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Reporters - Filtrer les éléments par date : samedi, 05 avril 2014
Les nageurs du Sahel nautique d’El Biar semblent, au vu des résultats de la première journée du championnat interclubs de natation organisé dans le bassin olympique du complexe 8-Mai-1945, à Sétif, décidés à remporter le titre de champion d’Algérie de la saison en cours. L’équipe algéroise a, en effet, surclassé au nombre de points les formations du club de Naciria de Béjaïa et du Widad de Tlemcen, faisant dire au directeur de l’organisation sportive et du suivi des compétitions de la Fédération algérienne de natation (FAN), Abdelkrim Sayoud, qu’il sera bien difficile, même s’il s’agit de résultats partiels, d’aller chercher l’équipe d’El Biar au regard des dispositions affichées par ses nageurs. Les athlètes ont disputé jusqu’à hier un total de 38 courses (19 pour les garçons et autant pour les filles) en nage libre, dos, papillon, brasse et quatre nages en individuel ainsi qu’en relais 4 nages, les points de cette dernière compétition comptant double. Ce championnat d’Algérie, qui permettra, selon M. Sayoud, d’évaluer le niveau de formation des nageurs dans les différents clubs du pays, réunit 237 athlètes, dont 71 filles, représentant une trentaine de clubs dans les différentes catégories. Aïn Témouchent a sa piscine semi-olympique Par ailleurs et sur un autre plan, la ville d’Aïn Témouchent s’est dotée d’une piscine semi-olympique, ouverte en mars dernier, à la grande joie des pratiquants de la natation. Pour l’instant, ce sont les nageurs structurés au sein des associations et des écoles qui bénéficient de séances d’entraînement. C’est le cas d’environ 200 enfants adhérents à l’office du complexe omnisports Oucief-Omar qui ont entamé leurs séances d’entraînement sous la conduite du directeur de la piscine diplômé dans la discipline, a-t-on indiqué de même source. Le lancement de cette discipline au niveau de la wilaya d’Aïn Témouchent est confronté au problème d’encadrement. Cette difficulté est relevée par Mme Aïcha Hamadouche, présidente de l’Association de promotion du sport féminin de la wilaya d’Aïn Témouchent, qui vient de lancer une section de natation composée d’une dizaine de pratiquantes. « Technicienne supérieure en sport en natation, je suis la seule à entraîner ces pratiquantes, sachant que le nombre de demandes ne cesse d’évoluer dans ce domaine », a-t-elle souligné. Cette nouvelle section féminine, qui a lancé ses activités mercredi dernier, bénéficie de deux séances d’entraînement d’une heure trente minutes chacune (mercredi et lundi), a-t-elle déclaré. La présidente de l’association compte former d’anciennes nageuses au niveau du CREPS d’Aïn Turck (Oran) pour l’assister lors des entraînements. La nouvelle piscine est équipée de l’ensemble des moyens nécessaires à la pratique de la natation, notamment un eau-chauffe avec filtre.n
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Le sélectionneur national, Vahid Halilhodzic, a battu le rappel de quatre gardiens de but depuis jeudi, en les convoquant pour un deuxième court stage au centre des équipes nationales de Sidi Moussa afin de faire son choix sur les portiers sur lesquels il comptera lors du prochain Mondial qui se déroulera au Brésil. Quatre portiers sont ainsi concernés par ce regroupement, il s’agit de Zemmamouche (USM Alger), Si Mohamed (CS Constantine), Doukha (USM El Harrach), Salhi (ASO Chlef). Le staff technique tentera de les faire travailler comme il se doit afin qu’ils soient prêts pour le rendez-vous mondial, de même que ce dernier (le staff technique) devra choisir entre ces gardiens pour n’en retenir que trois avant le Mondial qui aura lieu au Brésil au mois de juin prochain. La tâche sera rude, d’autant plus que le coach national et ses adjoints devront choisir parmi cinq gardiens en comptant aussi le gardien évoluant dans le championnat bulgare, Raïs Ouahab Mbolhi. Cela veut dire qu’un grand travail attend le staff technique pour départager ces gardiens et prendre une décision finale. Aussi, il faudra vite trancher avant de passer à la préparation générale de toute l’équipe. A ce sujet, il faut rappeler que le sélectionneur national a prévu de regrouper un bon nombre de joueurs locaux à partir de ce lundi, 7 avril, toujours à Sidi Moussa. Il s’agira pour le coach des Fennecs de voir la progression de certains éléments qu’il avait déjà convoqués auparavant. Il tentera de se faire une idée sur eux avant de boucler la liste des joueurs qu’il choisira pour représenter l’Algérie au prochain Mondial et qui sera sans doute connue au mois de mai prochain, même si, selon certaines indiscrétions, les joueurs sur lesquels il comptera sont déjà choisis.n
