Reporters - Reporters - Thémahttp://www.reporters.dz Sun, 18 Feb 2018 18:34:31 +0100Joomla! - Open Source Content Managementfr-frLourd dossier sur la table du gouvernement : Ces subventions qui font polémiquehttp://www.reporters.dz/index.php/thema/item/92497-lourd-dossier-sur-la-table-du-gouvernement-ces-subventions-qui-font-polemique http://www.reporters.dz/index.php/thema/item/92497-lourd-dossier-sur-la-table-du-gouvernement-ces-subventions-qui-font-polemiqueLourd dossier sur la table du gouvernement : Ces subventions qui font polémique
Semaine cruciale dans le dossier des subventions, riche en déclarations passionnées, parfois largement inspirées de considérations très éloignées de la réalité.

Le ministre des Finances, Abderrahmane Raouya, semble avoir été trop loin en annonçant, il y a quelques jours, depuis Dubaï (Emirats arabes unis), lors d’une réunion des ministres arabes des Finances et du Fonds monétaire international, consacrée aux réformes fiscales dans la région, que le « gouvernement algérien envisage de réformer son système de subventions en vue d’éliminer le déficit du budget de l’Etat d’ici trois ou quatre ans».
Des réformes qui toucheront en premier lieu les subventions des carburants en 2019 et d’autres produits en 2020. Tout portait à penser que Raouya s’était laissé séduire par les procédés proposés par le FMI et mis en œuvre dans certains pays et qui auraient permis de réduire la voilure des dépenses publiques et les transferts sociaux dont font partie les subventions. Le ministre des Finances semblait ainsi vouloir être dans le vent. Le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND) et Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a lancé, lui, une paille en l’air pour voir d’où venait le vent, disant qu’après les déclarations d’un responsable dans les médias, allusion faite au ministre des Finances, « les marchands de la politique » ont sauté sur l’occasion pour accuser l’Etat de chercher à appauvrir le peuple. Et de rassurer : il n’y aura pas de levée des subventions, ni sur l’essence, ni sur le pain, ni sur le lait, ni sur l’électricité ou autres. Le secrétaire général du RND s’exprimait à l’occasion du 21e anniversaire de la création du parti, organisé à la salle omnisports Mohamed-Khaldi de Biskra. Il a également indiqué que l’Algérie a une politique sociale constante, fondée sur la justice sociale et la solidarité nationale, et que ce choix doit être consolidé par le travail qu’il appelle à sacraliser. Ahmed Ouyahia défend la politique sociale de l’Etat, et il est normal qu’il le fasse, il est dans son rôle. Le Premier ministre estime que l’économie du pays est en train de prendre un virage important et qu’il y a des raisons d’être optimistes. Mais, ce que ne dit pas le Premier ministre, c‘est que le coût des subventions est un lourd fardeau que l’Etat ne peut pas porter indéfiniment. Et plus le temps passe et plus les avis semblent divisés sur la manière dont il faut conduire la réforme des subventions, au-delà des déclarations informelles ou strictement formelles à ce sujet. Récemment, le ministre du Commerce a levé un coin du voile sur ce dossier, expliquant que les ménages concernés recevront des chèques mensuellement en guise de subventions. Le ministère a préconisé, dans le cadre d’un système de subvention ciblée, l’utilisation d’un moyen de payement assurant à la fois la traçabilité et la sécurité, tel le chèque, au bénéfice des démunis. Néanmoins, si l’on met de côté les polémiques, les supputations autour des subventions et autres guerres entre partis politiques sur le même sujet, il existe un certain nombre de marqueurs inquiétants qui font que l’Etat ne peut se défausser de sa responsabilité sociale dans le court terme. A l’heure qu’il est, et il ne faut pas se voiler la face, l’Etat ne vit quasiment que de ses recettes liées aux hydrocarbures, près de 98% de ses exportations. Les dépenses publiques ne sont couvertes que si le prix du baril de pétrole dépasse les cent dollars. Et la diversification économique qui devrait permettre de tirer vers le haut la productivité ne peut donner de résultats immédiats. 

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ThémaSun, 18 Feb 2018 06:00:00 +0100
Patronat : Le FCE courtise la femme rurale, chef d’entreprisehttp://www.reporters.dz/index.php/thema/item/92496-patronat-le-fce-courtise-la-femme-rurale-chef-d-entreprise http://www.reporters.dz/index.php/thema/item/92496-patronat-le-fce-courtise-la-femme-rurale-chef-d-entreprisePatronat  : Le FCE courtise la femme rurale, chef d’entreprise
Le Forum des chefs d‘entreprise (FCE) a organisé, hier à Bou Saâda dans la wilaya de M’Sila, une rencontre dédiée à l’entrepreneuriat de la femme rurale intitulée « L’émergence et les perspectives de l’entrepreneuriat des…

Au cours de cette rencontre, des femmes artisanes ont pu exposer la production de leurs différentes activités et faire part de leurs préoccupations à un syndicat patronal, le premier du pays, déterminé à défendre leurs intérêts. Pas seulement dans l’optique d’aider à l’émergence de très petites et petites entreprises créées et dirigées par des femmes, mais dans celui également d’aboutir à la création d’espaces et de territoires pertinents au point de vue économique et susceptibles de créer cette richesse qui permet de lutter contre le chômage, l’exode rural et le dépeuplement de régions entières du pays.

