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Reporters - Filtrer les éléments par date : mercredi, 30 avril 2014

Algérie Télécom prévoit d'investir 70 milliards de dinars en fonds propres dans le cadre d'un plan d'investissement élaboré pour 2014, a indiqué à la radio nationale  le PDG d'Algérie Télécom (AT), Azouaou Mehmel. « Un plan d'investissement en fonds propres d'un montant de 70 milliards  DA a été arrêté pour 2014 destiné à l'assainissement, l'expansion et la mise à niveau de l'ensemble de l'infrastructure d'Algérie Télécom», a précisé M. Mehmel . «Ce plan concerne notamment les supports de réseau et même le système d'information interne», dira-t-il encore. «Face à l'importance des TIC, un plan de rattrapage s'impose aujourd'hui. Les autorités ont consenti à AT un prêt de 115 milliards DA assorti d'un taux bonifié de 5% pour rattraper rapidement le retard enregistré en termes de pénétration du haut débit», précise M. Mehmel. «Couvrir un territoire aussi vaste que l'Algérie induit une difficulté certaine en matière de rentabilisation rapide de ces investissements, car nous activons dans un domaine technologique caractérisé par une obsolescence rapide», expliquera-t-il. «Rentabiliser ces investissements nécessite le développement de l'industrie du contenu, des moyens de paiement en ligne afin de créer une synergie entre ces infrastructures et leur usage», a poursuivi M. Mehmel. Par ailleurs, il a souligné que son entreprise ambitionne, à terme, de mettre à disposition du citoyen en tout lieu un accès au réseau actif payable en ligne.

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De nouveau, une fatwa meurtrière proclamée en Egypte par un pseudo cheikh. Une sentence religieuse qui fait froid dans le dos et vous dégoûte définitivement des religieux obscurantistes qui pullulent partout. « Un époux peut ne pas intervenir pour sauver sa femme d’un viol, s’il estime que son intervention peut lui coûter la vie. » C’est le docteur Yasser Borhami, prédicateur salafiste connu en Egypte, qui vient de cracher cette insanité. Ce cheikh se base sur la primauté accordée par l’Islam à la préservation de la religion, puis de la vie, avant la sauvegarde de l’honneur. Il se serait inspiré de l’histoire d’Abraham, qui n’aurait pas défendu sa femme Sara des visées du pharaon à leur arrivée en Egypte. « Abraham présenta sa femme comme étant sa sœur et lui demanda de cacher la vérité sur leur lien lorsqu’elle sera en compagnie de cet homme. Sara pria et demanda à Dieu de la sauver. Dieu la préserva de ce tyran. » Borhami a accusé les libéraux et les islamistes de vouloir lui nuire en supprimant des parties de son interview sur ce sujet. Les médias ont élagué une de ses phrases où il avait dit que s’il y avait une possibilité pour le mari de sauver sa femme, il devait la défendre ! Ce n’est pas la première fois que ce prédicateur soulève un tollé de contestations en réaction à ses déclarations. Il avait déclaré « kofr » pour les musulmans de féliciter les chrétiens lors de leurs fêtes religieuses. Il déclara, il y a quelques jours, que Pâques représente l’une des fêtes les plus mécréantes chez les chrétiens. Des paroles qui ont poussé le président de l’organisation égyptienne des droits de l’Homme de l’ester en justice pour ses attaques contre les religions et ses tentatives de créer une dissension entre les musulmans et les chrétiens en Egypte. Les services et certains oulémas d’Al Azhar ont réagi rapidement aux propos de Borhami pour démentir et rejeter catégoriquement cette fatwa, déclarée comme allant à l’encontre des valeurs de l’Islam. Au contraire, « si quelqu’un se sacrifie pour sauvegarder son honneur, il est considéré tel un martyr et Dieu lui accordera une place privilégié au Paradis », a affirmé Al Azhar. Il y a eu déjà des tentatives pour légaliser le mariage des filles dès l’âge de neuf ans, un projet qui fut proposé à l’adoption par le Parlement égyptien en 2012. Comble de l’horreur, on a même discuté d’une éventuelle loi permettant aux hommes d’avoir une relation sexuelle avec leurs femmes dans les six heures qui suivent leur décès ! Evidemment, la femme demeure toujours au centre de ces idées, de ces fatwas et déclarations d’hommes, la rabaissant à jouer le rôle d’un simple objet sexuel, bafouant ses droits d’exister en tant que personne jouissant des mêmes droits que l’homme ! <
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Le président de la FAF, Mohamed Raouraoua, aurait pris attache avec l’entraîneur français, Christian Gourcuff, probable successeur du coach national Vahid Halilhodzic, et lui aurait fixé comme première mission de suivre et de jauger les équipes devant affronter les Verts en éliminatoires de la CAN.Le très probable successeur du coach national, Vahid Halilhodzic, à la tête des Verts, le Français Christian Gourcuff, qui devrait prendre ses fonctions à la tête de la l’EN juste à la fin du Mondial, a eu pour première mission de superviser les prochains adversaires des Verts à la prochaine CAN. Rappelons que les Verts devraient affronter les équipes du Mali, de l’Ethiopie et les vainqueurs des matchs entre le Malawi-Tchad et Sao Tomé et Principe-Bénin comptant pour les éliminatoires de la CAN 2015. Selon des indiscrétions, juste après le tirage au sort, le président de la FAF, Mohamed Raouraoua, aurait pris attache avec l’entraîneur français pour lui demander de prendre le maximum d’infos sur les adversaires