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Tomber de rideau hier sur le quatrième sommet UE-Afrique, qui s’est tenu dans la capitale belge en présence de chefs d’Etat de pays des deux continents. Une rencontre au sommet à l’issue de laquelle les belligérants sont sortis avec une nouvelle stratégie commune de coopération pour la période 2014-2017. Cette « feuille de route », aux yeux du ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Madjid Bouguerra, représentant l’Algérie à ce sommet, donne une priorité à cinq axes principaux : paix et sécurité, démocratie, bonne gouvernance et droits de l’Homme, développement humain, développement et croissance durables et, enfin, intégration continentale, en plus des questions globales et émergentes. Au chapitre lié à la paix et à la sécurité, la même source est revenue sur le modus operandi adopté à Bruxelles sur la nécessité « d’assurer un environnement pacifique, sûr, sécurisé et contribuant à garantir la sécurité humaine, à réduire la fragilité, encourager la stabilité politique et une gouvernance efficace, et favoriser une croissance durable et inclusive ». Le deuxième volet, qui porte sur la démocratie, la bonne gouvernance et les droits de l’Homme, la nouvelle stratégie commune de coopération convient de «garantir un environnement transparent et démocratique dans lequel chacun est tenu de rendre des comptes pour ce qui est du respect des droits de l’Homme et de l’Etat de droit», appelant à mettre en place les instruments politiques pour une démocratie participative. Pour la question du développement humain, les deux parties sont unanimes à «promouvoir le développement du capital humain et des économies fondées sur la connaissance et les compétences» à travers l’établissement de connexions ad hoc entre l’éducation et l’enseignement. L’autre pendant du développement humain, le développement économique doit être assuré par la nécessité de « stimuler la croissance économique qui réduit la pauvreté, crée des emplois décents et mobilise le potentiel entrepreneurial des populations». Il est question aussi de «soutenir le développement du secteur privé et des PME et d’appuyer l’intégration continentale». Sur ce dernier point, la nouvelle stratégie commune de coopération recommande de «parvenir à des positions communes dans le cadre des enceintes et des négociations internationales et répondre conjointement aux défis mondiaux». Autant de programmes et d’ambitions pour le Continent noir que l’Europe, portée économiquement par Paris et Berlin, tente de maintenir à coups d’emprunts aux pays africains, comme convenu au dernier pacte commun signé à Lisbonne (Stratégie conjointe Afrique-Europe SCAEU) en 2007, dont le modus vivendi va pourtant à contre-courant des Accords de Cotonou – signés en 2000 – avec pour but essentiel de supprimer les dumpings des marchés mondiaux pratiqués par les Européens sur les marchés africains et de mettre fin à la politique économique fragmentée exercée par Bruxelles, à l’instar de la politique de bon voisinage et, indifféremment, à la structure représentative de l’Afrique qui n’est autre que l’Union africaine (UA). Depuis cette date, outre la dynamique économique de l’Afrique (marquée, selon le FMI, par un taux de croissance de l’ordre de 5%, ndlr) et la crise financière qui met la pression sur ses économies, le Vieux continent doit faire face au groupe du BRICS (Brésil, Inde, Chine, Afrique du Sud), car plus attractifs en termes de volumes des marchés et moins regardants sur les droits de l’Homme et la bonne gouvernance. De fait, par ses ressources, l’Afrique est devenue le nouvel eldorado du BRICS, économiquement plus important que Bruxelles. <
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Au cours d’une conférence de presse animée à l’issue de sa visite de travail dans la wilaya de Constantine sur les préparatifs de l’événement Constantine, capitale 2015 de la culture arabe, où elle a inspecté plusieurs projets, dont celui de réhabilitation du Palais de la culture Malek-Haddad, mais aussi les chantiers de réalisation d’un pavillon d’exposition à la cité Zouaghi ou encore la bibliothèque urbaine implantée à Bab El Kantra, la ministre de la Culture, Mme Khalida Toumi, a révélé que 60 milliards de dinars ont été mobilisés pour la réussite de l’événement. En effet, ce n’est pas moins de 25 nouvelles infrastructures culturelles, mais aussi un total de 74 projets de restauration du patrimoine et de remise à niveau d’infrastructures urbaines qui figurent actuellement au programme, mais avec néanmoins des degrés très divers de mise en œuvre et d’achèvement. Se déclarant, par ailleurs, « satisfaite », à un an du début de la manifestation, de l’état d’avancement des travaux, la responsable indique également, rapporte l’APS, que l’objectif est de « réceptionner 60% des projets avant l’ouverture de la manifestation, soit avant le mois d’avril 2015 », les 40% restant devant, quant à eux, être livrés au cours de cette même année. Evoquant également les éventuels retards, la ministre de la Culture se veut rassurante en soulignant que 95% des engagements pris lors de la signature des contrats en janvier dernier par l’administration, les bureaux d’études et les entreprises en charge de la réalisation des projets, « sont respectés ». Le reste ne devrait, quant à lui, souffrir que de légers retards, estimés aux alentours de « dix jours, dus à des contraintes objectives (expropriations et procédures administratives) en voie d’être solutionnées », avant d’ajouter que les biens devant faire l’objet de travaux de restauration seront restitués dans leur intégralité à leurs propriétaires à l’issue des travaux. K. Z.
