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Reporters - Filtrer les éléments par date : mardi, 29 avril 2014
Le tribunal de la ville de Minya, ville égyptienne située à 250 km au sud du Caire, a rendu un nouveau verdict, hier, dans lequel 700 personnes impliquées dans des manifestations pro-Morsi ont été condamnées à mort, alors que la peine de 492 condamnés à morts en mars dernier a été commuée en prison à vie. Le guide spirituel des Frères musulmans, Mohammed Badie, fait lui aussi partie des condamnés à mort par la justice égyptienne. Les jours semblent se suivre et se ressembler en Egypte quand il en vient  ux procès intentés contre des Egyptiens ayant participé à des manifestations en faveur des Frères musulmans et du Président islamiste déchu, Mohammed Morsi. Si dimanche, ce sont 13 personnes qui ont été condamnées à des peines de prison allant de 5 à 88 ans, hier, ce sont 700 personnes qui ont été condamnées à mort par le tribunal de la ville de Minya. Parmi les condamnés à la peine capitale se trouve le guide spirituel des Frères musulmans, Mohammed Badie, qui avait une place privilégiée au sein de la confrérie, mais aussi auprès de l’ancien président islamiste déchu le 3 juillet dernier par l’armée, Mohammed Morsi. Ces condamnations en première instance n’ont cependant que peu de chances d’aboutir après appel, mais elles illustrent la répression féroce dont les islamistes sont la cible en Egypte depuis que le régime des Frères musulmans est tombé et que l’armée égyptienne a repris le contrôle de la vie politique du pays. D’ailleurs, après appel, 492 des 529 condamnations à la peine capitale prononcées le 24 mars dernier ont été commuées en prison à vie. Si ces jugements de masse provoquent l’indignation parmi plusieurs ONG et au sein de la communauté internationale, ils ne semblent pas avoir le même impact en Egypte où la population voit en ces mesures la seule manière de retrouver un climat de sécurité et une activité économique fl orissante dans le pays du Nil. PRÉSIDENTIELLE En Egypte, plus qu’ailleurs, la sécurité est un élément primordial pour le retour à une croissance économique dans la mesure où l’essentiel de l’activité économique est basé sur le secteur du tourisme. C’est en connaissance de cause que les Egyptiens ont décidé de massivement soutenir l’institution militaire et le candidat qui en est issu et qui représente le système militaire, le désormais ex-Maréchal Abdel Fatah Al-Sissi. En eff et, ce dernier, depuis qu’il a annoncé la destitution de Morsi à la télévision offi cielle le 3 juillet dernier, n’a eu de cesse de se forger une image d’homme fort du pays, qu’il a de facto dirigé pendant la période de transition. Le voilà désormais candidat à l’élection présidentielle qui devrait avoir lieu les 26 et 27 mai prochain et où il fait fi gure de grandissime favori. Largement en faveur de la répression des Frères musulmans, laquelle est désormais licite, puisque la confrérie a été offi ciellement déclarée organisation terroriste en décembre dernier, Sissi a répété à maintes reprises qu’il désirait faire de la lutte contre le terrorisme et l’insécurité la priorité absolue de son mandat à la tête du Pays du Nil tout en invoquant l’argument économique pour obtenir l’adhésion des foules qui veulent sortir du marasmeéconomiquedanslequel le pays est plongé depuis maintenant plusieurs années.Pour Al-Sissi, la vraie priorité est de restaurer un régime militaire en Egypte, où l’armée dominerait la vie politique comme c’était le cas avant la révolution de 2011etla chute de Hosni Moubarak. D’ailleurs, hier, un tribunal du Caire a interdit le mouvement du 6 avril, principal groupement populaire qui avait mené à la chute du Rais Moubarak et qui, depuis plusieurs mois, se dresse contre le régime autoritaire que l’armée a mis en place par le biais d’autorités de transition censées être indépendantes. Si cette interdiction va à son terme, alors Al-Sissi aura éliminé toutes les menaces majeures à son élection et à sa position de nouveau Rais d’Egypte dominant avec l’armée dont il est issu le pouvoir sans partage. Pour renforcer sa légitimité, le Rais en devenir a appelé les Egyptiens à «massivement voter» les 26 et 27 mai prochain.
