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Reporters - Filtrer les éléments par date : mardi, 08 avril 2014
Le certificat de nationalité et le casier judiciaire font partie, entre autres, des documents administratifs qui devraient bientôt (avant la fin de l’année en cours) faire l’objet de retrait à distance (via Internet). C’est ce qu’a indiqué, dimanche dernier, le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh, en visite à Relizane, précisant que cette procédure commencera avec les casiers judiciaires vierges. Ainsi, et à l’occasion de l’inauguration du nouveau siège de la cour de Relizane, le ministre a ajouté que ses services œuvreront avec le ministère des Finances à résoudre le problème des timbres fiscaux pour permettre au citoyen de retirer ses documents à distance, soulignant que l’opération concernera aussi la signature électronique. Cette nouvelle mesure, qui s’inscrit dans le cadre de la modernisation du secteur de la justice, concernera aussi l’audition des témoins à distance, a affirmé M. Louh. Par ailleurs, le ministre se penche sur un autre chantier et qui porte sur l’augmentation du nombre de salles d’audience dans les tribunaux et les cours pour que le traitement des affaires puisse se faire dans de bonnes conditions. Le ministre a affirmé que ce chantier fait partie des réformes auxquelles le ministère compte bien s’atteler. Outre ce projet, c’est à la question de la désignation de magistrats dans les cours pour encadrer les nouveaux juges que le ministère compte s’attaquer. Cette démarche vise à relever le nombre d’affaires traitées à 150 et 200 affaires pour chaque session. La révision de certaines dispositions de la loi de procédures civiles est en outre dans les petits papiers du département de la justice. Il sera procédé, dans un ou deux mois, à l’application du programme de réfection des anciens tribunaux, a ajouté le ministre. Lors de sa visite dans cette wilaya de l’Ouest, M. Louh a insisté sur la nécessité de former les nouveaux magistrats à l’École supérieure de magistrature sur le mode de gestion des audiences et l’interrogatoire. Il tiendra à l’issue de son intervention à souligner l’importance d’uniformiser la jurisprudence en consultation avec le Conseil d’État et la Cour suprême. M. Louh profitera de l’occasion pour rappeler, à qui veut bien l’entendre, que la violence verbale était l’étincelle qui avait conduit à la « fitna » et à la tragédie nationale vécue pendant plus d’une décennie et qui allait détruire l’État et ses institutions.n
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Lagardère, Vivendi, France Télécom, Financial Times, EDF, GDF, Lafarge, Danone, Nestlé, Sanofi-Aventis, Nokia, Siemens, UniCrédit, Telefonica, Deutsche Telekom, Allianz… Les capitaux libyens sont partout. Le colonel Kadhafi a organisé une ramification financière, une stratégie d’influence politico-financière à travers plusieurs fonds, groupes industriels et institutions. Dans cette constellation qui vaut de l’or, deux organismes clé : la Banque centrale libyenne, qui gère 120 milliards de réserves de change, et la Libyan Investment Authority (LIA), fonds souverain créé en 2006 et alimenté par les recettes pétrolières, avec des actifs estimés entre 50 et 70 milliards de dollars. Et dans ce colosse, le portefeuille actions est lourd : il est constitué de participations dans plus de… 50 grandes firmes occidentales : Unicredit (premier actionnaire du groupe bancaire italien avec 7,5% du capital correspondant à la participation de la LIA et de la Banque centrale, montant de l’investissement : 827 millions de dollars), ENI (investissement de 586 millions de dollars), Finmeccanica (2% du groupe de défense italien), Pearson Plc (participation de 3,25% pour 335 millions de dollars dans le groupe d’édition propriétaire du Financial Times), Rusal (participation de 1,43% pour 300 millions de dollars), Lagardère (1,19%), Lafarge (1,34%), EDF (0,94%), GDF (0,81%), France Télécom (1%), General Electric (investissement de 291 millions de dollars), 10% de Wienerberger, numéro un mondial de la brique… La gestion de la moitié du portefeuille obligataire est confiée à Nomura, Western et Bank of New York. Environ un milliard est placé directement en bons du Trésor américains. Dans les ramifications financières libyennes, il y a également des achats d’obligations émises par les agences de développement, comme l’Agence française de développement (10 millions de dollars), KfW (15 millions de dollars), Asia Development Bank (50 millions de dollars), la Banque européenne d’investissement (13,2 millions de dollars), la Banque africaine de développement (10 millions de dollars). L’argent placé par Kadhafi a permis de gros profits, mais également des pertes importantes. Il est ainsi des produits financiers qui ont perdu plus de 800 millions de dollars au 30 juin 2010. 300 millions de dollars de pertes sèches également sur un produit de Lehman Brothers, Constant Proportion Portfolio Insurance, qui devait assurer une garantie du capital à échéance. Enfin, des pertes importantes sur les produits structurés de Cheyne Capital (spécialiste des hedge funds en crédit corporate, équity et equity-linked), Permal et Millenium. Cinq fonds (Carlyle, Goldman Sachs, RBS, ABC Bahrein, Celtic Pharmaceutical) se partagent la gestion de l’allocation dédiée au non coté. Carlyle, qui a recueilli 75,4 millions de dollars de la LIA, est un groupe d’investissement fondé en 1987 par Frank Carlucci, ancien directeur adjoint de la CIA, puis secrétaire à la Défense de Ronald Reagan. Depuis 2003, la direction globale de la firme est assurée par Louis Gerstner, ancien patron d’IBM. Parmi ses dirigeants, consultants et investisseurs, de nombreuses personnalités se sont succédé, telles que George H. W. Bush, James Baker, Georges Soros ou Olivier Sarkozy. Goldman Sachs (GS), banque d’investissement à l’origine des comptes truqués de la dette grecque, gère pour le compte de la LIA près de 100 millions de dollars. GS est extrêmement influente en raison de la position de ses anciens directeurs : Mario Draghi, ancien président de Goldman Sachs Europe, prend la présidence de la Banque centrale européenne, et Henry Paulson, ancien directeur général de Goldman Sachs, est secrétaire au Trésor américain depuis 2006…n
