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Reporters - Filtrer les éléments par date : mercredi, 23 avril 2014

SICOM2006

Mme Zohra Derdouri et M. Abdelkader Messahel, respectivement ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la Communication, et ministre de la Communication, ont procédé, hier, à l’inauguration de la 23e édition du Salon international de l’informatique, de la bureautique et de la communication (Sicom) à la Safex d’Alger.

Cet événement, placé sous le signe «A l’ère du Cloud et du Big Data», qui a réuni plus de 125 exposants locaux et internationaux, s’étalera jusqu’au 26 du mois courant. Le Cloud Computing est une solution en croissance dans les entreprises et chez les particuliers ces dernières années. Le Cloud (nuage) est un système qui permet le stockage de données informatiques sur des ordinateurs serveurs gratuits ou loués à la demande. «Le recours au Cloud Computing est plus que vital au plan économique», a-t-on estimé. Lors de sa visite des différents stands de la Safex, Mme Zohra Derdouri a affirmé que cet évènement servira davantage à la promotion de la culture d’investissement dans le secteur des télécommunications et dans la création de startups. «Nous allons renforcer les dispositions de soutien et d’encouragement en faveur des investisseurs dans le domaine, après le lancement du haut débit internet. Ce qui va sûrement avoir un impact sur le développement des entreprises actives dans le domaine des nouvelles technologies de l’information et de la communication », a-t-elle expliqué. La ministre a également précisé que sa nouvelle stratégie sera basée sur le développement et l’accès aux applications dans les prochaines années, et ce, avec l’évolution des besoins des utilisateurs individuels ou des entreprises en étant une vitrine réelle des propositions tant matérielles que logicielles du marché algérien afin de vulgariser les nouvelles technologies et innovations. Selon la représentante du gouvernement, «internet devra être plus accessible et plus performant afin d’assurer un développement plus rapide pour une meilleure utilisation, voire rentabilité des TIC en vue de combler le manque actuel d’applications et combler rapidement le retard constaté dans l’application des TIC dans le développement socioéconomique du pays ». Dans le même temps, explique Mme Derdouri, «il permettra aux entreprises de s’ouvrir au processus d’intégration des TIC dans leur gestion ». Pour sa part, le ministre de la Communication, Abdelkader Messahel, a insisté durant son intervention sur l’importance de l’utilisation des nouvelles technologies dans le domaine de la communication, ce qui, selon lui, permettra de satisfaire le besoin de la population en matière d’information.

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Plus de 264 000 supports contrefaits et illicitement commercialisés, comme les CD, les DVD, les Divx, les cassettes vidéo et autres, ont été saisis durant le premier trimestre de 2014 en Algérie. Les chiffres ont été livrés, hier au forum de la Sûreté nationale, par Fayçal Hassani, commissaire principal à la DGSN et sous-directeur des affaires économiques.

La rencontre, qui s’est déroulée à l’école de Châteauneuf et a regroupé de nombreux artistes, auteurs et interprètes, a permis aux responsables de l’ONDA, notamment son premier responsable, de préciser le rôle et les missions de cet organisme qui relève du ministère de la Culture, dans la sauvegarde des droits liés à l’originalité de l’œuvre créée. Sami Bencheikh El Hocine, directeur général de l’ONDA, a notamment défini le domaine de « protection de l’expression artistique achevée », avant de faire état des « efforts intellectuels exclus de cette protection, comme les idées, les concepts, les principes et les procédures ». Le DG de l’ONDA a affirmé que « son organisation a élaboré depuis quelques années une stratégie pour lutter contre ce fléau, notamment la signature de plusieurs conventions internationales ». Dans ce registre, une collaboration étroite entre l’Office nationale des droits d’auteur et les forces de police algériennes a été créée, notamment pour assurer la sécurité des inspecteurs de l’office chargés des questions des droits d’auteur. Hassani Fayçal, commissaire principal à la DGSN et sous-directeur des affaires économiques, a précisé dans son intervention que « compte tenu de l’importance économique du secteur des droits d’auteur en Algérie, de son potentiel de croissance et des lourdes conséquences économiques du piratage, les autorités ont adopté une politique de tolérance zéro dans ce domaine ». Ajoutant que « c’est à l’Office national des droits d’auteur, l’organisme de haut niveau chargé de la réglementation et de l’application et la police, qu’il appartient de la mettre en œuvre ». Des chiffres rassurants Lors de son allocution, le responsable de la DGSN n’a pas manqué de livrer des chiffres sur la question de la contrefaçon. Il indiquera que « pendant le premier trimestre de 2014, la Sûreté nationale a traité 86 affaires impliquant 79 personnes ». Et d’ajouter : « 264 027 supports, entre DVD, Divx, cassettes vidéo et autres supports, ont été saisis. » Un chiffre rassurant, selon le conférencier. Concernant l’année 2013, près de 1,7 million de supports audiovisuels et multimedia contrefaits saisis ont été détruits. Un exploit pour le DG de l’ONDA, qui soulignera qu’« en 2012, les éléments de la Sûreté nationale ont réussi à saisir plus de 400 000 supports contrefaits ». Selon