Publié dans Monde
C'est au niveau de l’auditorium de l’université que la rencontre a eu lieu dans la matinée en présence d’universitaires, de médecins, d’éducateurs spécialisés et d’étudiants. La première intervenante à avoir pris la parole, Mme Saliha Boumadjen, enseignante au département des sciences humaines et de sociologie, a axé son intervention sur le thème de « la sociologie de la personne âgée », pour faire savoir que le sujet en lui-même relève d’une nouvelle spécialité qui a été introduite et qui fait l’objet désormais d’études et d’enseignement à l’université. Selon l’oratrice, comme l’Algérie est en pleine transition démographique, des implications sur lastructuredelapopulationalgériennesontinévitables. C’est le même avis du professeur Chibane qui l’a relayée en développant avec plus de détails le thème des « aspects démographiques et leurs implications sur la population algérienne ». Ilferaconnaîtreque le nombre de personnes âgées dans le monde est de 600 millions, celui-ci croît au rythme de 2% par an, et que son nombre varie d’une région à une autre. Il indiquera, se basant sur des données d’organismes qualifi és dans le monde, tel que l’Organisation mondiale de la santé (OMS), que la proportion des personnes âgées augmentera de 20% à l’horizon 2050. Pour le volet médical, desmédecinsonapporté leur contribution, mettant en avant les eff ets négatifs du vieillissement sur la personne humaine. Particulièrement, l’atteinte de son système nerveux, la réduction du sommeil, la diminution de la sensation de la soif, le risque du syndrome confusionnel, de l’instabilité posturale qui le force à utiliser la canne avec l’âge, l’hypertension artérielle, le fl ux salivaire, le trouble du langage, la confl uence de la cage thoracique qui provoque le manque d’oxygène, la diminution de la force musculaire, la fragilité osseuse, la diminution de l’audition, de l’acuité visuelle, l’amincissement du cartilage… En tout, un vrai naufrage qui s’annonce progressivement si des mesures préventives ne sont pas prises, et le malade, c’est-à-dire la personne âgée, n’est pas si bien entourée. De l’avis des médecins, trop de personnes âgées sont laissées à l’écart du fait de leur âge et de leurs maladies, qui s’annoncent inévitablement parfois. Donc, le seul conseil pour eux, c’est d’accompagner tous ensemble nos personnes âgées pour qu’elles vivent bien leur vieillesse. Certes, dans la ville de Bouira, il existe un foyer d’accueil pour les personnes âgées, doté de toutes les commodités de vie et d’accompagnement médical, psychologique, d’encadrement en éducateurs spécialisés, mais suffi til, à lui seul à couvrir les besoins des personnes âgées marginalisées et laissées à l’abandon ? Certainement pas. Aussi, il faudra en réaliser d’autres selon les besoins de chaque région. Le constat est donc fait pour les intervenants, celui de la nécessité pour l’Algérie d’introduire le concept du vieillissement auquel il faut faire face en tenant compte de l’accroissement du nombre des personnes âgées. Les causes sont à trouver dans la déformation de la structurede la population algérienne, l’évolution de l’espérance de vie, l’améliorationdesconditionsdevieetdesrevenus.Malheureusement pour les spécialistes, le pays ne possède pas de politique à long terme pour ce qui est de la prise en charge réelle des personnes âgées, qui augmentent au fur et à mesure que le vieillissement de la population prend de l’ampleur. Un défi cit en matière de structures d’accueil, notamment spécialisées, est observé. Ce qui fait dire à la docteure et universitaire Mme Mezhoura Cheknoun Amarouche que « la vieillesse est une phase de l’existence où la personne doit affronter le plus de bouleversements. A défaut de la solidarité familiale, il faut que l’Etat off re des commodités pour que cette frange vulnérable de la société vive mieux sa vieillesse». Car pour un autre intervenant, « une société qui rejette ses vieux est une société qui vieillit mal. Reconnaître le rôle de la personne âgée constitue aujourd’hui un enjeu pour favoriser la solidarité entre les générations et promouvoir l’égalité d’accès au vieillissement réussi pour tous ». En somme, et en conclusion de ce symposium qui s’est tenu sur le rôle de sensibilisation des services en charge des personnes âgées, c’est qu’une politique de vieillesse spécifi -que fait défautdanslepays, et qu’il est temps de la mettre en œuvre avec des objectifs assignés et précis. Pour le moment, les personnes âgées, du moins pour les plus chanceuses, bénéfi cient de la solidarité familiale, qui reste très active, en leur prodiguant une aide matérielle, fi nancière et surtout aff ective. Malheureusement, ce n’est pas le cas de nombre de personnes âgées qui se retrouvent livrées à la rue et à la grâce des bienfaiteurs.
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Les cours particuliers ont, semble-t-il, de beaux jours devant eux et continuent de brasser large parmi les élèves des diff érents paliers depuis, notamment, la dernière grève des enseignants qui a paralysé le secteur de l’éducation et surtout à l’approche des examens de fi n d’année.