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Le président de la Ligue de football professionnel (LFP), Mahfoud Kerbadj, a affirmé dimanche que son instance est « prête » à programmer une journée de championnat de Ligue 1 tous les trois jours, pour pouvoir boucler la saison le 17 mai, après le report de la reprise de la compétition, fixée initialement au 19 avril. « Pour les six dernières journées du championnat, les clubs seront soumis à un rythme de compétition élevé et cela pour pouvoir terminer la saison à la date du 17 mai. Nous n’aurons pas le choix, d’autant qu’il s’agit d’une année de Coupe du monde. Nous sommes même disposés à programmer une journée tous les trois jours pour ne pas perturber la fin de la saison », a indiqué à l’APS le premier responsable de l’instance dirigeante de la compétition. Dans un communiqué publié sur son site officiel, la LFP a indiqué que la 25e journée, qui devait se jouer le 5 avril, est reportée au 19 du même mois, en raison de l’élection présidentielle du 17 avril. « C’est pratiquement impossible de reprendre à cette date, en raison du rapprochement entre l’élection présidentielle du 17 avril et la journée du 19 », a-t-il expliqué. A six journées de l’épilogue, le président de la LFP a souligné que son instance va établir un nouveau calendrier pour la suite de la compétition « qui permettra de boucler la saison le 17 mai, comme décidé auparavant ». La LFP avait fixé la fin du championnat de Ligue 1 au 17 mai, afin de permettre à l’équipe nationale d’entamer ses préparatifs en vue de la Coupe du monde 2014 au Brésil (12 juin-13 juillet).n
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Lors de la réunion du bureau fédéral, le président de la FAF a parlé de Gourcuff comme étant le prochain sélectionneur des Verts, en remplacement d’Halilhodzic, qui quittera la sélection juste après le Mondial. Il semble que la piste de l’entraîneur français, Christian Gourcuff, qui dirige cette année la formation du club français du FC Lorient, se précise. Christian Gourcuff s’est rendu récemment en Algérie sur invitation du président de la FAF, Mohamed Raouraoua. Ce dernier lui a proposé soit de prendre les destinées de la DTN en remplacement de Saïd Haddouche qui a démissionné de son poste pour raisons personnelles, soit d’entraîner la sélection nationale des moins de 23 ans (espoirs). Toutefois, selon certaines sources, il serait convenu qu’il prenne la sélection A. Le patron de la FAF aurait mis Gourcuff dans ses plans pour remplacer le coach Halilhodzic, puisque ce dernier refuse de prolonger son contrat et devrait s’en aller juste après le Mondial. Le patron de la FAF pense que ce correctif est le plus apte à prendre en main la sélection, d’autant plus qu’il est connu pour être un entraîneur autoritaire qui pourrait donner un nouveau souffle à la sélection, étant entendu qu’après le Mondial, il est question de rajeunir le groupe. Ainsi, Raouraoua, lors d’une réunion routinière avec les membres du bureau fédéral, aurait parlé de Gourcuff et a souligné que ce dernier est prêt à venir travailler en Algérie. Par ailleurs, il semblerait que le match amical que devrait jouer la sélection nationale contre l’Arménie au mois de mai prochain se déroulera dans la ville suisse de Sion qui est plus appropriée pour accueillir ce match très important aux yeux du coach, qui souhaite bien préparer son groupe et surtout dégager l’équipe sur laquelle il comptera lors des premiers matches du Mondial. Concernant les primes qui seront accordées aux joueurs, le patron de la FAF a préféré ne pas en parler pour le moment, car il est trop tôt pour les divulguer.n
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La tutelle a décidé de procéder à des rencontres d’évaluation avec les patrons des fédérations sportives pour faire le point sur les résultats réalisés que ce soit sur le plan technique ou celui de la formation. Le ministère de la Jeunesse et des Sports tient des rencontres bilatérales avec les différentes fédérations sportives nationales pour évaluer les activités de ces instances, à l’issue de la tenue de leurs assemblées générales ordinaires. Onze rencontres ont été programmées jusqu’à ce jour, en attendant les autres qui seront organisées ultérieurement, selon un planning bien précis qui s’étalera jusqu’à début mai prochain, selon le directeur général du développement sportif au MJS, Mokhtar Boudina. « L’année passée, à l’issue de l’élection des nouvelles instances dirigeantes des fédérations, nous avons organisé des rencontres bilatérales pour discuter des programmes d’action sur le mandat olympique (2013-2016) et voir comment chaque équipe dirigeante nouvellement élue appréhende la problématique de la prise en charge de la discipline sur les plans de la gestion et du management. Dans le cadre de ces rencontres, nous avons négocié le financement des programmes de ces fédérations par les pouvoirs publics», a rappelé M. Boudina dans une déclaration. Cette année, plusieurs points sont aussi au programme de ces rencontres bilatérales, notamment la prise en charge des équipes nationales et des jeunes talents. «Une année après, nous reconduisons la même opération. Il s’agit de faire les