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La restitution à l’Algérie du masque de Gorgone par la Tunisie a été reportée d’une semaine, pour des raisons pratiques et « en accord » avec les autorités tunisiennes, a indiqué jeudi le ministère de la Culture dans un communiqué. En effet, annoncé pour le 6 avril, le rapatriement de la pièce archéologique a été retardé au 13 avril en raison de « la charge du masque de Gorgone » atteignant un poids de plus de 320 kg. « Son transport requiert un avion aux capacités requises », explique-t-on de même source. Pour rappel, le ministre de la Culture tunisien, Mourad Sakli, avait précisé samedi dernier que « toutes les procédures légales afférentes ont été parachevées ». La question de la restitution du « masque de Gorgone », pièce archéologique volée de l’antique site d’Hippone, près d’Annaba, et qui constitue, a souligné le ministre tunisien, « un bien appartenant au peuple algérien, qui est en droit de le récupérer », devait être officiellement restitué le 6 avril prochain, coïncidant avec le déplacement en Tunisie de Mme Khalida Toumi. Pièce archéologique longtemps considérée comme disparue, le « masque de Gorgone », mascaron qui ornait à l’origine l’une des fontaines de la prospère cité romaine d’Hippone, faisait office d’exutoire de sa conduite d’adduction d’eau et représentant le visage d’une Gorgone, personnage maléfique, reprise par les Romains de la mythologie grecque et dont la plus célèbre reste Méduse. La sculpture fut mise à jour en 1930 parmi les ruines du site d’Hippone, près d’Annaba, par une équipe dirigée par l’architecte et archéologue français Pierre Choupaut. Longtemps exposé sur le site protégé, l’imposant masque, réalisé en marbre blanc et pesant près de 320 kg, avait néanmoins été dérobé du site archéologique en 1996. Resté depuis introuvable, il réapparut de manière fortuite en 2011 à la suite du changement de régime politique en Tunisie. En effet, exposé parmi les pièces d’art et archéologiques retrouvées au domicile de Sakher El Materi, gendre de l’ex-président, Zine El Abidine Ben Ali, et par ailleurs poursuivi par la justice de son pays pour « trafic de pièces archéologiques, transfert illégal de biens protégés et possession de pièces archéologiques non déclarées », la question de la restitution à l’Algérie du masque, pièce d’une inestimable valeur historique, avait été évoquée officiellement le 8 février dernier à l’occasion de la grande commission mixte algéro-tunisienne coprésidée par le Premier ministre de l’époque, Abdelmalek Sellal, et Mehdi Jomaa, chef du gouvernement tunisien. L’ancien conservateur du musée d’Annaba, aujourd’hui à la retraite, avait été parmi les premiers à reconnaître le masque, authentifié en 2012 par un groupe d’experts du ministère algérien de la Culture en mission en Tunisie.n
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Le département d’Etat américain a confirmé l’arrivée avant-hier dans la soirée du secrétaire d’Etat américain, John Kerry, dans la capitale marocaine. Cette escale maghrébine est la dernière d’une tournée de plusieurs semaines qui l’a menée en Europe et au Moyen-Orient. Le chef de la diplomatie américaine a eu l’occasion de rencontrer le roi Mohammed VI et son homologue marocain Salaheddine Mezouar. Quelques heures à peine après sont départ d’Alger où il était en visite mercredi et jeudi derniers, John Kerry est arrivé jeudi, en début de soirée, dans la capitale marocaine, à Rabat, afin de co-présider l’initiative de dialogue stratégique entre les Etats-Unis et le Maroc, tout comme il l’a fait à Alger auparavant. Le chef de la diplomatie américaine a quitté Rabat hier soir pour rejoindre Washington, achevant ainsi une tournée de plusieurs semaines entre l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. La venue de John Kerry intervient dans un contexte très particulier. Jamais les relations entre Washington et Rabat n’ont été aussi tendues, et ce, parce que le Président Barack Obama s’est dit publiquement favorable à la proposition algérienne d’étendre les fonctions de la surveillance de la Misurno (NDLR : mission onusienne pour la surveillance et la résolution de la question du Sahara occidental) aux droits de l’Homme et leur respect dans le Sahara occidental actuellement occupé par le Maroc. Plus encore, le Maroc, depuis plusieurs mois, refuse pratiquement de recevoir Christopher Ross, envoyé spécial de l’ONU pour le Sahara