En effet,chaque vendredi matin, mardi aprèsmidi et samedi, les autres jours de la semaine aux alentours de 16h30, il n’est pas rare de surprendre en certains endroits de la ville des centaines d’élèves en train de faire le pied de grue devant le lieu où doit se dérouler leur séance de cours supplémentaires payants. Ces cours sont dispensés pour la plupart dans des appartements ou des locaux spécialement aménagés par des particuliers, proposés en location, aux enseignants. Les cours concernent presque exclusivement les matières au coeffi cient élevé lors des examens. En eff et, désormais, les cours particuliers sont perçus comme étant indispensables à unescolaritéréussie.Auparavantdispensésàuneéchellebeaucoupplusréduite, limitée aux classes d’examen (BEM et baccalauréat), ils sont aujourd’hui proposés par les enseignants à chaque rentrée scolaire, et dès la première année primaire. Ces derniers arrivent par ce moyen à doubler ou à tripler leur salaire. En première année secondaire et en classe de terminale, la durée des cours payants est généralement de 2 heures par semaine. Leur coût varie de 1500 à 2000 DA par mois. Des cours restreints sont dispensés à des groupes réduits entre 5000 et 8000 DA par mois. Des professeurs acceptent de se déplacer au domicile de l’élève pour lui donner des cours particuliers mais au tarif de 1000 DA l’heure. Le phénomène des cours particuliers, qui a pris el’ampleurcesdernièresannées,devraitdavantage interpeller les parents sur la surcharge de travail à laquelle sont soumis leurs enfants. Des parents d’élèves estiment, en outre, que certains enseignants donnent parfois l’impression de faire le minimum en classe, comme pour faire comprendre à leurs élèves la nécessité de compléter l’enseignement qui leur est prodigué au lycée par celui des cours particuliers d’appoint. Cette pratique, voire ce commerce, a pris de l’ampleur dans l’impunité totale, car il est aberrant d’abuser de la crédulité des parents, dont certains, de condition modeste, font des sacrifi ces pour fi nancer ces cours particuliers. Soucieux de l’avenir de leurs enfants scolarisés dans des établissements relevant de l’éducation nationale, de nombreux parents n’hésitent pas à recourir aux offi ces d’enseignants chevronnés versés dans la pratique des cours de soutien en direction des candidats au baccalauréat et au BEM. Et d’aucuns estiment que c’est désormais le passage obligé pour décrocher ce diplôme tant convoité. Cependant, il convient de séparer le bon grain de l’ivraie, car de nombreux éducateurs, attirés par le gain facile, ont saisi cette opportunité pour proposer leurs services aux parents désemparés et auxquels ils font miroiter le succès en fi n d’année scolaire. Ces derniers, essentiellement professeursde mathématiques, des sciences de la vie, d’arabe, d’anglais et de français, inscrivent le maximum d’élèves des deux sexes qu’ils répartissent dans trois ou quatre groupes, à raison de deux ou trois heures par semaine. Les cours se déroulent souvent dans des caves, garages, appartements où des tables et des bancs hétéroclites sont disposés face à un tableau où l’apprenant expose ses cours d’une manière expéditive sans se soucier de l’impact, de l’assimilation et de la compréhension du message véhiculé. Une concurrence déloyale s’est installée et tous les moyens sont utilisés pour attirer le maximum de candidats afi n de récolter quelques millions de centimes chaque mois. Même les élèves de l’enseignement primaire sont concernés, puisque certains éducateurs de ce palier se sont investis dans ce créneau lucratif en dispensant des cours payants pour les candidats à l’examen d’entrée au collège, ex-sixième. Cependant, il existe heureusement des enseignantshonnêtesetdignes de foi qui s’illustrent par leurs cours particuliers sérieux en direction d’un nombre restreint de candidats qui sont suivis au cas par cas afi n d’améliorer et d’approfondir effi cacement leurs connaissances. Il appartient aux parents d’être vigilants, méfi ants et exigeants, car c’est un crime de badiner avec l’innocence et l’avenir de nos enfants.
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L’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes (Ansej) a dénombré, pour l’année 2013, 1519 projets fi nancés, tandis que 338 projets, toutes activités confondues, ont été enregistrés depuis le début de l’année 2014 à ce jour. En parallèle,les autorités concernées ont mis en vigueur de nouvelles procédures pour l’amélioration des prestations, le traitement des dossiers déposés par les jeunes, dont la réduction de la durée du traitement ainsi que l’allègement des procédures administratives, et ce, à travers toutes les agences du pays. En eff et, il s’agit de l’informatisation des données relatives aux dossiers fournis par le concerné, dont un formulaire, englobant des renseignements personnels sur le concerné ainsi que des informations sur son projet présenté, sera retiré au niveau du site électronique de l’agence, pour être par la suite communiqué aux services de l’Ansej, qui le transfèrent à leur tour au comité chargé de l’étude du projet, dans un délai ne dépassant pas 15 jours. Le porteur de projet sera convoqué pour le dépôt fi nal de son dossier administratif en cas d’avis favorable. Toujours dans le cadre de l’amélioration des prestations de services,unequalification, soit d’étude ou de formation, n’est plus exigée pour la demande d’un crédit, à condition que le concerné soit âgé entre 19 et 40 ans. De leur côté, ces porteurs de projets ne cachent pas leur satisfaction quant à cette initiative, affi rmant qu’elle va raccourcir plusieurs étapes pour eux et en peu de temps. D’autre part, le directeur de l’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes d’Oran a nié toute instruction offi cielle relative à l’eff acement des dettes dont avaient bénéfi cié plusieurs jeunes pour le fi nancement de leurs projets. En revanche, selon des sources de ladite agence, les projets concernant le secteur des transports ne seront plus en vigueur, et ce, en raison de la paralysie de ce secteur, depuis l’année 2011, pour saturation du marché local. Les anciens postulants pour des projets dans ce secteur seront réorientés vers d’autres activités dont la wilaya enregistre un manque
