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Reporters - Filtrer les éléments par date : dimanche, 20 avril 2014
Ni les différentes campagnes de sensibilisation menées conjointement par les services d’hygiène, la Protection civile et la direction de la santé publique, ni les descentes et opérations de destruction des récoltes irriguées avec des eaux usées dans la commune de Fesdis (Batna) conduites par les services de la daïra de Batna et de l’Office national d’assainissement assistés par les agents de la force publique ne semblent faire fléchir les pseudo-agriculteurs de la région de Fedsis, à 10 km à l’est de la capitale des Aurès. En effet, la pratique semble gagner du terrain. Si dans un temps pas très lointain ce mode opératoire illicite, cause de plusieurs maladies graves (brucellose, listériose, zoonoses), se pratiquait en catimini, où l’irrigation par les eaux usées était pratiquée de nuit, les propriétaires des terres mitoyennes à l’oued Gourzi, source et origine desdits maux, font fi de toutes les instructions et interdictions, et ne se cachent plus pour irriguer en plein jour, bénéficiant du silence, mais surtout de l’impunité et de l’inconscience du citoyen aussi et surtout. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, l’irrigation avec les eaux usées n’est que l’arbre qui cache la forêt, une bombe à retardement dont les effets sont déjà visibles. Si les terres agricoles dans la région de Fesdis sont irriguées avec des eaux usées, l’herbe est aussi arrosée avec cette même eau qui dégage une odeur nauséabonde. Cette même herbe dont sont nourries les vaches laitières de la région qui produisent le lait destiné aux consommateurs de la wilaya de Batna. La boucle est ainsi bouclée. Des mémoires de fin d’études et même un professeur en épidémiologie attestent qu’aussi bien les produits des maraîchers et de l’horticulture de toute la région doivent être interdits, dans le meilleur des cas mis sous surveillance, vu leur dangerosité. Ces eaux usées contiennent des métaux lourds, puisque la station des eaux usées installée en amont est dépourvue de moyens pour prendre en charge les eaux qui proviennent de la zone industrielle de Batna, où se trouvent une unité de tannage, une autre de fabrication d’accumulateurs pour voitures. Ces agriculteurs, que les citoyens qualifient de sans scrupules, ont trouvé en ces eaux usées rejetées une ressource à portée de main sans charge aucune, mais combien dangereuse pour la santé publique. Les services n’ont plus besoin de sensibiliser ; le mal étant connu, ils doivent sévir.n
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Dans la région de Sebdou, les trottoirs aux abords des boulevards nouvellement construits font l’objet d’une occupation anarchique. Commerçants et artisans y ont installé leurs produits. Certains ont ouvert sur ces allées des débits de boisson et de vente de brochettes. D’autres ont exposé des meubles, appareils électroménagers, matériaux de construction Cette occupation illégale des voies publiques entrave la libre circulation des usagers, en particulier des piétons, qui, le plus souvent, sont obligés d’emprunter la chaussée réservée aux voitures, motos et autres engins. L’obstruction des routes constitue aussi une source d’accidents de la circulation. A la cité Latti Hadj Ahmed de Sebdou, une entreprise de vente de matériaux de construction dicte sa loi. Des semi-remorques, des camions et des tracteurs engendrent une pollution sonore. S’ajoutent la pollution dégagée par les poussières de ciment et le bruit des moteurs des engins, de jour comme de nuit. L’embouteillage et le stationnement anarchique des poids lourds sont beaucoup plus constatés dans cette cité, qui compte deux grandes écoles, un lycée et un CEM. Cette entreprise active illégalement, au vu et au su de tout le monde. Ceci explique que le monde des affaires dans la région de Sebdou bat son plein. Les autorités locales ne se soucient guère de ces problèmes. Sebdou souffre également du stationnement anarchique des camions qui a repris de plus belle. Un plan de circulation fait défaut, devant le flux d’engins et de véhicules, et l’absence totale de plaques de signalisation. Le problème de la gestion de l’agglomération dans son ensemble est sans doute un des plus grands chantiers qui doit s’imposer aujourd’hui. Aussi, Sebdou est confrontée à une urbanisation anarchique. Les plans du PDAU ont été piétinés et des quartiers illicites poussent comme des champignons, en l’absence totale d’un contrôle mené par les autorités de la régien. Le phénomène d’urbanisation