occidental, trahissant une nervosité de voir son plan de «large autonomie» rejetée par le Conseil de sécurité de l’ONU. La Russie est traditionnellement une féroce opposante à ce plan, en partie par soutien à Alger. Mais maintenant, même Washington remet en cause ce plan et les médias marocains ont fait état à maintes reprises de l’inquiétude des autorités marocaines qui voient d’un très mauvais œil, le rapprochement entre Alger et Washington. Allié stratégique Le Maroc est historiquement l’allié stratégique le plus stable et le plus fiable pour les puissances occidentales et, mis à part les récents froids diplomatiques avec Washington et Paris, qui sont, sommes toutes, circonstanciels, le Maroc représente encore le partenaire des Occidentaux. Dans une telle configuration, la venue de John Kerry s’inscrit dans le cadre du raffermissement des liens entre les Etats-Unis et le Maroc qui ont d’ailleurs, depuis 2007, mis en place un accord de Libre-échange entre leurs deux pays. Si la question du Sahara occidental risque de fâcher les officiels marocains, John Kerry sera contraint de l’évoquer dans la mesure où le Président américain Barack Obama a plusieurs fois fait montre de sa volonté d’accélérer le processus visant au règlement de cette question dans le cadre de l’ONU. D’ailleurs, cette visite intervient à un mois seulement du vote qui devraient normalement reconduire la Misurno dans ses fonctions et, vraisemblablement, devraient étendre ses compétences aux droits de l’Homme. En outre, Rabat représente également un pôle important de lutte antiterroriste au regard des Occidentaux qui ont largement participé au soutien de la course à l’armement effréné dans laquelle Rabat s’était lancée pour rivaliser avec Alger, sans succès. Les Etats-Unis, pour leur part, espèrent voir les deux meilleurs ennemis du Maghreb enfin mettre leurs différends de côté afin de pouvoir travailler ensemble sur la protection du Sahel et l’éradication de la menace terroriste dans la région. Précisément, pour apaiser la relation entre l’Algérie et le Maroc, qui a toujours été tendue, la diplomatie américaine compte sur le règlement rapide de la question du Sahara occidental, laquelle émaille particulièrement la mise en place d’un axe Alger-Rabat. D’ailleurs, les visites de John Kerry à Alger et Rabat devaient initialement avoir lieu en décembre dernier, après une nouvelle escalade entre les deux pays, avant d’être reportée en raison du sommet de Genève sur le nucléaire iranien, organisé à la dernière minute. <
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Nous assistons aujourd’hui à une mutation des risques économiques, financiers et géopolitiques à l’échelle mondiale. La survenance de certains se fait de moins en moins probable – bien que ces risques n’aient pas totalement disparu. D’autres apparaissent de plus en plus envisageables et potentiellement conséquents. Il y a de cela un ou deux ans, six principaux risques se démarquaient autour du monde : n Éclatement de la zone euro (avec notamment une sortie de la Grèce et une perte d’accès aux marchés de capitaux pour l’Italie et / ou l’Espagne). n Crise budgétaire aux États-Unis (prenant sa source dans des querelles politiques accrues autour du plafond de la dette et d’un nouveau shutdown du gouvernement). n Crise de la dette publique au Japon (une combinaison de récession, de déflation et de déficits élevés poussant à la hausse le ratio dette / PIB). n Déflation au sein de nombreuses économies avancées. n Conflit armé entre Israël et l’Iran autour de l’allégation d’une prolifération nucléaire iranienne. n Plus largement, effondrement de l’ordre régional au Moyen-Orient. Ces risques ont désormais été atténués. Grâce au discours d’un président de la Banque centrale européenne Mario Draghi déterminé à «tout faire» pour remédier à la situation, à de nouvelles facilités financières destinées à stabiliser les débiteurs souverains en difficulté, ainsi qu’à l’amorce d’une union bancaire, la zone euro n’est plus désormais au bord de l’effondrement. Quant à la situation américaine, le président Barack Obama et les républicains du Congrès ont pour l’heure convenu d’une trêve, afin d’éviter un nouveau shutdown gouvernemental autour de la nécessité de rehausser le plafond de la dette. Au Japon, les deux premières « flèches » constituant la stratégie économique du Premier ministre Shinzo Abe – assouplissement monétaire et expansion budgétaire – ont