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Reporters - Filtrer les éléments par date : mercredi, 09 avril 2014
Le gardien de but du Sporting Anderlecht (division 1 belge de football), Silvio Proto, s’est dit lundi « prêt » à remplacer le portier n°3 de la sélection belge, Koen Casteels, blessé et forfait pour le Mondial-2014 au Brésil (12 juin-13 juillet). « Je suis disposé à remplacer Casteels en sélection, à qui je souhaite un prompt rétablissement et un retour rapide sur les terrains. Le sélectionneur (Marc Wilmots, ndlr), ne m’a pas appelé, et je suis prêt à être le n°3 des Diables rouges pour la Coupe du monde », a affirmé Proto au site belge spécialisé Sporza. Koen Casteels s’est fracturé un tibia dimanche avec son club d’Hoffenheim en championnat d’Allemagne. Le portier belge est sorti sur civière à la 73e minute de la rencontre entre le Hertha Berlin et Hoffenheim (1-1), à la suite d’un choc avec le Colombien Adrian Ramos. «Je n’ai jamais refusé la sélection de mon pays. Si Wilmots m’appelle, j’en serai le plus heureux, s’il préfère convoquer un jeune, je vais le soutenir », a conclu Proto (31 ans). Après l’attaquant Christian Benteke (Aston Villa/Angleterre), blessé au tendon d’Achille, Casteels est le deuxième Diable rouge contraint au forfait pour blessures en une semaine. Les Belges, qui effectuent leur grand retour au Mondial après 12 ans d’absence, évolueront dans le groupe H au Brésil, avec l’Algérie, la Russie et la Corée du Sud.n
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Le joueur expatrié qui fait le bonheur du club anglais de Leicester City devrait rejoindre les Verts à la fin du Mondial, selon des sources proches d’Halilhodzic, qui ne veut pas perturber le groupe avant le rendez-vous planétaire. L’attaquant algérien de Leicester City (division 2 anglaise de football), Ryad Mahrez, auteur de 8 buts depuis le début de la saison, devrait opter pour la sélection nationale après le Mondial-2014 au Brésil (12 juin-13 juillet). C’est ce que rapporte le site du magazine spécialisé France Football. Auteur de belles prestations avec Leicester City, qui a assuré sa montée en Premier League, Ryad Mahrez (23 ans) a fini par taper dans l’œil du sélectionneur national, le Bosnien Vahid Halilhodzic. Outre ses 8 buts, le joueur algérien a également confirmé son travail collectif, en étant à l’origine de 9 buts de son équipe grâce à ses passes décisives. Formé à Sarcelles (France), Mahrez devrait bientôt rejoindre les rangs des Verts, d’autant que le joueur avait déjà affiché sa disposition à porter les couleurs de son pays d’origine. Il faut savoir que le driver des Verts avait envoyé un émissaire pour suivre les performances du joueur et s’enquérir de ses qualités en prévision d’une approche avec lui et d’un contact direct qui devrait conduire à son enrôlement. Toutefois, conscient du fait que sa convocation pour le Mondial fera grincer des dents certains joueurs, le sélectionneur a préféré reporter sa probable convocation après le Mondial que devra disputer la sélection au Brésil au mois de juin prochain. Mahrez devrait pouvoir donner ce plus attendu, même si la concurrence ne sera pas facile, d’autant plus que le compartiment offensif est pourvu de joueurs talentueux, à l’image des deux éléments évoluant au Portugal, à savoir le joueur du Sporting de Lisbonne, Islam Slimani, et l’attaquant du FC Porto, Nabil Ghilas, en plus de l’attaquant du Dynamo Zagreb, Hilal Larbi Soudani. L’essentiel est que le joueur aura une période d’adaptation avant de tenter de s’imposer dans le groupe. Par ailleurs, le stage des locaux a officiellement débuté lundi après-midi et devrait se poursuivre jusqu’au 12 du mois en cours, ce qui permettra au sélectionneur d’avoir une idée précise sur tous les joueurs du cru qui doivent le convaincre.n