anarchique fait légion dans cette contrée mal gérée malgré les budgets alloués pour corriger le tir. De nombreux quartiers végètent dans une précarité extrême à cause de la construction anarchique des habitations. Une situation qui ne rassure guère les habitants de la ville sur leur sécurité. A vrai dire, la complicité des services de l’urbanisme et le manque de contrôle encouragent ce phénomène illicite qui prend de l’ampleur, au point où Sebdou est devenu un grand village sans « style ». En effet, l’urbanisation anarchique qui défigure Sebdou, la pollution de l’air, le manque d’espaces verts déglinguent cette contrée, au passé prospère. Pourtant, Sebdou, faut-il le rappeler, a bénéficié de nombreux projets. Malheureusement, ceux-ci sont mal réalisés et sont visibles partout. A travers cette contrée, quiconque peut constater le manque d’aires de jeux, d’espaces verts, et une végétation décrépie. Sebdou est inondée par les détritus. Le manque de civisme conjugué aux manques de moyens de la commune a transformé cette région en un ensemble de cités maudites vivant dans le désordre le plus absolu. Le premier responsable de la wilaya, la police et l’ensemble des concernés sont sollicités pour mettre fin à toutes ces débandades que secouent la région de Sebdou.n
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La wilaya de Guelma, qui n’est ni côtière ni touristique, n’a jamais su prendre en charge le développement d’un secteur aussi porteur que celui des loisirs et de l’animation. Un constat amer, caractérisé par l’ennui et la lassitude pour des milliers de familles, notamment les enfants et les jeunes, surtout en cette saison printanière. La ville du 8-Mai-45 ne dispose d’aucune infrastructure récréative susceptible d’offrir des services de loisirs et d’animation. La wilaya ne dispose toujours pas de parc d’attractions. Le théâtre romain, une infrastructure d’une grande importance, connue à l’échelle internationale, n’a pas ouvert ses portes durant des années en raison de travaux de restauration, actuellement terminés. Aucun programme d’animation n’a vu le jour dans ce bijou romain, qui a sombré dans une profonde léthargie, à l’exception du Festival national de la musique moderne de l’été 2011. Même cas pour le théâtre régional Triki-Mahmoud, en plein centre-ville de Guelma, où l’inactivité est de mise, sauf la représentation de quelques pièces théâtrales de temps à autre ou bien l’organisation du festival local du théâtre professionnel. La culture dans la wilaya de Guelma est morte, elle est en chômage depuis des années à cause des responsables succéssifs incapables de gérer leur secteur. Les nombreuses salles de cinéma de la ville sont fermées ; la seule qui est restée ouverte, l’emblématique salle du Triomphe, a connu une dégradation très avancée, malgré qu’elle ait été réhabilitée dernièrement grâce à une décision prise par Larbi Merzoug, wali de Guelma, et suite à un appel d’offres lancé par le DLEP, maître de l’ouvrage. Les vieux adeptes du septième art racontent avec nostalgie les moments agréables qu’offraient autrefois les salles de cinéma, tout en déplorant l’état actuel des lieux. Les soirées musicales et artistiques font cruellement défaut et les fêtes de mariage constituent le seul moyen pour les jeunes de profiter d’un peu d’animation et de détente. Aujourd’hui, estiment les Guelmis, il est grand temps de songer au développement de la ville par la réalisation de structures de loisirs, particulièrement durant les saisons estivales. Des lieux féeriques existent et sont capables d’attirer des visiteurs et de constituer une source de création d’emplois. Les structures qui existent déjà méritent d’être réhabilitées pour leur exploitation efficiente afin de sortir la wilaya de Guelma de sa torpeur. Avec ce marasme culturel qui ne dit pas son nom, la culture dans la wilaya de Guelma n’est présente qu’occasionnellement, malgré les énormes potentialités existantes, soit pendant le mois sacré de ramadan, soit pendant les semaines culturelles. n
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Depuis hier, l’Université des sciences et de la technologie Houari-Boumediene (USTHB) célèbre son 40e anniversaire. Pendant cinq jours, plusieurs activités se tiendront au sein du célèbre campus fréquenté par des générations d’étudiants algériens et étrangers, notamment africains. Sous le thème « USTHB, 40 ans de contribution au développement du pays », cet anniversaire est à la fois un moment d’évaluation de ce grand centre et un retour sur l’histoire de l’enseignement universitaire dans notre pays.

