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Reporters - Filtrer les éléments par date : dimanche, 27 avril 2014
Le parachèvement de la Route transsaharienne (RTS) Algérie-Niger-Tchad sera bientôt effectif avec le démarrage sous peu de la section nigérienne. Un accord portant sur un prêt de 44,6 milliards de francs CFA de la Banque africaine de développement (BAD) au Niger pour financer son tronçon vient d’être ratifié. La Banque africaine de développement (BAD) vient de mettre à la disposition du Niger les ressources nécessaires au financement du projet d’aménagement et de bitumage de la route Arlit-Assamaka et d’un pont sur le fleuve Niger, à Farié. Le projet de construction de cette route porte sur l’aménagement et le bitumage des tronçons de route constituant les chaînons manquants de l’axe principal et de la branche tchadienne de la Route transsaharienne sur un linéaire de 565 km, la construction d’un pont de 543 m sur le fleuve Niger, à Farié, avec 3 km de voies d’accès, et la réalisation des infrastructures destinées à la facilitation du transport et du transit aux frontières Algérie-Niger et Niger-Tchad. Le projet de loi sur l’accord de prêt d’un montant de 44,6 milliards de francs CFA entre le Niger et le Fonds africain de développement relatif au financement dudit projet vient d’être ratifié par le gouvernement nigérien. L’objectif recherché à travers la réalisation de ce projet, long de 4 500 km, qui doit relier Alger (Algérie) à Lagos (Nigeria), selon ses initiateurs, est de contribuer au développement des échanges commerciaux par voie routière et à l’intégration régionale, mais aussi d’améliorer le niveau de service général de la Route transsaharienne et les conditions de vie des populations dans la zone d’influence du projet. Sur les mille kilomètres traversant le territoire nigérien, la Transsaharienne dessert de grandes agglomérations et surtout les importants complexes miniers d’Arlit et d’Agadez, dans le nord du pays. Le projet de construction de cette infrastructure porte sur l’aménagement et le bitumage des tronçons constituant les chaînons manquants de l’axe principal et de la branche tchadienne de la Route transsaharienne. « Pour le Niger, pays enclavé, sa réalisation permettra d’augmenter le flux des échanges avec les pays du Maghreb, se rapprocher de l’Europe et servir de zone de transit pour les autres pays au sud du Sahara », souligne le ministre d’Etat nigérien en charge du plan, Amadou Boubacar Cissé. <
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La formation usmiste se rapproche de plus en plus du sacre après ce succès hors de ses bases face à Aïn Fekroun. L’USM Alger, vainqueur en déplacement contre le CRB Aïn Fekroun (0-2), a fait un pas supplémentaire vers le titre de champion d’Algérie de Ligue 1 professionnelle, lors de la 25e journée disputée vendredi et samedi, marquée également par le succès de son dauphin, l’ES Sétif, contre le MO Béjaïa (3-2), tandis qu’en bas du classement, les carottes semblent cuites pour le CABBA, le CRBAF et la JSMB. Les Usmistes ont confirmé leur place incontestée de leader en allant battre le CRBAF grâce à deux réalisations de Bedbouda (58e) et Gasmi (90+2). Un succès qui permet aux hommes de Velud de conserver les 11 points d’avance à cinq journées de la fin. La course pour la deuxième place, synonyme de participation à la Ligue des champions, reste ouverte entre l’ES Sétif, la JS Kabylie et le MC Alger. L’ESS a cravaché dur pour battre une coriace équipe du MOB qui a mené au score à la mi-temps, mais c’était sans compter sur la réaction des Sétifiens, grâce notamment à un doublé de Nadji. Le MCA a difficilement disposé du CA Bordj Bou Arréridj (1-0) grâce à une réalisation de Djalit (24e). Une victoire qui permet à la troupe de Fouad Bouali de revenir à deux points de leur adversaire en finale de la Coupe d’Algérie, la JS Kabylie, qui a lourdement chuté devant le RC Arba (4-3). Le RCA, qui recevait pour la première fois cette saison au stade Ismaïl-Makhlouf, à Larbaâ, a surpris son adversaire lors des vingt premières minutes de la partie en inscrivant 3 buts. En second période, les Canaris sont revenus dans le match et ont réussi à marquer trois buts dont deux du meilleur baroudeur du championnat, le Camerounais Albert Ebossé, mais c’était insuffisant. Dans le bas du classement, le CR Belouizdad et le MC Oran ont fait un grand pas vers le maintien après leurs succès contre respectivement le CS Constantine (2-1) et le MC El Eulma (1-0). Les Belouizdadis, encouragés par l’international Islam Slimani qui a fait le déplacement au stade 20-Août, ont remporté une précieuse victoire contre les Sanafir grâce aux buts de Benchrifa (30e) et Bouregba (67e) contre une réalisation de Boulemdaïs en fin de partie. Avec ce résultat, les hommes de Hocine Yahi comptent sept points d’avance sur le premier relégable à cinq journées de l’épilogue. De son côté, le MCO a souffert le martyre avant d’engranger les points de la victoire contre le MC El Eulma. Les Hamraoua ont attendu les dernières minutes de la partie pour s’imposer grâce à un penalty de Nessakh. En revanche, les trois derniers du classement, le CA Bordj Bou Arréridj, le CRB Aïn Fekroun et la JSM Béjaïa, ont été battus et devraient évoluer en Ligue 2 la saison prochaine. La JSMB a coulé sur sa pelouse face à la JS Saoura (1-4) en concédant à cette occasion sa 13e défaite de la saison et la quatrième à domicile. Le CRB Aïn Fekroun s’est incliné logiquement face à l’USM Alger (0-2), tandis que le CA Bordj Bou Arréridj est revenu bredouille de son déplacement à Alger face au MCA (1-0) sur un but de Djalit.n
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La présélection nationale féminine et celle des U23 ans (garçons) de handibasket entament depuis hier un regroupement de sélection de cinq jours à Mascara, dans l’optique de relancer ces deux équipes, en prévision des futures échéances internationales.Pour les dames, le stage, qui regroupe 21 joueuses, dont l’ossature est fournie par les clubs d’Ouargla, Saïda et Oran, intervient après le premier regroupement effectué à Biskra. « Nous comptons regrouper les meilleures joueuses, après avoir disputé un certain nombre de matches en championnat. L’objectif principal est évidemment la mise en place d’une équipe nationale compétitive et la préparer aux prochaines compétitions internationales officielles », a déclaré Mohamed Tahar Kisrane, chargé de la coordination avec les entraîneurs nationaux des dames et des -23 ans garçons. Le même nombre de joueuses, à savoir 21, est regroupé à chaque stage, avec à chaque fois de nouveaux noms afin de permettre à l’entraîneur national Djawad Zigh d’avoir une idée sur le niveau de chaque joueuse, avant d’arrêter la liste définitive du groupe avec lequel les prochaines échéances seront préparées. « On veut ratisser large et donner la chance à toutes les joueuses évoluant en championnat national de prouver leurs potentialités et éventuellement taper dans l’œil des sélectionneurs », a expliqué M. Zigh. Les critères de sélection sont : la qualité technique de l’athlète, son engagement à faire partie de la future équipe nationale, mais surtout et en premier lieu, le critère de classes (important dans la construction d’une équipe de handibasket).