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Les résultats sont quelque peu en deçà des espérances, pour les athlètes algériens, qui n’ont pas pu atteindre le podium. Les responsables trouvent cela logique, étant donné que c’est la première participation de nos sportifs à ces joutes. Les athlètes de l’équipe nationale algérienne de powerlifting handisport ont connu des fortunes diverses, lors des deux premières journées du championnat du monde qui se déroule à Dubaï, aux Emirats arabes unis, avec la participation de plus d’une centaine d’athlètes représentant une cinquantaine de pays. L’Algérie prend part à ces joutes mondiales avec six powerlifters dont c’est la première compétition internationale d’envergure. Pour les deux premières journées, trois athlètes algériens sont entrés en lice. Il s’agit de Hadj Ahmed Biour, Bilal Bouchefra et Samira Guerioua (45 kg). Dans la catégorie des 49 kg, Hadj Ahmed Biour, engagé dans le plateau B, a terminé son concours à la 12e place sur 19 participants. L’Algérien a soulevé la charge de 125 kg au premier essai, échouant par la suite dans la charge de 132 kg à deux reprises. Le podium de la catégorie est revenu respectivement au Nigérian Adesokan Yakubu avec une charge de 181 kg (nouveau record du monde), devant le Vietnamien Le Vancong (180 kg) et le Russe Vladimir Balunetic (166 kg). De son côté, Bilal Bouchefra a pris la 11e position dans sa catégorie (59 kg), avec une charge de 135 kg au 1er essai. L’Algérien a échoué à deux reprises devant la charge de 140 kg, dans un concours auquel ont pris part 25 powerlifters. Le titre mondial de la catégorie a été remporté par le Britannique Ali Jawad qui a réussi la charge de 190 kg, établissant un nouveau record du monde. Le podium a été complété par l’Iranien Hamzeh Mohammadi (186 kg) et le Nigérian Anthony Ulonnam (183 kg). Pour sa part, Samira Guerioua, 3e athlète algérienne en lice, dimanche, a décroché la 8e position, avec une charge réussie à 80 kg au 3e essai. Guerioua a consommé et réussi ses trois essais dont le 1er à 72 kg et le second à 76 kg. Les médailles de la catégorie ont été partagées entre l’Ukrainienne Rayisa Toprkova, médaillée d’or avec la charge de 96 kg, la Polonaise Justyna Kozdryk (argent avec 95 kg) et la Mexicaine Laura Cerero (bronze avec 95 kg).n
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Le ministre de la Jeunesse et des Sports a confirmé, hier mardi, le récent lancement d’une carte jeune permettant à 10 000 parmi ceux qui en ont bénéficié à ce jour d’accéder gratuitement aux infrastructures dépendant de son département et de bénéficier des services et activités qui y sont développés. Mohamed Tahmi, qui s’exprimait sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale, a indiqué que contrairement à ce qui est affirmé ici et là, son ministère ne s’occupe pas seulement de développer des activités sportives, particulièrement celles liées à la pratique du football. Pour démentir ces assertions, il a ajouté qu’il existe actuellement 2 000 établissements fonctionnels et 9 000 clubs développant des activités « ludiques » à caractère scientifique, culturel et artistique ouverts à quelque 690 000 jeunes adhérents. Encourageant la population juvénile à déposer des demandes de création d’associations, le ministre a, par ailleurs, annoncé qu’à l’avenir, il ne s’agira plus de financer ces dernières, mais seulement les projets qu’elles présenteront. Après l’installation en 2012 d’un comité interministériel chargé de plancher sur les préoccupations des jeunes, le ministre a, d’autre part, affirmé que le principe d’accorder un logement à de jeunes célibataires qui en feront la demande « est un principe désormais acquis ». Concernant la facilitation d’accès à l’emploi de membres de cette frange importante de la population, M. Tahmi a indiqué que son ministère travaille « étroitement » avec différents ministères concernés pour aider à la résolution de cette question. A propos des Maisons de jeunes installées à travers le territoire, le ministre a, d’autre part, fait état d’un manque « criant » de personnel d’encadrement. « Nous disposons, a-t-il dit, de seulement 2,25 encadreurs par infrastructure, soit un déficit de 15 000 postes budgétaires que nous allons tenter de réduire dans les quatre prochaines années. » Le ministre a encore annoncé que son objectif est de réaliser une Maison de jeunes par commune, doublée d’un complexe sportif de proximité « mitoyen ». Cependant, suffit-il de « réaliser » ? Assurément pas. DES ETABLISSEMENTS SANS ÂME De l’avis de tous, il se trouve qu’aujourd’hui, les locaux des établissements de jeunes ont été détournés de leur mission éminemment éducative, comme souligné récemment dans une correspondance du directeur de la jeunesse, des sports et des loisirs d’Alger adressée aux gestionnaires des établissements de jeunes de la wilaya. Dans ces établissements, les jeunes ne trouvent rien du tout. Rien ne les tente, rien ne les attire. C’est pour cette raison qu’ils préfèrent la rue et les cafés à ces infrastructures qui, en réalité, leur étaient destinées. Les centaines de centres culturels réalisés depuis plus d’une trentaine d’années, à travers les communes les plus reculées du territoire national, se trouvent en effet dans un état catastrophique. Murs fissurés, toit crevassé, carrelages éclatés, vitres brisées et portes mal soudées. Plus grave, le plus souvent, ces centres se trouvent sans eau et sans électricité. <