l’orateur, cette campagne vise à lutter collectivement contre le piratage sur tous les fronts. Il indiquera également que « nous voulons adresser un message fort aux réseaux de pirates dans le monde entier, pour leur faire comprendre que les choses changent en Algérie ». En effet, il confiera qu’avec ce vaste programme, les autorités s’efforcent de mettre au point un mécanisme de réglementation et d’application des droits d’auteur qui soit dynamique et fondé sur les connaissances en créant un système de plus en plus étendu de partenariats et d’alliances stratégiques avec des parties prenantes clés au niveau national et à l’étranger. Les causes du piratage sont nombreuses La généralisation du piratage mine la croissance du secteur créatif de l’Algérie. Les titulaires de droits qui ont investi énormément d’énergie, de temps et d’argent dans la production d’enregistrements sonores, de films, de livres et de programmes informatiques subissent de lourdes pertes de revenus. Pour le sous-directeur des affaires économiques, « les causes du piratage sont nombreuses et variées ». Et de souligner que « plusieurs grands facteurs peuvent expliquer pourquoi il est si courant en Algérie : la rareté et le prix élevé des produits authentiques viennent en première position ». Cependant, il y a un autre facteur, non négligeable : les nouvelles technologies numériques, qui ouvrent la voie à la reproduction illégale de masse des œuvres protégées par le droit d’auteur. Car avec le haut débit, il est devenu extrêmement facile et rapide de télécharger des fichiers sur internet. En même temps que de nouvelles possibilités d’échanges sur les plans artistique, informationnel ou scientifique, internet rend également possible des violations accrues et faciles des droits d’auteur, notamment par le biais des bourses d’échange. Le problème est que de cette façon, de nombreuses œuvres protégées par la loi sur les droits d’auteur sont ainsi téléchargées sur internet. Or, une mise à la disposition d’une œuvre protégée à des tiers est illégale si le titulaire des droits d’auteur n’a pas donné son accord. <

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Le vice-président américain Joe Biden a mis en garde hier la Russie contre « l’isolement » qui la menace si elle maintient ses troupes à la frontière de l’Ukraine et continue de soutenir les insurgés séparatistes dans l’Est. Les espoirs d’apaisement nés de la signature jeudi à Genève d’un compromis international sont retombés face à l’emprise croissante des pro-russes, qui comptent organiser un référendum dès le 11 mai pour couper les ponts avec Kiev. Face à l’impasse, les Américains, qui accusent Moscou d’encourager ces troubles, ont décidé de revenir aux menaces de sanctions. « Il est temps de cesser de parler et de commencer à agir. (...) Nous devons voir des mesures prises sans délai, le temps est compté », a martelé M. Biden lors d’une déclaration devant la presse à Kiev, aux côtés du Premier ministre Arseni Iatseniouk. De son côté, le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a tranché hier. « C’est une voie sans issue ». « Mais si certains de nos partenaires occidentaux décident tout de même de s’y engager, nous n’aurons pas d’autre choix que d’y faire face avec nos propres forces. Et nous gagnerons », a-t-il poursuivi, dans un discours devant la Douma (chambre basse du Parlement). L’espoir de désescalade dans la pire crise entre Moscou et les Occidentaux depuis la Guerre froide né jeudi à Genève avec la signature surprise d’un accord entre l’Ukraine, la Russie, les Etats-Unis et l’Union européenne semble dans l’impasse. En effet, le président par intérim Olexandre Tourtchinov a estimé que les actions, attribuées à « la Russie et ses unités terroristes », « mettent une croix » sur l’accord de Genève. <
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Les Etats-Unis affirment détenir la preuve de l’utilisation d’armes chimiques par l’armée syrienne lors d’attaques perpétrées ce mois-ci, notamment dans la localité de Kafar Zita. La France, pour sa part, a déjà émis des doutes quant à l’utilisation de substances chimiques sans pour autant amener de preuves. Le département d’Etat américain a annoncé, hier, avoir des preuves tangibles sur l’utilisation d’armes chimiques, principalement du chlore, par les troupes du régime de Damas contre les opposants syriens ce mois-ci. Les autorités américaines ont, par ailleurs, annoncé que des experts se penchaient sur la question pour établir une preuve irréfutable de cette utilisation. Contrairement au gaz sarin qui aurait été utilisé en août et septembre dernier par l’armée syrienne, cette fois-ci c’est du chlore que les troupes de Bachar Al-Assad auraient utilisé contre les rebelles dans la localité à majorité sunnite de Kafar Zita, aux environs de Hama et où plusieurs personnes seraient mortes par étouffement à la suite du contact avec le chlore. Selon la Coalition nationale syrienne (CNS), principale force d’opposition dans le pays, il ne s’agit pas de la première attaque au chlore, mais au moins de la sixième en l’espace d’un mois. Les attaques de chlore prennent généralement la forme de barils d’explosifs qui diffusent un gaz d’apparence jaune verdâtre appelé généralement dichlore dans les milieux scientifiques et qui peut causer l’obstruction des voies respiratoires et donc l’asphyxie. Quelques jours auparavant, la France avait déclaré avoir des doutes sur de potentielles attaques chimiques en Syrie avant que la Grande-Bretagne ne