permis de booster la croissance et de stopper la déflation. La troisième flèche de l’ « Abenomics » ayant désormais été tirée – réformes structurelles – et la consolidation budgétaire à long terme ayant été entamée, la stabilisation de la dette apparaît de plus en plus réalisable (bien que la question de l’impact économique engendré par la hausse prochaine de la taxe à la consommation demeure ouverte). De même, le risque de déflation à l’échelle planétaire a pu être contenu grâce à la mise en œuvre de politiques monétaires imaginatives et peu conventionnelles : taux d’intérêt proches de zéro, assouplissement quantitatif, assouplissement du crédit, ou encore politique de « forward guidance.» La menace d’une guerre entre Israël et l’Iran a, quant à elle, été atténuée par la conclusion de l’accord intérimaire sur le programme nucléaire iranien, au mois de novembre dernier. L’apaisement des craintes en la matière a conduit à une baisse des prix du pétrole, même si beaucoup doutent de la sincérité de l’Iran, et redoutent que le pays y ait simplement consenti afin de gagner le temps nécessaire pour enrichir son uranium. Bien que de nombreux pays du Moyen-Orient demeurent extrêmement instables, aucun d’entre eux ne revêt d’importance systémique en termes de finance, aucun conflit n’ayant par ailleurs entraîné de choc sérieux sur les approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz. Bien entendu, il demeure possible que l’exacerbation de certains de ces conflits et crises conduise de nouveau à une inquiétude autour de la sécurité énergétique. Mais plus important encore, à mesure que ces menaces des dernières années s’atténuaient, six autres risques se sont faits de plus en plus présents. Songez tout d’abord au risque d’atterrissage économique brutal de la Chine. Le rééquilibrage de la croissance, au détriment des investissements fixes et en direction de la consommation privée, s’opère en effet à un rythme trop lent, dans la mesure où chaque fois que la croissance annuelle du PIB ralentit aux alentours de 7%, les autorités sont prises de panique et le naturel d’un investissement en capital alimenté par le crédit revient alors au galop. Cette tendance aboutit ainsi à davantage d’actifs douteux et autres crédits non performants, à un nouvel investissement excessif dans l’immobilier, l’infrastructure et la capacité industrielle, ainsi qu’à toujours plus de dettes publiques et privées. D’ici l’année prochaine, il se pourrait bien qu’il ne soit plus possible de botter en touche. Un risque existe également aujourd’hui autour des erreurs de politiques que pourrait commettre la Réserve fédérale américaine à mesure qu’elle s’extrait de l’assouplissement monétaire. L’an dernier, la simple annonce par la Fed de sa volonté de réduire progressivement ses achats mensuels d’actifs financiers à long terme a déclenché sur les marchés financiers mondiaux et marchés émergents une véritable crise de colère autour de cette politique que nous qualifions désormais de « tapering. » Depuis le début de l’année, bien que ce tapering soit dorénavant pris en compte, l’incertitude relative au timing et au rythme des efforts de la Fed destinés à normaliser sa politique de taux d’intérêt contribue à une volatilité certaine. Certains investisseurs et gouvernements redoutent aujourd’hui que la Fed rehausse ces taux trop tôt et trop rapidement, entraînant ainsi une onde de choc économique et financière. Troisièmement, il se pourrait, à l’inverse, que la Fed s’affranchisse des taux zéro de manière trop tardive et à un rythme trop lent (elle ne prévoit actuellement de normaliser les taux autour de 4% pas avant 2018), entraînant ainsi un nouveau boom du prix des actifs – et finalement un éventuel éclatement. En effet, les politiques monétaires inhabituelles adoptées aux États-Unis et au sein d’autres économies avancées ont d’ores et déjà permis une relance massive du prix des actifs, ce qui pourrait tôt ou tard créer un certain nombre de bulles dans l’immobilier, le crédit, et sur les marchés d’actions. Quatrième risque, il est possible que les crises constatées au sein de certains marchés émergents fragiles s’aggravent. Les marchés émergents font route selon un vent de face (en raison de la baisse du prix des matières premières, ainsi que des risques associés à la transformation structurelle de la Chine et au refaçonnage des politiques monétaires de la Fed), alors même que leurs politiques