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Les autorités syriennes ont fait savoir que l’ouverture du dépôt de candidatures à la prochaine élection présidentielle, qui devrait avoir lieu au courant de l’été prochain, serait ouverte à la fin du mois d’avril. Une annonce qui intervient alors que le pays est entré dans la quatrième année d’un conflit qui a déjà fait plus de 150 000 victimes et qui ne semble présenter aucune voie de sortie pour l’heure. Le conflit syrien ne semble pas empêcher les puissantes institutions du régime de Damas de fonctionner le plus normalement du monde, et ce, en évitant soigneusement de laisser une place institutionnelle aux voix qui s’élèvent contre elles et celui qui en tient les rênes, le président Bachar Al-Assad. En effet, le ministre syrien de l’Information, Omrane al-Zohbi, a indiqué que «les portes pour les candidatures s’ouvriront dans les dix derniers jours de ce mois, et la grande majorité des Syriens font pression et demandent au président Bachar al-Assad de continuer à diriger le pays» au micro de la chaine libanaise Al-Manar, arme médiatique du mouvement chiite libanais, le Hezbollah, qui se bat aux côtés des troupes de l’armée syrienne contre l’opposition. Une rhétorique qui ne fait que confirmer la volonté déjà affichée par Bachar Al-Assad de briguer un nouveau mandat en dépit de la guerre qui fait rage dans le pays depuis mars 2011 et qui ne montre aucun signe d’arrêt. S’il a le droit de se présenter, Bachar Al-Assad ne devrait cependant pas proposer aux Syriens un scrutin ouvert, surtout avec l’utilisation de la rhétorique du sauveur de la nation qui est poussé par les Syriens à rester au pouvoir. Pour autant, il serait mal venu de déclarer que toute la Syrie est contre lui dans la mesure où il a encore d’assez larges soutiens parmi la population, notamment dans la minorité religieuse dont il est issu, celle des alaouites. Polarisation La prochaine élection présidentielle devrait une nouvelle fois montrer la polarisation politique et religieuse entre les partisans du Président alaouite et les opposants, dont le régime semble avoir pris la mesure ces dernières semaines. Pour s’assurer de ne pas être inquiété sur l’arène politique par l’opposition, le Parlement syrien, tout acquis à la cause du président Al-Assad, a voté une loi le 14 mars dernier qui interdit de facto aux figures de l’opposition vivant à l’étranger de se présenter. En effet, la nouvelle loi électorale stipule que seuls les Syriens ayant vécu en Syrie de manière continue au cours des 10 dernières années sont autorisés à se présenter. Dans ces conditions, le scrutin devrait favoriser le Président sortant, une configuration qui devrait voir les soutiens diplomatiques de l’opposition s’élever contre ce scrutin, à l’image des Etats-Unis. D’ailleurs, le diplomate algérien Lakhdar Brahimi, émissaire de l’ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie avait remis en doute, en février dernier, la légitimité qu’aurait l’actuel régime syrien d’organiser lui-même les élections, sans concertation avec la communauté internationale ou l’organe onusien. Le président Al-Assad avait alors jugé que le diplomate algérien avait «outrepassé ses prérogatives». Pour sa part, Bachar Al-Assad, qui n’a pas encore annoncé officiellement sa candidature, s’est exprimé à la télévision syrienne pour exclure toute hypothèse du risque d’intrusion de l’extrémisme politique dans la campagne : «Le projet de l’islam politique a échoué, et on ne devrait pas mêler le travail politique au travail religieux. » A l’occasion du 67e anniversaire du parti dont il est issu, le Baas, le Président syrien a tenu à rappeler les efforts du gouvernement dans «le processus de réconciliation pour mettre fin à l’effusion de sang et à la destruction des infrastructures». L’observatoire syrien des Droits de l’Homme dénombre pour sa part plus de 150 000 victimes depuis le début de la guerre syrienne, alors que le bureau du Haut Commissariat aux réfugiés de Beyrouth, au Liban, a annoncé en fin de semaine dernière que le chiffre de réfugiés syriens enregistrés auprès de leurs services avait dépassé le million. <