Le choix de la ville de Bou Saâda n’est pas anodin, a d’ailleurs souligné le président du FCE. Il correspond, a-t-il affirmé, à la volonté de l’organisation patronale de contribuer à « réduire les disparités territoriales entre les différentes régions du pays ». Il répond à la conviction au sein du « Forum » que ce sont les femmes rurales Algériennes qui peuvent être les actrices-clés de ce remembrement territorial par l’entreprise et l’activité économique. « Même si elles évoluent dans des conditions très hostiles », ces femmes ont l’opportunité et la capacité surtout de percer dans le monde de l’entreprise et contribuer pleinement au développement économique du pays. « Notre conviction profonde est que la contribution de la femme est indissociable du progrès et du développement économique et social de notre pays », a affirmé le président du FCE.
A ce titre, Ali Haddad a expliqué pourquoi son syndicat patronal a décidé de la création de la « commission femmes chefs d’entreprise », à l’origine de l’évènement d’hier à Bou Saâda. Il a également rappelé une autre initiative caractérisée par la signature, en 2016, d’une convention avec des banques dans le but de faciliter l’accès des femmes chefs d’entreprise aux financements de leurs projets. Toutefois, le plus dur reste à faire et cela se perçoit à travers le fait frappant qu’aucune femme, chef d’entreprise, n’est déléguée du FCE dans les quarante-huit wilayas du pays. Une réalité frappante que des cadres du FCE ont expliqué, hier, à  Reporters par «la faible exploitation du potentiel et des ressources du milieu rural» et le «très faible nombre de femmes entrepreneures en Algérie et en milieu rural en particulier. L’autre facteur avancé par nos interlocuteurs est la difficulté des femmes porteuses de projets à l’accès aux moyens financiers et au foncier. Des difficultés « couplées aux insuffisances relevées en matière d’accompagnement, ainsi qu’à l’absence de perspectives d’évolution durables ».

Plaidoyer pour le privé

Dans son allocution, le président du FCE a fermement défendu l’apport du privé national à la diversification de l’économie nationale. «Près de 99% des PME algériennes sont privées», «85,1% de la valeur ajoutée hors hydrocarbures sont créés par les entreprises privées», «deux tiers des emplois créés ces dernières années l’ont été par le secteur privé, dont la part dans la rémunération des salariés est de 64,5%», a-t-il déclaré. «Malgré de nombreux aléas, a déclaré M. Haddad, le secteur privé s’est imposé comme un acteur incontournable de la diversification de l’économie algérienne». A l’appui, il a rappelé l’investissement du privé dans les «technologies innovantes», «la création de filières industrielles nouvelles» et, bien entendu, dans «l’industrie automobile». «C’est le secteur privé qui a réalisé une bonne partie des programmes gouvernementaux pour la réalisation d’infrastructures en tout genre, la construction de logements et le raccordement aux réseaux d’eau potable, d’électricité et de gaz et télécommunications». «Cette contribution et cette implication du secteur privé ont permis de réaliser tous ces projets dans les délais et à améliorer les conditions de vie de la population, préservant ainsi la stabilité sociale et la prospérité du pays», a-t-il ajouté. Le plaidoyer somme toute ordinaire d’Ali Haddad prend une tonalité particulière dans le contexte présent où l’entreprise privée, à la faveur de la relance du débat sur le « partenariat public-privé », a été attaquée par des formations politiques et syndicales. Le président du FCE a mis un point d’honneur à souhaiter, une nouvelle fois, que le privé algérien soit privilégié dans l’accès à des secteurs considérés comme stratégiques. Il en a cité deux, à savoir le secteur des transports maritimes et celui de l’énergie.
Il l’a fait de manière politique fort habile en défendant les choix du président de la République. Notamment sur la question de l’amazighité, un sujet qu’il n’a pas manqué d’aborder lors de sa prise de parole, en appelant surtout à « la mise en valeur du travail » des femmes rurales, un axe et un acteur important pour la diversification économique à laquelle nous aspirons», a-t-il dit. 

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ThémaSun, 18 Feb 2018 06:00:00 +0100
Importations : Automobile, la facture des kits SKD-CKD fausse les comptes du gouvernementhttp://www.reporters.dz/index.php/thema/item/92495-importations-automobile-la-facture-des-kits-skd-ckd-fausse-les-comptes-du-gouvernement http://www.reporters.dz/index.php/thema/item/92495-importations-automobile-la-facture-des-kits-skd-ckd-fausse-les-comptes-du-gouvernementImportations : Automobile, la facture des kits SKD-CKD fausse les comptes du gouvernement
La facture d’importation des véhicules finis (toutes catégories) et des collections CKD/SKD, destinées à l’industrie de montage de véhicules, a augmenté à 2,13 milliards de dollars en 2017, contre 2,12 milliards de dollars en 2016.