macroéconomiques sont encore trop lâches, et que le manque de réformes structurelles entrave la croissance potentielle. Nombre de ces marchés émergents sont, par ailleurs, confrontés à des risques politiques et électoraux. En cinquième lieu, un risque sérieux existe de voir le conflit actuel en Ukraine aboutir à une deuxième guerre froide – voire à une guerre bien plus réchauffée si la Russie venait à envahir l’est du pays. Les retombées économiques d’un tel événement – liées à l’impact sur les approvisionnements énergétiques et les flux d’investissement, sans parler des pertes en vies humaines et en capitaux physiques – seraient alors considérables. Dans le même esprit, il n’est, enfin, pas impossible que les désaccords territoriaux, terrestres et maritimes observés en Asie (en premier lieu desquels les contentieux entre la Chine et le Japon) dégénèrent en un affrontement militaire pur et simple. De tels risques géopolitiques – s’ils venaient à se matérialiser – engendreraient un véritable impact systémique sur l’économie et la finance. Jusqu’à présent, les marchés financiers ont fait preuve d’optimisme quant à la survenance de ces risques nouveaux et croissants. La volatilité n’a que modérément augmenté, tandis que les prix des actifs ont tenu bon. À ce jour, il arrive de temps en temps que les rumeurs autour de ces risques perturbent (brièvement) la confiance des investisseurs, les modestes corrections du marché ayant tendance à s’inverser d’elles-mêmes. Peut-être les investisseurs ont-ils raison de ne craindre aucune matérialisation de ces risques sous leur forme la plus grave, ou de considérer l’absence de tels risques dans les politiques monétaires relâchées qu’adoptent les économies avancées, ainsi que dans la continuité de la reprise. Pour autant, ces investisseurs ne sauraient céder à l’illusion selon laquelle la probabilité de survenance de ces menaces serait faible – sans quoi ils pourraient avoir de très mauvaises surprises lorsque celles-ci se matérialiseront. En effet, comme nous l’avons observé au cours de la crise financière mondiale, les investisseurs semblent incapables d’estimer, de tarifer, et de se prémunir correctement contre des risques pourtant porteurs de conséquences considérables. Seul l’avenir nous dira si cette nonchalance actuelle sera synonyme d’échec dans l’évaluation et l’anticipation d’événements extrêmes.n * Nouriel Roubini est président de Roubini Global Economics et professeur à la Stern School of Business de l’Université de New York.
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Les compagnies aériennes peuvent pousser un grand soupir de soulagement. Au terme de longs débats, le Parlement européen a finalement voté ce matin une modification du système des quotas de CO2, qui exonère les vols long-courriers du paiement de cette taxe déguisée. Par 458 voix contre 120 et 24 abstentions, les députés européens ont accepté de limiter l’application des quotas d’émissions aux seuls vols intra-européens jusqu’en 2017. Le temps pour l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) de parvenir à un accord global sur un système incitatif de réduction des émissions de gaz à effets de serre pour le transport aérien. Le suspense aura toutefois tenu jusqu’au bout. Prenant le contre-pied de l’accord élaboré au Conseil européen, la commission de l’environnement avait décidé de soumettre au Parlement un texte incluant les vols internationaux pour la partie effectuée dans l’espace aérien européen. Ce n’est que tard dans la nuit de mercredi à jeudi que la commissaire européenne à l’Environnement, Connie Hedegaard, a fait pencher la balance, en se rangeant contre toute attente dans le camp des partisans du compromis, et ce, contre l’avis de sa propre commission. Cet accord est, en effet, très en retrait par rapport à la réglementation européenne votée en 2012, qui prétendait faire payer aux compagnies aériennes leurs émissions de CO2 sur la totalité de leurs vols internationaux à destination ou au départ de l’Europe. Mais il préserve le principe des quotas d’émissions et met fin, au moins temporairement, au bras de fer entre l’Union européenne et un certain nombre d’Etats, comme l’Inde, la Russie, la Chine et les Etats-Unis, qui refusaient de voir leurs compagnies aériennes soumises à la taxe carbone européenne, jugée contraire à leur souveraineté et au droit international. Plusieurs gouvernements avaient ainsi interdit à leurs compagnies