fasse état des mêmes doutes sans qu’aucune des deux puissances européennes ne soit en mesure d’apporter des preuves. Laurent Fabius, chef de la diplomatie française, a ainsi affirmé que les attaques chimiques «seraient beaucoup moins importantes que celles de Damas il y a quelque mois, mais des attaques très mortelles, ponctuelles, au nord-ouest, pas loin du Liban». Accord en question Si les accusations s’avèrent être vraies, le régime de Damas perdrait encore en légitimité auprès de la communauté internationale, où sa réputation est déjà largement entamée. D’ailleurs, pour anticiper les accusations et autres soupçons des puissances occidentales, le régime syrien a pris les devants en affirmant que du chlore a été utilisé par le biais de la télévision officielle avant-hier soir, tout en précisant que ce gaz a été utilisé par le front Al-Nosra, un groupe terroriste rattaché à Al-Qaida que le régime du Président Bachar Al-Assad entend combattre par tous les moyens selon la rhétorique qu’il utilise pour justifier ses actions actuelles en Syrie. Cependant, après la pression des puissances occidentales, la Syrie avait consenti en septembre dernier à entamer en partenariat avec les instances onusiennes et l’OIAC en première ligne (NDLR : Organisation internationale pour l’arme chimique), le démantèlement de son arsenal en armes chimiques et une telle attaque pourrait signifier la remise en cause de cet accord. En février, l’OIAC et les Etats-Unis avaient fait état d’un retard assez conséquent dans les opérations de destruction des armes chimiques détenues par le régime de Damas, ce qui avait provoqué le doute parmi plusieurs pays sur la volonté effective de la Syrie de réellement se débarrasser de son arsenal. D’ailleurs, dans l’inventaire fait de ses capacités chimiques et remis à l’OIAC plusieurs mois auparavant, le régime syrien a soigneusement évité de mentionner le chlore. Bachar Al-Assad s’était engagé à la destruction totale des capacités chimiques syriennes d’ici le 30 juin prochain. Une date qui va être scrutée par les puissances occidentales, tout comme le 3 juin prochain, date à laquelle le régime a fixé la prochaine élection présidentielle à laquelle Al-Assad est, pour l’instant, le seul candidat à sa succession. L’actuel président syrien est donné largement favori pour accomplir un troisième mandat consécutif. <
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L’expression « route de la soie » est revenue au premier plan de l’actualité lorsque les Chinois ont fait connaître, au printemps 2011, leur intention de réaliser un projet de connexion routier et ferroviaire entre la Chine et l’Europe qu’ils ont baptisé « nouvelle route de la soie. LA « ROUTE DE LA SOIE » [1] était un faisceau d’itinéraires commerciaux transcontinentaux, sans doute ouvert par la Chine vers 138 avant J.-C. à l’époque de l’empereur Han Wudi afin de trouver des alliés contre les Xiongu, un peuple de nomades conquérants [2]. Cette route, qui reliait la Chine (Xi’an) aux rives de la Méditerranée (Antioche en Syrie) par un chemin relativement direct traversant l’Asie centrale et l’Iran, fut doublée, au début de l’ère chrétienne, par une voie maritime secondaire dont le point de départ fut Guangzhou (Canton) puis Quanzhou au XIIIe siècle [3]. La politique d’isolationnisme et de fermeture des Ming (XVe siècle), l’émergence de l’empire Ottoman après la chute de Byzance en 1453, l’ouverture des routes maritimes des Grandes découvertes au XVIe siècle entraînèrent sa disparition progressive. Son souvenir a été réactivé, dans un premier temps à la fin du XIXe, avec le développement des trains transcontinentaux puis par le succès des thèses de Mackinder. Mais l’expression est surtout revenue au premier plan de l’actualité lorsque les Chinois ont fait connaître au printemps 2011 leur intention de réaliser un projet de connexion routier et ferroviaire entre la Chine et l’Europe qu’ils ont baptisé « nouvelle route de la soie ». La nouvelle route de la soie est une réalité en gésine La route de la soie a toujours été longue et périlleuse [4] et la nouvelle n’y déroge pas. La nouvelle route de la soie, terrestre et maritime, est néanmoins redevenue une réalité depuis au moins deux décennies en raison de l’intensification du trafic pétrolier entre le Moyen-Orient et la Chine et de l’intensification des exportations chinoises vers cette région et vers l’Europe. On peut en lire le tracé dans les nouvelles lignes de tubes [5], de routes, de chemins de fer desservant l’Asie centrale. On peut la lire aussi dans la fréquentation de l’axe maritime qui relie le golfe d’Aden et le Golfe arabo-persique aux mers de Chine via le détroit de Malacca (près de 50 % du trafic de conteneurs). On peut la lire encore [6] dans la part croissante de la région Asie dans le commerce mondial. On peut la lire enfin dans l’essor d’Emirates qui, fondée en 1985, est la compagnie aérienne (30 millions de passagers par an) qui connaît la plus forte croissance au monde. Le phénomène devrait se révéler pérenne [7] pour au moins trois raisons convergentes. La première tient à l’intérêt des pays arabes et d’Asie centrale pour le consensus de Pékin qui prône la croissance économique et la stabilité politique. La deuxième tient à l’essor des fonds souverains arabes qui sont toujours orientés vers l’Occident mais prennent de l’ampleur et sont conduits à investir dans les pays islamiques à forte croissance, comme la Malaisie et l’Indonésie. La troisième tient à l’émergence géographique