Cette facture globale est marquée par la prédominance des importations en CKD/SKD (qui se sont chiffrées à plus de 1,8 milliard de dollars en 2017 84% de la facture), contre 897,35 millions de dollars en 2016, en hausse de plus de 904 millions de dollars (+101%). L’évolution est pour le moins fulgurante sur un laps de temps d’une année seulement, alors que nombre de concessionnaires attributaires d’une licence de montage de véhicules n’ont pas encore réalisé leurs usines de fabrication. À ce rythme, la facture d’importation des kits CKD/SKD atteindrait dans peu de temps celle des importations de véhicules durant les années qui ont précédé la crise. Par catégorie, les statistiques diffusées hier par les services des Douanes lèvent le voile sur des courbes ascendantes ; les importations des kits CKD/SKD destinés au montage des véhicules de tourisme ont totalisé 1,51 milliard de dollars en 2017, contre 734,4 millions de dollars en 2016, en hausse de près de 779 millions de dollars (+106%). Pour ce qui est des véhicules de transport de personnes et de marchandises, l’importation des collections CKD de cette catégorie s’est chiffrée à 288,15 millions de dollars en 2017 contre 162,96 millions de dollars en 2016, en hausse de 125,2 millions de dollars (+77%). Pour rappel, l’introduction des licences d’importation de véhicules dès la mi-2015 a obligé certains concessionnaires à investir dans des chaînes de montage automobile. Les concessionnaires ont tenté ainsi de contourner la réglementation les obligeant à investir dans une activité industrielle, faute de quoi les licences d’importation ne leur seront pas attribuées. Le gouvernement, lui, avait pour objectif de renforcer son dispositif de lutte contre une facture d’importation évoluant en roue libre. Il était ainsi primordial de ramener la facture d’importations à des niveaux soutenables sous peine de voir les déficits se creuser davantage. Une industrie d’assemblage de véhicules était ainsi née, à l’ombre de cette réglementation dite d’encadrement des importations. Les premiers venus se sont ainsi emparés des plus grosses parts du marché; leurs importations en kits CKD/SKD se sont chiffrées à  1,8 milliard de dollars en 2017, alors qu’ils n’étaient que six opérateurs sur le marché, à savoir Renault, Hyundai, Kia, Volkswagen pour les véhicules de tourisme et Iveco et Hyundai pour les véhicules de transport de personnes et de marchandises. La liste des concessionnaires attributaires de licences a été élargie depuis peu à 11 opérateurs, voire à 40 en incluant ceux qui devraient investir dans des activités industrielles annexes. Avec autant d’opérateurs inscrits sur les listings du gouvernement, la facture d’importation des kits SKD/CKD devrait fortement augmenter dans les années à venir. Pourtant, le gouvernement Ouyahia s’était engagé à remettre de l’ordre dans cette activité de montage, considérant qu’il était capital que l’Etat endigue la fonte de ses réserves de change. En décembre dernier, alors qu’il inaugurait la foire de la production nationale, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, avait déclaré que l’Etat allait mettre de l’ordre dans ce marché et qu’il était peu judicieux de «consommer» toutes les devises de l’Algérie en important des kits. «Nous n’allons pas laisser se reproduire l’histoire des minoteries», avait lâché Ahmed Ouyahia, annonçant à la même occasion que son gouvernement allait limiter la liste des concessionnaires attributaires d’une licence de montage automobile à 10 seulement, à raison de 5 pour le montage des véhicules de tourisme et 5 autres pour l’assemblage des véhicules de transports de personnes et de marchandises. Visiblement, l’on est très loin du compte, voire de l’objectif de réduire la facture d’importation de véhicules par une réorientation de l’activité vers l’assemblage.
Par ailleurs, l’administration douanière a indiqué que les importations des parties et accessoires des véhicules automobiles (pièces détachées pour les automobiles finies...) ont atteint 416 millions de dollars contre
395,2 millions de dollars (+5,24%). En outre, l’importation de pneumatiques neufs s’est élevée à 123,6 millions de dollars en 2017 contre 144 millions de dollars en 2016. La hausse des importations des pièces de rechange est un autre phénomène à ne pas perdre de vue.n

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ThémaSun, 18 Feb 2018 06:00:00 +0100
Mohammed Yaddadène, expert dans le domaine automobile : «La facture va encore augmenter avec les nouveaux projets qui vont démarrer»http://www.reporters.dz/index.php/thema/item/92494-mohammed-yaddadene-expert-dans-le-domaine-automobile-la-facture-va-encore-augmenter-avec-les-nouveaux-projets-qui-vont-demarrer http://www.reporters.dz/index.php/thema/item/92494-mohammed-yaddadene-expert-dans-le-domaine-automobile-la-facture-va-encore-augmenter-avec-les-nouveaux-projets-qui-vont-demarrerLa facture d’importation des collections CKD/SKD destinées à l’industrie locale de montage de véhicules s’est chiffrée à plus de 1,8 milliard de dollars en 2017 contre 897,35 millions de dollars en 2016, en hausse de…

Ces chiffres prouvent, pour certains experts du domaine de l’automobile, que la stratégie du gouvernement pour réduire la facture d’importation, surtout pour le secteur de l’automobile, n’a pas donné les résultats escomptés. « Au moment où on voulait réduire la facture d’importation des véhicules neufs, celle des CKD/SKD est en train d’augmenter. Comme si rien n’avait été fait dans ce sens », nous dira Mohammed Yaddadène, expert et consultant dans le domaine de l’automobile. Selon lui, la facture va encore augmenter avec les nouveaux projets qui vont démarrer, ceux de Volkswagen et Peugeot, entre autres. « Le problème qui se pose est qu’il n’y a pas un taux d’intégration local élevé. Globalement, cette stratégie commence à révéler ses points négatifs, puisqu’en plus de la facture d’importation des collections destinées à l’industrie locale de montage de véhicules, il n’y a pas eu de postes d’emplois créés comme il était convenu. J’ai toujours dis que le montage de véhicules n’apporte pas grand-chose en matière de créations d’emplois et de richesses », ajoutera M. Yaddadène. 

L’expert nous rappelle qu’il a toujours appelé à aller vers une stratégie industrielle qui puisse rassurer et conforter les investisseurs dans leurs choix. Pour M. Yaddadène, l’Algérie n’a pas encore réglé le problème de la facture d’importation, du moment que la facture est en situation de transverse vers ce nouveau système qui est le CKD. « Nous sommes en train de chercher des solutions sans pour autant avoir une idée claire et une stratégie efficace dans le domaine de l’industrie automobile. C’est pour ça que je dis qu’il faut intégrer des textes de loi adaptés pour encadrer la politique industrielle, et ce, en améliorant toutes les conditions, sans oublier la mise à niveau de tous les rouages administratifs afin de lever les contraintes pouvant freiner le développement de la politique des investissements industriels », indiquera M. Yaddadene. Et de poursuivre : « Ce résultat prouve l’absence d’une stratégie et de vision à long terme pour le développement du secteur automobile. » M. Yaddadène déplore aussi que le secteur vit une situation très délicate au moment où plusieurs sociétés ont réduit leur personnel. Exemple à l’appui. M. Yaddadène parle de Toyota qui a fermé récemment ces deux succursales à Blida et Annaba.n