de la sélection nationale, et ce, pour avoir une idée précisé sur eux et de se présenter à la CAN avec un maximum d’informations sur les adversaires et éviter l’aventure. Ainsi, Gourcuff devrait suivre le match amical qui devrait opposer le Mali à la Croatie et qui coïncidera avec le match test que disputeront les Verts face à l’Arménie. Gourcuff devra donc voir de très près les Aigles du Mali même s’ils ne sont pas totalement méconnus des Algériens qui ont déjà eu à les affronter il y a deux ans pour le compte des éliminatoires de la CAN. En parallèle, le coach français tentera de prendre aussi toutes les informations possibles sur la composante de la sélection nationale en suivant d’abord les matchs amicaux de l’EN avant de suivre la prestation des Verts au Mondial brésilien. Il faut savoir que Gourcuff n’aura pas beaucoup de temps pour préparer la CAN s’il prend en main la sélection officiellement, d’autant que le premier stage est prévu au mois d’août et que les éliminatoires débuteront au mois de septembre. Néanmoins, le fait qu’il connaisse certains joueurs qui ont évolué en France lui facilitera quelque peu la tâche, lui qui a aussi drivé certains éléments de l’EN dans les clubs qu’il a entraînés, notamment à Lorient. Le sélectionneur malien confiant Le sélectionneur de l’équipe nationale du Mali, Henri Kasperczak, considère que le groupe B dans lequel a été placée son équipe pour le compte des éliminatoires de la CAN-2015 de football, au Maroc, « est intéressant pour les Aigles », dans une réaction à chaud, publiée sur le site de la CAF. Le tirage au sort, effectué dimanche au Caire, a versé le Mali dans le groupe B aux côtés de l’Algérie, l’Ethiopie, et la sélection du pays qui sortira vainqueur des confrontations entre le Sao Tomé, le Bénin, le Malawi et le Tchad. « Certains nous considèrent même comme les favoris du groupe, ce qui est assez encourageant dans la perspective d’une éventuelle qualification », avait-il ajouté. Cependant, le Franco-Polonais a reconnu que ce statut de favori peut être considéré comme une arme à double tranchant. « Les matchs sont toujours difficiles et ils le sont encore plus face aux équipes qui vous considèrent comme le favori. Ce qui augmente leur motivation et leur abattage sur le terrain. A partir de là, ça devient beaucoup plus difficile » a-t-il prédit. Cette situation a incité Kasperczak à prendre, dès maintenant, certaines dispositions pour parer au pire, notamment en appelant ses joueurs à rester prudents, et surtout à préparer chaque match comme il se doit. « Il faut que les joueurs prennent conscience de leurs responsabilités et de l’ampleur de la tâche qui les attend. Ils doivent se préparer dans les meilleures conditions possibles, car ce sera à eux de tout mettre en application sur le terrain et de démontrer leurs qualités ». Le sélectionneur des Aigles n’a pas caché son respect pour ses adversaires, tels que l’Algérie et l’Ethiopie, qu’il considère comme de « sérieux concurrents » dans le groupe.n
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Le patron de la fédération de volley-ball souhaite renouveler tous les staffs des équipes nationales pour leur apporter du sang neuf et relancer la discipline. Le président de la Fédération algérienne de volley-ball (FAVB), Okba Gougam, a jugé « indispensable » le renouvellement des différents staffs techniques des sélections nationales de la discipline avant l’entame des prochaines échéances internationales. « Après les tournois continentaux (hommes et dames) qualificatifs au Mondial, on s’est donné le temps d’examiner les bilans des différentes équipes nationales. Résultat : le bureau fédéral a décidé de procéder au renouvellement de l’ensemble des staffs techniques, à l’exception de celui des seniors dames, et donner le temps nécessaire au directeur technique national (DTN) pour nous faire des propositions », a déclaré Gougam. En effet, le DTN, Mouloud Tlemçani, a effectué une large consultation et auditionné plusieurs techniciens susceptibles d’être retenus au sein des futurs staffs techniques nationaux. Il devrait remettre ses propositions au bureau fédéral en vue de la désignation des futurs staffs techniques. « Le DTN devrait avoir finalisé ses choix et va nous les soumettre dans les prochains jours. Je n’ai aucune idée des noms retenus. Je sais, en revanche, qu’il y aura des techniciens qui seront récupérés », a indiqué le premier responsable de la FAVB, expliquant que cette opération de renouvellement des staffs techniques « s’inscrit dans la politique de la fédération de relancer les différentes sélections, surtout les jeunes catégories ». Le renouvellement ne touchera pas seulement les staffs techniques, mais également l’encadrement travaillant à la fédération, avec la venue d’un nouveau DTN et d’un nouveau secrétaire général. « A vrai dire, ce sera un redéploiement d’effectif et un réaménagement au niveau des directions permanentes de la fédération. On a pris le temps qu’il fallait pour arriver à ce constat. J’espère que ce changement va nous permettre de répondre aux attentes des adeptes de la discipline, mieux prendre en charge les activités de la fédération et surtout booster le volley-ball en lui donnant un nouveau souffle », a souhaité Okba Gougam. Afin de fournir à la Direction technique nationale les meilleures conditions de travail et les moyens adéquats pour mener à bien ses activités, cette structure déménagera