Les qualifications pour les JP-2016 en ligne de mire « On est dans l’obligation de monter une équipe nationale dames compétitive à partir de la saison prochaine, en prévision surtout des qualificatifs pour les jeux Paralympiques de Rio de Janeiro-2016. On a les moyens de préparer cette sélection et de la faire progresser », a expliqué l’entraîneur Kisrane. Dans l’optique de revaloriser les jeunes basketteurs activant au sein des clubs, l’instance fédérale a décidé de relancer l’équipe nationale des -23 ans (garçons) et en faire un vrai réservoir de l’équipe A. A cet effet, un premier stage concernera 17 joueurs U23, issus du groupe Centre-Ouest. Un stage similaire sera organisé au profit des joueurs de la zone Centre-Est. L’équipe qui sera entraînée par l’ex-international Mustapha Brahimi devra être opérationnelle d’ici à la fin de l’année 2014. « L’équipe des U23 sera l’antichambre de l’équipe A. Nous avons de jeunes joueurs perfectibles, appelés à prendre le relais de leurs aînés », a expliqué l’entraîneur national des U23. Le critère d’âge et de classes sont les plus recherchés par le staff technique pour former une bonne sélection des U23, en prévision du prochain championnat d’Afrique, qualificatif au Mondial de la discipline.n
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Atypique ! L’Artisanat furieux déboulera sur les planches algériennes du 12 au 20 mai prochain. L’Artisanat furieux, un intitulé à faire pâlir tout un département officiel juste à l’annonce de son nom. Mais que l'on se rassure, il ne s'agit ni d'un manifeste, ni d'une révolte ou autre manifestation, mais juste d'une ballade musicale qui passera par l'Algérie. Une ballade musicale pour cet ensemble de saxophonistes rassemblés sous la direction de Jean-Denis Michat qui s'étendra d'Ouest (Tlemcen et Oran) en Est (Constantine, Annaba et Skikda), en passant par le Centre (Alger). Qu'à cela ne tienne, c'est certainement le public mélomane de musique classique qui se frayera un chemin jusqu'à ce groupe composé d'une quinzaine de musiciens. Des musiciens, nous dit-on, de très haute facture, littéralement tous issus du Conservatoire de Lyon. Un parcours qui s'est inscrit dans la formation modulable s'ouvrant sur la perspective certaine d'entretenir un antagonisme sain et pragmatique, dont le fruit portera essentiellement sur la formation des plus jeunes et au mieux contribuer au lancement de carrières des plus performants. Fondé durant l'année 1996, L'Artisanat furieux s'est construit après le passage de pas moins d'une centaine de musiciens provenant de nombreux pays, dont les Etats-Unis, le Japon, la Russie, l'Argentine, la Grèce, la Chine… Un cocktail explosif, mais qui permet de créer, composer et confronter, à l'image d'un laboratoire, toutes les musiques et styles contemporains, parmi lesquels figurent le jazz moderne, l'avant-garde, les improvisations, les transcriptions… Un style certain et une notoriété plus qu'évidente qui s'est installée depuis plus de dix ans maintenant. L'Artisanat furieux, c'est aussi une pièce en solo exécutée par un authentique orchestre ou encore un quatuor associé aux collaborations les plus improbables, tels des solistes, des fréquences électroniques, des percussions, des voix et tant d'autres choses… Depuis une quinzaine d'années maintenant, sinon plus, c’est une nouvelle pièce qui est produite chaque année par cet ensemble. Un répertoire nouveau qui, à chaque fois, invite les jeunes formés ou les jeunes créateurs de la région de Lyon tout simplement à se joindre à leur aventure musicale. Des collaborations qui signent une affection et un ancrage certain au cœur du Conservatoire régional de Lyon. Une force attractive qui s'exprime également par la poursuite d'un perpétuel renouvellement, d'un gage de qualité garanti et d'une unité artistique avec autant de performances et de créations renouvelées.n
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Mahmoud Abbas, chef du gouvernement palestinien, a fait une sortie médiatique remarquée hier en condamnant fermement le « crime odieux » de la shoah dont a été victime le peuple juif lors de la Seconde Guerre mondiale. Un signal envoyé à l’entité sioniste, laquelle a très mal réagi à la décision du gouvernement palestinien de signer un traité de réconciliation avec le mouvement islamiste du Hamas Les espoirs de paix entre la Palestine et l’entité sioniste se sont fortement dégradés ces dernières semaines et c’est probablement pour rassurer l’Etat hébreu que Mahmoud Abbas a tenu à reconnaître la shoah, le « crime odieux » dont la communauté juive a été la victime lors de la Seconde Guerre mondiale, comme il l’a qualifié. Une annonce sans précédent dans l’histoire conflictuelle entre la Palestine et l’entité sioniste qui intervient peu avant la commémoration de la shoah par l’Etat hébreu. Le président palestinien a ainsi déclaré : « Ce qui est arrivé aux juifs durant l’holocauste est le crime le plus odieux qui soit survenu contre l’humanité pendant l’ère moderne. » Un signe de détente envoyé à l’entité sioniste après ces dernières semaines où la relation entre les deux parties allait de mal en pis. Mahmoud Abbas, qui est également le leader de l’Organisation pour la libération de la Palestine (OLP), a par ailleurs appelé l’Etat hébreu à saisir l’opportunité « de conclure une paix juste et globale dans la région, basée sur une solution à deux Etats, Israël et la Palestine, cohabitant côte à côte dans la paix et la sécurité ». Palestiniens et Israéliens avait en effet assez longuement négocié sous l’égide américaine, notamment cet été, à tel point que plusieurs observateurs avaient commencé à considérer la paix entre la Palestine et Israël comme une hypothèse plus que plausible. Seulement, les pourparlers sont récemment entrés dans une impasse lorsque l’entité sioniste a refusé de libérer un dernier groupe de prisonniers palestiniens. Difficultés Après cela, la Palestine a décidé de suivre une voie indépendante et de présenter sa candidature à l’accession à une quinzaine de traités et agences de l’ONU, obtenant d’ailleurs plusieurs avis positifs dans la foulée. Une manœuvre qu’Israël a considéré comme étant « unilatérale » et contraire au principe de dialogue que les deux camps avaient initiés. L’entité sioniste a d’ailleurs pris des sanctions économiques contre la Palestine après ce qu’elle a considéré comme étant une fronde contre son autorité, comme si les deux parties ne traitaient pas d’égal à égal. Le coup de grâce aux relations délicates entre la Palestine et l’entité sioniste a été donné la semaine dernière, lorsque l’OLP a décidé de signer un traité de réconciliation avec le groupe islamiste du Hamas, dont l’influence sur les Palestiniens est importante. L’entité sioniste considère le Hamas comme une « organisation terroriste » et le Premier ministre de l’Etat hébreu, Benjamin Netanyahou, avait affirmé plus tôt dans la semaine qu’une « alliance avec le Hamas ne pouvait pas signifier qu’on veut faire la paix ». Lors du Conseil des ministres de l’entité sioniste, hier, et malgré la main tendue par Mahmoud Abbas, le Premier ministre israélien n’a pas semblé vouloir tenter de sauver les relations israélo-palestiniennes : « Le Hamas nie l’holocauste tout en tentant de créer un autre holocauste en détruisant l’Etat d’Israël. Au lieu de faire des déclarations visant à apaiser l’opinion publique internationale, Mahmoud Abbas doit faire un choix entre l’alliance avec le Hamas et la paix véritable avec Israël. » En d’autres termes, pour Israël, la paix entre les deux Etats est incompatible avec des Palestiniens tous unis. <