nationales de transmettre aux autorités européennes leurs déclarations d’émissions de CO2 pour 2013. C’est également un soulagement pour Airbus, qui avait vu une partie de ses commandes chinoises gelées par Pékin en 2012, à titre de représailles contre l’Union européenne. Cependant, ce soulagement n’est peut-être que temporaire. L’Union européenne s’expose à voir le problème ressurgir en 2016, si l’OACI ne parvient pas à faire accepter à ses quelque 200 Etats-membres un système équivalent de réduction des gaz à effets de serre. Conscient du risque, le Conseil européen avait d’ailleurs demandé une prolongation du délai jusqu’en 2020, ce que le Parlement a refusé. Si aucun accord n’intervient à l’OACI, le système d’échange de quotas d’émission s’appliquera à nouveau pleinement après 2016. Au-delà de l’enjeu environnemental, le vote du Parlement constitue également un recul face aux pressions commerciales chinoises. (Source : site Parlement européen)
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La gestion des déchets semble bien plus compliquée dans l’espace que sur Terre. La quantité d’objets artificiels inactifs en orbite autour de la Terre, qu’on appelle débris spatiaux, a tendance à croître dangereusement. Leur nombre était estimé il y a trois ans à environ 370 000. Une bonne partie d’entre eux est constituée de restes d’anciens satellites qui contiennent encore du carburant. Cette situation, estiment les experts, doit être contrôlée pour assurer la sécurité des expéditions dans l’espace. Dans ce but, le Parlement européen a voté mercredi 2 avril un nouveau programme doté d’un financement de 70 millions d’euros visant à soutenir les efforts des Etats membres pour suivre les débris spatiaux. Il s’agit de développer des technologies efficaces pour éliminer tous ces déchets gênants. L’Agence spatiale européenne a pensé les pousser vers la Terre pour qu’ils y retombent et se consument ou les catapulter vers des orbites cimetières. En octobre dernier, la quatrième commission sur la coopération internationale touchant les utilisations pacifiques de l’espace, issue de l’Assemblée générale de l’ONU, avait débattu de cette pollution spatiale inquiétante. On parle maintenant de la création prochaine d’un chasseur de débris spatiaux, baptisé CleanSpace One, mis au point par l’Ecole polytechnique de Lausanne et Swiss Space Systems, qui collaborent à ce projet d’un coût de 15 millions de francs. Sa mise en orbite est prévue pour 2018. L’engin aura pour tâche de nettoyer l’espace des dizaines de milliers de débris et des restes de satellites. Plus de 6000 satellites sont en orbite dans l’espace depuis le lancement de Spoutnik en 1957. L’espace est congestionné, avertissent les spécialistes, qui préviennent que le risque d’accidents aux conséquences potentiellement dangereuses est en augmentation et qu’une dégradation soudaine de l’environnement orbital pourrait être irréversible. Ils font remarquer que la collision avec d’autres objets va créer encore plus de débris spatiaux qui risqueront, à leur tour, de provoquer d’autres collisions et de menacer tout vol spatial. Car il n’est pas question d’abandonner les activités spatiales qui ont montré leur contribution inestimable au développement durable. Les systèmes satellitaires ont prouvé, en effet, leur efficacité face aux risques naturels souvent meurtriers et dévastateurs. Cette activité se poursuit. Une fusée russe Soyouz devait mettre sur orbite jeudi 3 avril, depuis la Guyane française, Sentinel-1A, premier satellite du programme européen baptisé Copernicus, lancé par la Commission européenne, et qui vise à doter l’UE d’un accès continu, indépendant et fiable aux données d’observation de la Terre. Ce satellite chargé de scruter océans, glaces polaires, inondations et séismes, doit poursuivre la mission qui avait été brillamment accomplie, durant dix ans, par le satellite Envisat, hors d’usage depuis deux ans. Sentinel-1A, explique-t-on, est destiné à une large gamme de missions environnementales, notamment la surveillance de la surface des mers, l’observation de la fonte des glaces, des marées noires et des glissements de terrain. C’est le seul satellite européen à avoir été spécifiquement conçu pour réagir rapidement en cas de catastrophes naturelles, comme des inondations ou des séismes, pour fournir au sol des données aussi fraîches que possible, souligne l’ESA, l’Agence spatiale européenne. Les données recueillies par ces systèmes permettent d’évaluer les dégâts et facilitent le travail des secours, d’élimination des séquelles et de reconstruction, après les séismes. En 2013, un bureau régional du système pour la gestion des catastrophes majeures, relevant des Nations unies, UN-Spider, a été ouvert à Alger.n