prochainement vers de nouveaux locaux au niveau du centre de volley-ball à Beaulieu (El Harrach). « Cette infrastructure sera le centre névralgique de nos activités futures. Disposant d’une salle et de trois terrains, elle sera le centre permanent de préparation des équipes nationales », a assuré le président de la FAVB. Outre ces nouveautés, de nouvelles structures seront mises en place. Il y aura une direction de contrôle, une commission chargée de suivre et d’organiser les différents tournois et compétitions internationaux, une commission de communication et une structure chargée de gérer la discipline de beach-volley. « L’année 2014 sera celle des circuits qui auront lieu au niveau de plusieurs villes. On aura aussi le beach nocturne au cours du mois de ramadan qui sera organisé dans quatre villes, en plus du beach-place prévu pour les quatre week-ends du mois d’août prochain », a conclu Okba Gougam.n
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Si Stromae a fait plaisir à ses fans algériens en annonçant sur son site internet sa venue le 30 mai prochain à Alger, Christophe Mae, lui, n’en a rien fait ! Pourtant, des fans, Christophe Mae en a et beaucoup même. Ils sont très nombreux à s’arracher les billets pour assister au concert qu’il animera demain à partir de 19h à la Coupole du 5-Juillet. A 2 000 dinars le ticket, le public découvrira pour la première fois en Algérie cet artiste, de son vrai nom Christophe Matichon, né en 1975 à Carpentras, dans le Vaucluse, en France. Christophe Mae, c’est d’abord un auteur, un compositeur aux couleurs jazz, blues et soul et interprète pop, qui a été découvert grâce à son album « Mon paradis », sorti dans les bacs en 2007. Un album né sous les influences caribéennes qui a réussi en très peu de temps à le propulser au-devant de la scène artistique française puisqu’il parvient à en vendre en un temps record plus de 16 000. A l’issue, il parviendra même à décrocher un disque de diamant. Une précieuse récompense qui le pousse à saisir sa chance en se produisant en solo lors de sa première tournée. Des petites aux grands salles de spectacles, Christophe Mae ne chantera plus qu’à guichets fermés. Sa seconde tournée ne se déroulera plus que dans les Zénith de la France entière. Un triomphe qui lui ouvre les portes de la troupe des « Enfoirés ». Il remportera dans sa lancée le prix du Meilleur artiste masculin français aux NRJ Awards avec son tube On s’attache. Et Mae s’est réellement attaché à son succès puisqu’il a de suite enchaîné avec le prix de la Révélation de l’année 2008 aux Victoires de la musique. En lice avec pas moins de 52 artistes, il est parvenu à hisser son nom en pole position du hit européen. De ce fait, les initiateurs de la Star Académie à sa huitième édition lui proposent d’en être le parrain au côté de la star Rihana. Il acceptera et sortira dans la foulée son second album en live acoustique « Comme à la maison ». Il y sera tellement à l’aise que les ventes explosent. Mae se classe avec plus de 500 000 exemplaires vendus. Sa notoriété est telle que le rockeur le plus célèbre de France, en l’occurrence Johny Halliday, lui demande de lui écrire une chanson Etreintes fatales. Cette aventure le conduit en 2009 à se produire en première partie de la tournée « Tour 66 » initiée par le père de « Laura ». Christophe Mae concrétise ses rêves. D’autant plus qu’il décroche la même année, et une fois de plus, le prix de l’Artiste masculin et de la Chanson de l’année pour son tube Belle demoiselle aux NRJ Music Awards. Les médias français parleront de 2,1 millions d’euros de bénéfices pour la star française juste pour l’année 2008. Deux ans plus tard et après une escapade musicale avec «Bisso Na bisso » avec qui il chantera Pas de différence, Christophe Mae édite son troisième album «On trace la route» ! Et de la route, il en fera pendant toute l’année avec une nouvelle tournée débutée en juin 2010 qui le mènera, par ailleurs, à l’Olympia, à Bercy et au Zénith de Paris. En 2011, ça sera la Suisse, l’Allemagne puis les îles de la Réunion qui accueilleront la révélation de la chanson française. La même année, il sera décoré de la médaille de l’Ordre des chevaliers des arts et des lettres octroyée par le ministère français de la Culture. Que du bonheur pour Mae et il s’exprimera fortement dans son dernier album sorti en 2013. «Je veux du bonheur », beaucoup, pas assez et toujours plus pour l’artiste qui s’est dévoilé dans un premier temps avec Tombé sous le charme. Et du charme, il en a tellement qu’il le vendra à plus de 100 000 exemplaires en à peine une semaine. Tête des ventes, il est confirmé triple disque de platine au bout de 5 semaines. Après une série de 16 concerts au Palais des sports de Paris, en octobre 2013, il entame une nouvelle tournée en 2014 qui le mènera le 1er mai à Alger. < Christophe Mae en concert à la Coupole du 5-Juillet Jeudi 1er mai 2014 à 19h Prix du billet : 2000 DA