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ThémaSun, 18 Feb 2018 06:00:00 +0100
Bras de fer Éducation nationale/Cnapeste : Journée décisive aujourd’huihttp://www.reporters.dz/index.php/thema/item/92424-bras-de-fer-education-nationale-cnapeste-journee-decisive-aujourd-hui http://www.reporters.dz/index.php/thema/item/92424-bras-de-fer-education-nationale-cnapeste-journee-decisive-aujourd-huiBras de fer Éducation nationale/Cnapeste : Journée décisive aujourd’hui
La crise que connaît le secteur de l’Education nationale, depuis le début de la grève lancée le 30 janvier dernier par le Syndicat enseignant Cnapeste, connaîtra à partir d’aujourd’hui samedi, à la veille donc du…


Cette dernière avait annoncé avoir choisi la journée de samedi (aujourd’hui ndlr) pour décider s’il faut poursuivre ou geler le mouvement de protestation dont l’impact mitigé à l’échelle nationale n’a cependant pas manqué de toucher durement les wilayas où le Cnapeste est fortement implanté, à l’exemple de Blida. en cas d’appel au gel de la grève, le syndicat, comprendra-t-on, aura pris en considération les initiatives de médiation par lesquelles il a été sollicité. Il aura aussi calculé les risques d’une bataille d’usure à l’issue de laquelle il laissera des plumes immanquablement.
En face de lui, en effet, le syndicat n’aura plus seulement que le ministère de l’Education comme adversaire, mais également celui du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale dont le ministre, Mourad Zemali, a déjà exprimé la forte réserve qu’il a vis-à-vis de la grève. Après une réunion avec des représentants du Cnapeste, le 12 février, M. Zemali a appelé ces derniers à «prendre en considération l’intérêt des élèves ». «Nous avons atteint une étape où les lignes rouges ont été franchies», a-t-il ajouté, en marge de cette rencontre. Cette déclaration trouve sa véritable signification dans les propos tenus par Rabah Mekhazni, jeudi dernier, chez la journaliste Souhila El Hachemi de la Radio Chaîne III.
Le directeur des relations du travail au ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale a lancé un appel aux enseignants affiliés au Cnapeste pour leur dire que leur syndicat «n’a pas respecté les procédures préalables prévues par la loi avant le recours au débrayage… Et qu’il n’a pas tenu compte des procédures réglementaires préalables à observer avant de recourir à la grève».
M. Mekhazni a fait remarquer que ce droit de grève «doit s’exercer conformément aux procédures prévues par la loi 90-02 relative au règlement des conflits du travail».
«Cette loi a prévu des modalités de recours à la grève, à savoir des procédures préalables qui commencent par des réunions périodiques pour examiner la situation socioprofessionnelle et les conditions de travail. En cas d’échec, il sera engagé des procédures conventionnelles au niveau interne et, s’il y a un autre échec, les parties ont la possibilité de demander des services de l’inspection du travail la conciliation obligatoire», a-t-il expliqué.

 

Effets amplificateurs de tensions sociales
L’argument développé par le directeur des relations du travail au ministère du Travail pourra toujours trouver des contradicteurs, et les «ténors» du Cnapeste ont déjà souligné dans leur dernier communiqué de mercredi dernier que leur syndicat a respecté la procédure d’entrée en grève, dont notamment la publication d’un «préavis». Rappelons que la grève qu’il a lancée a été jugée «illégale» par la justice. Et que, si la crise n’est pas résolue dans les prochaines heures, ce syndicat aura en face de lui, cette fois, non plus les ministères de l’Education nationale et du Travail, mais celui de l’Intérieur avant même de voir s’exaucer son souhait, mercredi dernier, de voir le président de la République intervenir et «arbitrer» le différend.
Certes, le conflit opposant le CNAPESTE à l’Education nationale est de nature socioprofessionnelle. Certes ses conséquences sont la perte pour des milliers d’élèves de centaines d’heures de cours -que la ministre Nouria Benghebrit tente obstinément de minimiser, parce qu’elle se retrouve malgré tout dans une situation qui l’éloigne des objectifs de réforme et d’amélioration de la qualité de l’enseignement qu’elle s’est assignée. S’il persiste, ce désaccord pourrait également avoir des répercussions sur la sécurité publique, et des développements qui ne sont pas du tout souhaitables, même si tout dans les revendications du syndicat n’est pas à jeter. Loin de là.
Le débrayage du CNAPESTE n’est pas que syndical. Il vise clairement à casser les reins de Nouria Benghebrit qui a réussi, jusqu’ici, à éviter les pièges qui ont perdu ses prédécesseurs, dont l’oublié Baba Ahmed. La poursuite du mouvement pourrait avoir des effets amplificateurs de tensions dans un champ social déjà en crise, et qui s’annonce davantage bouillonnant les 20 et 21 février, jours d’une nouvelle grève annoncée par d’autres syndicats de l’Education nationale.
Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Noureddine Bedoui a adressé des mises en garde. «Attention ! Nous ne devons pas nous retrouver devant le fait accompli», a-t-il lancé le 13 février en marge d’un évènement à la Safex. «Évitons d’en arriver à des situations fâcheuses que voudraient certaines parties. Les lois de la République seront appliquées dans toute leur rigueur. Nous sommes dans un État de droit. Tout le monde doit s’y conformer et respecter ces lois», a-t-il souligné. L’intervention des services du ministère de l’Intérieur serait une évolution à ne pas souhaiter. 

