11:36:29 Vendredi, 3 Juillet 2015

Malgré toutes les recommandations préconisées par les médecins aux diabétiques quant à l’interruption ou à la cessation pure et simple du jeûne, ces derniers osent défier et les conseils et la maladie qu’ils traînent et jeûnent au péril de leur santé et de leur vie. Le font-ils par orgueil, par vanité ou par ignorance du danger qu’ils encourent ? Jeûner, c’est respectable et respectueux, c’est une preuve inéluctable de la foi en Dieu, mais le faire au péril de sa santé, c’est tout bonnement se suicider, et qui dit suicide, dit enfer. Et pour tout bon musulman qui se respecte, entre jeûner pour se détruire ou «casser» le Ramadan pour être en bonne forme, le choix doit être vite fait par le diabétique, car la religion et le médecin l’autorisent. «Diabète et Ramadan», c’est le thème de la conférence-débat donnée récemment par le docteur Lotfi Zegrour à l’intention des malades atteints de cette pathologie chronique au niveau du siège de Tadj à Mila. Cette conférence, organisée par l’association de prise en charge des diabétiques (Tadj) de la wilaya de Mila, que préside Zahir Benchaoui, entre dans le cadre de la sensibilisation des diabétiques contre les risques qu’ils encourent si jamais ils ne suivent pas les conseils de leurs médecins et jeûnent durant le Ramadan. De type 1 ou 2, le diabète peut engendrer beaucoup de complications aux jeûneurs, aussi le conférencier appelle ces derniers à interrompre le jeûne si jamais ils ressentent un quelconque trouble ou malaise durant le mois sacré, car il y va de leur santé. Conseil leur est donné de jeûner tout en prenant soin de contrôler le taux de sucre dans le sang et d’interrompre le carême si le glucomètre indique une hypoglycémie (moins de 0,7 g) ou une hyperglycémie (plus de 3 g), car de graves complications pourraient survenir. De nuit comme de jour, le malade doit savoir se prendre en charge et décider du moment opportun pour interrompre le jeûne et ainsi éviter de « se nuire ».