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Le Premier ministre tunisien, Mehdi Jomaâ, reste sur le devant de la scène politique locale, à en croire la longue interview qu’a publiée notre confrère Jeune Afrique, dans son numéro double qui paraît cette semaine. En ligne de mire de l’actuel locataire du Palais du Bardo, le redressement de l’Etat. Mehdi Jomâa, actuel Premier ministre tunisien, ne se repose pas. Il ne cesse de parcourir des kilomètres afin d’expliquer le programme de son gouvernement. Après s’être rendu dans plusieurs pays du bassin méditerranéen, dont l’Algérie, il entame, à partir d’aujourd’hui, une visite officielle de deux jours en France. Le chemin vers la stabilisation dans son pays est encore loin et, apparemment, parsemé d’embûches, puisque les élections législatives et présidentielle, prévues avant la fin de l’année en cours, sont reportées à une date ultérieure, probablement pour mars 2015. « J’avais une dette à régler à l’égard de mon pays » Entre-temps, les Tunisiens pourraient être consultés par référendum pour la ratification de la nouvelle Constitution. Reste que Mehdi Jomâa est au centre du microcosme politique tunisien, malgré la présence de mastodontes tels que l’islamiste Rached Ghannouchi, d’Ennahdha, le très populaire Béji Caïd Essebsi, de Nidaa Tounes, et d’autres encore. Cette semaine, dans son numéro double, l’hebdomadaire Jeune Afrique consacre un long dossier à la Tunisie et une interview du Premier ministre. Et là, stupeur pour le lecteur non averti, Mehdi Jomâa révèle qu’il avait déjà été sollicité, en février 2013, pour faire partie du gouvernement de « technocrates » de Hamadi Jebali. « J’ai effectivement été sollicité par Hamadi Jebali, dont j’avais fait la connaissance au cours d’un salon professionnel à Paris, en juin 2012, a-t-il expliqué. Ridha Saïdi, un ancien condisciple de l’ENIT que je n’avais pas revu depuis 26 ans et qui était devenu ministre, m’a sollicité. Ma première réponse a été «je ne peux pas, car je dois rester aux côtés de ma famille. Des ministres, on peut en trouver des dizaines, mais un père pour mes enfants, je suis le seul à pouvoir assumer ce rôle.» Ils ont insisté, sont revenus à la charge plusieurs fois et j’ai fini par assouplir ma position et poser certaines conditions. » Et d’ajouter que « le lundi précédant la formation du gouvernement, je lisais dans la presse des informations faisant état de la nomination de Ridha Saïdi à l’Industrie quand j’ai vu son numéro s’afficher sur mon téléphone. Je décroche et commence par le féliciter. Le quiproquo était total, car il m’appelait pour m’annoncer que mon nom avait été retenu et que je ne pouvais plus reculer. J’ai hésité jusqu’à la dernière minute, et ce qui a fait pencher la balance, c’était le sentiment d’avoir une dernière dette à régler envers mon pays. J’avais été exempté de service militaire, car je poursuivais des études supérieures d’ingénieur, donc j’ai fini par admettre que je devais encore une année à la Tunisie. Et j’ai négocié avec mon employeur une mise en disponibilité jusqu’au 15 mars 2014 ». Et lorsqu’il a été pressenti pour occuper la fonction de Premier ministre, il a estimé qu’il ne pouvait pas « déserter ». « Je savais que la situation était très difficile, a-t-il avoué. J’étais un technicien, je n’ai jamais fait acte de candidature, je n’avais contacté personne, je n’avais eu aucune discussion d’aucune sorte avec aucun parti. Et je n’ai pas posé de condition, puisqu’il existait un contrat politique et moral, la feuille de route, négociée entre les acteurs politiques. Quand ma nomination est intervenue, je me suis posé une question très simple : j’ai le choix d’accepter ou de refuser. Si j’accepte, que se passe-t-il, et si je refuse, que se passe-t-il ? Un refus aurait relancé le processus du dialogue national, il aurait fallu repartir de zéro. C’était un risque considérable. Donc j’ai accepté. » Malgré les débats houleux qui ont précédé le vote de l’investiture du gouvernement au sein de l’Assemblée nationale constituante (ANC), en janvier dernier, Mehdi Jomaâ a expliqué vouloir assumer son «rôle de chef». Mais il reste fixé sur le programme qui lui a été assigné, en l’occurrence, l’organisation d’élections, la lutte contre le terrorisme, mais aussi contre la déliquescence de l’Etat et contre la crise des finances publiques avec un dinar tunisien qui a considérablement chuté depuis janvier 2011. « Il y a eu un certain relâchement depuis la révolution » «Le programme qu’on m’a assigné est très clair : il vise d’abord à créer les conditions propices à la tenue des élections, à travers un certain nombre de mesures, la dissolution des «Ligues de protection de la révolution», la neutralisation des mosquées, l’amélioration des conditions de sécurité, a-t-il dit. La mise en œuvre de la feuille de route est complexe, car autour, il y a des familles politiques qui ont des intérêts opposés. Cependant, au fur et à mesure que j’avance, je me rends compte qu’il y a des problèmes plus profonds et aussi urgents ». Et d’expliquer encore que « la feuille de route est un engagement, le redressement de l’État est une obligation. Je ne crois pas à une pérennité de la démocratie si l’État n’est pas respecté dans ses institutions, ses lois et ses règles. La Constitution est la mère des lois, mais avant même de songer à respecter une Constitution, il faut respecter les lois. C’est une question de bon sens ! Et, à côté de cela, il faut impérativement réhabiliter la notion de travail. Dans l’administration. Et dans le pays. Nous avons mis des générations pour ancrer cette valeur dans les esprits, dans la mentalité des Tunisiens. On a observé un certain relâchement depuis la révolution. Aujourd’hui, face à la crise, les seules choses qui peuvent nous sauver sont l’État et le travail ». « Nous avons besoin d’un très large soutien» D’où, comme l’on peut s’en douter, des réformes drastiques. Pour Mehdi Jomâa, la Tunisie doit «entreprendre des réformes lourdes et de long terme. Nous avons procédé à l’audit et à l’évaluation et nous allons faire des propositions. Mais nous avons besoin du soutien le plus large possible, celui des organisations comme celui des partis. D’où le lancement du dialogue national sur l’économie». Et le chef du gouvernement se met à dresser une liste des chantiers qui attendent la Tunisie : «Réformer la subvention énergétique, non pas pour la supprimer, mais pour lui apporter des ajustements, car elle doit aider les plus faibles et offrir des incitations à l’industrie ; or, actuellement, dans les faits, elle s’est éloignée de ses objectifs », mais aussi « maîtriser la masse salariale de la fonction publique. Il n’y aura pas une seule embauche supplémentaire par rapport à ce qui a été annoncé», «faire en sorte qu’une partie de ceux qui ne paient pas l’impôt le fassent», et enfin, «lutter contre la contrebande». Mehdi Jomaâ espère mener le bateau Tunisie à bon port, pour couler des jours paisibles auprès de sa famille. Réussira-t-il ? Le défi est immense pour un pays comme la Tunisie qui n’avait jamais connu la crise avant 2011. Et il trouvera sur son chemin les islamistes d’Ennahdha dont les plus radicaux s’estiment spoliés du gouvernement. <
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Parce que la nature finit toujours par reprendre ses droits. Parce que le béton ne s’inscrira jamais dans la liste du patrimoine mondial de l’humanité. Parce que la terre a porté l’homme depuis sa création. Que des hommes, des spécialistes comme Serge Maïni, plus connu par Satprem, luttent chaque jour pour que nos maisons reprennent leurs formes originelles. Satprem (amour et vérité en sanskrit) est le directeur de l’Institut de la terre à Auroville, en Inde. Architecte de formation, il a depuis son long parcours à nos jours cette exigence à construire ou reconstruire une architecture atemporelle. Une architecture perpétrée à coups de lumière d’énergie et de matière consciente. Rencontré en marge du festival « Archi’terre » qui a eu lieu du 19 au 24 avril 2014 à l’Ecole polytechnique d’architecture et d’urbanisme, à Alger, il a bien voulu nous entretenir sur l’impératif de revenir aux sources de la construction : la terre !

