas dans la wilaya de Ouargla», est-il détaillé dans le même communiqué.
Le nombre total de cas confirmés de variants «s’élève, à ce jour, à 58 cas pour le britannique et 98 cas pour le nigérian», a indiqué l’IPA, qui a tenu à faire un rappel quant à la nécessité de «respecter les mesures barrières, dans le cadre du protocole sanitaire (distanciation physique, port du masque de protection, lavage fréquent des mains)», soulignant que le respect des mesures de prévention reste «le meilleur garant pour stopper la propagation du virus et l’apparition de nouveaux cas».
La poursuite de la propagation des variants sur le sol algérien qui, de surcroît, ont gagné de nouvelles wilayas jusque-là épargnées par les souches mutantes de Covid-19 n’est pas sans inquiéter les professionnels de la santé. Ceux-ci ont tous signalé que ces variants ont la particularité de se propager rapidement et averti quant à l’éventualité d’avoir une «troisième vague», allant jusqu’à dire que ce sera alors «une troisième vague de variants». Selon eux, les nouvelles souches sont «plus dangereuses que le Covid-19 et leur dangerosité se vérifie dans la rapidité de leur transmission estimée jusqu’à huit fois plus importante».
Ce qui n’est pas sans inquiéter sur la situation épidémique globale de l’Algérie qui, après avoir connu une stabilité des contaminations, d’une façon générale, en-dessous des 100 cas quotidiens pendant plusieurs semaines, est en train d’enregistrer des hausses ces derniers jours. Pour la journée de mardi, il a été enregistré 140 cas et 4 décès, et pour celle d’hier mercredi 125 cas et 4 décès.
Aux nouveaux variants qui continuent de se propager, il y a également le relâchement quasi-total de la population en matière de respect des gestes barrières. Face à la persistance de cette situation qui risquerait de s’aggraver sans une prise de conscience, les professionnels de la santé continuent, eux aussi, de sensibiliser et de réitérer que «la pandémie n’est pas derrière nous» et que «le virus est toujours là, parmi nous». Ils appelant la population à «apprendre à vivre et à cohabiter avec le virus», car «la bataille contre le Covid-19 est encore loin d’être gagnée», ne cessent-ils d’avertir.