Pour mémoire, l’USTHB a été inaugurée le 24 avril 1974 par feu le président Houari Boumediene. Son architecture, excusez du peu, est signée du Brésilien Oscar Niemeyer, un pape de la discipline et grand visionnaire qui a donné à l’établissement un air futuriste, dont le cachet, bien qu’atteint par l’absence de maintenance et de savoir-faire concernant la gestion de ce type de bâtiment, est toujours là. Cette université a vu sortir de ses amphis et laboratoires plus de soixante-dix mille diplômés dans les filières techniques et scientifiques. Elle a été surtout le symbole d’une Algérie tournée vers le développement et la formation d’une élite universitaire de haut niveau. Une ambition quelque peu altérée depuis le milieu des années quatre-vingts et l’entrée du pays et de son système universitaire dans une crise dont il n’est pas encore sorti : faiblesse du niveau des étudiants, manque d’encadrement, inadéquation de l’enseignement avec les besoins réels de l’économie et de l’entreprise. D’après son recteur, Benali Benzaghou, 4601 thèses de magister et 1 222 autres de doctorat y ont été soutenues depuis l’ouverture de l’université. Ce responsable a fait savoir qu’elle est classée 1100e sur 22 000 universités dans le monde par le classement mondial «Webometrics» pour le nombre d’articles scientifiques publiés sur le site www.usthb.dz et 8000e en termes de visibilité sur internet, d’où l’importance de déployer, selon lui, davantage d’efforts pour être plus visible sur la Toile. Pour la commémoration, une rencontre qui regroupera près de 200 anciens étudiants, a-t-il indiqué, sera organisée demain, mardi, suivie d’un concert de l’Orchestre symphonique national et de l’inauguration d’une exposition sur les quarante années de l’USTHB. M. Benzaghou a, par ailleurs, confirmé la tenue d’un forum USTHB-entreprises les 4 et 5 mai afin de mettre en contact enseignants, étudiants et représentants des entreprises «dans la perspective d’approfondir leur collaboration et de concrétiser divers accords, au-delà de l’objectif de la recherche d’emplois ». Pour les cinq prochaines années, les priorités, a-t-il dit, sont, entre autres, le « rattrapage du retard dans le numérique par un plan de développement informatique, l’offre de plus d’espaces et de moyens aux formations doctorales et la recherche et le renforcement de la relation de l’université avec son environnement économique ». L’USTHB comprend huit facultés, un campus numérique, une bibliothèque, un village universitaire comportant, entre autres, un Office des publications universitaires (OPU) et un cyberespace. n

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La violente attaque d’un groupe terroriste contre un convoi de l’armée dans la nuit de samedi, près de Tizi-Ouzou, ayant fait 11 tués parmi les soldats et 5 blessés, a jeté l’émoi et la consternation au sein de la population. Pour rappel, l’attaque a eu lieu dans la région d’Iboudrarène, à une cinquantaine de kilomètres au sud-est de Tizi-Ouzou. Selon un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN), un détachement de l’Armée nationale populaire relevant du secteur opérationnel de Tizi-Ouzou (1re Région militaire) a été attaqué le 19 avril à 21 h 15, par un groupe terroriste, à 14 km de la commune d’Iboudrarène. Le MDN précise que les troupes de l’ANP revenaient d’une opération de sécurisation du scrutin présidentiel de jeudi dernier. Les éléments de l’ANP ont aussitôt procédé au bouclage de la zone et déclenché un ratissage, a jouté le MDN dans son communiqué. Pour l’heure, l’armée a réussi à éliminer trois terroristes et à récupérer deux fusils automatiques de type Kalachnikov. L’opération est toujours en cours jusqu’à l’élimination de ce groupe terroriste, assure le MDN. Ce genre d’actes criminels ne fait que renforcer la détermination des éléments de l’Armée nationale populaire à éliminer les résidus des groupes terroristes et à assainir le territoire national de leurs actes abjects. Le MDN affirme que « ce genre d’actes criminels, ne fait que renforcer la détermination des éléments de l’Armée nationale populaire à éliminer les résidus des groupes terroristes et à assainir le territoire national de leurs actes abjects.» Cette attaque est la plus violente jamais