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Le président syrien, Bachar Al-Assad, est officiellement candidat à l’élection présidentielle qui devrait se tenir le 3 juin prochain dans tout le pays. Assad est, sans surprise, candidat à sa propre réélection dans un scrutin dont les modalités l’avantagent assez largement. L’opposition syrienne a, d’ores et déjà, qualifié le scrutin à venir de «farce», alors que le conflit syrien entre dans sa quatrième année sans aucun signe de fin proche. «Moi, le citoyen Bachar Hafez el-Assad souhaite me porter candidat au poste de président de la République syrienne.» Ce sont par ces mots, adressés dans une lettre au Parlement syrien, que le président syrien, Bachar Al-Assad, a fait acte de sa volonté de se porter candidat pour la prochaine élection présidentielle en Syrie qui devrait avoir lieu le 3 juin prochain. Candidat à un troisième mandat sans surprise aucune, Assad n’a, en réalité, pas fait cette annonce directement mais c’est le chef du Parlement et un de ses proches, Mohammad Al-Lahham, qui s’en sont chargés. Bachar Al-Assad a été le septième candidat à faire officiellement montre de sa volonté de briguer la Présidence de la Syrie et il est le grandissime favori de cette élection où tous les mécanismes ont été mis en place pour sa victoire. Hier, quatre nouveaux candidats ont déclaré leur volonté de briguer la Présidence, dont, parmi eux, un chrétien, alors que l’article 3 de la Constitution syrienne stipule que seul un musulman peut occuper cette fonction. Il s’agit, en fait, de la première véritable élection présidentielle dans le pays puisque, pour ses deux précédentes élections, Bachar Al-Assad avait organisé un référendum où il était le candidat unique. La modification de la Constitution en 2012 a alors instauré la possibilité d’avoir plusieurs candidats à la présidentielle. Seulement, le Parlement, totalement acquis au régime de Damas et à Assad, a mis en place plusieurs mesures restrictives qui excluent dans les faits les membres de l’opposition, lesquels se trouvent à l’extérieur de la Syrie pour la plupart. En effet, une des conditions pour être candidat à la magistrature suprême est d’avoir résidé en Syrie en continu pendant les dix dernières années. «Farce» Face à cette loi restrictive, l’opposition syrienne a déjà fait savoir qu’elle ne reconnaitrait pas les résultats de cette élection quels qu’ils soient. Ahmad Jarba, chef du bureau de la Coalition nationale de l’opposition syrienne, avait affirmé, la semaine dernière, que le scrutin à venir devrait être «considéré comme une farce» dans la mesure où toutes les mesures mises en place permettent à Bachar Al-Assad de tranquillement briguer un troisième mandat. Par ailleurs, pour pouvoir être déclaré candidat, la loi électorale syrienne prévoit qu’un citoyen syrien doit disposer de 35 parrainages de députés au sein du Parlement qui en compte 250. A ce sujet, un des porte-paroles du Président Assad a ainsi affirmé : «Il souhaite se présenter à la présidence de la République, espérant que le Parlement l’acceptera.» Une formalité puisque le Parlement syrien est totalement acquis à la cause du régime et qu’une écrasante majorité des 250 députés sont en réalité des proches du Président Assad. En outre, dans un contexte où la Syrie vit une difficile guerre civile, le scrutin ne sera organisée que dans les localités dont le régime a le contrôle, autrement dit, des localités qui sont, pour la plupart, acquises au régime et à son candidat. D’ailleurs, hier, l’aviation syrienne a procédé à des bombardements faisant 51 morts, alors qu’un double attentat à la voiture piégée à Homs, à fait 37 morts, en majorité des femmes et des enfants, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) qui a, par ailleurs, affirmé que le nombre de réfugiés syriens au Liban avaient en réalité dépassé le cap du 1,5 million. D’ailleurs, quand il en vient aux réfugiés et à leur droit au vote même en dehors de la Syrie, le président de la Commission électorale a été clair en affirmant que seuls les réfugiés entrés légalement dans les pays voisins et enregistrés auprès des autorités auraient le droit de voter, ce qui exclut les Syriens établis en Turquie et en Irak, qui sont forcément entrés illégalement, faute d’accord avec le régime de Damas. Aussi, à un peu plus d’un mois du début du scrutin, tous les rouages logistiques de l’élection présidentielle sont mis à disposition du président Assad, afin de lui assurer une victoire qui devrait, a priori, être confortable et lui conférer une légitimité accrue. A.M.M.
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La résolution onusienne prolongeant la mission de surveillance des violences par la Minurso, mission de l’ONU pour le Sahara occidental, était très attendue par le Royaume du Maroc, qui craignait que les missions de la Minurso soient élargies à la surveillance du respect des droits de l’Homme dans ce territoire que le Royaume chérifien revendique comme faisant partie du Maroc, une situation de fait à laquelle s’opposent les indépendantistes du Front Polisario. La résolution de l’ONU concernant les fonctions de la Minurso, mission onusienne de surveillance de la situation au Sahara occidental, en attendant le règlement du conflit, était très attendue par le Maroc qui craignait voir les prérogatives de la mission étendues à la surveillance de l’état des droits de l’Homme au Sahara occidental. Le Royaume chérifien peut être soulagé, puisque la résolution, qui a été décidée hier à l’ONU, n’inclut aucun mécanisme direct ou officiel de surveillance des droits humains dans cette ex-colonie espagnole. L’idée avait pourtant paru séduisante à Washington lorsqu’elle avait été mise à l’ordre du jour par la diplomatie algérienne en octobre dernier, ce qui avait d’ailleurs provoqué les foudres du Makhzen. Seulement, usant de ses relations avec les Etats-Unis et la plupart des puissances occidentales, le Maroc a réussi