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ThémaSat, 17 Feb 2018 06:00:00 +0100
Santé/Conflit social : Le président de l’APN, Saïd Bouhajda, fait faux bond aux délégués du Camrahttp://www.reporters.dz/index.php/thema/item/92423-sante-conflit-social-le-president-de-l-apn-said-bouhajda-fait-faux-bond-aux-delegues-du-camra http://www.reporters.dz/index.php/thema/item/92423-sante-conflit-social-le-president-de-l-apn-said-bouhajda-fait-faux-bond-aux-delegues-du-camraSanté/Conflit social : Le président de l’APN, Saïd Bouhajda, fait faux bond aux délégués du Camra
La rencontre devait être la nouveauté dans la crise qui oppose les médecins résidents au ministère de la Santé. Mais elle n’a pas eu lieu. Le président de l’Assemblée populaire nationale (APN), qui devait rencontrer…

Selon le docteur Hamaloui, qui s’est exprimé, hier, à Reporters au nom du collectif, Saïd Bouhadja s’est porté absent alors qu’une délégation des médecins grévistes s’était rendue à la rencontre à laquelle il avait lui-même appelée le 12 février dernier. «M. Bouhadja n’a pas tenu sa promesse d’être un intermédiaire. On ne connait pas la raison de cette réaction et ce recul, on trouve que c’est vraiment dommage», a déclaré M. Hamlaoui, qui a dit que le Camra «espère qu’il y aura de nouvelles portes ouvertes au dialogue». «Pour le moment, on essaye de gérer le problème de gel des salaires par plusieurs hôpitaux alors que le service minimum estt assuré», a-t-il indiqué. «Outre des mesures injustes, cela pose le problème de notre statut juridique et du vide à combler, car on ne sait pas si on est des médecins, des étudiants en post-graduation, des fonctionnaires ou tout à la fois», a poursuivi le docteur Hamlaoui, qui a dit que le collectif auquel il appartient est «déterminé» à poursuivre son combat pour «la reconnaissance de ses droits» et qu’il ne refusera aucune occasion de se concerter et de dialoguer avec les parties concernées par le conflit. Sous le feu des critiques des parlementaires de la majorité, Saïd Bouhadja, rappelle-t-on, a cru nécessaire de déclarer qu’il ne s’ingérait pas dans les affaires et prérogatives du gouvernement en ce qui concerne la gestion des conflits sociaux. Ainsi, il semble être passé de la parole à l’acte… Le conflit des médecins résidents, l’un des plus longs de l’histoire syndicale dans le secteur de la santé dans notre pays, a d’ailleurs plané hier sur le sixième congrès de l’Association algérienne des chirurgiens libéraux (AACL) à l’hôtel El Djazair (Saint-Georges) d’Alger. Dans ce cadre, le secrétaire général de l’AACL, Said Abtroune, a fait remarquer que les revendications des médecins résidents sont «légitimes», notamment face à l’obligation du service civil, estimant que « la solution est de mettre en œuvre des mesures incitatives comme l’affectation de logements, le regroupement familial, mais en veillant à ce qu’elles soient scrupuleusement appliquées sur le terrain». Selon lui, si ces conditions sont réunies, ils vont y aller volontairement sans obligation. «Quand ils voient que les hôpitaux du Nord sont saturés, ils vont s’installer dans le Sud, même dans le secteur privé», a-t-il estimé. La solution est de réfléchir à améliorer le système de santé, et pour se faire, il faut «une volonté politique», a estimé Selon le secrétaire général de l’AACL, ajoutant que les résidents ont juste évoqué le problème qui existe depuis des années, parce que, selon lui, ils représentent une nouvelle génération venue dans une nouvelle conjoncture, «socialement et économiquement plus sévère» que les précédentes si l’on exclut la parenthèse de la décennie noire.


Médecine privét, des relations «difficiles» avec le secteur public
Lors de ce congrès qui se déroule sur deux jours, plusieurs sujets ont été abordés par les spécialistes, notamment les « appendicites, la chirurgie ambulatoire, le cancer du rectum», ainsi que des «communications libres» sur «la chirurgie plastique et la chirurgie pédiatrique». Concernant les conditions de travail des chirurgiens libéraux, c’est-à-dire du secteur privé, Saïd Abtroune a affirmé que le secteur privé est complètement détaché du public. «C’est vrai que nous sommes tous au service du malade, on dépend tous du ministère de la Santé, mais nous avons des activités qui ne sont pas gérées de la même manière», a-t-il dit, regrettant le fait que, la plupart du temps, il n’y ait pas de remboursement par la caisse de sécurité sociale, même si le malade qui sollicite la médecine privée cotise. Cette situation pousse les malades à aller vers l’hôpital même pour des petites interventions, ce qui se répercute sur la capacité des hôpitaux à prendre en charge les malades, a-t-il souligné. Selon M. Abtroune, le secteur privé a toujours contribué à la prise en charge des malades, «mais il n’existe pas de pont entre nous et le secteur public», a regretté le spécialiste, qui a insisté sur la nécessité de se rencontrer pour travailler ensemble pour se compléter. «Le problème qui se pose maintenant, selon ce médecin associatif, c’est la mentalité des gens, parce que le secteur privé est récent dans notre pays.». Il a expliqué qu’un malade qui suit un traitement chez le privé, et qui, pour une raison ou pour une autre, veut aller chez le public rencontrera des difficultés. 

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ThémaSat, 17 Feb 2018 06:00:00 +0100
Front social : Ouyahia, le tir de barragehttp://www.reporters.dz/index.php/thema/item/92422-front-social-ouyahia-le-tir-de-barrage http://www.reporters.dz/index.php/thema/item/92422-front-social-ouyahia-le-tir-de-barrageFront social : Ouyahia, le tir de barrage
Ahmed Ouyahia n’a pas raté l’occasion de la célébration du 21e anniversaire de la création de son parti pour revenir sur l’ébullition du front social. Il est vrai qu’il parlait en tant que SG du…


Non seulement, Ouyahia adresse une fin de non-recevoir aux médecins et enseignants grévistes, mais en plus, il siffle la fin de la récréation, en affirmant sous la forme d’un tir de barrage que cette situation ne peut plus durer, la qualifiant d’anarchie. Souriant, et affichant une certaine confiance, Ahmed Ouyahia n’a pas été perturbé par un groupe de jeunes qui ont tenté de parasiter son discours, en lançant des cris et des sifflets. Il leur rétorquera par « agitateurs, agitateurs, agitateurs », avant de poursuivre son intervention, sachant que le reste de la salle lui était acquis.