enregistrée depuis longtemps dans la région. Et si elle jette un sentiment d’émoi indéniable, elle n’offre pas moins l’occasion pour dire les acquis et les victoires de l’ANP sur les hordes terroristes encore en activité. Il est à rappeler que l’ANP a enregistré durant le 1er trimestre 2014, des résultats satisfaisants dans le domaine de la lutte antiterroriste, le crime organisé et les phénomènes connexes. Durant cette période, 37 terroristes, dont 22 au cours du mois de mars dernier, ont été éliminés. Plus de 46 fusils et autres armes de guerre ont été récupérés, dont 26 fusils automatique de type kalachnikov, 7 fusils semi-automatiques de type Siminov, trois lance-roquettes RPG-7 et un fusil mitrailleur. L’axe Boumerdès-Tizi-Ouzou-Bouira demeure la zone où l’activité antiterroriste a enregistré les résultats les plus probants. Mais où, malheureusement, l’activité terroriste fait le plus de ravages, comme cela a été le cas samedi dernier. En effet, durant les trois premiers mois de l’année en cours, 21 terroristes, parmi lesquels de dangereux criminels, ont été éliminés par les éléments de l’ANP dans cette zone relevant de la 1re Région militaire. Parallèlement, des opérations qualitatives ont été menées par les éléments de l’ANP tout au long des frontières, notamment au niveau des 3e, 4e, 5e et 6e Régions militaires et ont permis d’éliminer plusieurs terroristes et de récupérer un armement important, notamment à El Oued, Adrar, Tébessa et Bordj Badji Mokhtar. Plusieurs éléments de soutien aux groupes terroristes ont également été arrêtés et remis à la justice durant ce premier trimestre. n
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Le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), Amar Saâdani, s’est exprimé, hier lors d’une conférence de presse qu’il a animée au siège de son parti à Alger, sur la victoire d’Abdelaziz Bouteflika à la présidentielle de jeudi et sur les priorités du chef de l’Etat durant les prochaines années.

Pour ce qui est des résultats de l’élection présidentielle, le patron de l’ex-parti unique dira que la victoire de Abdelaziz Bouteflika était prévisible vu « la grande popularité dont il jouit auprès du peuple algérien». «A travers l’élection du 17 avril, le peuple algérien a opté pour la continuité, la stabilité et au renforcement du développement», a-t-il déclaré, avant d’ajouter : «Contrairement à ce qu’essayent de faire croire certains cercles, toutes les franges de la société ont voté pour le candidat du parti. » Cette victoire, selon lui, est due en premier lieu au grand travail accompli par ses militants sur le terrain. « Les militants, les cadres et la direction du FLN ont été les premiers à défendre la candidature du président de la République et entamer les campagnes de sensibilisation ainsi que la campagne électorale », a-t-il affirmé. Sur le taux de participation jugé faible par certains partis politiques, M. Saâdani estime que la baisse de la participation à l’élection est un phénomène mondial qui ne se limite pas à l’Algérie. « Dans les grandes démocraties de ce monde, le taux de participation dépasse rarement les 50%. A 51%, on est bien », a-t-il répondu. En ce qui concerne les allégations de fraude lancées notamment par le candidat Ali Benflis, il dira que ce dernier essaye de cacher sa défaite. « Vous avez tous vu la grande adhésion populaire au programme du Président. Il a rassemblé tout le peuple algérien autour de son programme », note-t-il. Evoquant le programme du Président durant les prochaines années, le conférencier rappelle que la première des choses inscrites est l’amendement de la Constitution, qui sera profond, selon lui. « Le Président s’est engagé à apporter des modifications à la Loi suprême du pays. Il le fera prochainement », fait-il savoir. Un amendement qui ira dans le sens d’élargir le champ des libertés et donner plus d’espace et de garanties pour l’opposition. Toujours sur ce point, il a indiqué que le parti majoritaire à l’APN aura en charge de former le gouvernement. A une question sur la place de tamazight dans cette prochaine Constitution, l’orateur fait une révélation. « Le président de la République souhaite faire de tamazight une langue officielle. » La prochaine Constitution définira avec précision le modèle économique du pays. « On ne sait pas encore si on est dans l’économie libre ou planifiée. Il faut faire le choix et l’inscrire dans la prochaine Constitution », a-t-il déclaré. Interrogé sur les changements opérés dernièrement dans l’institution militaire, le chef du FLN refuse de faire des commentaires sous prétexte que M. Bouteflika a exhorté tout le monde à observer un « cessez-le-feu». Abordant l’annonce de Benflis quant à la création d’un parti politique, il dira sans ambages : « Benflis a le droit de créer un parti politique, mais il ne doit pas compter sur nos militants.»n