Reporters : Ce n’est pas votre premier voyage en Algérie. Vous êtes allé à Ghardaïa, Biskra, Timimoun, Tamanrasset, Alger bien sûr… Honnêtement, que pensez-vous du bâti en Algérie ? Satprem Maïni : Pour Timimoun et Ghardaïa, c’est flagrant qu’il y a encore une culture locale. Un habitat qui est vraiment caractéristique de l’Algérie et qu’il faut préserver ! Et tout le reste (des villes que j’ai pu visiter), c’est des bâtiments, comme on peut en voir à Alger, Casablanca, au Caire, en France, n’ importe où dans le monde. Donc, il faudrait retrouver un peu de cette identité algérienne avec tous les ksour, les médinas… qui ont été construits de cette manière. Et voir comment il est possible de les remettre au goût du jour et notamment avec une bonne infrastructure.

Vous avez certainement une idée de la démographie galopante en Algérie et localisée principalement au Nord. Pensez-vous que l’on peut revenir avec cette croissance à des constructions qui seront probablement plus ou moins étroites ? C’est un petit peu ce constat que nous avons eu avec Yasmine Terki, la commissaire du festival Archi’terre et puis d’autres aussi. Pourquoi les gens partent de leurs habitats traditionnels ? Parce qu’ils n’ont pas d’écoles ! Parce qu’ils n’ont pas d’infrastructures publiques, pas de docteurs, pas d’hôpitaux, pas d’eau, pas d’électricité, pas de téléphone… C’est un peu normal qu’ils aient envie d’aller vivre ailleurs. La première chose à faire déjà, c’est d’amener toute cette infrastructure moderne dans les bâtiments traditionnels, et là, probablement, les gens vont changer d’avis. Tout le monde sait que les bâtiments en béton sont moins confortables autant en hiver qu’en été. Ils brûlent l’été et ils se gèlent pendant l’hiver. Tandis que dans les bâtiments en terre, ils vivent très bien.

Vous répondez quoi à ceux qui pensent que les maisons en terre pourraient un jour s’écrouler sur ses habitants à cause de l’eau ? Juste un petit exemple, cela se passe en Egypte. Ce sont les voûtes du Ramesseum, qui étaient donc les greniers du temple de Ramsès II, situé à côté de Louxor. Il a été construit en 1 300 avant Jésus-Christ. Et ces bâtiments sont encore debout ! Et les voûtes en terre sont en meilleur état que le temple en pierre. A cette époque-là, le temple était un centre pour les impôts, la collecte des taxes… Et ces taxes étaient payées en nature. Les greniers servaient à collecter ces taxes. Ces bâtiments s’entretiennent depuis déjà trois mille ans. Si l’on devait comparer la pluviométrie de cette époque avec la nôtre, ces bâtiments auraient dû prendre 132 mètres d’eau depuis leur construction. Au jour d’aujourd’hui, les voûtes sont toujours visibles.

