Pokemon Go app download for android. Get Prisma app for android and edit pics. prisam apk.

francealgerie

mercredi, 12 septembre 2018 06:00

Coupe arabe des clubs/La paranoïa de l’équipe des Forces aériennes (Irak) a provoqué l’arrêt de la rencontre face à l’USMA : Saddam c’était de bonne guerre

Écrit par Mohamed Touileb
Évaluer cet élément
(0 Votes)

Battu 1 but à 0 lors du match « aller » des 32es de finale de la Coupe arabe des clubs UAFA,  le club des Forces aériennes (Irak), n’a pas trouvé mieux que d’abandonner lors de la partie « retour » face à l’USM Alger quand il était mené 2 buts à 0.


C’est pour dire que la formation irakienne n’avait aucune chance de revenir dans le match joué dimanche à Alger. Une décision motivée, selon les Irakiens, par l’attitude du public de l’USM Alger qui a entonné des chants à caractère politique. Un retrait qui ne devrait pas avoir d’incidence sachant que l’UAFA a confirmé la victoire des Usmistes sur son site officiel. Sauf coup de théâtre parce que le règlement n’accable pas le club algérien.
Personne ne souhaite voir une partie de football sortir de son contexte sportif. Surtout dans un tournoi censé souder les liens entre les pays arabes et non les diviser. Dimanche, entre l’USM Alger et les Forces Aériennes, l’explication a mal tourné. Juste parce que le nom de Saddam Hussein, ancien président de l’Irak exécuté le 30 décembre 2006, a été scandé par la galerie de « Rouge et Noir» dans les travées du stade Omar-Hamadi de Bologhine.
En voulant avoir une petite attention envers l’adversaire, les supporters de l’ « Ittihad » ont chanté « Allah Akbar, Saddam Hussein». C’est alors qu’à la surprise générale, la délégation irakienne a décidé de quitter le terrain. «Nous sommes vraiment déçus par l’attitude des supporteurs de l’USMA.
Nous sommes venus disputer un match de football et non pour assister à une manifestation politique. Les slogans politiques et religieux des supporteurs algériens nous ont touchés dans notre amour propre. En signe de protestation nous avons décidé de quitter le terrain. C’est bien dommage...», a tenté d’expliqué l’entraîneur de la formation de Kerbala, Qasim Bassim.
Une paranoïa excessive qui a gâché la fête mais qui trouve explication en les tensions entre chiites et sunnites au pays des Jardins Suspendus de Babylone. Kerbala est connue pour sa forte communauté chiite. Sachant que ces derniers n’aimaient pas vraiment l’ancien et défunt chef d’Etat, la raison de cet abandon et vite trouvée.
L’USM Alger ne sera pas disqualifiée
Par ailleurs, il faut savoir que le club irakien devra assumer cette prise de position. Ainsi, selon le règlement qui régit les compétitions UAFA dans son alinéa 9.3.3, il aura à « s’acquitter d’une amende de 1 000 000 dollars et plus d’être barré du tournoi».
Quant à cet « acte II », il sera perdu 3 buts à 0 (tapis vert). Même si cela ne change pas grand-chose parce que c’était un match à l’élimination directe où les buts ne comptent pas vraiment comme si c’est le cas dans la phase de poules. Côté USM Alger, l’éventualité de voir les coéquipiers de Farouk Chafaï jouer les 16es de finale sans leurs inconditionnels reste plausible. Bien que les supporters n’aient pas brandi des pancartes ou des slogans hostiles concrets, leurs propos pourraient être sanctionnés par la commission de discipline s’ils sont jugés à caractère politique.
« Désolé » pour un cas isolé
Malgré cela, le portier Mohamed Lamine Zemmamouch a tenu à s’excuser pour cet incident. « On a bien été accueillis lors du match «aller». Même si je sais que notre public n’était pas malintentionné, je tiens à demander pardon à nos frères s’ils se sont sentis offensés.» Une façon d’essayer de calmer les esprits et entretenir les relations fraternelles entre les deux pays. Comme le portier usmiste, Mustapha Berraf (président du Comité olympique algérien) ajoutera : « je présente à mon tour mes excuses et je demande à nos frères irakiens de ne pas politiser l’affaire ». La tendance est la même pour le ministre de la Jeunesse et des Sports (MJS), Mohamed Hattab, qui note que c’est un « cas isolé qui ne peut altérer la réputation d’hospitalité du peuple algérien et ne peut pas influer sur les relations avec nos frères ».
Contrairement à ce qui émane de l’Irak où l’on veut donner une tournure politico-religieuse à un simple malentendu.
Des messages de haine sur certains plateaux TV et de la moquerie pour l’Algérie et son histoire. Une tentative de donner de l’épaisseur à un faux problème. Surtout que la religion s’y mêle.
On a pu voir la réaction des supporters irakiens présents dans les tribunes de l’antre Omar-Hamadi où les chants de louanges pour « l’Imam Hussein » ont fusé. Bref, il faut dire que les Arabes s’accorderont toujours à ne pas être d’accord. A oublier qu’il ne s’agit que d’un jeu où tout est de bonne guerre. Il ne fallait pas l’avoir mauvaise et faire une Saddam honte scène.n

Laissez un commentaire