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Donner une dimension nationale à l’enseignement de tamazight, 13 ans après avoir été élevée au rang de langue nationale, la réhabiliter et la promouvoir devaient être la mission principale du Haut Commissariat à l’amazighité (HCA). Créée en 1995, cette instance souffre encore de plusieurs entraves et la concrétisation de ses objectifs, elle, est tributaire d’une volonté politique favorable qui a de tout temps fait défaut, en plus de l’absence de formateurs et de scientifiques capables de porter une nouvelle vision pour la promotion de cette langue. Toutefois, le HCA affirme avoir mis en place cette année un programme ambitieux pour la promotion de la langue amazighe, s’employant laborieusement « à traduire la dimension nationale de tamazight en portant son enseignement jusque dans les régions non-amazighophones ». Cependant, le développement et la promotion de la langue et de la culture amazighes continuent toujours de subir le manque de spécialistes, notamment dans le volet consacré à sa transcription. Ces derniers, quand ils existent, se sont divisés sur les modes de transcription à adopter. Certains appellent à l’adoption des caractères tifinagh au moment où d’autres privilégient les caractères latins, voire arabes. Mais depuis, les revendications autour de la question de tamazight ont évolué, allant de l’officialisation de la langue tamazight, l’obligation de son enseignement dans le programme scolaire et la reconnaissance de Yennayer comme jour férié. Résoudre ces problématiques est une mission difficile pour le HCA et son secrétaire général, Si El Hachemi Assad, en poste depuis le mois de janvier dernier, en est conscient. Dans une première démarche pour le développement de la recherche en tamzight, le HCA a annoncé sa nouvelle stratégie qui consiste à vulgariser et à rendre publics deux dispositifs de soutien aux projets de recherche et d’édition liés au domaine amazigh sous forme d’appels à projets destinés aux universitaires, chercheurs et auteurs nationaux porteurs de projets sur tamazight dans une manière de conquérir le terrain de la création scientifique et culturelle. Il procédera cette année à la signature de conventions de partenariat et de coopération avec les institutions scientifiques de recherche en Algérie et à l’étranger. Pour le nouveau secrétaire général du HCA, les principales missions sont la réhabilitation et la promotion de l’amazighité en tant qu’un des fondements de l’identité nationale, et comme point de départ de la nouvelle vision incarnée par M. Assad. Après 34 ans de combat pour la reconnaissance de la culture et de la langue amazighes, beaucoup de choses ont été réalisées dans divers domaines, notamment cinématographiques avec la réalisation de plusieurs documentaires, de séries télévisées et l’introduction de la langue amazighe dans plus de 20 stations radio à travers le pays, même si le plus grand défi qui reste à relever est celui de la production dans le domaine littéraire, en dépit de quelques tentatives.n