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« Mes chers compatriotes,Excellences, Mesdames, Messieurs,Je voudrais d’abord vous exprimer mes vifs remerciements pour m’avoir honoré de la majorité de vos suff rages. Je salue aussi la sérénité avec laquelle vous avait fait du 17 avril une fête de la démocratie, au service de la stabilité de notre pays et de son édifi cation. J’exprime également ma considération aux autres candidats à cette élection présidentielle, dont le premier vainqueur aura été l’Algérie.Je rends hommage aussi aux centaines de milliers d’agents de l’Etat, dans les rangs de l’Armée nationale populaire, des services de sécurité et de la Fonction publique, qui ont veillé sur l’organisation, la sécurisation et le bon déroulement de ce scrutin. Je ne saurai manquer de remercier les organisations régionales et les organisations non gouvernementales que l’Algérie a sollicitées, d’avoir accepté de dépêcher leurs observateurs témoigner des conditions ayant entouré ce rendez-vous électoral. Mes chers compatriotes En répondant à vos appels nombreux sollicitant ma candidature, j’ai pris aussi des engagements envers vous. A présent que vous m’avez réélu à la Magistrature suprême, je voudrais confi rmer dès ce jour ces engagements, étant entendu que j’ai l’occasion, dans les semaines et les mois à venir, de revenir sur chacun d’entre eux dans le détail, au fur et à mesure de l’action que j’aurai à mener pour les concrétiser. Le premier de ces engagements est de travailler avec vous à la préservation de la stabilité du pays. La main de l’Algérie demeure tendue à ses enfants égarés que j’appelle de renouveau à revenir dans leur foyer. La Réconciliation nationale reste ma priorité, au nom du peuple qui l’a faite sienne. En même temps, la loi sanctionnera tout acte terroriste contre la sécurité des citoyens et des biens. Dans notre sous région qui traverse une conjoncture diffi cile, nous demeurerons un partenaire loyal pour la lutte contre le terrorisme, dans le respect des principes guidant notre politique étrangère. Fidèle à son credo de non-ingérence, l’Algérie sera également solidaire de ses voisins et frères, au service de leur stabilité dont la sienne est inséparable. Le peuple algérien pourra compter sur son Armée nationale populaire et ses servicesde sécurité pour protéger le pays de toute tentative subversive ou criminelle d’où qu’elle vienne. Dans le même temps, je lance un appel à tous nos compatriotes à l’eff et de placer l’intérêt national au-dessus de toutes divergences ou diff érences politiques, au demeurant parfaitement admissibles en démocratie. En eff et, ni la démocratie, ni le développement ni aucune autre ambition nationale ne pourra avancer sans stabilité interne et, disons-le aussi, sans une entente nationale forte, qui sera la meilleure protection du pays contre toute entreprise hostile pouvant le menacer de l’extérieur. D’ailleurs, c’est avec la volonté résolue de renforcer notre entente nationale et faire franchir de nouvelles étapes qualitatives à la démocratie, que je relancerai sous peu, le chantier des réformes politiques qui aboutira à une révision constitutionnelle consensuelle. Les forces politiques, les principales représentations de la société civile, ainsi que les personnalités nationales seront conviées à s’associer à cette entreprise de première importance. Dans le respect des principes fondamentaux que la Constitution ellemême met à l’abri de toute remise en cause, et sans préjudice des avis des participants à la concertation que nous organiserons, la révision de la Loi fondamentale sera notamment destinée au renforcement de la séparation des pouvoirs, à conforter l’indépendance de la justice et le rôle du Parlement, à l’affi rmation de la place et des droits de l’opposition, et à garantir davantage les droits et libertés des citoyens. Nous ouvrirons d’autres chantiers aussi, notamment pour améliorer la qualité de la gouvernance, faire reculer la bureaucratie au bénéfi ce des citoyens et des opérateurs économiques, et pour promouvoir une décentralisation appuyée sur unedémocratieparticipativequiassocieramieuxlasociétécivile à la gestion locales. La réforme de la Justice, qui a franchi des étapes signifi catives, sera poursuivie pour adapter nos lois aux défi srencontrés sur le terrain. Il en sera ainsi en ce qui concerne la lutte contre les crimes économiques, à leur tête le fl éau de la corruption. Il en sera de même pour protéger davantage les cadres gestionnaires dans l’accomplissement de leurs missions. Il en sera de même aussi pour renforcer la sécurité des citoyens et de leurs biens contre toutes les formes de banditisme et de violence. Mes chers compatriotesAvec votre concours, je veillerai à la poursuite du développement et à l’avènement d’une économie diversifi ée, de plus en plus forte, complémentaire à notre potentiel en hydrocarbures. Nos eff orts conforteront également la lutte contre les disparités régionales. A ce titre, le prochain programme quinquennal d’investissements publics, qui sera dense au profi t de tous les secteurs et de toutes les régions du pays, englobera aussi de nouvelles mesures en faveur des wilayas du Sud et des Hauts-plateaux ainsi que des régions montagneuses. En outre, nous valoriserons nos potentialités agricoles, minières, touristique et autres. Le soutien de l’Etat sera maintenu à l’agriculture ainsi qu’aux entreprises et investisseurs publics et privés, sans aucune discrimination. L’apport des partenaires étrangers continuera d’être sollicité pour accompagner et intensifi er notre développement national, sur la base de l’intérêt mutuel ainsi que du transfert de savoir-faire et de technologie. Nous poursuivrons nos eff orts d’insertion de l’économie nationale dans son environnement extérieur, et d’abord notre espace régional. Cette démarche sera loyale, et nous attendons de nos partenaires et amis, leur compréhension de nos demandes en faveur de nos opérateurs nationaux, de sorte que l’échange plus dense vers lequel nous irons soit équitable et mutuellement avantageux. Mes chers compatriotesJe vous renouvelle mon engagement à oeuvrer avec vous pour de nouvelles avancées politiques et économiques, de sorte que notre pays soit à la hauteur des réalités et défi s du monde d’aujourd’hui, mais aussi de vos propres aspirations, y compris celles de nos générations montantes. Ces