à éviter cette nouveauté qui aurait été une véritable catastrophe pour sa légitimité dans l’arène diplomatique internationale, dans la mesure où de nombreux rapports d’ONG font état de l’état déplorable dans lequel vivent les Sahraouis et de la violation fréquente des droits humains. Pour autant, ce n’est pas une victoire totale pour le Royaume alaouite dans la mesure où cette nouvelle résolution – et pour la première fois depuis que l’ONU s’occupe de cette question – a fait mention de la problématique des droits humains dans le Sahara occidental. La résolution reste cependant très consensuelle sur la question des droits de l’Homme. Victoire diplomatique en demi-teinte En effet, le texte final, qui a été voté à l’unanimité, demande à toutes les parties prenantes «de travailler avec la communauté internationale pour élaborer et appliquer des mesures crédibles et indépendantes visant à assurer le plein respect des droits de l'Homme». Le Maroc a, par ailleurs, été salué pour les efforts qu’il a faits dans l’amélioration du respect des droits humains au Sahara occidental et s’est engagé en contrepartie à persévérer dans cette voie, notamment en améliorant l’efficacité du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), organe officiel du pouvoir marocain. Pour autant, si le Maroc a un répit sur le dossier des droits humains pour l’instant, il sait qu’il sera désormais pointé du doigt par la communauté internationale en cas de dépassement en la matière. D’ailleurs, la résolution prévoit l’envoi de quinze militaires supplémentaires de l’ONU pour superviser au mieux la région. En outre, la résolution de ce conflit, qui dure depuis des décennies, ne semble pas à l’ordre du jour. En effet, le Maroc a proposé par le passé un plan de large autonomie dans le cadre du Royaume, ce que rejette une partie de la communauté internationale, et en particulier l’Algérie. De même, le mouvement indépendantiste du Front Polisario ne semble toujours pas se résoudre à laisser la République sahraouie se dissoudre au sein du Royaume du Maroc. Si Washington a salué les efforts faits par Rabat afin de trouver un compromis efficace, elle n’a pas totalement donné son assentiment pour ce plan de large autonomie, contrairement à Paris qui a déjà affirmé à plusieurs reprises trouver ce plan satisfaisant, réaliste et réalisable. Le Maroc a certes fait un pas en avant avec cette résolution très modérée de la part des Nations unies, mais le conflit autour du Sahara occidental, lui, ne semble pas près de connaître son épilogue.n
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Mouloudéens et Kabyles se donneront la réplique dans cette finale de Coupe d’Algérie avec un seul objectif, celui de remporter cette consécration qui leur permettra de sauver leur saison après des hauts et des bas en championnat. La finale de la Coupe d’Algérie de football seniors, qui opposera au stade Mustapha-Tchaker, à Blida, le Mouloudia d’Alger à la JS Kabylie, devrait être explosive. Les deux formations se connaissent parfaitement et les rencontres qui les opposent sont toujours disputées, surtout en championnat, où ces matches sont considérés comme des classicos. Dans cette finale inédite (les deux clubs ne se sont pas rencontrés en finale, sauf celle pour le championnat en 1999), les deux grands clubs feront tout leur possible pour remporter un énième titre qui enrichira leur palmarès et synonyme de la formation la plus titrée d’Algérie, qui revient pour le moment aux gars de la ville des Genêts avec 14 titres de champion d’Algérie, 9 finales de Coupe d’Algérie dont 5 gagnées et la bagatelle de 6 Coupes africaines. Les Canaris comptent ainsi décrocher leur sixième coupe, alors que le doyen des clubs algériens cherche à remporter son septième trophée. Le MCA a remporté sa dernière coupe en 2001 face à l’USMA, alors que la JSK a décroché son dernier trophée en 2011 face à l’USMH. Cette année, les deux formations souhaitent sauver leur saison après des hauts et des bas, ce qui leur permettra aussi de disputer une compétition continentale la saison prochaine. Il faut dire que les deux clubs ont mis le paquet pour tenter de jouer les premiers rôles cette année, surtout pour ce qui est du Doyen, qui a été racheté par la plus grande société algérienne, Sonatrach, qui souhaite rendre au Mouloudia ses lettres de noblesse. Le MCA sera au grand complet et devrait même récupérer certains joueurs qui étaient absents lors des précédentes rencontres, à l’image de Metref qui devrait prendre sa place dans l’effectif, sauf si le coach en décide autrement. Même chose du côté de la JSK qui aura tous ses atouts en main pour tenter de décrocher ce trophée. Reste qu’il sera difficile d’émettre un quelconque pronostic sur cette finale. Ainsi et même si en championnat la JSK l’avait emporté tout dernièrement sur le score de 3 buts à 0, cela sera une autre paire de manches en finale de coupe. Il est clair aussi que les Vert et Rouge sont décidés de tout faire pour se reprendre de la déception de l’année dernière, où ils avaient non seulement été privés du trophée après la défaite face à l’USMA, mais ont fait une entorse au protocole en refusant de prendre leurs médailles sur ordre de leur désormais ex-président de section football du club, Omar Ghrib, qui a été exclu de toute activité sportive, alors que l’entraîneur Menad et les joueurs Babouche et Chaouchi l’ont été pour des durées déterminées. Le gardien du