bilans d’une année de travail pour évaluer ce qui a été fait et ce qui va se faire en 2014 et puis aussi pour la suite du mandat », a-t-il expliqué. «Ces rencontres viennent à point nommé parce que toutes les fédérations ont tenu leurs assemblées générales ordinaires qui ont, pratiquement, toutes adopté leurs bilans moraux et financiers, en toute souveraineté. Cela a permis aux bureaux fédéraux d’avoir le quitus pour continuer le mandat. Suite à cela, nous sommes passés à des rencontres bilatérales», a-t-il ajouté. Concernant la participation des équipes nationales de plusieurs fédérations sportives aux différentes compétitions régionales, continentales et internationales, le même responsable a dressé un bilan mitigé. «Sur le plan des équipes nationales, le bilan diffère d’une fédération à une autre. Certaines disciplines se sont illustrées durant l’année 2013 et début 2014, dans des compétitions de référence : championnats arabes, d’Afrique ou du monde, à l’image de la boxe, du cyclisme, du handball, de la gymnastique ou encore du football (qualification au Mondial-2014)… Mais d’autres disciplines ne se sont pas illustrées», fait remarquer M. Boudina. «Après une année de travail, on peut dire que nous avons du bon, du moyen et du moins bon», a-t-il ajouté. Au sujet de la formation et de la détection, la tutelle mise beaucoup sur la prise en charge des jeunes talents sportifs qui constituent, selon la même source, la relève de demain.n
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Une légende s’est éteinte ! L’enfant-star, celui qui a eu l’une des plus longues carrières de l’histoire du cinéma américain, l’acteur américain Mickey Rooney, est mort dimanche dernier, à l’âge de 93 ans. Travailleur invétéré, Mickey Rooney était très apprécié et respecté du star-système hollywoodien. Il avait tourné pendant neuf décennies de suite. A son tableau, se sont inscrits glorieusement pas moins de 250 films. Jusqu’à son dernier souffle et malgré une santé très fragile, il n’avait presque jamais arrêté de se produire. Encore, en 2011, il était à l’affiche des Muppets. Il avait également tourné avec Shawn Levy, dans le troisième volet de la saga d’aventures La Nuit au musée, après une première collaboration à l’opus 1 en 2006. Pour ceux qui l’ont connu, comme pour ceux qui ont eu à travailler à ses côtés, à l’unanimité, Mickey Rooney demeure une légende. Un mythe incontournable, parce que reconnu pour son élégance, son énergie, sa générosité. Il est aussi un symbole pour des générations. Plusieurs témoignages se sont succédé depuis sa disparation sur les réseaux sociaux, dont celui de Lena Durham, 27 ans, créatrice de la série télévisée à succès «Girls», qui a indiqué que «Mickey Rooney a eu toutes les plus belles nanas, en dépit de sa petite taille. Repose en paix, beau gosse».   Petit, mais efficace et surtout talentueux. Il mesurait 1m57, rouquin, le visage éternellement poupin... Mickey Rooney, de son vrai nom Joseph Yule, a vu le jour le 23 septembre 1920 dans le quartier de Brooklyn, à New York. Il était le fils de deux acteurs de vaudeville itinérants. C’est auprès d’eux qu’il fait ses débuts en 1922, il avait à peine 17 mois.   Ce n’est qu’en 1927, qu’il devient une star du cinéma muet en incarnant pendant huit ans un personnage comique devenu très populaire, Mickey Mc Guire, dont il prend le prénom. En 1937, il est sacré idole de l’Amérique avec le film «Andy Hardy» (1937), où il interprète le rôle du fils de famille turbulent à la mèche en bataille. Le film comptera 14 épisodes jusqu’en 1944 et préfigurera les séries télévisées. Sur sa lancée, il décrochera un Oscar spécial pour «sa contribution significative à personnifier à l’écran l’esprit de la jeunesse».   Il triomphe ensuite en 1939 avec la comédie musicale «Place au rythme», où il forme un duo mythique de danseurs avec Judy Garland, qu’il retrouve dans «En avant la musique» (1940) et «Débuts à Broadway» (1941). Avec la célèbre souris de dessin animé, «nous sommes les deux Mickey les plus célèbres au monde», aimait-il dire en jurant que Walt Disney avait prénommé son personnage en son honneur. Avec à la clef, en 1938, un Oscar spécial pour «sa contribution significative à personnifier à l’écran l’esprit de la jeunesse». Il triomphe aussi en 1939 avec la comédie musicale «Place au rythme», l’histoire d’un groupe d’adolescents qui montent un spectacle pour éviter d’aller travailler dans une ferme. On retient les numéros de claquettes de Mickey Rooney et l’un des couples mythiques de l’histoire d’Hollywood qu’il va former avec Judy Garland. Le duo de danseurs se retrouve dans «En avant la musique» (1940) et «Débuts à Broadway» (1941). Hors des plateaux de tournage, l’acteur, qui avait soufflé un jour à Marilyn Monroe son nom d’artiste, a connu une vie sentimentale très agitée. Huit mariages, six divorces, une épouse retrouvée morte dans son lit avec son amant, neuf enfants. «Mariez-vous toujours tôt le matin. Car si ça ne marche pas, vous n’aurez pas perdu une journée entière», philosophe-t-il. Sa première femme n’était autre qu’Ava Gardner, starlette débutante en 1942 au moment du mariage... qui aura duré seize mois. Mais ses divorces successifs lui coûtent cher. Criblé de dettes, il se déclare en faillite personnelle en 1962. Il vivait depuis 1978 avec sa huitième épouse, Jan Chamberlin. Même à la fin de sa vie, cependant, sa famille lui donnera des soucis: en octobre 2013, son beau-fils avait reconnu lui devoir quelque 2,8 millions de dollars, après s’être copieusement servi sur ses comptes en banque. Deux ans plus tôt, Mickey Rooney avait témoigné devant le Sénat américain, pour dénoncer les abus et manipulations dont étaient victimes les personnes âgées de la part de leurs proches.R. C.