avancées seront réalisées dans la fi délité aux constantesdécoulant de notre glorieuse Révolution de Novembre, y compris la justice sociale. En eff et, nous veillerons à faire évoluer la qualité de notre développement humain, entre autres, dans les domaines de l’enseignement, de la formation et de la santé. De plus, notre développement tiendra pleinement compte des droits des citoyens démunis, ainsi que des devoirs de notre société envers les personnes aux besoins spécifi ques. Ainsi, nous veillerons à rationaliser la dépense publique pour éviter les gaspillages et pour que soient mieux ciblés les soutiens de l’Etat, qui seront maintenus pour ceux auxquels ils sont dus, notamment pour l’accès au logement, à l’enseignement et aux soins, pour les retraites et pour le pouvoir d’achat des démunis. Notre jeunesse se verra off rir les moyens de s’insérer dans le monde du travail. Outre une formation de qualité et un appui à l’emploi dans les diff érents secteurs de l’économie, la jeunesse continuera d’être soutenue et accompagnée pour créer ses propres activités et contribuer ainsi au développement du pays. Mes chers compatriotes,En ce jour particulier, je voudrais redire aux peuples frères, amis et partenaires et à leurs gouvernements respectifs, toute l’estime que le peuple algérien nourrit envers eux. Fidèle à ses principes et à ses traditions, l’Algérie demeurera un acteur engagé au sein de la communauté des nations, pour lapaix,lasécurité et la coopération dans le monde, ainsi que pour le triomphe des causes justes. La construction du Maghreb arabe reste notre priorité et nous serons disponibles pour concourir, avec les autres peuples maghrébins, à la réunion des conditions à même de permettre la concrétisation de cet idéal. L’Algérie sera toujours un membre engagé de la Ligue des Etats arabes et de l’Union africaine, pour la concrétisation de leurs objectifs de soutien des nobles causes, dont celle de la Palestine, d’unité, de fraternité, et d’intégration régionale. L’Union européenne et nos partenaires de la Méditerranée trouveront toujours en mon pays, un acteur respectueux de ses engagements, qui milite en faveur de la paix et de la sécurité collectives, et qui travaillera pour une coopération fondée sur le respect mutuel et sur des intérêts partagés. Dans le reste du monde, l’Algérie sera fi dèle à ses amitiés nombreuses et aux solidarités qu’elly a bâties. Le peuple algérien cultivelerespectetl’amitiéenverssespartenairesenEurope, en Asie et à travers les Amériques. Son gouvernement travaillera, avec les gouvernements concernés à l’approfondissement des liens de coopération et d’échanges multiformes, ainsi que de solidarité pour la paix et la sécurité internationales. Mes chers compatriotes,En renouvelant aujourd’hui ces quelques engagements majeurs, je tenais avant tout à vous confi rmer que le programme sur lequel vous m’avez accordé la majorité de vos suff rages, est pour moi un engagement sacré à votre endroit. Ensemble nous y travaillerons, et ensemble nous le concrétiserons avec l’aide de Dieu. J’aborde aujourd’hui le mandat que vous m’avez confi é comme un sacrifi ce pour la Patrie que j’ai servie durant toute ma vie, et comme une nouvelle preuve de ma fi délité à mes compagnons de lutte, tombés au Champ d’honneur, privés de la chance de voir l’Algérie recouvrer son indépendance. Permettezmoi donc de solliciter,dèscejour,votreaide précieuse, vous tous mes chers compatriotes, où que vous soyez, ici en Algérie, ou au sein de la communauté nationale à l’étranger à laquelle j’adresse mon salut fraternel. Je serai par devoir, mais aussi de coeur, le Président de tous les Algériens et, c’est à tousles Algériens et toutes les Algériennes, par delà vos obédiences partisanes ou politiques, que je lance un appel pour m’aider à servir notre Patrie. Je vous appelle à servir ensemble l’Algérie dans le calme et la sérénité, sans lesquelsrien ne saurait réussir ni durer. Je vous appelle à oeuvrer ensemble pour triompher de tous les maux qui agressent notre peuple et ses richesses, parmi eux, l’incivisme, la bureaucratie et la corruption. Je vous appelle à promouvoir, de manière consensuelle, notre désir commun de démocratie et à bâtir, ensemble, une Algérie de modernité, dans l’attachement à nos constantes nationales ainsi qu’aux composantes de notre Identité nationale, l’Islam, l’Arabité et l’Amazighité. Je vous appelle à un eff ort partagé, pour fructifi er les atouts nombreux de notre grand pays, le doter d’une économie de plus en plus puissante, et garantir à chacun de ses citoyens une vie décente, dans la solidarité sociale. En cette année qui sera marquée par le 60e anniversaire du déclenchement de la glorieuse Révolution du 1er Novembre 1954, je vous appelle à faire ensemble le serment de construire cette Algérie dont ont rêvé nos Héros les chouhada, une Algérie qui, avec l’aide du Tout-Puissant, sera à la hauteur des espérances de nos générations nouvelles. »

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Reporters : Le chef de l’Etat entame un quatrième mandat à la tête du pays. Il est là depuis plus d’une décennie. Qu’en retenez-vous comme bilan au plan économique ?

Abdelhak Lamiri : La stratégie déployée durant ces dix dernières années a été, en gros, axée sur le développement de nos infrastructures. Cela a été rendu possible grâce àlaprospérité et l’aisance fi nancière qui ont caractérisé le pays durant les trois derniers mandats. Les efforts consentis dans ce domaine sont importants. Le pays est certes bien équipé, mais il manque deux maillons qu’il faut absolument trouver : il s’agit de la qualifi cation humaine et de la fabrication des compétences que nous avons ratée contrairement à d’autres pays comme la Chine, l’Inde ou encore la Pologne. Il s’agit aussi du développement des pratiques managériales, de l’entreprenariat et du développement des autres domaines autres que ceux des hydrocarbures.