d’un couloir islamique qui va de l’Afrique de l’Est à la Chine… À l’horizon 2020 Dubaï a ainsi pour objectif de devenir le premier Hub du monde et Emirates de transporter 70 millions de personnes… L’intérêt affiché par la Chine est un gage fort de sa concrétisation à long terme L’intérêt de la Chine pour la nouvelle route de la soie tient à deux raisons complémentaires. La Chine, qui est à l’étroit sur sa façade maritime, veut se rapprocher de ses partenaires asiatiques, centrasiatiques, européens. Elle veut aussi rééquilibrer ses territoires par une politique d’aménagement du territoire efficace. À Astana, à l’occasion de la réunion de l’organisation de coopération de Shanghai en septembre 2013, le Président Xi Jinping [8] a ainsi proposé la mise en place d’une « zone économique (ou ceinture) de la Route de la Soie » qui unirait l’Europe, la Chine, et l’Asie centrale dans un marché de plus de 3 milliards d’individus. Sa mise en place pourrait passer par cinq axes : le renforcement des liens politiques et économiques, le renforcement des liaisons routières et des échanges commerciaux, l’amélioration des échanges monétaires et des relations entre les peuples et les individus. Ce projet a été complété par le même Xi Jinping lors du sommet du Forum de coopération économique pour l’Asie-Pacifique (APEC) qui s’est tenu en octobre à Bali (Indonésie) avec la proposition [9] de l’ouverture d’une nouvelle route de la soie maritime dont l’ambition avouée est de faire passer les échanges de 400 milliards de dollars (295 milliards d’euros) en 2012 à 1 000 milliards en 2020. Pour ce faire, la Chine propose une accélération de la« connectivité mutuelle » sous forme de réseaux routiers, de chemins de fer et de télécommunications que Pékin aidera à financer. Comme avec la Chine tout va toujours très vite, le projet de construction d’une voie express de 213 km entre Kashgar (Xinjiang) et Erkeshtam (Kirghizistan) d’un coût de 660 millions de dollars a été finalisé. Cet axe routier devrait passer ensuite par le Kirghizistan, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan, le Turkménistan, l’Iran et la Turquie alors que deux autres liaisons routières entre la Chine et l’Europe sont en projet, la première passant par le Kazakhstan et la Russie, et l’autre traversant le Kazakhstan via la Mer Caspienne… Par ailleurs, des lignes de fret entre la Chine et l’Allemagne via la Russie sont en service [10], préfigurant des lignes de TGV transcontinentales annoncées [11] mais peut-être plus utopiques. De sérieux obstacles de faisabilité toutefois Le coût financier de l’opération comme la situation géopolitique de la plupart des pays situés entre l’Europe et l’Asie, devraient malgré tout être de sérieux freins au projet. Les efforts à accomplir en matière d’infrastructures de base (routes, ponts, aéroports, installations d’approvisionnement en eau et en électricité, mise en place de systèmes d’irrigation et d’assainissement) sont considérables aussi bien pour les pays d’Asie centrale que pour les trois pays du Caucase qui se trouvent dans leur prolongement, alors qu’en Chine même, le volontarisme pourrait, comme à Ordos en Mongolie [12] intérieure, rencontrer ses limites. Par ailleurs, les pays d’Asie centrale, comme ceux du Sud Caucase, véritables « éclats d’Empire », connaissent tous, en raison de leur passé, des difficultés internes ou externes qui rendent difficile leur intégration dans la mondialisation [13]. Y subsistent aussi des questions identitaires (brassage, mosaïque ethnique) qui ne facilitent pas leur nation building alors que toutes ces régions ont à faire face à des problèmes sociaux considérables : retard économique avec un poids très important de l’agriculture comme du secteur informel (narcotrafics), pauvreté de masse persistante, déficiences des infrastructures éducatives, sociales… et cela sans même évoquer l’état des infrastructures de transport ou la corruption endémique. Enfin, parce que la question du territoire national n’y est que rarement réglée, les structures régionales sont évanescentes. Aujourd’hui, seules les structures régionales proposées par la Russie comme la Communauté économique eurasienne (réunissant le Kazakhstan, le Kirghizistan, et le Tadjikistan) conjuguées à des projets soutenus par la Chine dans le cadre de l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) maintiennent une coopération régionale minimale qui laisse cependant de côté l’Ouzbékistan et le Turkménistan. Des Balkans eurasiens travaillés par les frottements de puissance Sans doute parce que nous sommes dans une région pivot, voire dans le Rimland [14], un nouveau Grand Jeu [15] se déploie entre Européens, Américains et Russes dans ces « Balkans eurasiens » [16]. Les Européens sont présents par leur projet de Transport Corridor Europe-Caucasus-Asia (TRACECA) depuis mai 1993 [17] même si ce programme a largement échoué à transformer les flux régionaux et la connectivité souhaitée entre les pays du Caucase et ceux de l’Asie centrale. La révision de la politique de voisinage et le partenariat oriental signé en 2009 pourraient toutefois permettre des améliorations. De leur côté, suite à la « Stratégie de la Route de la Soie » (1999), les États-Unisont un projet régional qui consiste à stabiliser l’Afghanistan, après leur départ de 2014, dans un projet dit de « nouvelle route de la soie » visant à faire de ce pays la plaque tournante du commerce régional reliant l’Occident et l’Extrême-Orient et autour duquel graviteraient