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C’est la tendance ! Les grands groupes technologiques se bousculent pour produire des séries originales sur Internet, ambitionnant de rivaliser avec celles des réseaux télévisés, dont ils lorgnent les recettes publicitaires. Dernier à se lancer, révèle l’AFP, le groupe internet Yahoo! cherche des scénaristes et réalisateurs de télévision expérimentés pour quatre comédies, d’après le Wall Street Journal. L’enveloppe serait de 700 000 dollars à quelques millions par épisode, à raison de 10 par série. L’année dernière, Netflix a déployé les grands moyens pour sa série politique House of Cards, véritable succès mondial. Le site de vidéo en ligne a mobilisé une centaine de millions de dollars pour s’offrir des stars hollywoodiennes telles Kevin Spacey, et d’obtenir plusieurs récompenses, dont un Golden Globe pour l’actrice Robin Wright et un Emmy award pour le réalisateur David Fincher, connu par le public algérien notamment pour son célèbre Seven (1997) et son cultissime Fight Club (1999) avec Brad Pitt et Edward Norton. Netflix utilise de plus en plus les séries originales pour se différencier des services concurrents. Une recette également retenue par son rival Hulu ou par un nouveau venu, le géant de la distribution en ligne Amazon. Qui a lui aussi sa série politique maison, Alpha House. Il a doublé la semaine dernière ses projets en développement en donnant son feu vert à six nouveaux programmes, dont une série dramatique conçue par le créateur de X-Files Chris Carter (The After) et une comédie dramatique sur « le sexe, la drogue et la musique classique » avec les acteurs Gael Garcia Bernal et Malcolm McDowell ( Mozart in the jungle). Autre nouveau concurrent inattendu dans la bataille des programmes originaux en ligne : le groupe informatique Microsoft. Il s’agit pour lui d’augmenter l’attractivité de sa dernière console de jeux vidéo Xbox One avec des fonctionnalités multimédias. Il avait promis en la présentant l’an dernier une série originale produite spécialement par Steven Spielberg et basée sur le jeu à succès « Halo ». Il a ajouté cette semaine une autre série de science-fiction, Humans, coproduite avec une chaîne traditionnelle, Channel 4, qui la diffusera en 2015 au Royaume-Uni, tandis que la plateforme Xbox aura la primeur en Amérique du Nord. Sa division Xbox, « submergée par l’intérêt de la communauté des créateurs », a donné son feu vert au total à six programmes, avec trois autres en développement, selon une porte-parole. Manne publicitaire télévisée Derrière cet engouement des groupes technologiques pour les programmes originaux en ligne, l’enjeu est très financier et résumé par le groupe Internet AOL, qui vient de reconduire quatre séries, dont un documentaire sur le ballet de New York produit par Sarah Jessica Parker, connue pour son rôle dans la série Sex and the City. « Le succès de ces séries est comparable à celui de programmes haut de gamme du câble (...) ce qui les rend incroyablement attractives pour les publicitaires et établit une alternative viable » face à la publicité télévisée, assure à l’AFP Charles Gabriel, responsable vidéo chez AOL. Pour les analystes, la publicité est aussi un objectif de Yahoo!, qui n’aurait pas abandonné ses projets d’acheter un site de vidéo en ligne après son échec avec le français DailyMotion et viserait in fine à concurrencer YouTube, filiale de Google. Ce dernier s’adjugeait l’an dernier aux Etats-Unis la plus grosse part (20,4%) sur le marché jugé très prometteur de la vidéo publicitaire en ligne, selon la société de recherche emarketer. « Des contenus de qualité devraient pouvoir capturer des budgets (publicitaires) prévus pour la télévision », reconnaît pour sa part le cabinet de recherche Pivotal. Il prévient toutefois que pour en tirer de la croissance à long terme, il faudra « développer avec succès » ces contenus originaux, et ce, « plusieurs fois ». Et rien ne dit que les groupes télévisés traditionnels se laisseront faire. Disney commence déjà à se positionner, avec l’achat récent d’un gros fournisseur de contenus pour les chaînes de YouTube, Maker Studios.n