Un parti né dans la douleur
Ahmed Ouyahia, devant une salle archi-comble, a tenu à rappeler le parcours du RND, né dans la douleur de « l’enfer de la décennie noire », mais pas seulement, puisque le pays était sous le joug de l’endettement extérieur et des exigences du FMI. A cette occasion, il a tenu à rendre un vibrant hommage aux patriotes, aux syndicalistes et à leur tête feu Abdelhak Benhammouda, pour leur combat contre le terrorisme et pour la survie de l’Algérie.
Le patron du RND a rappelé que son parti était fondé par des patriotes, des moudjahidine qui combattaient, armes à la main, le terrorisme. Il a également tenu à rendre homme à l’ancien président Liamine Zeroual pour son rôle joué dans le combat contre le terrorisme. Pour Ahmed Ouyahia, les fondateurs du RND ont géré la période des vaches maigres, des injonctions du FMI, du terrorisme. C’est ce ciment qui a forgé la doctrine du RND et ses choix.
Ahmed Ouyahia a surtout insisté sur le soutien indéfectible de son parti au Président Abdelaziz Bouteflika et rappelé les réalisations de ce dernier, à commencer par le rétablissement de la paix et de la sécurité, en passant par le règlement de la crise du logement, la reconquête de l’indépendance de la décision économique.
Le choix de Biskra pour la célébration du 21e anniversaire de la création du parti n’est pas fortuit: c’est une wilaya qui connait un dynamisme particulier, que ce soit dans le secteur agricole, industriel, universitaire ou même urbanistique. Mais c’est surtout pour avoir été une wilaya où le parti a réalisé d’excellents résultats lors des élections locales où il préside 15 APC sur les 33 que compte la
wilaya et où il est sorti deuxième dans dix autres communes, mais aussi où il préside l’APW.
A cette occasion, le SG du RND a affirmé que son parti était présent dans les quatre coins du pays, dans toutes ses communes et qu’il compte élargir sa base, en s’adressant notamment aux jeunes et aux femmes.
D’ailleurs, son parti ne compte pas s’arrêter en si bon chemin, puisqu’il compte former ses 7000 élus locaux en management et en communication, dans les jours à venir. Pour Ahmed Ouyahia, il faudrait commencer, dès à présent, à préparer les législatives et les locales de 2022. Ahmed Ouyahia a martelé le soutien de son parti aux réformes économiques et politiques décidées par le Président Bouteflika, les jugeant indispensables. Refusant les discours populistes et les fuites en avant, il a estimé qu’il est du devoir du parti de dire la vérité au peuple. « Le RND a des positions constantes. Il n’a pas de discours pour l’été, et un discours pour l’hiver », dira-t-il, avant de s’en prendre aux « théoriciens » qui décortiquent la crise à leur convenance, en affirmant qu’il était facile de parler en théorie, mais sur le terrain, dans la pratique, peu de gens s’avancent.
Tout en se félicitant du fait que l’Algérie ait pu battre le terrorisme, et tout en rendant un vibrant hommage à l’ANP pour les efforts titanesques fournis en vue de sécuriser le territoire, il dira que « le terrorisme nous encercle à nos frontières, à travers le trafic d’armes, le trafic de drogues et le retour annoncé des éléments de Daesh dans la région ».
Pas de sentiments dans l’application de la loi Ahmed Ouyahia persiste et signe: son parti est favorable au rétablissement de la peine de mort à l’encontre des kidnappeurs d’enfants, des trafiquants de drogue et des autres d’autres crimes. Tout en affirmant que l’Etat ne reviendra pas sur sa politique sociale, il estimera que cette politique sociale a un coût et qu’il faudra travailler, pour créer de la richesse, car, avertira-t-il, le jour où nous ne produirons plus de pétrole ou de gaz, nous ne pourrons plus garantir la gratuité de l’enseignement, ni de la santé. Il dira « oui pour les droits légitimes, mais d’abord les obligations sacrées ». Ahmed Ouyahia rappellera que le pays vit, à moitié à crédit, grâce au prêt accordé par le trésor public (planche à billets) à la Banque d’Algérie. Un crédit qu’il faudrait, un jour, rembourser. Il insistera sur les réformes indispensables à mettre en place, en vue de s’en sortir et ironisera sur ceux qui agitent l’austérité « comme si c’était haram ». Répondant aux sorties groupées des leaders de l’opposition, Ahmed Ouyahia préfère l’ironie à l’invective. « Nous avons entendu des discours bizarres. Certains ont même affirmé que nous n’avons pas de crise financière. »
Il insistera sur la nécessité de rétablir les équilibres financiers et avouera que le pays a besoin du soutien de toutes les forces vives, tout en rassurant que les réformes en cours ne sont pas destinées contre le peuple.
Saisissant cette occasion, il niera les intentions attribuées à un membre de son gouvernement d’abandonner le soutien aux produits de première nécessité. Que ce soit pour le carburant, le lait, le pain ou l’électricité, l’Etat n’abandonnera pas les subventions, martèlera-t-il.
Concernant la privatisation, Ouyahia dira que « certains nous accusent de vouloir vendre le pays » et notera que la directive du Président de la République avait clos le débat là-dessus. Cependant, certains partis (allusion au Parti des travailleurs), continuent à en faire leur cheval de bataille. Raillant la présidente du PT, Ouyahia s’exclamera : 

« Une pétition d’un million et demi de signataires pour sauver le pays.
De qui? », avant de se demander si cette dernière voudrait que le pays retourne à 1962 , retourne au point zéro, ou si elle considère que le pays, depuis son indépendance à ce jour, a tout fait faux !