Comment qualifieriez-vous le nouveau mandat de Bouteflika ?

A mon avis, il s’agit du mandat de la dernière chance. Il n’y a plus de temps pour l’hésitation. Les cinq à sept prochaines années seront décisives pour l’avenir du pays. Elles représentent le dernier virage, soit vers le décollage économie du pays, soit vers la déchéance de son économique. Tout dépendra des choix qui seront faits. Pour faire vite, il y a, selon moi, quelques actions à entreprendre rapidement. La première action à mener est d’investir 100 à 150 milliards de dollars dans la remise à niveau de nos universités, nos entreprises et administrations. La deuxième action portera sur la modernisation des pratiques managériales au sein des entreprises et administrations. Il faudra impérativement aller vers les méthodes les plus modernes. Cette opération nécessite quelque 50 à 60 MDS USD, elle est d’une grande importance, parce qu’elle permettra de rationaliser nos ressources au niveau desentreprises et administrations.

Quid de l’investissement productif hors hydrocarbures ?

Naturellement, il s’agit d’une action importante à mener. Il faut développer les sociétés d’expertise en tous genres, portant sur l’innovation et la qualification. Il faudra songer à augmenter le nombre des incubateurs et pépinières d’idées. Aujourd’hui, nous n’avons que 15 incubateurs à l’échelle nationale, il faudra en avoir plus de 1000, pour assurer le développement du pays. Suivront les investissements dans les autres secteurs économiques comme l’agriculture, l’industrie, les services, etc. A cette action sera ajoutée la réorganisation de l’Etat, en créant des connexions avec lesinstitutionsuniversitaires.

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Le chef de l’Eta a annoncé, hier, lors de son investiture, qu’il allait s’attaquer à plusieurs chantiers, dont celui de la révision constitutionnelle. L’amendement ou la modifi cation de la loi fondamentale - qui pourrait intervenir avant l’été selon certains échos - devrait ouvrir la voie aux réformes qu’il a promis de réaliser dans son programme électoral. Pour de nombreux observateurs, cependant, le grand dossier du quinquennat qui commence sera, sans aucun doute, celui de l’économie : le pays, qui dépend dangereusement des recettes de ses hydrocarbures, n’est pas encore en situation de leur créer une alternative, alors que la dépense publique demeure très importante. Certes, le pays dispose de moyens fi -nanciers importants. Il bénéfi cie, bon an, mal an, d’une manne annuelle de 50 à 60 milliards de dollars grâce aux revenus pétroliers. Il s’agit là d’une aisance qui devrait permettre à son prochain gouvernement de soutenir l’eff ort de développement national. A condition, toutefois, nuancent-ils, qu’il n’y aitpasde nouveaux programmes de subvention trop lourds pour ne pas perturber les équilibres fi nanciers du pays ou de décision de nouveaux relèvements salariaux… Cette nuance marque précisément la nature de l’équation qu’aura à résoudre la prochaine équipe gouvernementale : tenir compte d’une demande sociale pressante - pas près de disparaître si l’on recense le nombre de grèves et de préavis de grèves annoncés dans diff érents secteurs d’activité - et d’aller impérativement vers la logique économique. Le ministre de l’Industrie a récemment fourni des chiff res négatifs sur l’activité du secteur économique public. Il a indiqué qu’en dépit d’énormes ressources fi nancières injectées par le trésor public ces dernières années, pour moderniser les entreprises publiques relevant des Sociétés de gestion des participations SGP, ces dernières contribuent très peu au Produit intérieur brute PIB : -1%. Ce qui soulève avec acuité la question de l’opportunité des diff érents programmes d’assainissement des entreprises publiques appliqués jusque-là ; et celle du prochain gouvernement à faire ce qui n’a pas été réalisé ou diffi cilement durant les trois précédents mandats. Sur le papier, le programme du chef de l’Etat tient compte de cette réalité. Il promet «l’amélioration de l’environnement de l’investissement au triple plan des procédures, des délais et des coûts». Il prévoit, à ce propos, la révision de la « loi relative à la promotion de l’investissement (qui) sera amendée dans le sens de la consécration de la liberté d’investissement et de création d’entreprises et du soutien de l’Etat aux projets d’entreprenariat ». PROBLÈMES MAJEURS Sur le terrain, cela suscite de nombreuses interrogations. Khaled Menna, économiste au Centre de recherche en économie appliquée pour le développement (CREAD), estime qu’au vu de la réalité actuelle du pays, le programme économique du président de la République «est diffi -cile à réaliser ». Il rappelle, d’entrée de jeu, que le code de l’investissement a été réformé