A ce propos, est-ce que la construction aujourd’hui en terre dépend des aspects climatiques ? Du réchauffement de la planète par exemple ? Et/ou du climat en général ? Oui, bien sûr ! Partout sur terre, femmes et hommes ont montré un génie constructif et qui s’adapte au climat et aux conditions climatiques locales. Ils ont donc construit en terre avec différentes techniques qui étaient appropriées au climat local de leur lieu de vie. Avec le changement climatique, il est vrai que dans certaines régions, les cultures constructives doivent changer. Un petit exemple qui se déroule dans l’Himalaya. Du côté de la ceinture himalayenne, à la frontière entre l’Inde et le Tibet, une région qui ne voyait jamais de pluie jusqu’à il y a vingt ans ; maintenant, ils en ont. Par conséquent, les toitures et terrasses en terre, comme il y en a dans les ksour ici en Algérie ou au Maroc, elles s’abîment avec la pluie. Ils doivent donc changer les cultures constructives. Comme ils devront changer certains paramètres du bâtiment pour pouvoir résister à l’eau. Mais ça, c’est possible ! Un autre exemple, celui de la casbah d’Ouarzazate, dans l’Atlas, au Maroc. Elle a été très, très bien restaurée. C’est un superbe exemple de restauration du patrimoine marocain. Ils ont juste amené l’eau, l’électricité… Ils ont maintenant la télévision, le téléphone, les hôpitaux sont à côté, les écoles sont là… Depuis, les gens reviennent peu à peu habiter cette casbah. Des ksour qui sont à 50 kilomètres de là, abandonnés sur le bord de la route, sont semblables à la casbah d’Ouarzazate avant sa rénovation. Un endroit vraiment superbe.

En parlant de restauration, il apparaît très clairement depuis quelques années déjà qu’il y a une véritable problématique autour du métier de maçon. Il n’y a en plus ou presque et notamment ceux maîtrisant la construction en terre. Ce problème ne s’est peut-être pas posé au Maroc, mais il est concret en Algérie… Disons que cela ne peut se faire qu’avec un effort de formation. D’une part, il faudrait que les gens veuillent être formés et apprendre quelque chose de nouveau. Enfin, de nouveau aujourd’hui, ça a été oublié, mais c’est très ancien comme savoir. Donc, il faudrait que les gens veuillent réapprendre ce savoir et que certains veuillent financer leur formation. Qu’ils les mettent dans un projet où ils puissent utiliser leur savoir. La seule issue vraiment, c’est de reformer les gens. Leur faire comprendre que travailler avec ses mains de la terre ou autres matières locales, c’est noble ! C’est très valorisant ! Ils mettront ainsi en œuvre leur patrimoine local, au lieu de faire venir du béton, de l’acier… d’Alger vers Tamanrasset, par exemple. C’est vraiment une aberration dans ce cas ! Quand vous avez une distance de 3000 kilomètres entre deux villes, est-ce que ça a un sens de transporter du ciment, de l’acier… alors qu’il y a de la pierre et de la terre locale ? Alors, il faut construire avec ça.

En comparaison avec le béton, est-ce que construire en terre actuellement coûte plus ou moins cher ? Non, cela coûte moins cher. Seulement, construire en terre demande beaucoup de main-d’œuvre. Dans un pays industrialisé comme l’Algérie, qui est assez riche quand même, c’est sûr que la main-d’œuvre peut s’avérer chère en fin de compte. Mais ce qu’il faut voir aussi, c’est où va le coût du bâtiment ? Chez nous, en Inde, un bâtiment en terre, donc avec des blocs de terre comprimée, stabilisée avec 5% de ciment seulement, et avec des planchers, des voûtes et des dômes, le coût de la main-d’œuvre représente 65% du prix du bâtiment. C’est énorme ! Cela veut dire qu’il faut choisir. Et en plus, nous sommes au même prix que pour les bâtiments en béton, parce que la main-d’œuvre a beaucoup augmenté depuis ces dernières années, en l’occurrence dix ans maintenant. Au niveau économique, nous ne sommes pas aussi bien qu’avant. Néanmoins, dans un bâtiment qui va coûter à peu près le même prix, je mets 65% de l’argent de ce bâtiment dans les mains des ouvriers qui vont travailler. Je leur donne un salaire. Je leur donne une formation. Ils ont donc un gagne-pain. Ils ne chômeront plus et peut-être faire n’importe quoi ailleurs !

Selon vous, est-ce qu’il y a des lieux propices à bâtir en terre en Algérie ? Une zone par rapport à une autre ? Est-ce qu’il y a plus d’avantages à construire en terre à Timimoun et Tamanrasset, par exemple ? Ça peut être Tamanrasset, Timimoun ou ailleurs ! Les bâtiments en terre ont été utilisés dans tous les pays du monde. Que cela soit dans les régions désertiques du Sahara ou encore dans les plaines de Chine, ou dans l’Himalaya indien où il y a de la neige… Vraiment, la terre peut s’adapter à tous les climats. Le génie humain est cette capacité à savoir quoi faire de la terre locale avec une technique propre à chaque terre. Il faut savoir qu’il y a 12 à 15 techniques de terre dans le monde. Ils ont su utiliser la terre locale en fonction de ses capacités hydriques, ses comportements mécaniques… pour en tirer le meilleur. Au niveau humidité, nous sommes dans un pays tropical, avec des pluies fortes. La plus forte d’ailleurs que j’ai vue en Inde était de 90 millimètres en une heure. A Auroville, près de Pondichéry, pays tropical avec 45°C en été. En hiver, au plus bas, c’est 18°C avec toujours 80 à 100% d’humidité. Nous sommes toujours au-dessus de 70% d’humidité avec des pluies très fortes jusqu’à comme je l’ai dit 90 millimètres en une heure. Ça vous ne l’avez pas ici. En cas de cyclones, nous avons des vents de 150 kilomètres/heure pendant quelques heures, des pluies de 270 millimètres en une journée. Et tout ce que j’ai construit depuis 25 ans à Auroville est toujours debout. Et ça ne s’abîme pas !