Les grévistes ont tort
Enfin, très attendue, la réaction d’Ahmed Ouyahia, qui est le chef de l’exécutif, au sujet des grèves qui secouent le pays, a été plus que ferme. Non seulement, il soutient l’appel de ses députés et sénateurs pour une plus grande rigueur de la part du gouvernement vis-à-vis des grévistes, mais en plus, il prend le risque de qualifier les enseignants de « pirates ». « On empêche les enfants d’étudier dans les écoles gratuites que l’Etat a mis à leur disposition, mais on les enseigne dans les garages. Certains pirates exigent de faire payer aux élèves le droit d’étudier. »
Idem pour ce qui est du conflit des médecins résidents qui dure depuis trois mois. Ahmed Ouyahia a rappelé que c’est l’Etat qui les a formés gratuitement, avant d’affirmer que la question du service civil n’était pas négociable, estimant que les grévistes voudraient créer « un désert médical en Algérie » et affichant son soutien au ministre de la Santé qui, selon lui, ne peut suivre les grévistes dans leurs revendications.
Ahmed Ouyahia sifflera la fin de la récréation, en affirmant qu’il « est temps de faire appliquer la loi. Il est temps d’arrêter le train de l’anarchie. Les choses ne peuvent plus continuer comme ça. » 

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ThémaSat, 17 Feb 2018 06:00:00 +0100
Bilan mitigé de la grève du 14 février : Intersyndicale, la «Saint-Valentin sociale» n’a pas eu lieu !http://www.reporters.dz/index.php/thema/item/92364-bilan-mitige-de-la-greve-du-14-fevrier-intersyndicale-la-saint-valentin-sociale-n-a-pas-eu-lieu http://www.reporters.dz/index.php/thema/item/92364-bilan-mitige-de-la-greve-du-14-fevrier-intersyndicale-la-saint-valentin-sociale-n-a-pas-eu-lieuBilan mitigé de la grève du 14 février  : Intersyndicale, la «Saint-Valentin sociale» n’a pas eu lieu !
La coordination syndicale autonome de la Fonction publique a observé hier sa journée de grève nationale. Ce collectif qu’on appelle aussi par la dénomination d’Intersyndicale a ainsi appelé ses adhérents à cesser le travail dans…

 

Le mot d’ordre de mobilisation pour cette «Saint-Valentin sociale», puisque c’était la journée du 14 février, porte sur la révision de la grille des salaires et la revalorisation du point indiciaire dans la Fonction publique, la mise en place d’un «système indemnitaire attractif», le maintien du droit à la retraite anticipée, ainsi que le refus du projet portant code du travail devant être discuté prochainement au sein des deux chambres du Parlement. Cette journée de grève a coïncidé avec les mouvements de protestation de longue durée que mènent le collectif des médecins résidents, le Camra, ainsi que le syndicat des enseignants Cnapeste.
Qu’en est-il de son impact ? Hormis le secteur de l’éducation nationale où plusieurs établissements, notamment à Alger, se sont retrouvés dans l’obligation de renvoyer les élèves chez eux en raison du débrayage des syndicats enseignants autres que le Cnapeste, il était bien difficile d’avoir un clair aperçu sur l’étendue du débrayage en l’absence d’un bilan chiffré précis tant au niveau des syndicats grévistes qu’au niveau du gouvernement. Cela même si l’impression globale observée, outre la réaction de la justice déclarant «illégale» la grève des praticiens de la santé publique, était mitigée, voire carrément faible comme l’a constaté notre correspondant à Béjaia, une ville considérée depuis des mois comme un épicentre des grands mouvements socio-économiques observés dans le pays. Peu de manifestants ont été vus hier, en effet, devant le siège de la wilaya. Quelques dizaines de personnes, tout au plus, se sont rassemblées devant le bâtiment officiel, incitant un syndicaliste de la santé à constater que l’Intersyndicale a essuyé un échec cuisant aujourd’hui. La mobilisation des grands jours n’a pas été au rendez-vous», a-t-il confié à Reporters sous couvert d’anonymat.
Dans cette atmosphère des «jours sans», certains responsables syndicaux ont organisé une prise de parole devant le siège de l’académie, mitoyen du siège de la wilaya pour réaffirmer leur détermination à poursuivre leur lutte et faire aboutir leurs revendications «légitimes». Même  décor à Ouargla où le secteur  le plus touché a été celui de l’éducation nationale : 30.54% de taux de suivi chez les enseignants selon des représentants de l’Intersyndicale, 28, 90 %  selon la Direction du secteur dans la wilaya. Le débrayage des administrateurs, lui, n’a pas dépassé les 5% (4.88%). Selon Abdelouahab Zekar, porte-parole du Syndicat des enseignants Unpef, le mot d’ordre dans le secteur de l’éducation a été suivi à 70%, avec des taux élevés dans des wilayas et bas dans d’autres. «A M’sila, le mot d’ordre a été suivi à 100%», a-t-il affirmé tandis qu’à Blida, il était de 25 % et Biskra et à Mila de 35 %». Quant aux secteurs de la santé et de la formation professionnelle, les syndicats du secteur ont avancé un taux de participation de 50%.
A Alger, les représentants de l’Intersyndicale n’ont pas pu tenir de rassemblement. Le «sit-in» programmé devant le siège de la wilaya a, en effet, été empêché par les forces de l’ordre qui ont procédé à la dispersion des manifestants ainsi qu’à la brève interpellation de quelques-uns d’entre eux. «On nous donne l’impression que la capitale n’appartient pas aux Algériens. Les députés de l’APN
devraient soulever cette question au cours de ses débats», a réagi un syndicaliste parmi ceux qui n’ont pu se rassembler sous les bureaux de Abdelkader Zoukh, le wali. Pour le porte-parole du Conseil des lycées d’Algérie (CLA), Idir Achour, «il y a militarisation de la capitale». «Ce n’est pas normal que des actions pacifiques soient réprimées par des dispositifs aussi musclés», a-t-il déploré avant d’indiquer que la «coordination» se réunira ce samedi à Alger pour «évaluer le mouvement» et «décider des actions à entreprendre». Et de considérer à propos de l’Education nationale que la tutelle a réussi à monter quelques syndicats du corps enseignant contre l’action menée par le Cnapeste». Ces syndicats, a-t-il dit, n’avaient pas à se prononcer sur un combat qui ne le concerne pas et qui, de surcroît, est mené par un syndicat autonome agréé». n