à plusieurs reprises, « pourtant, la situation n’a pas connu une grande amélioration ». Le code de l’investissement dans sa version moderne, ouverte aux IDE (Investissements directs étrangers), a été adopté en 1993. «Il a été réformé en 2001, puis en 2006, en 2009 et enfi n en 2010. Les choses n’ont pas réellement changé, car les problèmes de fond sont restés les mêmes», indique l’économiste, qui évoque, à ce sujet, trois problèmes majeurs qui se dressent en obstacles face au développement de l’investissement en Algérie. «Le premier problème est celui de l’accès au fi -nancement bancaire, le deuxième celui de l’inaccessibilité du foncier et le troisième problème celui de la bureaucratie», informe M. Menna, qui ajoutera que « l’informel et la corruption sont deux fl éaux qui mènent la vie dure aux réformes et qu’il faudra les combattre prioritairement». La rareté de la main-d’œuvre qualifi ée «pose aussi un sérieux problème », estime le chercheur du CREAD qui constate que « le climat actuel n’est pas favorable à l’investissement, tout particulièrement à l’investissement étranger ».Concernent les réformes prévues au niveau du secteur agricole, Khaled Menna s’interroge sur les chiff res avancés, considérant que « le préalable est de faire un état des lieux détaillé relatif au domaine de l’agriculture pourensuitepouvoir faire des projections sérieuses». En ce qui concerne ce secteur, le président de la République, rappelle-ton, vise « à accroître sur le quinquennat la superfi cie agricole utile d’un million d’hectares supplémentaires à travers la valorisation de nouvelles superfi cies, notamment dans les Hauts-Plateaux et le Sud ». Les superfi cies irriguées seront, quant à elles, «doublées pour atteindre, à l’horizon 2019, 25% des terres cultivées ».87 BIS OU PAS ? Parmi les promesses faites durant la campagne du chef de l’Etat fi gure celle relative à de la révision de l’article 87 bis du Code du travail. Pour l’économiste Khaled Menna, la suppression de cet article prévue en 2015 «comporte des risques». Elle aura pour eff et d’augmenter le salaire national minimum garanti (SNMG). « La révision de l’article 87 bis du Code du travail coûtera à l’Algérie 1000 milliards de dinars, soit 1,5 fois le montant total généré annuellement par le marché de l’automobile. Cela représente aussi le septième des recettes pétrolières du pays», fera-t-il remarquer. Attirant l’attention sur la baisse des exportations algériennes des hydrocarbures ces dernières années, Khaled Menna assure qu’une augmentation salariale généralisée « aura un sérieux impact sur l’économie du pays dans sa globalité ».
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A peine cinq heures après sa prestation de serment, le président de la République, Abdelaziz Boutefl ika, a nommé le Premier ministre qui conduira le gouvernement au début du quatrième mandat. En effet, il a nommé, hier, M. Abdelmalek Sellal, en remplacement de M. Youcef Yousfi , qui a assuré l’intérim, indique un communiqué de la présidence de la République relayé par l’agence offi cielle APS. « Conformément aux dispositions de l’article 77 alinéa 5 de la Constitution, son Excellence Monsieur Abdelaziz Boutefl ika, président de la République, a mis fi n ce jour à l’intérim des fonctions de Premier ministre assuré par Monsieur Youcef Yousfi », précise le communiqué. Cette décision vient confi rmer les rumeurs qui ont circulé sur le sujet ces derniers jours. Ainsi, Abdelmalek Sellal constituera un nouveau gouvernement qui aura de lourdes tâches à accomplir au cours des prochains mois. Des engagements promis par le président de la République lors de la campagne électorale et lors de son discours d’hier à la Nation. Il s’agit tout d’abord de mener le dialogue avec la classe politique nationale, la société civile et les personnalités nationales en vue d’arriver à une Constitution consensuelle. Il sera également chargé de préparer et d’organiser le référendum sur cette Constitution. Rapprocher les opinions sur le projet de la Constitution ne sera pas une mince aff aire vu les divergences qui caractérisent la vie politique du pays et la multiplication des initiatives par les formations politiques et les personnalités nationales. D’une part, nous avons la Coordination pour les libertés et la transition démocratique composée du RCD, Jil Jadid, Ennahdha, MSP, FJD et Ahmed Benbitour et de l’autre le Pôle du changement formé par le candidat malheureux à la présidentielle du 17 avril Ali Benfl is et ses soutiens. A cela, on peut ajouter l’annonce du Front des forces socialistes (FFS) d’organiser une conférence nationale de la transition démocratique, sans compter celle faite par des anciens du FFS et du FIS, à savoir l’Alliance nationale pour le changement créée dimanche dernier.