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Le chef du comité de rédaction de la nouvelle Constitution au Yémen, Ismaïl Al-Wazir, a échappé hier à un attentat au cours duquel trois de ses proches, dont son fils, ont été tués, a indiqué un responsable de la sécurité. Des hommes armés qui se trouvaient dans deux voitures ont ouvert le feu sur le convoi de M. Wazir, ancien ministre et juriste respecté, dans le centre de Sanaa, a précisé cette source. Ils ont ensuite pris la fuite, selon des témoins. Son propre fils, qui l’accompagnait, deux de ses gardes du corps ont été tués, et le chef de son cabinet a été blessé, selon la même source. M. Wazir préside le comité de rédaction de la nouvelle Constitution qui doit être adoptée par voie référendaire dans un délai d’un an, conformément aux résolutions du dialogue national qui s’est achevé en janvier.n
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Le gouvernement allemand a interdit hier une association soupçonnée de récolter des dons pour le mouvement chiite libanais Hezbollah, et fait procéder à des perquisitions dans différents locaux de celle-ci. Basée à Essen (ouest), cette association baptisée «Projet pour les orphelins au Liban» (WKP) «soutient depuis des années avec des sommes atteignant plusieurs millions d’euros la Fondation du Martyr émanant du Hezbollah», a indiqué le ministère de l’Intérieur dans un communiqué. Berlin estime qu’elle encourage ainsi les objectifs du Hezbollah de la destruction de l’Etat d’Israël. «L’Association s’oppose ainsi à l’idée d’une entente multuelle entre les peuples», écrit le ministère. L’objectif affiché de l’association WKP --la prise en charge des orphelins-- est utilisé par le Hezbollah pour «recruter des combattants qui luttent contre l’Etat d’Israël par des moyens terroristes», a-t-on indiqué de même source. n
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Pour répondre à cette question, il convient d’examiner leurs différentes réponses politiques à l’expansion monétaire - et les différents niveaux de risque que ces réponses ont créés. Bien que l’ensemble des « Fragile Five » - identifiés sur la base de leur double déficit budgétaire et courant, qui les rend particulièrement vulnérables à la volatilité des flux de capitaux - aient adopté un certain nombre de mesures macro-prudentielles depuis la crise financière mondiale, la combinaison de ces politiques, ainsi que leurs résultats, ont varié considérablement. Alors que le Brésil, l’Inde et l’Indonésie ont répondu aux afflux de capitaux par de nouvelles règlementations sur le compte de capital, l’Afrique du Sud et la Turquie ont permis au capital de circuler librement à travers leurs frontières. Prenez la réponse de la Turquie, qui a été caractérisée par un engagement indéfectible envers l’ouverture de son compte de capital. Bien que les développements politiques en Turquie aient monopolisé la plupart de l’attention ces derniers temps, la crise actuelle du pays est enracinée dans des faiblesses économiques, reflétées dans la baisse de confiance des investisseurs et la forte dépréciation du taux de change de la lire. Cette instabilité a soulevé des craintes de contagion sur les marchés émergents, l’Afrique du Sud étant un cas particulièrement sensible, en raison de l’ouverture de son compte de capital. Au lieu d’instaurer des restrictions sur les mouvements de capitaux, les autorités monétaires de la Turquie ont commencé à réduire les taux d’emprunt au jour le jour en novembre 2010, afin de réduire la rentabilité des opérations de carry trade (achats d’actifs en devises étrangères afin de profiter d’un taux d’intérêt plus élevé). L’espoir était que les flux de capitaux à long terme financeraient le déficit du compte courant en augmentation, qui dépassait 8% du PIB à l’époque, atténuant ainsi le risque d’un arrêt soudain des financements extérieurs. Bien que de nombreux observateurs du marché aient applaudi la banque centrale de Turquie pour son mélange de politique