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ThémaThu, 15 Feb 2018 06:00:00 +0100
Éducation nationale : Le Cnapeste tranchera samedi sur la poursuite ou le gel du mot d’ordre de grèvehttp://www.reporters.dz/index.php/thema/item/92363-education-nationale-le-cnapeste-tranchera-samedi-sur-la-poursuite-ou-le-gel-du-mot-d-ordre-de-greve http://www.reporters.dz/index.php/thema/item/92363-education-nationale-le-cnapeste-tranchera-samedi-sur-la-poursuite-ou-le-gel-du-mot-d-ordre-de-greveÉducation nationale : Le Cnapeste tranchera samedi sur la poursuite ou le gel du mot d’ordre de grève
Selon son dernier communiqué daté du  13 février, le Conseil national autonome des personnels du secteur ternaire de l’Education (Cnapeste) tiendra, après-demain samedi à Alger, une réunion extraordinaire de son bureau national, afin de trancher…

 

Cette réunion consistera à étudier, entre autres, les offres de médiation initiées par des personnalités publiques, dont l’homme de religion Ali Aya et l’avocat Nadjib Bitam, lesquels ont proposé aux enseignants grévistes affiliés au syndicat autonome de suspendre la grève et de s’asseoir à la table des négociations.
Le dernier appel à l’apaisement a porté la signature, hier, du président du Haut conseil islamique (HCI), Bouabdallah Ghlamallah, qui se trouvait à Oran pour le Forum du quotidien régional El Djoumhouria. Il a, en effet, exhorté les grévistes à «œuvrer la main dans la main dans l’intérêt de l’élève», qui «doit être au-dessus de toutes les considérations». «Si nous ne respectons les décisions de justice, nous ne respectons pas notre pays», a-t-il encore déclaré, selon l’APS. «Les grévistes ont un droit de recours dans les jugements prononcés par les magistrats. Ne pas les reconnaitre et poursuivre la grève est un comportement immoral», a-t-il encore souligné. Parmi les déclarations du syndicat depuis qu’il a lancé son mouvement de protestation, l’annonce du 13 février, diffusée plus largement dans la journée du 14 février. Ce communiqué, dans lequel il informe qu’il décidera de la suite de son action durant la deuxième journée du week-end, constitue une nouveauté. Jusqu’au mardi 12 février, en effet, le porte-parole du Cnapeste, Messaoud Boudiba, indiquait que la direction du syndicat refusait d’appeler ses adhérents à la reprise des cours «tant que la tutelle n’était pas disposée à répondre favorablement» aux revendications.
Est-ce des prémices à une reprise du travail ? Trop tôt pour répondre à cette question. Mais l’autre nouveauté est que le syndicat en appelle aussi au président de la République pour «rendre justice aux enseignants». Cette initiative peut être interprétée comme un appel au secours au chef de l’Etat, pour sortir d’une logique d’usure et d’enlisement qui n’a que trop duré, comme elle peut être interprétée comme une façon de disqualifier Nouria Benghebrit. Dans le dernier communiqué du Cnapeste, la ministre de l’Education nationale est accusée de «pratiquer la politique de la fuite en avant au lieu de s’asseoir d’urgence à la table du dialogue et de parlementer sérieusement afin d’étudier les revendications soulevées».
Elle est ciblée comme la grande responsable de l’échec des initiatives de médiation. «Les revendications soulevées par le préavis de grève, déposé auprès du ministère de l’Education nationale le 21 janvier 2018, c’est la concrétisation des engagements du ministère en 2015. Ce ne sont ni des revendications maximalistes ni des de nouvelles revendications comme le prétend la tutelle», justifie le Cnapeste.
Avant-hier mardi, la ministre de l’Education nationale poursuivait son cycle de rencontres périodiques avec les partenaires sociaux, syndicats et représentants des parents d’élèves. Elle a affirmé qu’elle était «disposée à rencontrer le bureau national du Cnapeste à condition de suspendre la grève», mais elle s’est montrée ferme quant au maintien des sanctions de radiation qui ont touché les enseignants qui n’ont pas répondu à son appel à reprendre les cours.

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ThémaThu, 15 Feb 2018 06:00:00 +0100
Ils dénoncent les ponctions sur salaires et les interpellations : Les médecins résidents reçus aujourd’hui à l’APNhttp://www.reporters.dz/index.php/thema/item/92362-ils-denoncent-les-ponctions-sur-salaires-et-les-interpellations-les-medecins-residents-recus-aujourd-hui-a-l-apn http://www.reporters.dz/index.php/thema/item/92362-ils-denoncent-les-ponctions-sur-salaires-et-les-interpellations-les-medecins-residents-recus-aujourd-hui-a-l-apnIls dénoncent les ponctions sur salaires et les interpellations : Les médecins résidents reçus aujourd’hui à l’APN
Les médecins résidents continuent de démontrer leur détermination à continuer «le combat». Chaque jour, des sit-in sont  organisés à l’intérieur de tous les CHU  du pays, principalement dans la capitale, comme à Mustapha-Pacha et au…
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ThémaThu, 15 Feb 2018 06:00:00 +0100