230 délégués syndicaux étaient présents avant-hier au 12e Congrès de wilaya de l’UGTA, qui s’est tenu à Annaba sous la présidence de Sidi-Saïd, patron de la Centrale syndicale. Ce dernier a exhorté les participants à promouvoir le dialogue avec les différents partenaires aux fins de préserver les acquis des travailleurs et ainsi assurer la pérennité des entreprises, ce qui garantira l’avenir du pays.

La protection de ces acquis permettra la consolidation du front intérieur et d’atténuer, voire juguler les effets de la crise et ainsi en sortir. Il appellera les syndicalistes à choisir leurs représentants selon les critères de compétence, de disponibilité au dialogue et d’ouverture pour une coopération efficiente avec des partenaires en vue de la construction d’une économie solide. Economie qui peut résister aux contrecoups des crises auxquelles le monde est soumis périodiquement et que l’entreprise algérienne ainsi préparée peut affronter et se maintenir.
Au cours de ce congrès, l’élection du bureau de wilaya UGTA d’Annaba ainsi que son secrétaire général a pris l’allure d’une officialisation de ce qui était déjà admis par tous. En effet, Kamel Friteh, qui occupait déjà le poste, a été plébiscité par ses pairs et l’élection n’a été que pure formalité.
Kamel Friteh, conforté en tant que tel, avait été «nommé» en remplacement de Hmarnia Tayeb, chargé de l’organique au sein de la Centrale syndicale, tombé en disgrâce suite à son soutien à l’ex-Premier ministre Abdelmadjid Tebboune. L’éviction de Hmarnia Tayeb de toute responsabilité au sein de l’UGTA avait ouvert la porte à une succession déjà cooptée et soutenue par la Centrale qui n’a fait que se confirmer par cette élection ce choix.
La présidence par Sidi-Saïd à ce congrès, qui est somme toute tout à fait normale, est assimilée à un pied-de-nez au tout puissant ex-secrétaire général de l’Union de wilaya, qui faisait la pluie et le beau temps des années durant au sein de cette instance, gommant et nommant qui il veut à la tête des syndicats d’entreprise affiliés à l’UGTA, malgré les protestations et les manifestations des travailleurs.
Aujourd’hui, Tayeb Hmarnia a disparu de la circulation. Il a payé cher de s’être opposé aux choix de l’UGTA, et a été rayé à vie des rangs de la Centrale syndicale.