audacieux et peu orthodoxe, le Fonds monétaire international a critiqué les autorités turques en expliquant que leur politique élève les anticipations d’inflation et alimente la croissance du crédit. Néanmoins, le FMI ne recommande pas explicitement que la Turquie recoure à des règlementations du compte de capital, malgré les preuves de plus en plus nombreuses accumulées par son propre personnel que l’introduction de telles règles ait aidé de nombreux marchés émergents. Sans une gestion du compte de capital, la banque centrale de Turquie comptait parvenir à la stabilité financière et des prix en complétant la réduction des taux au jour le jour avec des outils macroprudentiels nationaux visant à réduire la croissance excessive du crédit. Les principales mesures pour contrôler la croissance du crédit ont été une augmentation progressive des réserves obligatoires, à compter de 2010; certaines restrictions sur les prêts à la consommation; et l’introduction de plafonds sur la croissance du crédit dans la seconde moitié de 2011. Les responsables faisaient valoir que ces outils sont plus efficaces que les mesures portant sur les flux de capitaux, qui « sont, en général, difficiles à mettre en œuvre et assez faciles à contourner ». Cependant, les mesures prudentielles nationales pourraient n’avoir qu’un effet limité sur le taux de croissance du crédit, parce que cette croissance a été principalement alimentée par l’essor des flux de capitaux. Ainsi, la croissance du crédit domestique a commencé à ralentir seulement en août 2011, quand l’escalade de la crise de la zone euro a rendu les investisseurs internationaux plus prudents face aux marchés émergents risqués. Paradoxalement, alors que les autorités monétaires de la Turquie ont reconnu cette relation, elles ont continué à attribuer la baisse de la croissance du crédit à la réussite de leurs mesures prudentielles. Puis, en mai dernier, la Réserve fédérale américaine a annoncé son intention de commencer à mettre progressivement fin à son programme d’achat d’actifs de plusieurs milliards de dollars – que l’on a appelé « assouplissement quantitatif » - déclenchant une fuite des capitaux à grande échelle des marchés émergents. Personne ne pouvait le nier : l’explosion des capitaux sur les marchés émergents était terminée et les bulles du crédit et des actifs qu’elle avait alimentées risquaient d’imploser. En revanche, le Brésil et l’Inde n’ont pas eu peur de rétablir des restrictions sur leur compte de capital. Les deux économies sont maintenant beaucoup moins fragiles que la Turquie et l’Afrique du Sud. Compte tenu de cela, peut-être que la vraie question est pourquoi la Turquie n’a pas voulu mettre en place de réglementation du compte de capital, alors que la quasi-totalité de ses homologues pays émergents y ont eu recours dans une forme ou une autre. Le secteur financier était-il trop puissant pour ses décideurs politiques ? Ses banquiers centraux étaient-ils trop engagés vis-à-vis de la position précédente du FMI selon laquelle le ciblage de l’inflation ne peut fonctionner que dans des conditions de convertibilité du compte de capital ? Ou était-ce parce que ses politiciens tiraient bénéfice du coup de fouet économique apporté par les flux de capitaux spéculatifs de court terme, jusqu’à être prêts à en ignorer les conséquences? S’il y a une leçon à tirer de l’expérience de politique monétaire de la Turquie, c’est que les règles prudentielles nationales et les outils de politique monétaire doivent être considérés comme des compléments - et non des substituts – à une gestion du compte de capital. Quant à la Turquie, son seul espoir d’éviter une crise économique encore plus profonde est d’agir avec détermination pour réduire les risques économiques que ses décideurs ont laissés s’accumuler au cours des dernières années. Toutefois, compte tenu de l’instabilité politique qui règne actuellement dans le pays, une telle issue est, au mieux, incertaine.n * BILGE ERTEN est une chercheuse post-doctoral à l’Université de Columbia. José Antonio Ocampo, quant à lui, est ancien sous-secrétaire général des Nations unies pour les affaires économiques et sociales et ancien ministre des Finances de la Colombie. Il est actuellement professeur et membre du Comité sur la pensée mondiale à l’Université Columbia.
