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francealgerie

jeudi, 13 septembre 2018 06:00

Une rénovation qui « tourne en rond » : La Casbah d’Alger, entre volonté politique et contraintes majeures

Écrit par Fayçal Djoudi
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Encore une fois, la Casbah d’Alger capte l’attention des pouvoirs publics et suscite un intérêt particulier en vue de sa réhabilitation. Une opération d’envergure qui tarde, cependant, à se concrétiser au vu des nombreux aléas chaque fois, entravant les travaux de restauration.

 


C’est dans la perspective de veiller au bon déroulement des travaux de réhabilitation que Abdelkader Zoukh, le wali d’Alger, a effectué, hier, une visite de terrain dans les rues de la citadelle. Il a visité notamment le palais du Dey, celui des Beys, la mosquée des Janissaires et une aile réservée à la poudrière ainsi que plusieurs rues et ruelles de la Casbah.
Cependant, le constat est amer. Les monuments sont en ruine et les maisons s’effondrent les unes après les autres, et les quelques palais restaurés sont fermés.
Pour le wali d’Alger, la restauration de la Casbah est désormais «une réalité palpable », citant les travaux au niveau du palais du Dey, de Dar el Baroud (poudrière), de la mosquée du Dey et du palais des Beys entre autres. Il a insisté, en parallèle, sur l’importance de « changer l’image de la Casbah » en offrant « une matière touristique attractive ». «Pour la sauvegarde de la Casbah, classée patrimoine mondial, nous avons procédé à la répartition de la Casbah en 17 îlots et chaque îlot est pris en charge par un bureau d’études », a-t-elle affirmé Qualifiant de «laborieuse entreprise », les opérations de restauration de plusieurs monuments historiques au niveau de la Casbah et dont les travaux exigent de « la minutie » dans l’exécution, le wali d’Alger a indiqué qu’il est difficile de fixer un délai pour la fin de ces travaux.
Enfin, toutes les bâtisses sont retenues par cette œuvre grandiose de restauration et plus de 2 400 milliards de centimes ont été dégagés pour finaliser le plan de réfection de la cité antique
400 familles seront relogées prochainement et les squatteurs chassés
La Casbah d’Alger a toujours fait l’objet de controverses quant à la gestion de son dossier, bien qu’elle jouisse officiellement d’un statut particulier auprès des hautes instances.
Le transfert de son dossier étant depuis deux ans entre les mains de la wilaya d’Alger, peut-on espérer une meilleure prise en charge ? Pour le moment, il y a des chances si l’on se réfère au suivi rigoureux à travers la multiplication des sorties sur terrain du premier responsable de l’Exécutif. Ce dernier ne cesse en fait de tarabuster les entreprises engagées dans la restauration, notamment en matière de délais et de prestations. Mais on ne peut en dire autant au chapitre du relogement qui, pour sa part, quelques zones d’ombres. Les résidents, encore une fois, ont manifesté, hier, leur colère et jurent par tous les dieux de ne pas en démordre jusqu’à obtention de leur revendication principale qu’est le relogement.
Le premier responsable de la wilaya a indiqué que «400 familles qui
occupent des habitations précaires, sur différentes zones urbaines à
la Casbah, vont être relogées », soulignant que « ces bâtisses seront emmurées », au vu des personnes étrangères à la Casbah et quelques propriétaires, qui ne résidaient pas dans leurs maisons et qu’ils ont louées – au moment de l’entame des opérations de recasement, étaient parmi les squatteurs.
Par ailleurs, le wali rappellera que ses services interviennent sporadiquement pour reloger les familles occupant des bâtisses fragilisées par les intempéries, mais pas dans le cadre des opérations de relogement menées depuis 2014.
Le chiffre de 12 000 familles reconnu veut dire l’équivalent de 60 000 personnes, soit la population d’une commune d’envergure respectable. On peut même comprendre que la grande majorité des habitants de la Casbah a été relogée.n

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