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Un nouvel incident diplomatique vient de refroidir les difficiles relations entre la France et le Rwanda. En effet, à deux jours de la commémoration du vingtième anniversaire du génocide rwandais, le président rwandais, Paul Kagamé, n’a eu de cesse de pointer du doigt la complicité et même la responsabilité des troupes françaises dans le génocide des Tutsis au Rwanda. Des déclarations qui ont poussé la France à annuler sa participation à la commémoration. Les relations diplomatiques entre la France et le Rwanda sont plus que fragiles depuis une vingtaine d’années en raison d’un profond désaccord sur le déroulement des évènements du génocide des Tutsis au Rwanda. Le Rwanda a même rompu ses relations diplomatiques avec la France en 2006 avant de les rétablir, tant bien que mal, en 2009. Seulement, les récentes déclarations du président rwandais, Paul Kagamé, à la veille de la commémoration du vingtième anniversaire du génocide rwandais. Celui-ci a ouvertement accusé la France ainsi que le Belgique non seulement de « participation », mais également d’« exécution» du génocide rwandais de 1994. Il accuse, par ailleurs, la France de « la préparation politique du génocide ». Par ailleurs, la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, a invité la France « à regarder la vérité en face » quant à l’implication des troupes françaises dans le génocide. Et d’ajouter : « Pour que nos deux pays commencent réellement à s’entendre, nous allons devoir regarder la vérité en face, la vérité est difficile, il est compréhensible qu’il soit très difficile d’accepter la vérité d’être proche de quelqu’un associé au génocide. Il est impossible pour nos deux pays d’avancer si la condition est que le Rwanda doive oublier son histoire pour s’entendre avec la France. Nous ne pouvons avancer au détriment de la vérité historique du génocide. » Entrées depuis 2010 dans une phase de réconciliation, ces récentes déclarations mettent une nouvelle fois à mal les relations déjà bien difficiles entre Paris et Kigali. Réaction La France a d’ailleurs très vite réagi aux propos du président rwandais et de la ministre des Affaires étrangères en annulant sa participation aux cérémonies prévues pour commémorer le vingtième anniversaire du génocide au Rwanda. Le Quai d’Orsay a immédiatement confirmé qu’aucun représentant français ne se rendrait à Kigali suite aux accusations proférées par Paul Kagamé. La France devait être représentée par la garde des Sceaux, Christiane Taubira. « La France est surprise par les récentes accusations portées à son encontre par le président du Rwanda qui sont en contradiction avec le processus de dialogue et de réconciliation engagé depuis plusieurs années entre nos deux pays », a ainsi déclaré un porte-parole du Quai d’Orsay. Et de poursuivre : « Dans ces conditions, Madame Taubira, garde des Sceaux, ne se rendra pas ce lundi hier à Kigali. » Louise Mushikiwabo a tenu à minimiser sa récente sortie médiatique et celle du président Kagamé en rappelant que les propos tenus par le Président n’étaient « ni nouveaux ni surprenants », mais que la réaction française était elle, en revanche, « excessive », surtout qu’il s’agit pour le peuple français de « ne pas être tenu dans l’ignorance de ce que certains responsables français ont fait ». En 2010, Bernard Kouchner, alors chef de la diplomatie française sous la présidence de Nicolas Sarkozy, avait été le premier ministre français à se rendre à Kigali depuis le génocide, et avait été l’artisan du difficile rapprochement entre le Rwanda et la France. Au micro de RFI, il a tenu à clarifier la position française : « On peut accuser beaucoup la France sur les erreurs politiques qui ont été commises, sur la façon dont cela s’est déroulé, sûrement, mais “participation directe”, ça je n’y crois pas. » En 1994, la France faisait partie de la mission onusienne dite « Turquoise » et les militaires français sont accusés par Paul Kagamé, issu de la minorité Tutsis, d’avoir directement participé au génocide de cette ethnie. Le génocide rwandais a fait 800 000 victimes parmi la minorité tutsie. Crise diplomatique en vue Face à ce retour de la question rwandaise dans le champ médiatique français, les langues commencent à se délier et de nouvelles révélations ont été faites hier sur l’opération Turquoise menée par la France au Rwanda en 1994. Guillaume Ancel, militaire français, était présent au Rwanda durant cette période et a affirmé au micro de France Culture que les forces françaises, qui étaient initialement présentes pour « former une zone humanitaire sûre », avaient en réalité prévu de mener une « offensive vers Kigali » et avaient rendu leurs armes aux milices de l’ethnie Hutu, auteure du génocide contre les Tutsis. Si cette version s’avère vraie, alors la rhétorique officielle de l’armée française serait sérieusement mise à mal. Par ailleurs, Kigali a répondu par le refus de la France d’envoyer sa garde des Sceaux pour la commémoration par la surenchère. En effet, l’ambassadeur français au Rwanda, Michel Flesch, s’est vu retirer son accréditation pour participer à cet événement par les autorités rwandaises. Une escalade qui ne va pas dans le sens de l’amélioration des relations avec Paris. Plus encore, lors du premier jour de commémoration qui a eu lieu hier, le président rwandais, Paul Kagamé, n’a pas hésité à s’attaquer de nouveau de manière à peine voilée à la France : « Aucun pays n’est assez puissant – même s’il pense l’être – pour changer les faits. Après tout, les faits sont têtus. » Il n’en faut pas beaucoup pour deviner que le pays se croyant puissant aux yeux de Kagamé est la France. Les propos du président rwandais créent déjà un tollé retentissant dans les médias français et pourraient bien être à l’origine d’une nouvelle crise diplomatique entre Kigali et Paris. A. M .M.