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Le Printemps amazigh est revenu, commàe un repère indélébile, un symbole qui s’est imposé à tous, à ceux-là mêmes qui voulaient brûler sa verdure, arracher ses fleurs et tarir ses sources. Aujourd’hui, la question identitaire et linguistique est devenue un enjeu politique et électoral Elle est devenue le discours de circonstance pour séduire la Kabylie, les Aurès, le Mzab, le Chenoua, le Hoggar et le Tassili… comme si l’amazighité de l’Algérie se limitait à ces espaces. Cette attitude réductrice est dangereuse, au-delà du réflexe populiste qui a tendance à folkloriser une question triviale, intimement liée à l’affect et à l’identité. Le Printemps de 1980 n’a pas été seulement réduit à ses espaces amazighophones, mais vidé de sa substance originelle, qu’est le combat démocratique. En 1980, lorsque les étudiants de Tizi-Ouzou et d’Alger se sont mobilisés, c’était pour défendre les libertés fondamentales individuelles et collectives, les libertés d’organisations politiques, sociales, syndicales. Quand la jeunesse a affronté l’oppression, c’était pour s’inscrire dans une dynamique de renouveau du souffle de Novembre 1954 et poursuivre la lutte inachevée pour la réalisation des tâches démocratiques, dont la Révolution algérienne a été amputée au lendemain de l’indépendance, lorsque la légitimité historique s’était imposée comme unique source du pouvoir et lorsque le FLN révolutionnaire s’est transformé en appareil de répression, de castration et de soumission. Le printemps de 1980 inscrivait les questions identitaire et linguistique comme des revendications parmi tant d’autres. Le système, effrayé par cette lame de fond, qui pour la première fois avait un caractère de masse et pour la première fois posait les vraies questions de l’Algérie, a tout fait pour empêcher une éventuelle jonction entre le mouvement d’avril 1980 et les différents mouvements sociaux, notamment ceux qui militaient pour l’autonomie syndicale, au risque de voir naître un puissant front sociopolitique qui menacerait les fondements d’un système en passe de montrer son vrai visage libéral. En effet, le processus de restructuration des entreprises publiques visait à préparer l’économie algérienne à une ouverture libérale. A ce titre, il ne fallait pas que « les gauchistes » du Mouvement 80 perturbent la stratégie d’Abdelhamid Brahimi. Les intellectuels du système, ses idéologues, ses médias lourds et ses plumes se sont alors attelés à dénaturer le contenu du Printemps quatre-vingts et à réduire ses revendications démocratiques à une affaire ethnique et linguistique qui menacerait l’unité nationale et sa stabilité. Si, aujourd’hui, la question identitaire et linguistique est largement assumée par la majorité des Algériens, il n’en demeure pas moins que les évolutions de la revendication ont abouti d’une part à la folklorisation de la langue et de la culture amazighes, et d’autre part, ont réussi, en effet, à vider l’histoire du Printemps amazigh de ses revendications démocratiques. Pourtant, la mémoire de ce printemps est vivace. Ses acteurs sont toujours en vie et peuvent témoigner de la nature de leur combat et de leur vision globale quant aux revendications formulées à l’époque. Certes, le sigle MCB réduit la dimension revendicative des pionniers du combat démocratique à la question culturelle. Mais ce sigle n’a été réellement adopté qu’au milieu des années quatre-vingts, quand une tendance culturaliste a voulu récupérer le capital du Mouvement 80 et en faire la base d’un parti politique. D’ailleurs, après 1989, le MCB historique a éclaté et ses deux tendances les plus importantes ont été chapeautées pendant de longues années par le FFS et le RCD, provoquant ainsi l’émiettement des forces et des revendications, confirmant ainsi le caractère strictement linguistique et culturel du Mouvement 80, au grand dam de tous les militants de la cause démocratique.n
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Etonnement, colère et indignation parmi les organisateurs de la marche prévue, hier à Tizi-Ouzou, à l’occasion de la journée anniversaire du Printemps berbère d’avril 1980. Ces derniers étaient loin de s’attendre à la réaction musclée et répressive des autorités qui ont déployé un impressionnant disposition des services de sécurité

