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Younès Saâdi

Les syndicats autonomes seront, aujourd’hui, devant un défi décisif qui déterminera leur poids et leur influence sur la scène nationale. Exclus de toutes les tripartites qu’il y a eu jusque-là, les syndicats autonomes sont appelés à démontrer leur capacité de mobilisation et leur ancrage dans les milieux ouvriers. La grève de deux jours qui commencera aujourd’hui sera un baromètre de l’importance du Front syndical composé de 12 syndicats autonomes.

Le parti Talaie El Hourriyet ne prendra pas part aux consultations politiques initiées par la présidence de la République au sujet de la présidence de l’Instance de surveillance des élections créée en application des dispositifs de la nouvelle Constitution. C’est son président Ali Benflis qui l’a fait savoir, hier, dans une lettre adressée au directeur de cabinet à la présidence de la République Ahmed Ouyahia.

L’adoption de l’avant-projet de loi sanitaire, lors du dernier Conseil des ministres, a provoqué un « séisme » parmi les médecins résidents. Et pour cause. Leur revendication relative à la suppression du service civil comme condition pour pouvoir travailler à leur propre compte n’a pas été satisfaite.

Partisans et opposants de la peine de mort se sont rencontrés, hier à l’hôtel Hilton à Alger, pour discuter en présence des journalistes sur l’opportunité de maintenir ce châtiment en Algérie et ailleurs. Organisée par Amnesty Algérie à l’occasion de la Journée internationale contre la peine de mort, la rencontre a été marquée par un débat d’idées contradictoires qui a passionné l’assistance.

Le monde célèbre aujourd’hui la Journée internationale contre la peine de mort. Les ONG de défenses des droits de l’homme, ainsi que les organismes des Nations unies renouvelleront, à cette occasion, leur appel pour une abolition totale de ce châtiment dans toutes les législations mondiales. L’Algérie n’est pas en marge des discussions sur cette question qui continue à occuper le devant de la scène politico-médiatique.

lutte peine mort

Le président de la section algérienne d’Amnesty International Ali Belghit estime dans cet entretien que la levée du moratoire sur les crimes contre les enfants serait un retour en arrière. Pour lui, les arguments avancés par les partisans du retour de la peine de mort ne tiennent pas la route.

Les arguments présentés jeudi par le ministère du Travail et de la Sécurité sociale, appuyés par le secrétaire général de la Centrale syndicale Abdelmadjid Sidi-Saïd plaidant en faveur de la suppression de la retraite sans condition d’âge, n’agréent pas les acteurs du front syndical qui se disent révoltés et refusent toute remise en cause des modalités actuelles de départ à la retraite. Ils estiment que l’argumentaire présenté par les partisans du système de la retraite ne tient pas la route. En eff et, le coordinateur national du Syndicat national des enseignants du secondaire et technique (Snpest), Meziane Meriane, estime, en commentant ces arguments, que le gouvernement ainsi que l’UGTA disent une chose et son contraire. «Ils veulent équilibrer le budget de la Caisse nationale des retraites tout en compressant les eff ectifs», s’indigne-til. «Comment voulez-vous arriver à combler le défi cit dont il parle si on ne procède pas au remplacement des travailleurs partis en retraite ? Avec quoi allons-nous alimenter cette caisse ?», s’interroge-t-il, avant de citer un exemple. «Dans un établissement scolaire, le nombre d’eff ectif non enseignant est passé de 84 en 2000 à 14 en 2014. Cette politique va nous amener au désastre», pense-t-il. Avant de s’inquiéter du nombre de dossiers de dé- part à la retraite déposés par les enseignants. «Nous avons recensés plus de 30 000 demandes de départ à la retraite dans le seul secteur de l’Education nationale. Voilà les conséquences de la politique du gouvernement», dit-il. Cette situation, selon son analyse, va conduire la tutelle à jumeler les classes scolaires. «Avec cette politique, nous allons nous retrouver avec des classes de plus de 50 élèves. C’est-à- dire faire une seule classe avec un eff ectif de deux», s’attend-il. Pour lui, la solution au défi cit qui frappe de plein fouet la trésorerie de la Caisse nationale des retraites réside dans la création des emplois. «Il faut créer plus de postes de travail pour régler ce problème qui risque de s’aggraver avec le temps», a-t-il recommandé. A une question sur le sort de la grève annoncée par le front syndical, notre interlocuteur nous fait savoir que son organisation syndicale compte déposer demain un préavis de grève. «Notre décision d’aller vers une grève géné- rale pour s’opposer à toute remise en cause des modalités actuelles de départ à la retraite est irréversible. D’ailleurs, nous comptons dé- poser le préavis de grève de notre syndicat ce dimanche auprès des autorités concernées», nous fait-il savoir. De son côté, le secrétaire général du Conseil des lycées d’Algérie (CLA), Idir Achour, a fustigé les arguments présentés par l’UGTA et le ministère du Travail. «Qu’ils s’assoient à table en face de nous pour discuter devant l’opinion publique de la véracité de leurs arguments», propose-t-il. «Présenter comme ça des chiff res et des arguments est un exercice simple. Puisqu’ils sont sûrs de leurs chiff res et arguments qu’ils viennent les discuter publiquement avec nous. Pourquoi refusent-ils le dialogue ?», s’interroge-t-il avant de passer à l’analyse de ce qui a été présenté. «Ils parlent de ratio de 2,1 travailleurs cotisants pour un retraité. Où sont passés alors les millions de postes de travail créés ces derniè- res années ?», demande-t-il. «Soit on n’a pas créé ces millions de postes de travail, soit ce ratio de 2,1 cotisants pour un retraité est faux. Le gouvernement doit nous éclairer sur cette équation», continue-t-il. Il ajoute : «Cela montre que c’est tout le pays qui est en crise.» Par ailleurs, il nous fait savoir que son organisation syndicale va publier un contre-argumentaire pour faire tomber «les masques» et «dé- mystifi er la scène sociale». Comme ses compagnons au front syndical, le CLA se dit mobilisé et prêt pour la grève du 17 octobre. Dans ce cadre, le Syndicat national des paramédicaux (SNP) annonce, dans un communiqué rendu public jeudi, avoir déposé un préavis de grève de quatre jours en application des décisions prises par le front syndical. Dans son document, le syndicat revendique le retour sur la décision prise lors de la tripartite relative à la suppression du départ à la retraite sans conditions d’âge. Le SNP réclame aussi l’association des syndicats autonomes à l’élaboration du nouveau code du travail et la pré- servation du pouvoir d’achat des citoyens algériens en ces moments de crise.