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Dans l’historiographie coloniale française des XIXe et XXe siècles, l’Algérie de l’époque ottomane (1520-1830) est trop souvent présentée comme un «nid de pirates» ou de corsaires vivant des dépouilles de l’Europe. Par réaction à l’interprétation coloniale de l’histoire algérienne, les historiens du mouvement national ont développé un autre mythe : avant la période coloniale, l’Algérie aurait connu un «âge d’or» durant lequel la flotte corsaire algérienne aurait été maîtresse des mers et Alger, une puissance invincible. Pour la France, il s’agissait de légitimer sa présence en Algérie en noircissant au possible la présence ottomane dans le pays. Pour les Algériens, il s’agissait de trouver dans le passé des ressources pour lutter contre le colonisateur et secouer son joug ; l’argument a été une arme efficace, un moyen comme un autre pour sortir de la nuit coloniale. Ces mythes présentent par définition une image faussée et, pour le moins, figée de l’histoire algérienne. Un demi-siècle après l’Indépendance, on commence à prendre du recul par rapport à ces courants historiographiques, dans une perspective de décolonisation de l’histoire. Nous allons esquisser ici un tableau de l’activité corsaire algérienne à travers trois siècles d’évolution pour montrer une réalité bien différente du mythe. Nous allons voir que la course algérienne (une activité prédatrice avant tout, il faut le préciser) a été importante aux XVIe et XVIIe siècles, avant de décliner au XVIIIe siècle ; puis, qu’elle a connu un renouveau relatif à l’orée du XIX19e siècle avant de s’effondrer, à la veille de l’expédition française d’Alger. Apogée Vers 1520, Alger devient la capitale d’une province ottomane. Le gouvernement ottoman d’Alger est à cette époque complètement aligné sur la politique extérieure du Sultan. La marine algérienne vient en appui de la flotte ottomane basée à Istanbul et s’attaque essentiellement à l’Espagne et à ses alliés dans le cadre d’un conflit de Titans qui oppose l’Empire ottoman à l’Empire des Habsbourgs. C’est l’époque des Khayr al-Din Barberousse, des Salah Raïs, des Euldj Ali, qui, formés à l’école algérienne, en quelque sorte, ont tous trois exercé la fonction d’amiral de la flotte ottomane (Qapudan pacha, en turc) ; autrement dit, ils ont été troisième personnage de l’Empire après le Sultan et le Grand Vizir. Cela s’explique par le fait que l’Algérie était la province la plus occidentale de l’Empire et donc la plus en prise avec l’impérialisme espagnol en Afrique, d’où l’expérience de ses marins. En 1580, l’Empire ottoman sort épuisé de ce conflit de Titans et la flotte ottomane se retire du bassin occidental. Dès lors, la flotte algérienne retrouve sa liberté d’action et s’adonne à une activité corsaire autonome et systématique qui n’est plus simplement dirigée contre l’Espagne et ses alliés, mais contre l’ensemble des puissances européennes. Alger et la course algérienne vont alors connaître un apogée, très circonscrit dans le temps, puisqu’il va durer de 1580 à 1640, environ. C’est l’époque de l’enrichissement d’Alger qui, de gros bourgs de 20 000 habitants au début du XVIe siècle devient une ville importante d’environ 80 000 habitants. C’est l’époque de Mourad Raïs qui a donné son nom à un quartier de la ville et d’Ali Bitchine, corsaire italien de naissance qui est le véritable maître d’Alger dans les années 1640 ; Ali Bitchine dont il nous reste une des fondations, la mosquée éponyme qui se trouve dans la Basse Casbah. Au cours de l’apogée de la course, la flotte avoisine les 80 bâtiments, les prises de navires atteignent un nombre annuel de 70 à 100 et le nombre d’esclaves à Alger se situe entre 20 000 et 25 000. Nous pouvons, par ailleurs, nous faire une idée de l’ampleur de l’enrichissement personnel de certains corsaires algériens en évoquant le cas d’Ali Bitchine : en novembre 1583, il achète au pacha d’Alger, Hasan Veneziano, l’ensemble du Badistan (qui servait, entre autres, de marché aux esclaves) que celui-ci venait d’édifier. En 1619, Bitchine a un bagne avec 63 esclaves, d’après le journal de Gramaye. En 1625, Salvago le mentionne parmi les riches corsaires d’Alger. Il fait partie, selon cet auteur, d’un groupe d’armateurs qui, par intérêt, s’oppose à la paix. A la tête de ce groupe, outre Bitchine, il y a Qâcim, agha des janissaires, Sulayman Bey, qubtân d’Alger « pauvre mais âgé et estimé », Ibrahim Arabaji, M’hammed Kouloughli et Kourt Tchelebi. Le fait que Bitchine en fasse partie montre qu’il est déjà parmi les principaux chefs des corsaires, mais il vient derrière les amiraux mentionnés. Une correspondance du vice-consul à Alger (Blanchard), datée du 20 novembre 1631, indique qu’au Divan d’Alger où il réclamait des barques françaises, « se présenta par contre Mamer bey, capitaine des galères, capitaine Rapagy et le capitaine Ali Pichinin, capitaine aussi des galères ». Le titre de bey était porté par le qubtân ou Grand Amiral. A côté de lui, Arbaji et Bitchine étaient des amiraux en second (vice-amiral et contre-amiral dans la terminologie d’aujourd’hui). La première mention de Bitchine comme «Général des galères» ou Grand Amiral d’Alger date du 6 décembre 1637. Il le restera jusqu’à sa mort en juillet 1645. Au cours des années 1630, Bitchine est déjà selon le témoignage de son captif anglais F. Knight « a great man in substance, having besides his lands and other riches, 800 christian slaves ». Grammont résume sa fortune ainsi : « Il avait deux somptueuses maisons, l’une dans la haute ville, l’autre près de la mer. Il avait fait construire à ses frais une vaste mosquée, à laquelle touchaient ses bagnes, qui renfermaient plus de cinq cents captifs, sans compter ceux qui ramaient sur ses navires et ceux qui cultivaient ses nombreuses métairies ». Le qubtân Bitchine mène la vie d’un grand seigneur : vingt femmes et quarante garçons servent dans sa maison. Pour aplanir des terrains autour de son jnân dans la campagne d’Alger, il envoie 400 