Ceux-ci ont formé, dès les premières heures de la matinée, un cordon sur les lieux d’où devait s’ébranler la procession des manifestants vers le centre-ville. Ils ne les ont pas laissés s’organiser en carrés et les ont pris en étau par la mise en place de deux groupes compacts de CNS sur le périmètre où se trouve, du haut vers le bas, le campus Hasnaoua de l’université Mouloud-Mammeri. Les manifestants, qui étaient dans le premier carré et qui étaient majoritairement des militants du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie, le MAK, se sont alors retrouvés nez à nez avec les policiers anti-émeute. Dans un climat de tension, des slogans habituels au MAK et au MCB, organisateur de la marche, étaient entonnés pour exprimer l’hostilité au pouvoir. A l’aide de banderoles et de bannières jaune-vert frappées du Z amazighe de couleur rouge, et de la foule qui s’était rassemblée et qui piaffait d’impatience pour se rendre vers le centre-ville, s’élevaient : « Mazlagh diamzighen ; on n’a pas peur de la guerre, si vous la voulez ! ». L’animation allait bon train quand, soudain, des pierres commençaient à pleuvoir. Puis ce fut le début de l’affrontement à coups de pierres entre manifestants et policiers qui, après avoir utilisé des pierres, ne tardèrent pas à faire usage de bombes lacrymogènes contre les manifestants de plus en plus nombreux et qui se faisaient menaçants. Ces scènes se sont passées autour de l’université, alors qu’un autre front venait de s’ouvrir au centre-ville, en face du stade 1er-Novembre où des brigades motorisées de CNS ont été déployées sur le boulevard menant jusqu’au CHU Nédir. Dans un communiqué signé par les signataires de l’appel d’Ighram (lire notre édition de samedi), il a été dénoncé « avec la plus grande fermeté l’empêchement à Tizi-Ouzou de la manifestation qui devait se tenir dans un cadre unitaire, rassembleur et pacifique. La répression de cette marche constitue un acte grave et porte atteinte au 20 Avril, date historique et symbole du combat amazigh et des libertés démocratiques. Des actes de provocation manifestes des services de la répression ont transformé une manifestation qui se voulait pacifique en émeute avec de nombreux blessés, interpellations et violations de franchises universitaires ». Pour les auteurs du communiqué, « le pouvoir porte l’entière responsabilité de cette agression et des conséquences qui en découlent ». Echauffourées et manifestants en rangs dispersés à Béjaïa A Béjaïa, la marche, qui était plus imposante, a également dégénéré, alors qu’elle avait commencé dans le calme. Devant le siège de la wilaya, l’on a ainsi assisté à une bataille entre manifestants et forces de l’ordre. Après le coup d’envoi festif de la marche, vers les coups de 11h00, au niveau du campus de Targa Ouzemour, rien ne présageait la tournure qu’allait prendre la manifestation. Les organisateurs et les encadreurs ont veillé, dès le départ, au bon déroulement de leur action. Néanmoins, le caractère transpartisan et la longueur de l’itinéraire (environ trois kilomètres) fixée par les organisateurs ont rendu leur action quasiment incontrôlable. La procession a fini, d’ailleurs, par se scinder en trois carrés : les partisans du mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK) en tête de la marche, suivis par les militants et sympathisants du RCD et, enfin, les animateurs du MCB et autres citoyens qui arrivaient en queue de peloton. Arrivée au carrefour de Nacéria, la foule s’est scindée de nouveau en deux : les autonomistes du MAK se sont dirigés vers le siège de la wilaya, rue de la Liberté, les autres manifestants du MCB et du RCD, se sont massés au rond-point de Nacéria, où des jeunes du quartier CNS diffusaient à fond le volume, dès la matinée, des chansons de Matoub Lounès. Certains animateurs du MCB se sont succédé au micro pour rappeler la symbolique des événements d’avril 1980, tout en réaffirmant leur attachement aux valeurs du Printemps berbère, à savoir : « La reconnaissance de l’identité et de la langue amazighes, et le respect des libertés démocratiques ». « Nous sommes solidaires avec nos frères de Tizi Ouzou qui se font tabasser actuellement par les forces de sécurité actionnées par un système aux abois. Nous devons répondre aux insultes des tenants du pouvoir en place par la dignité et la mobilisation. Soyons vigilants et restons mobilisés pour déjouer toute manœuvre visant à nous désunir », lancera du haut de la tribune l’autonomiste Aziz Tari, ancien détenu des événements d’avril 1980. Pour l’orateur, « toute l’Afrique du Nord n’est pas arabe. Il n’y a pas que l’Algérie qui est berbère ! ». Le message de Boubekeur Derguini Selon Boubekeur Derguini, ancien député du RCD que nous avons rencontré lors de la