l’Asie centrale, les pays de Transcaucasie, la Mongolie…. l’Asie du Sud… Les projets phares des États-Unis : le gazoduc TAPI (Turkménistan- Afghanistan- Pakistan- Inde) et le CASA-1000 (exportations de l’électricité kirghize et tadjike vers l’Afghanistan et le Pakistan) n’avancent cependant que très lentement en raison des incertitudes de l’après 2014. Enfin, les Russes, dans le prolongement de la stratégie poutinienne de faire de la Russie le point d’équilibre de l’Eurasie [18] travaillent à la création d’une Union eurasiatique regroupant autour d’eux toutes les régions ayant appartenu à l’ex-URSS (Transcaucasie et Asie centrale). Les États-Unis, comme les Chinois [19], ont dit tout le mal qu’ils pensaient d’une telle initiative qui vise à recréer une configuration territoriale proche de celle de l’ex-URSS… Un projet qui façonnera la mondialisation de demain Le projet de route de la soie, s’il s’appuie sur la part de rêve d’une route mythique qui a pourtant bien existé pendant plus d’un millénaire, est un chantier qui sera non seulement indispensable dans le cadre de l’achèvement de la mondialisation mais, s’il n’est pas sapé par les conflits de toutes natures, peut permettre un rapprochement entre les cultures et les civilisations [20]. Il sera long à concrétiser, à l’échéance de plusieurs décennies, et sans doute très coûteux. Il est d’ores et déjà un enjeu de puissance entre la Chine et les États-Unis alors que l’Union européenne a sa propre vision d’un projet qui devrait un jour relier les deux pôles du continent eurasiatique entre lesquels non seulement la Russie se verrait bien en trait d’union mais est actuellement en train d’avancer ses pions dans une configuration, qui est pour être un écho de celle du XIXe siècle, pourrait se révéler inquiétante. Rien n’interdit cependant que sa concrétisation se réalise sous le signe d’une relative coopération. Les Chinois ont lancé divers signaux dans cette direction. Ils ont pu souligner que dans le cadre de la Ceinture économique de la Route de la soie, l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) et la Communauté économique eurasiatique (CEEA) pourraient travailler ensemble sans exclure pour autant les projets régionaux américains [21]. Xi Jinping lui-même pouvait ainsi déclarer à l’automne 2013, à la veille du Sommet de Bali, que la Chine avait « une attitude d’ouverture face à quelque mécanisme que ce soit capable de favoriser l’intégration économique ». Le Premier ministre, Li Keqiang ajoutait à la même époque pour présenter la nouvelle politique chinoise vis-à-vis de l’ASEAN, lors de la foire-exposition Chine-ASEAN de Nanning, que la Chine était « prête à discuter des échanges et des interactions » entre le RCEP [22] et d’autres accords-cadres. Cette ouverture chinoise [23] s’est aussi accompagnée d’une attitude nouvelle dans les médias officiels vis-à-vis du Trans-Pacific Partnership (TPP) décrit auparavant par les Chinois comme l’avatar économique de la stratégie du «pivot» américain vers l’Asie et plusieurs experts chinois ont été jusqu’à évoquer l’opportunité pour la Chine de rejoindre le TPP… * Michel Nazet, spécialiste de géopolitique, est diplômé en histoire-géographie, droit et sciences politiques (IEP Paris). Actuellement professeur en classes préparatoires économiques et commerciales au lycée Saint-Michel-de-Picpus à Paris. Auteur de La Chine et le monde au XXe siècle. Les chemins de la puissance et Comprendre l’actualité : géopolitique et relations internationales, Paris, Ellipses. Références : [1] Expression due au géographe allemand Ferdinand von Richtofen (1833-1905). [2] Cf. Luce Boulnois, La route de la soie, Dieux, Guerriers et marchands, Olizane, Genève, 2001. [3] Cf. Claude Chancel et Michel Soutif, Les prémices de l’Eurasie : la route de la soie, Festival de Grenoble le 6 avril 2014. [4] Cf. les Voyages d’Ibn Battûta (1304-1377). [5] Cf. La carte des hydrocarbures en Asie centrale in Marlène Lauruelle, Sébastien Peyrouse , Éclats d’empires, Asie centrale, Caucase, Afghanistan, Fayard, 2013, p. 229. [6] Cf. l’étude du CEPII, La géographie du commerce mondial, 1967-2011. [7] Cf. Ben Simpfendorfer, La nouvelle route de la soie, Autrement, 2011. [8] Le Quotidien du peuple du 25 octobre 2013. [9] Jack Thomson, Asie du Sud-Est, La Chine fait les yeux doux à l’ASEAN, Afrique Asie, 21 décembre 2013. [10] Cf. Le train Duisbourg- Chongquing, nouvelle route de la soie, Le Parisien, 29 mars 2014. [11] Cf. Urumqi, le Grand Ouest in Le temps de la Chine, Félix Torres Editeur, 2013. [12] Cf. Gabriel Grésillon, Ordos, la ville chinoise où les grues se sont arrêtées, Les Échos, 7 novembre 2012. [13] Cf. Marlène Lauruelle et Sébastien Peyrouse, opus cité. [14] Cf. N. Spykman, The Geography of the Peace, 1944. [15] Expression due à Arthur Conolly (1806-1842) et popularisée par R. Kipling (Kim, 1901). [16] Cf. Z. Brzezinski, Le grand échiquier, Pluriel, 1997. [17] Cf. Universalis, Caspienne, géopolitique. [18] Cf. Conflits n° 1, avril-mai-juin 2014. [19] Pékin repousse le projet russe d’Union eurasiatique, Ria Novosti, 14 novembre 2013. [20] Cf. le discours de Xi Jinping à l’UNESCO le 27 mars 2014. [21] Cf. Brice Pedroletti, La Chine est plus ouverte aux initiatives économiques américaines en Asie, Le Monde, 7 octobre 2013. [22] Le Regional Comprehensive Economic Partnership (RCEP) est un accord de libre-échange entre la Chine et l’ASEAN mis en place depuis le 1er janvier 2010. [23] Plusieurs pays de la zone sont adhérents aux deux traités.