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En marge d’une cérémonie de signature d’un protocole de jumelage entre le CHU de Béni Messous (Alger) et l’EPH Brahim-Tirichine (Ghardaïa) signé jeudi, à Ghardaïa, entre les directeurs des deux établissements pour la prise en charge de certaines pathologies nécessitant des soins de haut niveau et des technologies pointues en la matière, telles l’ophtalmologie, la néphrologie et la greffe rénale. Abdelmalek Boudiaf, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière a déclaré que «Ghardaïa, qui a bénéficié d’un large programme de réalisation de différents établissements de santé de qualité, et ce, dans pratiquement toutes les spécialités, est appelée à devenir un pôle de référence en matière de santé dans la région des Hauts-Plateaux et du Sud ». Mais pour arriver à être à la hauteur de la mission : « Les responsables en charge de ce secteur doivent retrousser les manches, notamment pour le 1er responsable de l’EPH d’El Menéa et celui de l’EPSP de Ghardaïa, auxquels j’accorde une dernière chance », avant d’ajouter : « Celui qui ne veut pas travailler et ceux qui refusent de dialoguer avec le partenaire social n’ont rien à faire parmi nous. » Puis revenant aux événements qui ont ébranlé Ghardaïa en janvier et février passés, le ministre a affirmé « que tous les blessés lors des dernières échauffourées qui ont ensanglanté la vallée du M’zab seront pris en charge par l’Etat, y compris ceux nécessitant un transfert à l’étranger ». Rappelant sa promesse de l’ouverture d’un centre d’oncologie à Ghardaïa, il s’est dit satisfait de cette réalisation et de son ouverture : « Nous l’avons ouvert et ramené des spécialistes pour son activité, et ce, en sus d’une vingtaine d’autres spécialistes », tout en promettant de faire « bénéficier dans les jours à venir les structures de santé de Ghardaïa par l’apport d’un autre contingent de spécialistes, ainsi que de 40 générateurs pour dialyse et d’un important quota d’ambulances. Boudiaf pris à partie Ce qui est important n’est pas de construire uniquement des établissements et des structures de santé, mais aussi et surtout de disposer de la ressource humaine de qualité pour leur activité. » Au centre de dialyse, le ministre, interpellé par des techniciennes de la santé sur la précarité de leur emploi en qualité de contractuelles après des années d’activité, a tancé les responsables : « Faites attention à prioriser ces éléments, je vous ai accordé des postes budgétaires en la matière. N’essayez surtout pas de faire du favoritisme, je vous l’interdis. » Abdelmalek Boudiaf s’est aussi rendu au chevet d’une petite fille de 18 mois gravement blessée à la tête par des jets de pierre et de bouteille alors qu’elle était en voiture avec son grand-père sur le trajet entre Touzzouz, la palmeraie mozabite, et Dhaïa Ben Dahoua. Le ministre donnera des instructions pour que la petite Nihal ne quitte pas l’hôpital tant qu’elle ne sera pas complètement remise de son traumatisme crânien. Il a également rencontré une cinquantaine de blessés arabes, hospitalisés, dont la majorité, touchés à l’œil, ont saisi l’occasion de la présence du ministre pour dénoncer avec virulence leur abandon par les autorités locales après leurs blessures. La discussion, qui a été très chaude, a failli dégénérer tant les jeunes en voulaient aux autorités qui selon eux « résidaient dans des hôtels 5 étoiles, alors qu’ils ont tout perdu, leur santé et leurs maisons détruites par les incendies ». Après El Atteuf, où il a visité une polyclinique, le ministre s’est rendu à Metlili et Seb Seb, respectivement à 45 et 65 km au sud-est de Ghardaïa, où il a inspecté des structures relevant de son département ministériel. Par ailleurs, et affirmant que le paludisme (malaria) à travers son vecteur de la transmission de l’anophèle femelle (plasmodium falciparum) sera prochainement complètement éradiqué sur toute l’étendue du territoire national, il a révélé qu’une grande firme internationale spécialisée dans la lutte contre les épidémies interviendra prochainement en ce sens.n
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