esclaves y travailler. D’autres vont couper des arbres dans les forêts pour la construction de nouvelles galères auxquelles travaillent aussi ses esclaves. Selon différents témoignages français, c’est Bitchine qui gouverne vraiment Alger durant les deux dernières années de sa vie (1644-1645) et non le pacha et le Divan des janissaires. Cela semble confirmé par une lettre adressée au Père Lucien Hérault en décembre 1644 qui porte cette signature « Alipuchelin Gouverneur et Capitaine Général de la Mer et Terre d’Alger ». Déclin et contre-course De 1640 à 1695, environ, l’activité corsaire algérienne décline pour une raison assez simple : l’Europe est en mesure de riposter, car elle est sortie de ses Guerres de Religion et de la Guerre de Trente Ans qui a duré de 1618 à 1648. La contre-course, le développement de la marine européenne, la circulation en convois, le bombardement des ports algériens (par la France, notamment dans les années 1682, 1683 et 1688) limitent sérieusement le rapport d’une activité jusque-là particulièrement florissante (relativement à l’état de développement antérieur de la ville d’Alger). Le dey Sha’ban qui règne de 1689 à 1695 comprend alors qu’une époque est révolue, que l’Algérie ne peut pas affronter toutes les puissances européennes ; il consolide donc la paix que le pays a signée avec l’Angleterre en 1682 et avec la France en 1689, autrement dit, avec les deux plus grandes puissances de l’époque. Une tendance à la baisse des revenus de la course caractérise la seconde moitié du XVIIe siècle. D’après un calcul de Michel Fontenay, la valeur moyenne du produit annuel des prises faites par les corsaires d’Alger entre 1652 et 1664 (une période de forte activité) serait de 350 000 piastres, environ, soit nettement moins qu’au temps de l’apogée. Ce chiffre apparaît même trop élevé à Merouche, du moins, dans l’état actuel de la recherche. A partir de 1695, environ, ce qui était régression lente de la course algérienne prend le caractère d’une véritable chute. La signature de la paix avec l’Angleterre et la France était déjà un coup dur pour l’activité, malgré le maintien des déprédations contre les autres puissances européennes. Cependant, les choses s’aggravent au début du XVIIIesiècle avec la Guerre de Succession d’Espagne. Les conditions sont encore plus détestables pour les corsaires algériens. Les marines marchandes européennes sont organisées en convois, les corsaires européens se multiplient et les navires de guerre de différents pays marquent leur présence en Méditerranée. L’idée d’une course barbaresque « cauchemar permanent au XVIIe siècle », déjà excessive, au moins pour la seconde moitié de ce siècle, ne peut plus être mise en avant. Selon Fisher, les corsaires ne sont plus « la terreur de la Méditerranée », « les écumeurs de l’Atlantique ». Dès 1700, les orgies légendaires de corsaires triomphants ne sont plus qu’un souvenir. Le rôle de la course dans l’économie et la politique devient de plus en plus marginal, nous dit justement Merrouche. La tendance au déclin de la course est nette et longue dans le temps. De 1695 à 1725, environ, l’Algérie entre dans une phase de transition pour faire face au déclin de la course. Cette phase se caractérise par une grande instabilité politique et par des guerres inter-maghrébines. Au sortir de cette période mouvementée, l’Algérie se tourne vers la production de blé pour l’exportation. Dès lors, la course algérienne ne sert pratiquement plus que comme moyen de pression sur les petites puissances pour en obtenir un tribut et en aucun cas ne constitue une source très importante de profits. En effet, à la suite de nouveaux dégâts provoqués par les puissances européennes, petites et moyennes, sur la marine algérienne, l’Algérie en arrive à la signature de la paix avec les Hollandais (1726) et avec les Suédois (1728). Ainsi, devant l’affaiblissement de sa flotte et devant une baisse trop importante de son activité corsaire, Alger est acculée à traiter avec la plupart des puissances européennes, leur liberté de circulation contre un tribut régulièrement versé au Trésor. Vers la fin du XVIIIe siècle, la course algérienne est dans un état de marasme. Aussi, l’agent consulaire français Vallière note dans un mémoire daté de l’année 1781 : « On ne voit plus arriver dans le port d’Alger, que des prises de peu de valeur, et en petites quantités ». Plus loin, il note que la course, « cette branche du commerce », comme il l’appelle, « autrefois fort étendue, mais aujourd’hui presque nulle », ne rapporte pas plus de 200 000 livres, alors qu’il estime les achats en marchandises du pays, par la Compagnie française d’Afrique, à 1 200 000 ou 1 300 000 livres. Dans un contexte de déclin de l’activité corsaire algérienne et de développement concomitant du commerce extérieur, l’Algérie en arrive même à signer une trêve avec son ennemi pluriséculaire, l’Espagne, en 1786. La stratégie algérienne était guidée par la volonté de mettre fin aux déprédations corsaires espagnoles sur des cargaisons appartenant aux Algériens. Les Espagnols, de leur côté, étaient prêts à de grands sacrifices financiers pour obtenir la trêve de 1786 (d’autant plus que leurs défaites militaires de 1775, 1783 et 1784 face aux Algériens ne leur permettaient pas de négocier en position de force). Le nombre d’esclaves qui se situait autour de 20 000 à 25 000 à l’apogée de la course atteint difficilement les 3000 à l’époque de Vallière. La flotte corsaire, qui été constituée d’environ 80 bâtiments à l’apogée de l’activité s’est également réduite, puis a stagné autour de 20 bâtiments, de qualité très inégale. Transition L’idée qui domine chez Daniel Panzac est qu’à la fin des années 1780 et au début des années 1790 on s’achemine sans trop de heurts vers la fin de la course algérienne. Pour notre part, nous dirions plutôt que l’activité atteint, pour la quatrième fois dans le siècle, un niveau particulièrement bas selon une tendance qui serait la suivante : niveau bas dans la première décennie du siècle ; hausse de 1710 à 1725 ; nouvelle chute de 1725 à 1750 ; nouvelle hausse jusqu’à l’apogée de l’activité en 1762 ; tendance à la baisse jusqu’en 1775 ; dernière hausse du niveau d’activité entre 1775 et 1785 et, enfin, dernière chute du siècle jusqu’en 1793, année du déclenchement des guerres européennes, consécutif à la Révolution française. Il y a effectivement un nouvel essor, spectaculaire, de l’activité corsaire à partir de cette dernière date, mais un essor qui reste relatif, les profits retirés de la course par l’Algérie à cette époque étant sans commune mesure avec ceux de l’apogée de l’activité (1580-1640). Désorganisation des relations commerciales La désorganisation des relations commerciales entre l’Algérie et la France qui était le principal partenaire commercial des Algériens, pousse à ce renouveau corsaire. En effet, contrairement aux guerres européennes antérieures, les conséquences de la guerre déclenchée en 1792 sont gravissimes pour le commerce maritime de la France. La supériorité navale anglaise et la prise de Toulon entraînent la disparition de la flotte de guerre française en Méditerranée, dès l’été 1793. La course connait une reprise spectaculaire qui dure avec des hauts et des bas, de 1793 à 1816, année du bombardement d’Alger par la flotte anglo-hollandaise d’Exmouth. Le raïs Hamidou personnifie en quelque sorte ce renouveau corsaire. Il tient la mer jusqu’en 1815 et ramène la flotte algérienne moribonde à environ 30 navires de qualité. Toutefois, les corsaires algériens sont mis en échec par la marine européenne, dans le contexte de la guerre entre les deux grandes puissances anglaise et française et par les pressions de Bonaparte sur les Algériens afin qu’ils arrêtent de s’attaquer aux puissances italiennes intégrées dans le domaine français ou dans la sphère d’influence française. En 1815, au congrès de Vienne, les Européens s’accordent sur le principe d’en finir avec l’esclavage en Afrique du Nord (alors qu’ils continuaient à le pratiquer dans leurs colonies). En 1812, déjà, les Américains envoient une escadre en Méditerranée, sous le commandement de Decatur. En vue du cap Gato, ce dernier rencontre le raïs Hamidou, monté sur une frégate de 46 canons, le 17 juin 1815. Après un combat assez vif, Hamidou trouve la mort. Un traité de paix est alors signé avec Alger, le 7 juillet. Au même moment, la division de six frégates hollandaises, ainsi que la flotte anglaise sous le commandement de Lord Exmouth fait le blocus d’Alger. Un traité en faveur de la Sardaigne et de la Sicile est conclu et le protectorat anglais sur les îles Ioniennes reconnu. Le 15 mai 1816, Exmouth revient et déclare au nom de toutes les puissances d’Europe, l’abolition de l’esclavage. Devant le rejet des prétentions anglo-hollandaises, Alger est bombardée. A la suite de quoi, 1606 esclaves, soit la presque totalité, sont libérés sans rançon. Ce bombardement n’est pas beaucoup plus brutal que ceux effectués par les Français, moins d’un siècle et demi plus tôt, mais cette fois, l’Algérie ne trouve plus l’élan nécessaire pour relever sa marine. L’activité corsaire se maintient dès lors à un niveau proche de l’extinction et c’est une marine bien affaiblie à laquelle la division navale anglo-française, sous les ordres des amiraux Jurien et Freemantle, entend donner le coup de grâce. Elle est venue signifier à l’Algérie, le 5 septembre 1819, la décision du congrès d’Aix-la-Chapelle lui interdisant la course et le commerce des esclaves. C’est ainsi que le Registre algérien des Prises Maritimes ne donne rien pour l’année 1816 et 1817, seulement quatre bâtiments pour 1818 et de nouveau rien pour 1819. En outre, à partir de 1820, l’Etat ottoman, confronté au soulèvement des Grecs, fait appel à la marine algérienne pour compléter la sienne, mise à mal dans les précédentes guerres russo-turques. Les divisions navales fournies par les Maghrébins participent aux nombreux combats qui se déroulent en Mer Egée, au côté de la flotte ottomane. De plus, la marine de guerre que Muhammad-Ali, le pacha d’Egypte, s’efforce de constituer à cette époque recrute de préférence les Algériens dont la compétence est très appréciée, ce qui accentue la quasi-disparition d’une activité maritime algérienne dans le bassin occidental de la Méditerranée. Le registre des prises ne nous donne aucun renseignement pour les années 1821-1823 ainsi que pour l’année 1825. En revanche, quelques prises sont faites en 1824, 1826 et 1827 ; néanmoins, l’activité semble disparaître quasi entièrement à la suite du blocus français de 1827, consécutif au « coup d’éventail » qui a servi de prétexte pour déclencher les hostilités avec l’Algérie, dans un contexte de course impérialiste entre la France et l’Angleterre, pour la domination du monde. Pour conclure, nous pouvons dire que l’Algérie n’a pas réussi sa transition économique, de même qu’elle a été prise en otage par les grandes puissances. Ayant réussi à passer d’une économie corsaire au 17e siècle à une économie basée sur les exportations, au siècle suivant, ses efforts ont été anéantis par le conflit de grande envergure qui a opposé la France à l’Angleterre à partir de la fin du 18e siècle. N’ayant pas d’autres ressources que ses exportations de céréales et d’autres partenaires commerciaux aussi importants que la France, elle a été acculée à revenir vers une activité corsaire sans lendemain, alors que l’Europe était à la veille d’entrer dans l’ère industrielle.n