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Le scrutin municipal a rapidement pris des allures de référendum pour Erdoğan. L’AKP a remporté 44 pour cent des suffrages et contrôle à présent 49 des 81 municipalités de la Turquie, dont Istanbul et la capitale, Ankara. La principale formation de l’opposition, le Parti républicain du peuple (CHP) du centre-gauche, a remporté 26 pour cent des voix et 13 municipalités. Ce résultat pourrait être perçu comme la validation de la stratégie d’Erdoğan, qui a recours à la polarisation politique pour consolider sa base et s’opposer à la menace que font peser sur son contrôle du pouvoir les partisans de son ancien allié, le prédicateur islamiste Fethullah Gülen, qui vit aujourd’hui aux Etats-Unis. La confrérie Gülen, avec l’appui initial de l’AKP, a progressivement infiltré les institutions turques, en particulier l’appareil judiciaire et les forces de police, jusqu’au moment où leur alliance a volé en éclats à cause des différends liés au partage du pouvoir en Turquie. Le résultat final fut une sale guerre d’accusations de corruption répandues par les médias sociaux, semble-t-il principalement par les partisans de Gülen. En réaction, le gouvernement a qualifié ses opposants d’ennemis et cherché à faire adopter de nouvelles lois qui restreignent l’indépendance du pouvoir judiciaire et la liberté d’expression – allant jusqu’à bloquer l’accès à Twitter et YouTube. Erdoğan a cherché à compléter cette stratégie de limitation des dégâts avec une démonstration de sa légitimité populaire. Grâce à la claire victoire électorale de l’AKP lors des municipales, Erdoğan peut à juste titre affirmer que les électeurs turcs soutiennent son action, y compris la suspension de l’État de droit par le gouvernement pour faire obstacle aux enquêtes sur les accusations de corruption, qualifiées de complot ourdi par les partisans de Gülen. Pourtant, la victoire de l’AKP est le signe annonciateur de deux dangers spécifiques pour la démocratie en Turquie. Le premier est la radicalisation de la polarisation politique dans le contexte de l’élection présidentielle en août prochain et des élections législatives au premier semestre de 2015. En Turquie, la polarisation politique n’a pas les mêmes coûts politiques qu’ailleurs : compte tenu de la faiblesse des contrepouvoirs, l’exécutif turc conserve une ample marge de manœuvre dans la gestion des affaires de l’État. Et le récent triomphe électoral d’Erdoğan l’incitera à poursuivre cette politique de polarisation dans la course à la présidentielle. Le second danger est la désaffection croissante des pays occidentaux. Grâce au renouvellement de son mandat par la voix populaire, le gouvernement s’apprête sans doute à poursuivre les partisans de Gülen pour de prétendus comportements criminels. Mais développer une mentalité d’assiégés pour renforcer le soutien au gouvernement au plan national nécessite l’intervention de conjurés au plan extérieur, que ce soit les marchés financiers, les médias internationaux et même les alliés de la Turquie au sein de l’Otan. La rhétorique conspirationniste du gouvernement est truffée de ce genre d’allégations depuis les mouvements de protestation de l’été dernier et ces méthodes ont également été employées par les autorités pour rejeter les récentes accusations de corruption contre Erdoğan. Le statut international de la Turquie a ainsi sévèrement été mis à mal par cette stratégie de polarisation interne d’Erdoğan. L’époque où la possibilité d’une adhésion à l’Union européenne a suscité une forte dynamique de réformes démocratiques n’est plus qu’un lointain souvenir. Avec la disparition de cette perspective d’adhésion, l’élan en faveur des réformes a été perdu et la Commission européenne présentera un rapport de progrès en octobre prochain qui sera sans doute très critique. La relation bilatérale avec les Etats-Unis est également en butte à de vives tensions. Le président américain Barack Obama et Erdoğan ne se parlent plus guère, alors qu’Erdoğan était l’un des dirigeants préférés d’Obama. La Turquie a également perdu plusieurs alliés régionaux, en particulier certaines monarchies du Golfe, irritées par le soutien inconditionnel d’Erdoğan aux Frères musulmans en Égypte. La fameuse diplomatie turque de la puissance douce et la politique étrangère de la Turquie sont en lambeaux. La Turquie reste pourtant une puissance régionale importante. Maintenant que sa popularité a été confirmée, Erdoğan peut encore aller dans une autre direction. Conscient des dangers présentés par une intense polarisation et rassuré par le niveau de soutien donné à l’AKP lors du scrutin municipal, il pourrait choisir de calmer le jeu au plan national dans l’espoir de rétablir les relations internationales détériorées de la Turquie. Ses choix n’influeront pas seulement sur le niveau de radicalisation de la scène politique turque ; ils pèseront également sur la capacité de la Turquie à retrouver l’autorité régionale qu’elle exerçait auparavant. Si Erdoğan estime qu’un niveau élevé de polarisation politique est nécessaire pour conserver le pouvoir, il risque d’ignorer le tort qu’il fait au statut international de la Turquie.n * SINAN Ülgen est chercheur visiteur à Carnegie Europe à Bruxelles, où ses recherches se concentrent sur les conséquences de la politique étrangère de la Turquie pour l’Europe et les Etats-Unis, en particulier en ce qui concerne le rôle de la Turquie dans la région et dans les domaines nucléaire, énergétique et climatique.
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