Toujours en comparaison avec le béton, quelle est la durée de vie d’un bâti en terre ? On sait que pour le béton, au-delà de 300 à 400 ans, il n’en restera plus rien. Parce que l’acier s’abîme, se corrode. Le béton aura un problème de carbonation. Donc, il va perdre sa résistance qui lie les grains de sable au gravier. Cela veut dire que d’ici à au plus 500 ans, tout ce qui est en béton n’existera plus. Le béton est bien en compression, mais si l’on veut le travailler en traction ou en flexion, il faut y associer de l’acier. Tout le système structurel en béton repose sur la tension du matériau. Automatiquement, dès que l’acier est mort, tout s’écroule ! C’est fini ! Alors que le bâtiment en terre, et ils l’ont prouvé, comme avec le Ramesseum visible depuis 3300 ans en Egypte. Vous avez beaucoup d’exemples comme ça dans le monde. Les plus vieux adobes trouvés sur terre ont onze mille ans. Ils ont été trouvés en Syrie. Je défie un morceau de béton de résister à 1000 ans ! Pour la terre, faut juste l’entretenir et l’adapter au climat. Par exemple, je travaille sur un temple bouddhiste qui date du XIIe siècle dans l’Himalaya. Ce temple avait des fresques superbes en terre avec des couleurs en pigments naturels. Le toit qui était étanche à la neige ne l’est plus pour la pluie et tout le bâtiment s’abîme. Dans ce sens, je fais des recherches pour savoir comment utiliser des matériaux totalement naturels, comme la terre, l’argile, des produits végétaux et animaux, pour que les toits soient totalement étanches. Depuis dix ans, il n’y a plus eu une fuite.

Au vu du manque d’espace dans le Nord et notamment la capitale Alger, selon vous, est-ce qu’il est possible de construire en hauteur avec la terre ? Bien sûr ! A Auroville, j’ai construit une maison de quatre étages en murs porteurs. Je n’ai aucun poteau en béton armé, tout est en murs porteurs. Un bâtiment qui a une hauteur de 13 mètres 40 au total du sommet à la base. Avec tous les sols et planchers faits avec des voûtes et des dômes. C’est un édifice très lourd. Voûte et dôme pèsent plus lourd qu’une dalle en béton. En clair, tout est en terre sur les quatre étages. Ce qu’on appelle le bloc de terre comprimée stabilisée, c’est 5% de ciment dans le bâtiment, de la fondation jusqu’à la toiture. Parce que les fondations sont également en terre stabilisée toujours avec 5% de ciment, c’est ce qu’on appelle du pisé stabilisé. Les murs, ce sont des blocs stabilisés comprimés (à 5%). Tout ce qui est voûte et dôme, pour les étages et la toiture, ce sont également des blocs de terre comprimée à 5%. Ce bâtiment a été inauguré en 1998. Et tiens très bien et avec des pluies comme je l’ai dit de 260 millimètres par jour.

Est-ce que ce genre de construction en étage est répandu ou c’est juste localisé à Auroville ? En Colombie, il y a pas mal de choses dans le genre qui se passent. J’ai un ami qui a le même diplôme que moi. Avec ses amis, ils construisent des immeubles de 3 à 4 étages en terre. Ils ont essayé de faire des ossatures poteau poutre en béton, de mettre du remplissage en terre. Il n’y a pas vraiment de spécificités propres à la terre. Il faut juste bien faire les choses, comme pour chaque bâtiment. Disons que ça, c’est lorsqu’on utilise de la terre stabilisée. En ce qui concerne la terre crue, il faut être vraiment vigilant sur comment faire passer les canalisations. Comment faire les drains. Comment réaliser les étanchéités. Mais les expériences et les savoirs au long court montrent comment les gens se sont très bien débrouillés depuis des centaines d’années.

Pour en revenir à l’institut que vous dirigez à Auroville, quelle est la population qui s’y inscrit ? Ce sont des architectes, des ingénieurs, des maçons, des entrepreneurs… Nous avons formé plus de 9500 personnes en 25 années. Des personnes issues de 78 pays différents. En général, c’est un quart d’étrangers de tous les continents qui vient se former chez nous.

En ce qui concerne l’Algérie… Il y a quelques jours, j’ai reçu un email du premier secrétaire de l’ambassade d’Inde en Algérie qui s’étonnait qu’une filière algérienne se rendait en Inde pour se former. En fait, depuis la création du festival Archi’terre, il y a trois ans, plus le numéro zéro qui était la première tentative de Yasmine Terki, il y a plus d’Algériens qui viennent à l’institut. En ce moment, nous avons parmi nos étudiants Nouredine Kebali, un architecte qui prépare un PHD à l’Ecole d’architecture d’Alger (Epau). Il est chez nous pour son doctorat. Cela dit, au total, depuis la création de l’Institut, nous avons accueilli une vingtaine d’inscrits. Ils ont commencé à venir depuis l’année 2010.

Quel type de formation est demandé par les Algériens ? En général, ils viennent pour la production et la maçonnerie avec des blocs de terre comprimée et aussi pour construire avec des arcs, voûtes et dômes. En même temps, il s’agit de notre domaine d’excellence. A peu près tous ceux qui viennent demandent ce genre de formation.

Selon vous, construire en terre va se répandre en Algérie et ailleurs. Sachant qu’ici et dans beaucoup de villes algériennes, le paysage architectural est complètement défiguré… Ce qui est malheureux, c’est cette urbanisation sauvage qui reste non contrôlée. Et surtout la perte du savoir-faire des arts locaux. On se retrouve avec les mêmes types d’architectures à Alger, à Casablanca, au Caire, à Istanbul… C’est malheureux que ce savoir-faire local ait été globalisé puis aplati partout, parce qu’il y a le béton, parce qu’il y a tous ces polluants industriels… C’est ici que réside le problème. A mon sens, l’Algérie a à gagner grâce au travail qu’est en train de faire Yasmine Terki. Un travail qui est très bien soutenu et voulu par le ministère de la Culture. C’est un excellent départ. A ma connaissance, il n’y a pas d’autre pays au monde où un ministère quelconque a lancé la construction en terre. Il y a plein d’organismes qui font des choses ici. Des instituts, des centres et des ONG, mais c’est sporadique, alors qu’en Algérie, depuis 4 ans, il y a une volonté permanente du département de la culture qui a créé le « Cap terre » à Timimoun. Ça montre vraiment cette volonté de faire les choses et de bien les faire. Dans le temps, le directeur de l’Epau voulait faire un bâtiment en terre au sein de l’école. Un bâtiment qui serait un peu un modèle témoin, c’est un peu comme ça que les choses se passent. Le ministère de la Culture algérien pousse très fort dans cette direction. Maintenant, le ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme continue dans cet effort. Que tout ce qui est école d’architecture et d’ingénierie contribue à cet effort.