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«La Tunisie lance, du 10 avril au 10 mai 2014, le mois de la propreté avec la participation de la société civile, des citoyens et des médias appelés à participer à l’effort national de propreté », a annoncé, dimanche, le Secrétaire d’Etat chargé des Affaires régionales et locales, Abderrazek Ben Khalifa. Lors d’un point de presse tenu au siège du ministère de l’Intérieur, Ben Khalifa a indiqué que 300 000 tonnes de déchets sont accumulées dans les rues. Environ 600 000 mètres cubes de déchets solides s’amoncelleraient dans les différentes régions du pays. Le volume des déchets de construction a augmenté de 30% au cours de 2013. Le Secrétaire d’Etat a précisé que la majorité des municipalités ne disposent pas d’équipements nécessaires pour l’enlèvement des déchets. Sur les 1 100 équipements destinés au ramassage et à l’enlèvement des ordures, 850 seraient en panne et le rendement des 11 000 agents de la propreté auraient baissé, a regretté Ben Khalifa. Le nombre de certificats de maladie présentés par les agents de la propreté à la municipalité de Tunis est passé de 42 en janvier 2009 à 265 en janvier 2013. Il a fait savoir qu’un accord sera signé prochainement entre la Tunisie et la Banque mondiale pour le financement, moyennant des investissements estimés à 300 millions de dinars, du programme d’investissement communal afin de contribuer à l’amélioration du rendement des municipalités. Le responsable a ajouté que les ressources financières extérieures des municipalités ont été renforcées en 2014 à la faveur de l’enveloppe de 30 millions de dinars attribuée par l’Agence française de développement aux municipalités, outre un financement de 82 millions de dinars accordé par la Commission européenne. Par ailleurs, Ben Khalifa a annoncé le démarrage de l’exploitation d’un nouvel espace à la décharge contrôlée de Borj Chékir, utilisée par 34 municipalités. Lancé, pour une fois, à échelle nationale, la campagne de propreté n’est toutefois pas une première en Tunisie. En réponse à la grève des agents municipaux du Grand Tunis, entamée le 10 janvier 2014, le ministère de l’Intérieur avait décidé d’organiser une campagne de propreté exceptionnelle dans le gouvernorat. Annulée sous pression des grévistes avant même le démarrage, la campagne n’aura pas fait long feu. Au cours des dernières années, plusieurs gouvernorats s’étaient mobilisés sous le même concept, notamment dans le Grand Tunis, en septembre 2012 et à Manouba en avril 2013. A l’initiative du ministère du Tourisme, le dernier projet en date vise en particulier les régions touristiques. Signé début avril 2014, un accord entre les ministères du Tourisme et de l’Intérieur visera à inciter, avec 3 millions de dinars à la clé, une quarantaine de municipalités au grand nettoyage. La société civile a récemment multiplié les actions environnementales. Alors qu’à Monastir, les habitants ont redécoré les conteneurs de déchets, un Tunisien de 39 ans s’est, lui, lancé avec succès dans le business du recyclage et des internautes partagent leurs photos sur les réseaux sociaux. (Source : Agences)
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L’effervescence qui marque naturellement la campagne électorale de la présidentielle du 17 avril ne semble pas déranger l’activité des associations écologiques, à l’exemple de celle de Boumerdès (AEB) qui a tenu, samedi, son assemblée générale pour faire son bilan et confirmer son programme pour 2014. Depuis 25 ans – elle a été créée le 29 août 1989 – l’AEB maintient une activité régulière, malgré les difficultés que rencontre le mouvement associatif dans notre pays. Son projet phare actuellement concerne la réhabilitation d’un écosystème dunaire côtier à Corso, une commune entre Boumerdès-ville et Boudouaou El Bahri, à une cinquantaine de kilomètres d’Alger. Il y a environ 2 hectares à sauver de la dégradation pour en faire un bel espace dédié à l’écologie et à l’éducation environnementale. Pour cela, le couvert végétal de ce site naturel, menacé et vulnérable, doit être renforcé par des reboisements annuels et fréquents et des travaux d’aménagement, de protection et de salubrité. En fait, il faut une véritable opération de repeuplement de ses espèces menacées. Samedi 29 mars, ils étaient nombreux, et même en familles, à participer justement à une action de reboisement organisée par l’AEB qui a l’espoir de déclencher une dynamique citoyenne exemplaire de protection d’un écosystème, pour préserver sa diversité biologique. D’où la priorité accordée par l’AEB à l’action d’information et de sensibilisation, dans le cadre plus global de l’éducation environnementale avec la participation, évidemment, de ses adhérents, mais aussi et surtout des riverains des sites concernés et plus largement de la population. En 2013, l’AEB a organisé deux sessions de formation (juin et octobre) dans le cadre de ce projet intitulé « Réhabilitation d’une falaise dunaire du Corso ». En même temps, l’AEB a l’ambition d’introduire dans le mouvement écologique les idées novatrices et les concepts scientifiques les plus récents. C’est là un rôle de pionnier qu’elle veut remplir avec l’ambition d’amener le reste de la société à s’intégrer dans la dynamique écologique. Et, c’est ce qui l’a poussée à tenir, en décembre dernier, un séminaire sur le thème du « bon état écologique », très peu familier en Algérie. C’est pourtant une notion importante. Elle relève de l’empreinte écologique, un indicateur permettant d’évaluer les ressources biologiquement productives, terres et mers, qu’il faut à une population humaine pour obtenir les ressources qu’elle consomme et en veillant à la biodégradation les déchets qu’elle produit. Pour Nacer Riad Bendaoud, président de l’AEB, «en Algérie, la question de l’environnement reste toujours difficile à aborder, bien que les structures en charge des programmes de développement se voient plus que jamais dans l’obligation de se préoccuper de l’avenir de l’environnement». Il constate que « plusieurs problèmes continuent à affecter des zones où on puise les ressources naturelles sans modération et sans prendre en considération l’impact le plus souvent négatif qui en résulte ». Il reste cependant optimiste en considérant qu’il est possible de « définir une stratégie ou des instruments pouvant impliquer les institutions et la société civile à travers les ONG pour arriver à un consensus permettant, à long terme, de réconcilier le développement économique et la conservation de la nature ».n
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