manifestation, « la mobilisation d’aujourd’hui est un signal fort à l’endroit du régime », ajoutant que « devant la violence et le mépris que subit le peuple, la société montre qu’elle refuse de rendre l’âme. Cependant, je pense que la question amazighe ne doit pas être le refuge d’aventuriers politiques, ni de carriéristes dont les calculs finissent par les desservir. Cela dit, il y a urgence à canaliser et accompagner cette jeunesse en proie à des manipulations et des desseins extrémistes qui finiront, s’ils devaient durer, par l’entrainer dans des voies porteuses de tous les dangers ». Pour sa part, Aïssa Merah, docteur ès sciences de l’information et de la communication et maître de conférences à la faculté des sciences humaines et sociales de l’université de Béjaïa, a estimé que « cette formidable mobilisation citoyenne dénote l’attachement de la population kabyle à la date du 20 avril 1980 qui reste un repère historique de l’Algérie indépendante. Aussi, les animateurs des événements dits du Printemps berbère devraient être pris par les jeunes générations comme un exemple pour avoir ouvert la voie au combat démocratique et pour les causes justes. Il faut que cette date symbolique soit décrétée comme journée nationale de la démocratie ». <

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Les travailleurs du pré-emploi et du filet social, affiliés au Syndicat national autonome de l’administration publique (Snapap), ont décidé de tenir des sit-in locaux à la mi-mai à travers les sièges des différentes assemblées de wilaya du pays. Le mouvement de protestation sera suivi par un rassemblement national qui aura lieu à Alger, une semaine après la tenue des rassemblements locaux, plus précisément durant la dernière semaine du mois de mai prochain. Et pour cause : cette catégorie professionnelle veut exprimer sa déception quant au laxisme affiché par le gouvernement vis-à-vis de leur intégration dans des postes de travail permanents. Pour le porte-parole du Comité national des contractuels affiliés au Snapap, Driss Mekidèche, «les travailleurs contractuels ne lâcheront pas prise». « Un sit-in national devra couronner les rassemblements locaux que nous organiserons. Il aura lieu durant la dernière semaine du mois de mai prochain », a-t-il affirmé. Il a estimé que la décision de revenir à la contestation a été prise à l’issue de la réunion de la session ordinaire du Comité national des contractuels qui a eu lieu hier au siège du comité. « Les représentants des contractuels ayant pris part à la réunion extraordinaire du Comité ont décidé à l’unanimité de recourir à la protestation afin de faire valoir leurs revendications », a-t-il soutenu. Selon lui, cette catégorie professionnelle devra hausser le ton une énième fois pour exprimer son mécontentement quant au laxisme des autorités. Devant une telle situation, enchaîne-t-il, « les contractuels du pré-emploi et du filet social, qui sont au nombre de 900 000 à l’échelle nationale, vont tenir des rassemblements locaux devant les sièges des assemblées locales de leurs wilayas à compter de la mi-mai prochain ». M. Mekidèche a reconnu que les fruits de leurs précédents débrayages étaient maigres, et que « les contractuels ne feront jamais marche arrière jusqu’à obtenir nos revendications », a-t-il insisté. Avant d’ajouter : « Nous exigeons des postes d’emploi dignes afin que ces travailleurs puissent subvenir aux besoins quotidiens de leurs familles. Il est impératif ce que notre gouvernement mette fin à la précarisation de postes d’emplois. A travers ce mouvement de grève, nous appelons les responsables de notre gouvernement à honorer leurs promesses. Le Premier ministre Abdelmalek Sellal avait promis que la priorité de postes de la Fonction publique soit attribuée aux contractuels du pré-emploi.» A rappeler que les revendications des contractuels s’articulent globalement autour de leur intégration sans aucune condition. «Nous exigeons le gel de toutes les épreuves des concours au profit des contractuels. Nous demandons aussi à ce que les années accumulées dans le cadre du pré-emploi soient comptabilisées dans l’expérience professionnelle et dans la retraite », a-t-il noté. n
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