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jeudi, 11 octobre 2018 06:00

Tennis/Masters 1000 de Shanghai : Roger Federer : «Je suis là où je veux être»

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Tenant du titre à Shanghai, Roger Federer abordait la dernière partie de sa saison face à Daniil Medvedev hier. Non sans ambitions tant cette partie du calendrier lui a souvent réussi. Pour autant, ce dernier sprint final pourrait bien décider de la tournure globale de son année.
Flashback. 15 octobre 2017. Hallucinant de facilité face à un Rafael Nadal dont le genou grince, Roger Federer s’offre le titre à Shanghai et un 94e trophée sur le circuit lui permettant de rejoindre Ivan Lendl sur les tablettes. Au passage, il prouvait que sa saison absolument folle lui avait permis de trouver (enfin) la clé face à son rival espagnol.


La suite avait été du même acabit avec un nouveau titre à Bâle suivi d’une élimination frustrante en demi-finale du Masters face à David Goffin. D’ailleurs, la digestion de cet échec ne semble pas complètement résolue. «L’année dernière a été un conte de fées du début à la fin», a commenté l’homme aux 20 titres du Grand Chelem. «J’étais juste peut-être un peu déçu à la fin, au Masters, de ne pas m’être donné la chance d’atteindre la finale, de perdre contre Goffin. J’étais un peu déçu de mon niveau de jeu là-bas. C’était probablement la première fois de la saison que je ressentais ça. Mais il a aussi fait un grand match», a-t-il ajouté.


«J’aime cette partie  de la saison»
Voilà pour le flashback. Pour le présent, c’est autre chose. Mine de rien, le tenant du titre aborde la défense de sa couronne dans la position de chassé. Car Novak Djokovic est bien celui qui a le vent dans le dos en cette fin de saison. Et l’état de forme du Suisse, 37 ans, pose encore et toujours question. Surpris à l’US Open début septembre, Federer se veut rassurant. «Ce qui est bien, c’est qu’après m’être senti bien à l’entraînement, j’ai joué une bonne Laver Cup [épreuve non inscrite au calendrier officiel opposant une équipe européenne à une équipe du reste du monde, dont il a organisé et remporté les deux premières éditions, NDLR]. J’ai pu prendre du repos après l’US Open», a-t-il encore commenté.
Alors, forcément, reposé et frais, Federer a de vraies ambitions pour la fin de saison. Surtout qu’elle lui rappelle quelques bons souvenirs. «J’aime cette partie de la saison» a-t-il clamé d’entrée. «Les conditions (de jeu) sont peut-être plus rapides, je ne suis pas sûr... Cela aide que j’aie un tournoi à la maison [à Bâle, NDLR] et le Masters. J’y ai connu beaucoup de succès, donc j’espère vraiment réaliser la même chose cette année.» Le détenteur du record de victoires dans le tournoi des maîtres (6) veut faire la passe de sept.

De réussite à déception,  il n’y a qu’un pas
Il sait cependant qu’il marche sur un fil. Car sa saison, entamée tambour battant, a fini par laisser place à quelques frustrations. «Je suis là où je veux être», a-t-il balayé d’entrée au moment de revenir sur son année tennistique jusqu’à présent. «Quand j’ai joué, j’ai eu beaucoup de succès. Je n’ai pas joué tant de mauvais matches, pour être honnête. Il n’y en a peut-être que deux qui me viennent à l’esprit. Et j’ai échappé aux blessures depuis plus d’un an maintenant», a détaillé Federer pour appuyer sa démonstration.
Pour autant, Federer le sait, sa fin d’année peut être décisive au moment de faire les comptes. Entre une année réussie et un échec relatif, la ligne est ténue. En gagnant l’Open d’Australie, le Suisse s’est assuré de ne pas terminer sa saison sans Majeur au compteur. Mais son bilan actuel est loin de son année 2017 qui l’avait vu renaître de ses cendres.
RF en 2018, c’est 36 victoires, 6 défaites pour trois titres, série en cours. L’année dernière ? 52 victoires, 5 défaites et 7 titres, dont Melbourne et Wimbledon. Au final, ses trois finales perdues (Indian Wells, Halle et Cincinnati) commencent à peser dans la balance. Dès lors, sa fin de saison pourrait être le juge de paix. «Il reste bien sûr des objectifs à atteindre», a-t-il sobrement avancé. Pour la place de numéro un, ce sera compliqué. Mais passer la barre des 100 tournois remportés n’a rien d’impossible. Il faudra triompher en Chine et pourquoi pas à la maison, à Bâle, ou à Londres. Tout ça, il connaît. Il suffit juste de le répéter.

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