En attirant Ruben Dias et Nathan Aké contre de gros chèques, Manchester City a encore investi énormément pour tenter de se renforcer en défense. Et ce n’est pas nouveau : depuis des années, les Citizens dépensent sans compter pour leur arrière-garde. Plus de 70 millions offerts à Benfica pour Ruben Dias ! Et 45 donnés à Bournemouth pour Nathan Aké. Soit 115 millions d’euros dépensés en quelques jours pour s’attacher les services de deux défenseurs centraux. Manchester City, libéré des contraintes du fair-play financier, a bien repris ses « bonnes » habitudes. Avec une obsession cet été : renforcer une défense régulièrement pointée du doigt, quitte à sortir des chèques colossaux. Encore une fois. Car ce n’est pas nouveau avec les Citizens. Depuis des années maintenant et notamment l’arrivée en 2016 de Pep Guardiola, l’autre club de Manchester fait des folies pour tenter de s’offrir une arrière-garde digne de ce nom et des ambitions du club dans le Royaume mais surtout en Europe. S’amuser à faire le total de toutes ces dépenses peut même donner le tournis.

2017-2018 COMME SYMBOLE
Depuis la signature de l’ancien coach du FC Barcelone et du Bayern Munich dans le nord de l’Angleterre – soit en cinq saisons -, Manchester City a dépensé pas moins de 540 millions d’euros en défense pour dénicher les perles rares, capables de s’adapter à son style de jeu. Avec des transferts marquants comme les 55 millions mis sur la table pour John Stones en 2016. Ou cette saison 2017-2018 qui a vu les Skyblues faire pleuvoir les billets sur la planète mercato pour presque s’attacher les services d’une nouvelle défense type : Aymeric Laporte (65 millions d’euros), Benjamin Mendy : 57 millions, Kyle Walker (52.7 millions), Ederson (40 millions) et Danilo (30 millions). Et ce n’est pas l’histoire de deux périodes un peu folles. Régulièrement, City a fait exploser la banque pour récupérer des défenseurs. En 2019, Guardiola voulait ainsi un nouveau latéral droit. Disposés à lui faire plaisir comme toujours, ses dirigeants ont alors mis la bagatelle de 65 millions sur Joao Cancelo ! Et même avant l’arrivée de Pep Guardiola, les Citizens avaient déjà craqué sur Nicolás Otamendi (45 millions en 2015) ou Eliaquim Mangala (45 millions en 2014), ce qui porte le total de dépenses à 640 millions d’euros pour la défense depuis 2014. C’est donc une vieille habitude. Le souci, c’est que ça n’a pas toujours porté ses fruits.

LA VIE SANS KOMPANY
Pendant que Liverpool peut se gargariser d’avoir eu le nez creux avec Virgil van Dijk, Andrew Robterson, Joe Gomez et Alisson, Manchester City a connu quelques désillusions. Bien sûr, il y a des vraies réussites comme Ederson ou Aymeric Laporte, qui s’est imposé comme un pilier indispensable quand il n’est pas blessé. Mais sinon, Cancelo n’est pas parvenu à devenir un titulaire indiscutable. Et si Mendy a enchaîné les blessures, John Stones n’est lui pas le roc régulier que l’on était en droit d’attendre après son transfert et vu son potentiel. Et n’entre plus forcément dans les plans de Guardiola. L’héritier de Vincent Kompany, que City avait récupéré pour la modique somme de 8,5 millions en 2008, se fait ainsi attendre. Après avoir laissé son titre de champion d’Angleterre et échoué en quarts de finale de la Ligue des champions, Manchester City a donc remis la main au portefeuille. Et espère corriger le tir avec Ruben Dias et Nathan Aké, qui vont devoir épauler Laporte quand il ne sera pas blessé ou le faire oublier s’il est à l’infirmerie. Les Citizens croisent maintenant les doigts pour avoir misé sur les bons profils. Car la claque reçue ce dimanche contre Leicester City (2-5) rappelle que ce ne serait pas du luxe. n