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mardi, 07 mars 2017 06:00

Maîtrise budgétaire, investissement et baisse des importations : La recette de l’Exécutif face à la crise

Écrit par Hakim Ould Mohamed
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De la rationalisation des dépenses et des importations aux réformes budgétaires, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a fait le portrait-robot de la nouvelle orthodoxie économique de son gouvernement, lors d’un discours tenu, hier à Annaba, à l’occasion de la réunion de la 20e tripartite.

La réforme budgétaire, l’assainissement du commerce extérieur et le soutien à l’investissement productif sont les moteurs de cette nouvelle orientation économique de l’Exécutif. L’objectif est bien entendu d’apporter des réponses structurelles à une crise née dans les dysfonctionnements structuraux de l’économie nationale. Sans l’ombre d’un doute, l’Exécutif n’est point le seul maître de ses choix. Car, la conjoncture financière suppose, de l’avis même du Premier ministre, que l’on adopte une attitude de vigilance budgétaire, à l’heure où la marge de manœuvre au plan de la gestion socioéconomique ne fait que se rétrécir sous le coup de la baisse des revenus pétroliers. De sa mallette à outils, le gouvernement fait usage de trois instruments : « la maîtrise de la dépense publique, la réduction des importations et le soutien à l’investissement productif ». Ces éléments de réponse à la crise font d’ailleurs l’essentiel de la nouvelle politique économique du gouvernement. Sur le terrain de la maîtrise budgétaire, Abdelmalek Sellal dit avoir identifié des niches de gaspillage qui ont permis au gouvernement de mieux structurer les dépenses de l’Etat, tant au chapitre de l’équipement qu’en termes de dépenses de fonctionnement. Le budget, qui correspond aux engagements de l’Etat pour la couverture des dépenses, sur la base d’un baril de pétrole de 50 dollars, a connu des baisses significatives en 2016 et 2017.
En rationalisant l’exécution de la dépense publique et en ciblant les niches de gaspillage, explique le Premier ministre, le gouvernement a pu obtenir une stabilisation du budget de fonctionnement ainsi qu’une réduction notable de celui d’équipement. Sur la période 2017-2019, l’Exécutif d’Abdelmalek Sellal s’est fixé un double objectif: rationaliser et plafonner les dépenses au niveau de celles de 2015, à savoir moins de 7 000 milliards de dinars. A l’issue de cette période de stabilisation budgétaire, l’Etat devrait pouvoir donner un coup d’accélérateur, dès 2020, à son chantier de diversification économique. Mais avant cela, une autre action de rabotage tente de dégraisser actuellement la facture des importations.


La hausse des importations, un danger !
L’élimination des différentes niches de corruption, de fraude, de surfacturation et d’achat de bien superflus a permis déjà une économie de plusieurs milliards de dollars, si l’on se réfère aux statistiques fournies hier par le Premier ministre. « Le volume d’importations illustre également l’efficience de cette méthode de rationalisation souple qui a permis de passer de 66,6 milliards de dollars en 2014, à 35 milliards en 2016, et nous visons pour l’année en cours une réduction supplémentaire de 5 autres milliards de dollars », a indiqué Abdelmalek Sellal à Annaba. Comme nous l’avons déjà souligné dans nos précédentes éditions, l’objectif de l’Exécutif est de ramener la facture des importations à des niveaux soutenables, oscillant entre 30 et 35 milliards de dollars annuellement. La position du gouvernement sur l’évolution des dépenses et de la facture des importations est motivée essentiellement par le rétrécissement des revenus du pays, en chute d’environ 40% sur l’année 2016. Mais dans cette perspective de sortie de crise, les réglages budgétaires ne sauraient être l’unique clef de voûte. L’Exécutif, tout comme les autres parties prenantes dans cette nouvelle orthodoxie économique, affichent des ambitions d’usinage, d’investissement et de diversification.
La crise serait aussi une opportunité. Dans cet esprit, le soutien à la production locale, au travers de mesures financières et fiscales, doit se traduire par un retour à la croissance et une dynamisation des filières à haute valeur ajoutée. Le Premier ministre a souligné à ce propos que le budget 2017 vise la réalisation d’un taux de croissance de 3,9% avec une progression des segments hors hydrocarbures de 3,7%.
Pour ce faire, Abdelmalek Sellal a promis que l’encouragement de l’investissement et la création d’activités seront confortés par un train de mesures financières et fiscales allant dans le sens de la simplification et de la transparence tout en continuant à développer les crédits à l’économie. Ces crédits passeront, selon lui, de 9 100 milliards de dinars en 2016 à 11 400 milliards pour 2017, soit une progression de près de 25% alors qu’ils étaient de 5 156 milliards de dinars en 2013. En définitive, contrairement à plusieurs promesses de réforme faites par le passé, les ajustements proposés cette fois-ci s’inscrivent dans une logique de sortie de crise, voire d’une réduction de sa pression sur les positions macroéconomiques du pays. 

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