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Après la prestation de serment, le chef de l’Etat Abdelaziz Boutefl ika devait faire son discours d’investiture : un texteprogramme d’une quinzaine de pages dont il a écourté la lecture après s’être félicité de la tenue de la présidentielle et avoir remercié les Algériens d’y avoir contribué. La première et rapide lecture de ce document fait ressortir quelques thèmes importants comme celui des «réformes politiques» à mener et celui de la «révision de la Constitution» qu’il veut « consensuelle » et pour laquelle il compte, lit-on dans le texte, convier « les forces politiques, les principales représentations de la société civile, ainsi que les personnalités nationales ». L’autre thème saillant est celui de la réconciliation nationale, présentée comme une priorité et pour laquelle il a affi rmé que « la main de l’Algérie demeure tendue à ses enfants égarés ». Il les appelle de nouveau à « revenir dans leur foyer », soulignant que «la loi sanctionnera tout acte terroriste contre la sécurité des citoyens et des biens ». Non loin de ce dossier, le président de la République a mis l’accent sur la stabilité, car, a-t-il dit, « ni la démocratie, ni le développement, ni aucune autre ambition nationale ne pourront avancer sans stabilité interne et, disons-le aussi, sans une entente nationale forte, qui sera la meilleure protection du pays contre toute entreprise hostile pouvant le menacer de l’extérieur ».«PARTENAIRE LOYAL» DE L’ANTITERRORISMEUn message important : l’Algérie, s’engage-t-il, demeurera « un partenaire loyal pour la lutte contre le terrorisme, dans le respect des principes guidant notre politique étrangère. L’Algérie, ajoutera-t-il, sera également solidaire de ses voisins et frères, au service de leur stabilité dont la sienne est inséparable». Le peuple algérien pourra compter sur son Armée nationale populaire et ses services de sécurité pour protéger le pays de toute tentative subversive ou criminelle d’où qu’elle vienne. Au plan économique, M. Boutefl ika promet d’«améliorer la qualité de la gouvernance au bénéfi ce des citoyens et des opérateurs économiques». Ilseraégalementquestion,pour lui, de diversifi er l’économie et d’en faire une économie forte «complémentaire à notre potentiel en hydrocarbures». L’APPEL À L’AIDE Le président Abdelaziz Boutefl ika qui dit aborder son nouveau mandat « comme un sacrifi ce pour la patrie » sollicite l’aide des Algériens pour réaliser ses objectifs : « Permettez-moi donc de solliciter, dès ce jour, votre aide précieuse, vous tous mes chers compatriotes, où que vous soyez, ici en Algérie, ou au sein de la communauté nationale à l’étranger (…) Je serai par devoir, mais aussi de cœur, le Président de tous les Algériens et, c’est à tous les Algériens et toutes les Algériennes, par delà vos obédiences partisanes ou politiques, que je lance un appel pour m’aider à servir notre Patrie. Je vous appelle à servir ensemble l’Algérie dans le calme et la sérénité, sans lesquels rien ne saurait réussir ni durer (…) Je vous appelle à promouvoir, de manière consensuelle, notre désir commun de démocratie et à bâtir, ensemble, une Algérie de modernité, dans l’attachement à nos constantes nationales ainsi qu’aux composantes de notre Identité nationale, l’Islam, l’Arabité et l’Amazighité ». (Lire l’intégralité du discours du président de la République en page 5)
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Plus de 1500 personnes, selon les estimations que nous avons pu recueillir, hier, sur place, ont assisté à la cérémonie de prestation de serment. Cette assistance composée de personnalités nationales, de ministres, de walis, de diplomates en poste dans notre pays, est arrivée tôt le matin, vers 8 heures, au palais des Nations, à Club des Pins.

Elle a dû patienter jusqu’à 11 heures pour que le président réélu le 17 avril dernier apparaisse sur la tribune offi cielle où il devait prêter serment et jurer sur le Saint Coran. Cela s’est produit environ dix minutes après le salut militaire de la Garde républicaine, à l’entrée du palais des Nations, quelque temps après que le président de la République eut été accueilli par Ahmed Ouyahia, Abdelaziz Belkhadem, Karim Djoudi, Tayeb Belaïz, Abdelkader Bensalah, Youcef Youcefi , Ramtane Laâmamara, Ahmed Gaïd Salah et Tayeb Louh. Le reste des ministres du désormais ex-gouvernement de Abdelmalek Sellal était resté dans la grande salle où se déroulent d’ordinaire les grandes messes nationales et internationales qu’abrite l’Algérie. Ce n’est donc que vers 11 heures que la grande porte de cette salle s’est ouverte pour permettre au Président d’y accéder sous les youyous et les applaudissements. Aussitôt, toute la salle se lève pour une standing ovation plus nourrie. Visiblement touché, le chef del’Etat esquissera un geste de remerciement en levant la main en direction de l’assistance. Une fois installé, ce fut au tour de l’imam Abdelkader Boucherit de réciter la Fatiha dont la lecture a été le premier acte avant la prestation de serment et de l’investiture de M. Boutefl ika. Un silence religieux, c’est le moins qu’on puisse dire, s’est alors installé dans l’immense coupole du palais des Nations. Par la suite, c’était au tour du président de la Cour suprême, Slimane Boudi, de superviser la cérémonie d’entrer en fonction du chef de l’Etat réélu. « Conformément à la Constitution notamment à ses articles 75 et 76, nous précéderons à la prestation de serment », a-t-il entamé la cérémonie d’une voix de stentor. Dans la foulée, le magistrat a commencé à lire l’article 76 de la Loi fondamentale : un texte que M. Boutefl ika, d’une voix parfois hésitante, a répété après lui. La prestation a duré deux longues minutes avant que le magistrat Slimane Boudi ne proclame solennellement M. Boutefl ika président de la République. Sous une salve d’applaudissements et de youyous, le président a commencé son discours d’investiture – un texte programme qu’il n’a pas terminé au vu de la copie remise par les services d’information de la présidence à la presse. Vers 11 h 11, la cérémonie était déjà achevée dans un concert de remerciements à l’assistance. Les invités à cette journée particulière quittèrent les lieux après que le président de la République soit parti. Au sortir du palais des Nations, l’on a reconnu quelques personnalités : Abdelkader Hadjar, Saïda Benhabiles, Djeloul Djoudi du PT, Cheb Khaleb, Abdelmadjid Sidi Saïd. Ainsi que d’autres parmi lesquels il y avait deux ex-candidats à la présidentielle du 17 avril dernier Louisa Hanoune, qui a refusé tout contact avec la presse et l’a fait savoir, et Abdelaziz Belaïd. Ali Benfl is était porté absent. Plus tard, à la mi-journée, on a appris que le chef de l’Etat s’était rendu au Carré des Martyrs du cimetière d’El-Alia (Alger) pour se recueillir et saluer la mémoire des chouhada de la Révolution du 1er novembre 1954.

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