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Alors que le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, Abdelmadjid Tebboune, procédait, lundi à Alger, à l’installation de l’Observatoire national de la ville, le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Abdelouahab Nouri, soulignait, pour sa part, à Alger aussi, l’urgence de protéger les terres agricoles contre l’avancée du béton et sollicitait dans ce but l’intervention de toutes les institutions de l’Etat. « On ne peut pas rester indifférent face aux crimes perpétrés contre les terres agricoles qui se transforment en chantiers », a-t-il lancé à l’ouverture de la 12e édition du Salon international de l’agroalimentaire, Djazagro 2014. Le foncier agricole, on le sait, fait l’objet de convoitises des autres secteurs, particulièrement pour la construction de logements et pour l’implantation d’activités industrielles. De ce fait, le détournement des terres agricoles a été toujours au centre de conflits entre les besoins du développement de l’agriculture et ceux des autres programmes de développement socioéconomique. L’ancien ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Rachid Benaïssa, avait estimé la superficie globale des terres détournées de leur vocation agricole depuis l’indépendance de l’Algérie à plus de 150 000 ha. Il avait insisté sur le fait que ce détournement s’est fait « parfois avec facilité » au profit de constructions, et ce, malgré le dispositif mis en place pour « freiner la perte des terres agricoles ». Le gouvernement va-t-il remettre en question sa propre démarche et cesser de procéder au déclassement de parcelles de terres agricoles pour les affecter à la réalisation de logements publics et des équipements d’accompagnement dans certaines wilayas ? En juillet 2011, le Conseil des ministres avait approuvé l’affectation de 9 974 hectares répartis sur 22 wilayas pour la construction de 550 000 logements publics dans le cadre du programme quinquennal de 2010-2014. C’est un décret exécutif publié au Journal officiel qui a donné le feu vert à l’opération de « déclassement de parcelles de terres agricoles affectées pour la réalisation de logements publics et des équipements d’accompagnement dans certaines wilayas ». En appelant tous les responsables, particulièrement ceux du secteur de l’industrie, mais, implicitement aussi, le secteur de l’habitat, à préserver les terres agricoles, Abdelouahab Nouri suggère de mettre fin à cette démarche qui autorise les walis, dans les villes où il n’y a pas suffisamment d’assiettes de terrain pour la construction de logements, à récupérer des parcelles agricoles déclassées pour les mettre à la disposition des programmes de construction de logements. La sécurité alimentaire, soumise aux aléas liés à l’impact du changement climatique sur les ressources en eau en Algérie et donc sur les activités agricoles, exige, en plus des méthodes intensives destinées à accroître la productivité, de veiller à ne pas réduire la surface agricole utile, mais au contraire à l’étendre. Cette extension des superficies cultivées touche maintenant les régions sahariennes, connues pour la fragilité de leur écosystème et aux ressources limitées, notamment en eau. Des facilités sont données pour inciter les agriculteurs à mettre en valeur de nouvelles terres dans le sud du pays. Les résultats sont déjà palpables puisque la contribution de ces régions à la production nationale dépasse les 18%, ce qui nourrit de plus fortes ambitions avec objectif d’atteindre 30% à l’horizon 2019. Si les représentants du secteur de l’agriculture sont présents dans l’Observatoire de la ville et s’ils savent taper du poing sur la table, on peut espérer que les aménagements urbains n’aideront pas le béton à agresser, à nouveau, les terres agricoles.n
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Annoncé pour la première fois à Oran par l’ex-wali, la carte des pré-affectations, sur laquelle ont misé à l’époque les décideurs, semble s’être effritée au fil des années. Présentée en 2011 comme étant la recette magique pour absorber les heurts qui prenaient du terrain à travers le territoire de la wilaya, la pré-affectation n’a rien réglé, puisque le retard des projets a pris à contre-pied les responsables. Dans l’une de ces dernières réunions, le wali actuel, M. Zaâlane, a tranché : aucune pré-affectation ne sera distribuée. Selon lui, ce document devrait être remis aux bénéficiaires quand le projet sera à sa dernière ligne droite avant la réception, chose qui n’a pas été respectée par certains responsables. Aujourd’hui, l’ennemi des responsables, du moins à Oran, est le retard flagrant dans l’achèvement des projets où pratiquement aucune cité n’a été réceptionnée dans les délais initialement prescrits. Pour les entrepreneurs, il est hors de question qu’ils soient mis à l’index, puisque plusieurs obstacles ont fait que les délais soient prolongés, de la main-d’œuvre aux conflits sur les assiettes, en passant par la hausse des prix des matériaux de construction. Dans son dernier rapport, le Calpiref (Comité d’assistance à la promotion des investissements et de la régulation du foncier) a blâmé les « mauvais » investisseurs bénéficiant de terrains dans le cadre du programme du comité pour l’investissement, ils sont même sous la menace de voir leurs projets suspendus. Cette fois, c’est la direction des domaines de la wilaya d’Oran qui vient de s’en mêler pour pousser les bénéficiaires à accélérer la cadence de lancement des projets. Une situation qui en dit long sur les étapes que traverse un chantier de logement ou autre financement, avant d’être livré. Pour les spécialistes dans le domaine, ces menaces traduisent toute la crainte des responsables, qui ont peur du courroux des citoyens bénéficiaires, notamment du côté de Medioni, El Hamri et Sid El Houari. Des scènes vues après l’effondrement des immeubles et dont les familles sont dans l’expectative, depuis plusieurs années.n