Si c’est si pratique de construire en terre, pourquoi ça a été abandonné et dans le monde entier ? C’est ce que j’appelle la révolution industrielle du XIXe siècle en Europe. Une révolution qui a vraiment marqué une coupure, une fracture entre le bâti professionnel dans le monde entier et les soi-disant bâtiments modernes et technologiques. En fait, il faut faire une marche arrière et voir où sont vraiment les aspects positifs et ingénieux de la tradition pour les moderniser maintenant avec tout ce qu’on fait et avec tout ce qu’on connaît. Sans oublier ou mettre de côté l’origine locale. Et oublier de fait tous ces matériaux industrialisés. Le problème est que vous avez toutes ces compagnies comme Lafarge et autres qui s’implantent en Inde, mais aussi ici en Algérie. Et elles cassent tout sur leur passage. Ce n’est plus possible ça ! Alors que la terre est abondante partout ! Les gens savent quoi en faire ! Je ne dis pas non plus que toutes les terres sont bonnes à construire. Certaines ne peuvent pas être utilisées. J’ai travaillé dans 36 pays et j’ai réussi à me débrouiller avec 90% des terres que j’ai eues entre les mains. Ou encore sous les pieds ! Et ce que j’ai vu en Algérie jusqu’à présent correspond tout à fait. A Timimoun, c’est tout à fait possible. A Tamanrasset, nous avons réalisé des blocs de terre qui ont fait le voyage jusqu’à Alger pour le festival Archi’terre. 3000 kilomètres et les blocs sont arrivés dans un état impeccable.