Pour l’expert international en économie, Abderrahmane Mebtoul, le projet de loi de fi nances pour l’année 2017 adopté, mardi, par le Conseil des ministres ne va pas apporter de solutions à la crise que vit l’économie algérienne depuis le début de la chute des prix du baril. Le texte adopté ne fera qu’accélérer le processus infl ationniste, réduire la croissance économique et diminuer les réserves de change, selon lui. La solution viendra, d’après lui, d’une réforme profonde qui touchera tous les secteurs sans distinction aucune. 

Reporters : Le Conseil des ministres a adopté le projet de loi de finances pour l’année 2017. Quelle lecture faites-vous de ce texte ?

Abderrahmane Mebtoul : Ce qui a été prévu dans ces textes sont des aménagements sans impacts réels sur l’avenir économique du pays. La seule nouveauté à signaler est la fi xation du prix du baril à 50 dollars pour l’année prochaine. Ainsi, le gouvernement rejoint le Fonds monétaire international (FMI) sur les prévisions du prix baril pour l’année prochaine. Aussi, le gouvernement reconnaît l’assèchement du Fonds de régulation des recettes qui a constitué au cours des dernières années une compensation au défi cit budgétaire.

La LF 2017 prévoit un défi cit de trésor de 13 milliards de dollars, par quoi sera-t-il comblé ?

Le Fonds de régulation des recettes ne pourra pas couvrir le défi cit prévu pour l’année 2017. Le gouvernement est alors appelé à chercher d’autres moyens de fi nancements pour équilibrer son budget. Il pourra par exemple faire appel à l’endettement extérieur pour fi nancer certains projets ou continuer à épuiser des réserves de change ou dévaluer encore la monnaie nationale et imprimer plus de billets. Mais, cette dernière solution provoquera un processus infl ationniste diffi cile à maîtriser à termes. Avec ce rythme de dépense publique, nous allons épuiser les réserves de changes en 2019, ce qui risque, en l’absence de réformes réelles et profondes, de provoquer l’irréparable. Je dois préciser au passage que le pays ne peut dans les circonstances actuelles compter sur la fi scalité hors hydrocarbures qui reste faible en dépit des annonces faites par les différents responsables.

Quelle est l’option qui se présente au gouvernement ?

Je pense que le recours aux réserves de change est la solution la plus plausible. Les autorités vont continuer à pomper de cette caisse jusqu’à son tarissement total en 2019. Puis on sera obligé d’aller vers le Fonds monétaire international qui fi xera ses conditions que nous connaissons tous.

Qu’en est-il de la croissance économique pour 2017 ?

La croissance économique ne sera pas au rendez-vous au 2017. Le FMI a prévu même une baisse de la croissance au cours de l’année prochaine. Elle s’étalera à 2,9% contre 3,6% pour l’année en cours. C’est une prévision logique et raisonnable dans le contexte économique actuel. C’est l’accélération de l’infl ation qui sera par contre au rendez-vous. Il ne peut pas y avoir de croissance économique en Algérie avec une commande publique en baisse en raison de la réduction du budget d’équipement.

Certains, notamment au sein des partis de l'opposition, mettent en garde contre des crispations sociales, probables selon eux. Qu'en pensez-vous?

Je ne pense pas que le pays connaitra en 2017 de grandes tensions sociales comme le craint beaucoup. Le maintien des transferts sociaux à des nouveaux élevés 1 630,8 milliards de dinars (23,7% du budget) aidera à clamer le front social et à gérer les tensions. Mais, le gouvernement n’aura plus les mêmes moyens à partir de 2018. C’est à partir de cette date que le gouvernement sera en face de la réalité.

Quelles solutions possibles ?

Les solutions ne sont pas conjoncturelles. Le pays a besoin de réformes profondes qui toucheront tous les domaines d’activité. Il ne faut surtout pas espérer que le prix du baril regagne les seuils enregistrés en 2011. Il faut mettre en tête qu’un baril à 100 dollars, c’est fi ni. Seules les réformes sérieuses et courageuses pourront éviter au pays de vivre une crise diffi cile à résoudre et sans un lourd tribut.

La crise des réfugiés qui fait la une de la presse internationale et le sujet le plus préoccupant pour les chefs d’Etat des pays européens n’est pas sans solution. Au contraire, des solutions sont possibles à cette tragédie humaine si les Etats le veulent, estime Amnesty International dans son rapport sur la crise des réfugiés dans le monde, présenté hier, lors d’une conférence de presse organisée à Alger par la structure locale de l’organisation.

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