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Au « sacrifice » des espaces verts et autres lieux de détente, qui ne cessent de subir des actes de dégradation, est venu s’ajouter celui des trottoirs. Ces espaces réservés naturellement aux piétons de part et d’autre de la chaussée sont souvent transformés en bazars pour le commerce informel ou en parkings pour toutes sortes de véhicules. Les marginaux, toutes couches confondues (malades mentaux, mendiants, SDF), y trouvent également refuge. Les trottoirs comportent généralement deux niveaux. Le premier, propriété du commerçant, est construit au gré de ses moyens et de ses besoins. Il est surélevé ou en pente, avec ou sans marche, cimenté ou faïencé. De toutes les façons, il n’est plus approprié à la circulation des piétons. C’est, en fait, une extension du magasin. On y entrepose toutes sortes de marchandises, des fruits et légumes, en passant par les pièces de rechange, les vêtements et autres. La deuxième portion du trottoir est souvent au même niveau que la chaussée. Défoncé, jonché de détritus, même quand il est fraîchement retapé, il comporte bizarrement toujours des trous et des bosses. Malgré son piteux état, cet espace, ô combien étroit, n’appartient pas non plus aux piétons. C’est, en fait, une aire de stationnement pour la voiture du commerçant et, quand c’est possible, on y stationne aussi la camionnette de distribution. Les trottoirs, qui sont normalement construits pour qu’ils soient utilisés par les piétons, n’ont plus cette vocation au niveau de la ville de Guelma. Toutes sortes de produits sont étalés sur les trottoirs. Des caisses de fruits et légumes, des congélateurs pour glaces et des vêtements. Au point que quelques particuliers n’ont pas hésité à exposer leurs marchandises carrément sur la chaussée. L’installation de ces divers obstacles constitue un véritable danger pour les piétons et dénature aussi l’aspect du paysage de la ville. Les piétons sont forcés d’emprunter la chaussée en mettant leur vie en danger. A cette occupation illicite s’ajoute l’encombrement créé par le stationnement anarchique des voitures dans la rue d’Announa, à la cité Benchegib, au boulevard du Volontariat et même chose au boulevard Souidani-Boudjemaâ, en plein centre-ville de Guelma. Cette situation désespérante à laquelle se livrent au quotidien les habitants de ces lieux est des plus désolantes. « Je me demande pourquoi les autorités locales n’ont pas agi pour mettre un peu d’ordre et verbaliser les récalcitrants », dit un habitant de Bab Souk. « Le premier responsable de l’APC et les services de sécurité doivent adresser des mises en demeure à l’ensemble de ces commerçants contre leur occupation illégale de ces espaces naturellement et exclusivement réservés aux piétons », ajoute-t-il. Alors que l’automobiliste est sous la menace, au chef-lieu de wilaya, des sabots des services de la voie publique pour le moindre défaut de stationnement sur les trottoirs, les commerçants de l’informel et des fruits et légumes ont accaparé ces mêmes trottoirs et s’adonnent à leur activité sans être inquiétés. Poubelles non ramassées dans de nombreux quartiers, odeurs nauséabondes se dégageant d’égouts manquant d’entretien, des conduites d’eau dégradées laissant couler d’importantes quantités d’eau se perdant dans la nature, alors qu’avec cette chaleur des quartiers en manquent, herbes sèches et autres détritus étalés sur les espaces verts… C’est le lot quotidien de la ville de Guelma, qui semble se clochardiser de plus en plus ces derniers temps.n
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Les voies express, que sont les RN16 et RN44, dans la wilaya d’Annaba ne sont, malheureusement, pas exemptes d’accidents, parfois meurtriers. Et ce, en particulier, au niveau de la commune d’El Bouni, en direction d’El Hadjar, pour ce qui est de la RN16, et de Sidi Salem (relevant de la commune d’El Bouni), sur la RN44 en direction de l’aéroport de la wilaya d’El Tarf. Après maintes et maintes réclamations de la population, les autorités se sont enfin décidées à procéder à l’installation de passerelles permettant de traverser ces axes névralgiques au niveau des lieux suscités. Ainsi, à El Bouni, des travaux d’aménagement d’une passerelle sont bien avancés, ce qui donne satisfaction aux usagers, piétons comme automobilistes. Jusqu’à présent, deux choix se posaient aux piétons désireux de se rendre au chef-lieu de wilaya. Soit ils devaient traverser, à leurs risques et périls, le 2x3 voies que constitue la RN16, malgré la présence de ralentisseurs pour les automobilistes, soit emprunter le tunnel souterrain au risque de se faire agresser de jour comme de nuit. Ce tunnel, en effet, est devenu, au fil des années, le repaire de délinquants de toute sorte qui n’hésitent pas à délester quiconque avait la témérité de s’aventurer par ce passage. Combien de personnes ont été agressées à l’arme