Publié dans Grand angle
Les experts algériens estiment que, par son extrême diversité écologique, « l’Algérie se situe parmi les pays méditerranéens les plus originaux, sans égal sur les plans bioclimatique, morphologique, floristique et faunistique ». Pour protéger la faune et la flore, l’Algérie a opté pour les aires protégées réparties, selon une loi promulguée en février 2011, en trois types : parcs nationaux, réserves de chasse et réserves naturelles. Les parcs nationaux sont destinés à créer les conditions de la conservation sur site de tout milieu naturel qui présente un intérêt particulier et qu’il faut préserver. C’est le cas du parc national de Belezma qui se trouve sur un chaînon montagneux marquant le début du massif des Aurès, à 7 km environ au nord de Batna, et s’étale sur une superficie totale de 26 250 hectares. Il n’est pas le seul sur la liste, on trouve les parcs nationaux d’El Kala (El Tarf), Chréa (Blida-Médéa-Aïn Defla), Djurdjura (Tizi-Ouzou-Bouira), de Theniet El Had (Tissemsilt), Taza (Jijel), Gouraya (Béjaïa) et Tlemcen. Ensemble, ils recouvrent une superficie globale de 165 362 hectares. Le parc national de Belezma abrite, comme le fait savoir le site du ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, « une végétation très abondante et très variée (pin d’Alep, chêne vert, pelouses, érables de Montpellier, frênes épineux, oxycèdres et térébinthes, diverses orchidées avec la présence de l’unique peuplement de chèvrefeuille étrusque, une espèce en danger) et plus d’une trentaine d’espèces de mammifères (dont les plus rares sont le porc-épic, le chat sauvage, l’hyène, le lynx caracal, la belette, la mangouste, mais aussi le chacal, le renard, le lièvre, le sanglier qui est le plus abondant, la gazelle et, récemment réintroduit, le mouflon à manchette)». Mais la grande particularité du parc de Belezma est de renfermer, selon le même site, plein d’autres « curiosités géologiques et géomorphologiques (picots, dalles rocheuses) ainsi que des sources thermales et minérales, et surtout des sites archéologiques, surtout romaines et plus particulièrement la piscine de Kasserou », ce qui n’étonnera pas ceux qui connaissent l’histoire de la région. Côté nature, le parc national de Belezma donne l’impression d’être bien protégé. Il a été classé réserve naturelle nationale depuis 1984, pour bien signifier la volonté des pouvoirs publics de soustraire cet espace fragile aux impacts directs d’activités humaines susceptibles de dégrader le milieu ou de porter atteinte aux espèces qu’il abrite. Cette menace pèse sur la cédraie qui s’étend sur une superficie de 5 700 hectares et comprend tout un cortège floristique représenté surtout par le houx (qui est une espèce en danger) et l’églantine. Au cours d’une journée d’étude, tenue à Batna, jeudi dernier, le directeur du Parc national de Belezma, Saïd Abderrahmani, cité par l’APS, a rappelé que le phénomène de dépérissement du cèdre de l’Atlas – «cet arbre noble remonte à des milliers d’années», précise-t-il, qui a été signalé déjà depuis le début des années 1980 –, touche jusqu’ici quelque 4000 hectares de cédraie. Cela prouve que le statut juridique accordé officiellement aux espaces riches et fragiles du point de vue écologique ne suffit pas pour leur épargner la dégradation, notamment dans les forêts soumises à toutes sortes d’activités (commerciales, de loisirs…). Les chercheurs réunis à Batna se sont montrés préoccupés par « l’urgence de préserver et de revaloriser son patrimoine matériel et immatériel ». Côté nature, encore une fois, c’est à la Direction générale des forêts (DGF), chargée de la gestion de la protection de la faune et de la flore, qu’incombe cette difficile mission de faire barrage aux agressions et menaces qui risquent de nuire à la richesse écologique du parc de Belezma.n
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Inadmissible, révoltant ! Certains énergumènes, pour se soulager, n’ont pas trouvé mieux que le site archéologique qui se trouve à l’intérieur du square Mustapha-Seridi, en plein centre-ville de Guelma. Pis, transformés en urinoirs par le fait de citoyens manquant totalement de civisme, plusieurs lieux publics de l’antique ville romaine de Calama dégagent à toute heure du jour et de la nuit des odeurs pestilentielles qui incommodent les passants et les riverains. Ce beau site de l’époque romaine est en pleine déliquescence. Le manque d’entretien et l’anarchie qui règne en ce lieu lui ont ôté tout attrait. Les nostalgiques Guelmois sont furieux de voir leur «site archéologique» se transformer en un véritable urinoir à ciel ouvert. En plein jour et au vu et su de tout le monde. Le constat est amer et les jardiniers chargés de l’entretien de leur cité sont unanimes. Mohamed est vendeur de cigarettes. Il passe le plus clair de son temps à cet endroit et n’apprécie pas du tout que le jardin public se transforme en toilettes publiques et gratuites. Chaque matin, explique-t-il, il vient constater que la table qui lui sert de support de vente est constamment déplacée. Il trouve donc sur cette table des choses qui justifient ce qui s’est passé la nuit. « Au début, nous explique-t-il, les employés de la commune de Guelma-ville veillaient, jetaient un coup d’œil sur le jardin. Ils donnaient en quelque sorte un coup de main en veillant sur la propreté. » Maintenant, il se demande les raisons pour lesquelles ils ne font plus attention à ce jardin public, pourtant situé au cœur de leur ville, qui était le plus propre de l’Algérie en 1987. Il déplore aussi le fait que ce dernier se soit transformé en véritable vespasienne à tout, vent. A ce propos, l’on se demande pourquoi la municipalité n’envisage pas de bâtir des vespasiennes pour éviter, à l’avenir, cette triste situation. Comportement abject Des personnes de tout âge ne se gênent plus à transformer les murs en des... toilettes publiques. Ceci n’épargne aucun endroit de la ville de Guelma et des gens se soulagent en cachette. Un comportement abject et préjudiciable qui est à l’origine de ces odeurs nauséabondes qui se dégagent des immeubles. Il semble que les toilettes mises en place dans les différents quartiers ne servent à rien et les « ennemis de la salubrité » se soulagent en plein air ! Les propriétaires des cafés, bars, pizzerias et restaurants ont aussi une énorme responsabilité dans cette situation lamentable, puisqu’ils refusent l’accès libre aux toilettes. « Si tu ne consommes pas, tu n’as pas le droit d’utiliser les toilettes. Certains gérants gardent la clé à leur niveau et ils ne l’offrent qu’aux clients, ce qui pousse les gens à uriner là où ils ne sont pas vus », avouent des citoyens interrogés sur le sujet, ajoutant qu’il y a un manque flagrant d’espaces publics dédiés à cet effet. «Où sont ces toilettes publiques dont vous parlez ? Si à Guelma-centre il en existe quelques-unes, dans les autres communes, rien. Il ne faut pas accuser gratuitement des gens d’incivisme, car cela peut arriver à n’importe qui, puisque les autorités n’ont pas mis les moyens nécessaires », ajoutent nos interlocuteurs. Devant la tendance à la hausse que ne cesse de prendre ce fléau, les habitants de certains immeubles ont scellé les portes d’entrée. Seuls les voisins peuvent donc y accéder. «Il n’y a pas d’autre solution. Les bâtiments des cités périphériques sont devenus des dépotoirs et on craint même pour nos vies », affirment les habitants. «Guelma se meurt à petit feu et la solution consiste à opérer un grand nettoyage des mentalités», soulignent-ils à l’unanimité.n
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Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf, a annoncé, lors de l’ouverture de la 17e édition du Salon international des médicaments et du matériel médical (SIMEM), que la porte était ouverte aux investisseurs privés pour la construction d’hôpitaux à travers le pays, et ce, en réponse aux demandes déposées par certains d’entre eux au niveau du service des approbations du ministère. Comme l’a confirmé M. Boudiaf, la seule condition pour l’acceptation de leurs projets est la « conformité aux normes internationales ». Et à la wilaya d’Oran, on a donné l’approbation de la commission du Calpiref pour 19 investisseurs dans le domaine de la santé et la plupart des terrains fonciers choisis sont situé à l’est de la wilaya. Le ministre soutiendra que « l’Etat est prêt à accorder son soutien aux investisseurs afin de les accompagner jusqu’à la concrétisation de leurs projets », et ce, en expliquant que le secteur privé est devenu complémentaire du secteur de la santé publique. Ce dernier, quant à lui, se verra prochainement renforcé, selon le ministre, par la réalisation de dix nouveaux centres hospitalo-universitaires, dont les travaux de quatre d’entre eux seront lancés durant le mois de juillet prochain, tandis que six sont en cours de réalisation. Le but de la réalisation de chacun de ces hôpitaux est de créer des pôles de santé sur l’ensemble du territoire national en garantissant 18 400 nouveaux lits, notamment à Oran, Tlemcen, Sidi Bel Abbès, Annaba, Batna, Tizi-Ouzou et Béchar. D’autre part, M. Boudiaf s’est rendu au Centre médical de lutte contre le cancer de Messerghine, où il a supervisé la mise en fonction du troisième appareil de traitement par radiothérapie contre le cancer (accélérateur), qui soulagera la pression sur le Centre, qui reçoit plus que sa capacité, depuis la fermeture de la prestation de la radiothérapie de l’hôpital Benzerdjeb. Ainsi, le ministre a promis l’ajustement des rendez-vous pour les patients, dont les délais dépassent parfois une année. Et en ce qui concerne les projets de réalisation de 20 centres de lutte contre le cancer, au point mort depuis 2007, le ministre a expliqué que leur construction est en cours et le taux d’avancement est 40 à 70%. Pour le 2e jour de son programme de visite à Oran, le ministre de la Santé a présidé jeudi un conclave des principaux acteurs du pays du secteur de la santé. Plusieurs directeurs d’établissement ont soulevé le problème du réseau informatique interne, qui n’est exploité qu’à 15%, car son utilité est minimisée. Par ce fait, la traçabilité des dossiers médicaux n’est pas fiable, car les moyens de communication sont absents entre les différentes structures et établissements de santé. Le ministre a avoué l’existence de dysfonctionnements pour lesquels des moyens techniques et budgétaires seront débloqués pour remédier à ce genre de soucis qui accablent les patients, tout en incitant les DSP à tenir des réunions hebdomadaires avec l’ensemble des chefs d’établissement et transmettre les PV le jour même, en plus d’assurer une meilleure écoute du public et alléger les procédures administratives pour la prise en charge des malades. Mise en service d’une unité antidouleur Une unité antidouleur est opérationnelle depuis au niveau du centre hospitalo-universitaire d’Oran (CHUO), a-t-on appris auprès du chargé de la communication de cet établissement de santé publique. Cette unité, qui compte une dizaine de spécialistes entre oncologues, algologues et psychologues, prendra en charge des patients dont la maladie est à un stade avancé. Il s’agit de la première structure de ce genre dans la région ouest du pays et la seconde à l’échelle nationale, a indiqué Kamel Babou. Les praticiens relevant de cette unité, dotée de 7 lits, assureront des consultations, des hospitalisations de jour et suivront également les malades en fin de vie admis dans d’autres services du CHUO pour atténuer un tant soit peu leurs souffrances. Selon la même source, un numéro vert sera mis prochainement en service pour recueillir les demandes de prise en charge de ces malades émanant de leurs familles et parents. Un véhicule sera également mobilisé pour permettre à l’équipe médicale de se déplacer aux domiciles des malades pour des consultations sur place. Enfin, cette unité servira également de site de formation pour des médecins provenant des régions ouest et sud-ouest du pays afin qu’ils puissent ensuite mettre en place des structures similaires au niveau de leurs établissements sanitaires respectifs.n
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