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jeudi, 14 septembre 2017 06:00

Financement non-conventionnel : Le gouvernement tente de dépassionner le débat

Écrit par Hakim Ould Mohamed
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Le Premier ministre a tenté hier de rassurer les Algériens quant à l’orientation économique donnée à son action afin de remédier aux «tensions financières» que connaît le pays. Au lendemain de sa réunion avec les chefs des partis de la majorité parlementaire consacrée à l’examen des grands axes du Plan d’action du gouvernement, Ahmed Ouyahia a indiqué,

hier, à la presse, que l’objectif du texte, qui sera exposé dimanche prochain devant les députés de l’Assemblée populaire nationale (APN), «est de parachever la mise en œuvre du programme du Président Bouteflika, plébiscité par le peuple en 2014», saluant les étapes franchies sur la voie de sa concrétisation durant les trois dernières années et demie à travers le nouveau modèle de croissance approuvé en Conseil de ministres en 2016, la politique de rétablissement des équilibres financiers internes et l’orientation donnée en juin dernier par le président de la République pour promouvoir le financement non-conventionnel, objet d’un projet de loi qui sera soumis à l’APN. Le Premier ministre tentait de convaincre que le financement non conventionnel serait la solution idoine au rétablissement de la viabilité des finances publiques. Plutôt que d’afficher des objectifs clairs en matière de croissance, de réduction des déficits et d’économies à réaliser, Ahmed Ouyahia s’est laissé enfermer sur la question des moyens : le financement non-conventionnel. Le plan d’action de son gouvernement, dont les contours commencent à se dessiner – et avec eux les appréhensions quant aux effets pervers de la planche à billets sur le pouvoir d’achat, repose désormais essentiellement sur cette source de recettes. Le dernier Conseil des ministres durant lequel il a été décidé de recourir à la planche à billets a précisé qu’il sera question de financer essentiellement les déficits du Trésor, la dette interne ainsi que les prochains investissements et/ou acquisitions du Fonds national d’investissement (FNI). Hier, le Premier ministre a insisté à nouveau sur le caractère indispensable de cette option pour le «rétablissement des équilibres financiers internes», assurant ainsi que la mesure interviendrait dans les plus brefs délais tant il est vrai que la situation ne permet plus aucune manœuvre à l’inaction. En tout cas, après les coups de rabot inefficaces qu’a tentés le précédent gouvernement, tant au plan des dépenses que celui des importations, et qui avaient d’ailleurs mis le feu aux poudres cet été, le gouvernement sort subito presto la carte de la planche à billets pour éviter le recours à l’endettement extérieur. Dit autrement, le gouvernement Ouyahia joue la carte de la dette interne, quitte à flirter avec certains de ses effets pervers, contre l’endettement extérieur que l’on qualifie de contraire au principe de la «souveraineté économique». D’ailleurs, face aux inquiétudes provoquées par le recours à la planche à billets, le gouvernement n’a cessé de répéter que cela éviterait de voir le pays se jeter à nouveau dans les bras des créanciers étrangers. Il n’a non plus cessé d’appeler à une adhésion de la société à cette réforme envisagée. En réunissant au sein de la chambre basse du Parlement les principaux partis acquis au «Programme du Président», Ahmed Ouyahia assurait qu’il comptait sur ses alliés politiques pour le soutenir dans sa mission, tout en prévenant qu’il est déterminé à y aller, quelles que soient les résistances. Un débat qui s’explique, selon lui, par l’approche des échéances électorales. 

Dernière modification le jeudi, 14 septembre 2017 01:40

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