blanche, pour de l’argent ou pour un portable ? Combien de personnes ont été victimes d’accidents de la route, soit mortels, soit les rendant handicapées à vie ? Pour beaucoup, il fallait prendre le taureau par les cornes. Ce qui a donc été fait au niveau de l’APC d’El Bouni comme de l’APW d’ailleurs. Certains habitants de l’ex-Sonatiba estimaient d’ailleurs que la passerelle érigée entre le chef-lieu de la commune et la prison de Bouzaâroura n’avait pas lieu d’être, puisqu’il y avait peu d’habitants dans ce secteur. Selon les dernières informations que nous avons pu obtenir au niveau de la direction des travaux publics, d’autres projets devraient, dans les prochaines semaines, être lancés, tels que la réhabilitation totale de la RN16, au moins jusqu’aux limites de la wilaya d’El Tarf. Autre passerelle en construction, cette fois-ci à Sidi Salem. Là aussi, sur cette RN44 qui file allègrement jusqu’à la frontière tunisienne et qui devrait, d’ici quelques années, être entièrement aménagée en voie express jusqu’au poste frontière d’Oum T’boul, nombreux ont été les drames humains, d’autant que des habitations, souvent précaires, sont situées tout près de la 2x2 voies, laquelle, a, elle aussi, besoin d’être réhabilitée, au moins jusqu’à l’aéroport. La proximité du complexe Fertial fait aussi que les poids lourds sont présents en force. Non seulement des adultes traversent cette voie express, mais surtout, il n’est pas rare de voir des enfants l’emprunter le plus normalement du monde. Là aussi, décision a été enfin prise d’aménager une passerelle afin de sécuriser davantage les usagers. Il était temps. Reste qu’une fois l’aménagement réalisé, il serait judicieux de procéder à la sécurisation totale du terre-plein central de la voie express. Or, et c’est là où le bât blesse, aucun projet dans ce sens ne devrait être lancé. La seule réponse que nous avons obtenue de la direction des travaux publics est la suivante : « Les citoyens sauront se discipliner eux-mêmes, ils apprendront à emprunter obligatoirement la passerelle qui sera opérationnelle avant le mois de juin. » Rien à voir avec ce qui avait été réalisé il y a quelques années à Constantine, au niveau de la voie express de la RN5, à proximité de la gare routière Est (ex-SNTV) et de l’aqueduc de Cirta, où une haute rambarde de sécurité avait été aménagée afin d’obliger les piétons à emprunter la passerelle. Reste que, pour revenir à la wilaya d’Annaba, et plus particulièrement à la RN44, d’autres passerelles doivent urgemment être construites, en particulier au niveau de la localité de Gharbi-Aïssa et surtout à proximité de l’aéroport.n
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Après des années de tergiversations et des paquets de promesses sans lendemains, les pouvoirs publics décident enfin de s’attaquer au casse-tête du logement LSP. Des dizaines de promoteurs «défaillants» seront traduits en justice et les projets qu’ils détiennent leurs seront définitivement retirés. Le dossier à controverse de la fameuse formule logement social participatif (LSP), qui, faut-il le rappeler, a fait le malheur de centaines de familles en attente d’un toit décent, qu’ils ne verront d’ailleurs jamais, revient au-devant de la scène. A en croire les autorités locales, décidées a priori à en découdre avec les promoteurs défaillants, des actions en justice contre les promoteurs défaillants ont été introduites en vue de leur retirer les projets lancés depuis des années, mais non encore livrés. En ce sens, affirme-t-on, des entreprises qualifiées seront désignées à l’effet de relancer les travaux à l’arrêt et ainsi régulariser ce problème qui n’a que trop duré, suscitant des dizaines de mouvements de protestation. Toujours est-il, cette décision louable ne va pas sans attiser davantage la colère des milliers de souscripteurs. Et pour cause, aucune des promesses données par les responsables à différents niveaux n’a été tenue jusque-là. De même qu’aucune des décisions prises durant les dernières dix années n’a a été réellement exécutée. En effet, plusieurs ministres se sont succédé à la tête du département de l’habitat, mais les mêmes problèmes subsistent toujours. A Constantine, des dizaines de projets lancés au début des années 2000 font encore du sur-place sans que pour autant les « véreux promoteurs», au grand dam des familles en attente de leurs appartements, ne soient inquiétés. Tous les walis qui se sont succédé à la tête de la capitale de l’Est, promus entre-temps ministres, n’ont pu trouver une solution. En tout état de cause, les souscripteurs «exaspérés» espèrent entrer en possession de leurs appartements le plus tôt possible. D’autant que maintenant le vide juridique qui ne permettait pas une marge d’action aux pouvoirs publics auparavant a été comblé à la faveur du décret exécutif permettant «l’interférence du département de l’habitat en cas de conflit ou de défaillance du promoteur immobilier». Le texte en question devra ainsi permettre à la tutelle de subroger au promoteur en cas d’abandon du chantier. A ce propos, dix promoteurs qui ont failli à leurs engagements à Constantine ont été poursuivis en justice. Pour la petite histoire, de 17 658 logements LSP inscrits, 12 066 ont été réalisés à ce jour et seulement 8 442 ont été livrés. Une grandes partie de ces logements ont été livrés sans électricité, gaz et eau et présentent des malfaçons.n
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