Mouloudia est le seul pour le moment dont la suspension a été revue à la baisse, ce qui lui permettra de rejouer à partir de la saison prochaine. Spectacle et suspense garantis La JS Kabylie et le MC Alger, deux spécialistes de Dame Coupe, se disputeront ce jeudi à 16h au stade Mustapha-Tchaker, à Blida, le trophée de la 50e édition de la Coupe d’Algérie de football, dans une finale inédite qui s’annonce palpitante et indécise. La JSK et le MCA, qui totalisent à eux deux 11 coupes, aimeraient bien garnir leur vitrine d’un nouveau trophée et renouer ainsi avec les consécrations nationales, après quelques années de disette. Le MC Alger, finaliste malheureux de l’édition précédente face à son rival de toujours, l’USM Alger (1-0), abordera la finale de ce jeudi avec la ferme détermination d’effacer son unique échec en sept finales disputées de son histoire. Auteurs d’une saison irrégulière en championnat d’Algérie de Ligue 1 professionnelle, les Vert et Rouge ne jurent que par la victoire pour sauver leur saison et surtout prendre part à la Coupe de la confédération l’année prochaine. Mais la mission des hommes de Fouad Bouali ne sera pas une sinécure face à un adversaire qui les a battus récemment par un large succès (3-0) en championnat. Le coach des Mouloudéens est conscient que le rendez-vous de ce jeudi à Blida revêt une importance particulière dans la vie du club de la capitale et surtout de ses supporters qui rêvent d’une nouvelle consécration pour s’approcher du record de l’USMA et l’ES Sétif dans le palmarès de la compétition. En prévision de la finale, les coéquipiers de Hadj Bouguèche ont entamé lundi un stage bloqué à Blida, loin de la pression de la capitale, à raison d’une séance d’entraînement par jour. Le MC Alger, qui reste sur une victoire contre le CA Bordj Bou Arréridj en championnat (1-0), comptera sur des joueurs expérimentés, à l’instar de Ghazi, Metref, Bouguèche, Aksas et autre Hachoud pour faire la différence contre la JSK. Jeudi, le technicien mouloudéen devrait aligner à un ou deux éléments près la même équipe qui a battu le CABBA vendredi au stade Omar-Hamadi, à Bologhine, pour le compte de la 25e journée de la Ligue 1. Les Canaris veulent finir le travail et misent sur Albert Ebossé Quant à la JS Kabylie, qui est en train de réussir une excellente saison sous la conduite du revenant Azzedine Aït Djoudi, elle semble bien armée dans tous ses compartiments de jeu pour signer une nouvelle victoire en finale de Coupe d’Algérie. Tombeurs du détenteur du trophée, l’USM Alger, au stade Omar-Hamadi en 16e de finale, les Canaris ne veulent à aucun prix rater le rendez-vous de ce jeudi à Blida et s’adjuger ainsi le trophée pour la sixième fois de leur histoire, trois ans après le dernier remporté contre l’USM El Harrach en 2011. Toujours en course pour la deuxième place du championnat de Ligue 1, qualificative à la Ligue des champions d’Afrique, les partenaires du gardien Asselah aborderont la rencontre avec un léger ascendant psychologique sur leur adversaire. Mais pour le coach Aït Djoudi, une finale de Coupe d’Algérie est quelque chose de différent par rapport au championnat : « Les matches du championnat et de Coupe d’Algérie ne se ressemblent pas du tout. Chaque rencontre a ses spécificités. La finale se jouera avec des données totalement différentes. » Contre le MCA, la JSK misera une nouvelle fois sur le baroudeur du championnat, le Camerounais Albert Ebossé, pour faire trembler les filets du gardien Djemili. Véritable révélation de la saison et force de frappe n°1 de l’équipe, l’attaquant des Canaris est pour beaucoup dans le parcours de son équipe cette saison en coupe et en championnat. Le rendez-vous de jeudi sera une belle occasion pour lui de confirmer son excellente saison. Aït Djoudi, qui sera sur le banc de la JSK pour la seconde fois en finale de Coupe d’Algérie et la troisième de sa carrière avec à la clé un succès avec l’USM Alger en 2003 et une défaite face aux Usmistes en 2004 (en tant qu’entraîneur de la JSK), rêve d’une seconde consécration. « Le stade Mostapha Tchaker est synonyme de porte-bonheur pour moi. Quand j’étais entraîneur de l’USMA, j’ai remporté la Coupe face au CRB (2-1) et je souhaite la gagner une seconde fois mais cette fois-ci avec la JSK », a-t-il souhaité. Une chose est sûre, la « finale-classico » de jeudi entre la JSK et le MCA, deux équipes qui se connaissent très bien, promet du spectacle sur la pelouse et de l’ambiance dans les gradins, mais il est difficile d’avancer le moindre pronostic sur le sort final du match. Au fur et à mesure qu’approche le jour de la finale de la Coupe d’Algérie de football, prévue demain à Blida entre la JS Kabylie au MC Alger, l’effervescence monte en intensité et s’empare des supporters du club phare du Djurdjura, qui se mobilisent pour apporter leur soutien à leur équipe. A Tizi-Ouzou, fief traditionnel des adeptes des Canaris, une ambiance de fête s’installe progressivement en l’honneur de Dame Coupe. Au niveau des différents quartiers de la cité des Genêts, les inconditionnels de la JSK s’affairent, depuis samedi dernier, à peaufiner les préparatifs de cet événement sportif majeur pour honorer Dame Coupe comme il se doit. Une ambiance de fête à Tizi-Ouzou Ce « classico » est sur toutes les lèvres ces jours-ci, tant cette finale entre deux clubs connus pour leur rivalité sportive est inédite dans les annales du football algérien et promet d’être palpitante à plus d’un titre, tant sur le terrain que sur les gradins, et au niveau du moindre recoin du pays où la JSK et le MCA comptent des supporters. Dans les discussions sur les places publiques, la victoire « impérative » de la JSK revient comme un leitmotiv, même si nombre de supporters ne se hasardent pas à émettre un quelconque pronostic quant à l’issue de cette confrontation avec un adversaire qui ne se présentera sûrement pas en victime expiatoire et fera tout pour se racheter aux yeux de ses supporters après la finale ratée l’année dernière contre l’USMA. La ville est pavoisée aux couleurs vert et jaune. Une banderole géante frappée en filigrane à l’effigie de feu le chanteur Matoub Lounes, supporter invétéré de la JSK, est accrochée sur le fronton du musée de la wilaya, ex-hôtel de ville, dont la placette constitue le point de convergence par excellence des supporters du club qui y ont élu leur quartier général. Les rues de la ville, où les couleurs de l’équipe sont déployées aux quatre vents, vivent au rythme de l’événement. Les trottoirs sont envahis par des vendeurs de fanions, tee-shirts, casquettes, écharpes et autres bibelots aux couleurs de la JSK ; des disc-jockeys diffusent à fond des chansons louant le club du Djurdjura. La vente des billets a eu lieu hier, de 9 à 16h, comme annoncé par un communiqué du club. A cet égard, Mourad et Akli, deux inconditionnels du club de la cité 5-juillet de Tizi-Ouzou, ont considéré que le quota de 11 000 billets alloué pour chacun des finalistes « est vraiment dérisoire pour une affiche si alléchante entre les deux clubs les plus titrés du pays », quand on sait, à titre comparatif, que le match des quarts de finale joué en 1983 au stade 5-Juillet avait drainé près de 80 000 supporters, sans compter 40 000 autres environ qui n’ont pas trouvé place dans les gradins, se souviennent-ils avec un brin de nostalgie. Ceux qui n’auront pas la chance de se rendre à Blida, faute de se procurer le fameux sésame, pourront se consoler avec la possibilité qui leur est offerte de suivre la rencontre sur des écrans géants qui seront installés sur les placettes de la ville et au stade 1er-Novembre, à Tizi-Ouzou. D’aucuns estiment que le meilleur cadeau que la JSK puisse leur offrir est de remporter ce sacre, le 6e du genre, pour enrichir le palmarès du club qui a disputé dans son histoire 9 finales et obtenu 5 coupes, dont la première en 1977 contre le NAHD et la dernière en 2011 contre l’USMH. C’est dire que les coéquipiers du vaillant capitaine Ali Rial, sont appelés à se surpasser pour procurer de la joie à leurs supporters et ramener la coupe à Tizi-Ouzou où on promet une grande fête en cas de victoire. Les villages de la wilaya, où les préparatifs de ce rendez-vous sportif battent leur plein, ne sont pas en reste de cette fièvre qui s’est emparée des supporters. Sur les places publiques, aux cafés comme au sein des foyers, on ne parle que de cette coupe, et l’on rêve déjà de faire « thamaghra » (la fête). Pour ce faire, de nombreux supporters ont déjà pris leurs devants et réquisitionné des véhicules pour les transporter à Blida pour soutenir leur club. Les supporters du Mouloudia très optimistes Bab El Oued arbore toujours un costume assez spécial et reste fidèle à ses traditions lorsqu’il s’agit de la finale de la Coupe d’Algérie, qui concerne bien sûr l’équipe la plus populaire d’Alger et d’Algérie, le Mouloudia Club d’Alger. Il faut dire que cette fois-ci, ce sera une finale inédite, entre deux grands clubs, en l’occurrence le MCA et la JSK. Le quartier connu pour être le fief n°1 du Mouloudia s’est trempé depuis un bon moment déjà dans l’ambiance de la finale. Les Chnaoua ont assuré le show et ont créé une folle ambiance pour montrer tout leur amour à ce club populaire. Ils souhaitent tous que cette année soit la bonne, contrairement à l’année précédente, où le MCA avait été battu en finale par son rival de toujours, l’USMA. Cette défaite avait laissé de profondes séquelles dans l’entourage du club, puisqu’elle a été aussi suivie par beaucoup de maladresses de la part des joueurs. Cela dit, les supporters ne veulent plus revivre le scénario de la saison passée et font tout pour que le match contre la JSK soit un succès. Optimisme La dernière défaite en championnat du MCA contre la JSK à Tizi Ouzou (3-0) n’est plus qu’un mauvais souvenir. Selon les supporters du MCA, ce 3 à 0 n’était qu’un accident de parcours et il est impossible que cela se reproduise en finale de la Coupe d’Algérie. « C’est possible de battre la JSK en finale. Les matches de coupe ont un tout autre aspect, ce ne sont pas du tout comme les rencontres de championnat. » C’est ce qu’affirment la plupart des fans mouloudéens. Dans leurs analyses quotidiennes, ils ne s’empêchent pas d’évoquer la finale de 1999, comptant pour le championnat de première division de cette époque. C’est d’ailleurs la seule finale entre les Kabyles et les Mouloudéens, qui a vu le MCA chiper la victoire dans les toutes dernières minutes. Ainsi donc, d’après les supporters algérois, ce match historique devrait avoir une très bonne répercussion sur le mental de l’équipe du MCA. Confiants, les fans du MCA le sont et espèrent que leur vœu se réalisera cette fois-ci. Les Mouloudéens veulent donc aborder cet événement avec confiance, et c’est la meilleure chose à faire. Bab El Oued attend cette finale avec beaucoup d’engouement et veut que tout réussisse au MCA.M. M.
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La région de Beni Chougrane, dans la wilaya de Mascara, est considérée comme un des principaux massifs montagneux du pays, avec le Djurdjura, le Zaccar, le Dahra, les Bibans, l’Ouarsenis, les Monts de Sétif et bien d’autres, plus ou moins connus ; la liste est bien plus longue, majoritairement dominée par l’activité agro-sylvo-pastotale destinée à fournir aux populations locales de quoi subvenir à leurs besoins quotidiens en vivres. C’est le cas de la région montagneuse de Béni Chougrane. D’après le responsable du service d’extension du patrimoine forestier à la Conservation des forêts au niveau de la wilaya de Mascara, Mohammed Tama, les 14 000 habitants des 17 communes de la région tirent leur subsistance de l’agriculture et du pacage. Les spécialistes des écosystèmes montagneux ont expliqué, cependant, que, dans beaucoup d’endroits, la façon de travailler la terre par des montagnards ne tient pas compte de la fragilité du milieu naturel et a tendance à accentuer le phénomène d’érosion. La preuve, s’agissant des monts de Béni Chougrane, est visible à l’œil nu en observant le barrage du Fergoug qui se trouve en aval et reçoit tout ce que la pluie entraîne au moment des gros orages, d’où un fort taux d’envasement et les risques de débordement de ses eaux qui menacent la population riveraine. Mohammed Tama, dont les propos sont rapportés par l’APS, confirme cette situation alarmante : «La région de Béni Chougrane, qui couvre une superficie de 166 000 ha, soit 32 % de la superficie globale de la wilaya, fait face à un persistant problème d’érosion des terres, affectant plusieurs activités, notamment l’agriculture et l’irrigation.» Selon les responsables locaux, les principales causes sont liées au pacage illicite qui a contribué à une régression du couvert végétal, et au système agricole non adapté à la nature de la région. Ces facteurs liés à l’activité humaine s’ajoutent aux caractéristiques du sol constitué d’argile et de calcaire très vulnérable à l’action des eaux pluviales et des vents facilitée par une forte dépression du relief qui favorise l’écoulement de l’eau. En principe, la loi sur la protection des zones montagneuses votée en décembre 2003 prend en charge tous ces aspects. Pour lutter contre ce phénomène, la conservation des forêts de la wilaya de Mascara a lancé, entre 1995 et 2013, apprend-on, trois importants programmes de développement. Il s’agit du programme d’emploi rural (PER), du programme de grands travaux, de celui de la relance économique, ainsi que des programmes sectoriels. Une deuxième opération de réhabilitation des communes de Béni Chougrane et leur protection de l’érosion est prévue à partir de 2015. Selon la DGF (Direction générale des forêts), en Algérie, l’espace montagneux, qui abrite l’essentiel du patrimoine forestier national, s’étend sur tout le long de la partie nord du pays et en bordure des hautes plaines steppiques, et couvre une superficie de neuf millions d’hectares, soit 4% de la superficie du pays et 22 % de sa partie Nord. La population des zones montagneuses est estimée à 10 millions d’habitants, soit 23 % de la population du pays avec des densités qui varient entre 25 et 400 habitants au km². La superficie agricole utile est de 1,5 ha, soit 16 % de la superficie agricole utile nationale. Les montagnes contribuent pour une part importante à la production agricole du pays. La DGF a annoncé un programme spécifique au développement des zones de montagne qui sera lancé dans le cadre du nouveau plan quinquennal 2015/2019.n
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L’association des sciences médicales Ibn-Sina a récemment organisé à l’Université Saad-Dahleb, à Blida, des journées scientifiques sur les maladies nosocomiales. Au regard des différentes interventions, on n’arrêtera jamais de parler de cette pathologie si des actions vigoureuses et rigoureuses ne sont pas entreprises par les pouvoirs pour les éradiquer, ou tout au moins les réduire à une faible proportion. Lors de ce séminaire, le 16e du genre, le thème fut « les infections liées aux soins et à l’hygiène hospitalière, un danger permanent », le professeur Wahiba Amhis, microbiologiste et chef de service au sein de l’EPH de Bologhine, a affirmé que « l’Algérie accuse un retard important dans la lutte contre les infections nosocomiales et les causes essentielles de ce retard demeurent l’absence de ressources humaines capables d’agir de manière professionnelle pour stopper ce danger qui se niche dans nos hôpitaux ». Selon les organisateurs, ce séminaire permettra aux spécialistes exerçant dans les hôpitaux algériens de se rencontrer, d’échanger les expériences et de rechercher en commun les solutions à ce problème de santé publique qui guette aussi bien les malades que le personnel soignant ou les simples visiteurs. D’ailleurs, le premier constat qui est fait est que «nos hôpitaux connaissent une forte agitation à cause des nombreux va-et-vient incessants de personnes qui, souvent, n’ont rien à faire là et qui ne respectent aucune règle d’hygiène», font ressortir la plupart des spécialistes dans leurs interventions et dans leurs discours de tous les jours. De l’avis de certains parents de malades, ce phénomène n’épargne aucun service, même ceux où une stricte discipline devrait être de rigueur pour éviter les maladies nosocomiales, mais aussi permettre aux malades hospitalisés de guérir dans le calme. Pour les participants à ces journées, non seulement les visiteurs sont des porteurs potentiels de microbes, le personnel médical et paramédical a également une part de responsabilité non négligeable du fait de la négligence dans la stérilisation des équipements et matériels médicaux. Le professeur Wahiba Amhis affirme que, selon, les statistiques établies par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 40% des maladies nosocomiales sont provoquées par les urines, alors qu’en Algérie, les infections relevées sont souvent associées aux soins ». Une autre cause des maladies nosocomiales est à rechercher, selon les spécialistes, dans la manière de construction des hôpitaux « qui y est pour beaucoup dans la propagation des maladies nosocomiales », note une microbiologiste, qui ajoute que « le problème est que l’Algérie ne possède pas d’architecte en mesure de concevoir des hôpitaux selon les normes internationales de lutte contre les maladies liées aux soins ». Pour finir il est demandé aux pouvoirs publics de préconiser l’ouverture d’une filière dans la spécialité de construction des hôpitaux, tout en donnant l’exemple de l’utilisation de la faïence pour couvrir les murs, alors que ce matériau ne doit pas être utilisé dans certains services hospitaliers.n
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