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Reporters - Filtrer les éléments par date : samedi, 19 avril 2014
UntitledCélébrant cette année sa 67e édition et considéré comme le plus grand rendez-vous mondial consacré au cinéma, le prochain Festival de Cannes, prévu du 14 au 25 mai, verra la diffusion en compétition d’un total de 18 films, presque exclusivement d’origine occidentale. En effet, catégorie phare de l’événement, la sélection dévoilée jeudi dernier par le délégué général du festival, Thierry Frémaux, mais aussi par son président, Gilles Jacob, retient l’attention par la forte représentation des films anglo-saxons avec, entre autres, pour les films britanniques, le long métrage très attendu Mr. Turner réalisé par Mike Leigh et qui retrace la vie du peintre précurseur du genre impressionniste, Joseph Mallord William Turner. Mais aussi l’œuvre de son compatriote Ken Loach intitulée Jimmy’s Hall, revenant, quant à lui, sur la vie du leader communiste irlandais du début du XXe siècle, Jimmy Gralton. Représentant également, par certains de ses réalisateurs les plus connus, les productions nord-américaines que devra départager pour la Palme d’or le jury présidé par la réalisatrice et scénariste néo-zélandaise Jane Campion, elles verront pour leur part la participation de deux productions indépendantes. La première, intitulée The Homesman de Tommy Lee Jones en tant que réalisateur, mais aussi acteur, au côté de Meryl Streep et Hilary Swank, est une œuvre dramatique mettant en avant, avec pour décor la colonisation du continent américain, le destin de trois femmes chassées de leurs villages. Réalisé, quant à lui, par Bennett Miller, le film américain Foxcatcher, sérieux prétendant à la Palme réalisé par Bennett Miller et mettant en scène Channing Tatum et Steve Carell, est, quant à lui, consacré aux dessous du sport de haut niveau, en suivant le parcours tragique des frères Mark et Dave Schultz. Seul long métrage africain sélectionné en compétition, Tombouctou, le chagrin des oiseaux du réalisateur mauritanien Abderrahmane Sissako. Artiste notamment connu pour les longs métrages primés Bamako ou encore En attendant le bonheur, son dernier film revient, quant à lui, sur la destruction des monuments historiques et religieux qu’a connue la ville de Tombouctou. Marqué également par la sélection de plusieurs films français, dont Sils Maria d’Olivier Assayas, Saint Laurent de Bertrand Bonello ou encore le film de guerre The Search signé Michel Hazanavicius, le 67e Festival de Cannes symbolise, par ailleurs, pour le cinéma le grand retour en compétition des œuvres du réalisateur Jean-Luc Godard. En effet, après treize ans d’absence, la sélection met aujourd’hui en avant son dernier film intitulé Adieu au langage, encore inconnu du public ou même des professionnels du cinéma. Son synopsis, qui ne donne qu’une idée très vague du scénario, présente simplement le film comme une histoire d’amour entre une femme mariée et un homme célibataire. Par ailleurs, est sur un tout autre plan, bien au-delà du cinéma, cette 67e édition du Festival de Cannes marquera également un tournant dans son histoire. En effet, à l’issue du festival, son président Gilles Jacob quittera définitivement son poste après 35 années, transformant l’événement presque autant médiatisé que les plus grandes rencontres sportives avec chaque année plus de 4 000 journalistes et correspondants. <
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Le patron des Verts a été clair avec le jeune attaquant de Lister City, Riad Mahrez, en le prévenant qu’il devra montrer de belles choses avec son équipe s’il souhaite être avec la sélection nationale et qu’il n’est pas assuré d’une place avec l’EN. Par Mounir M. Le sélectionneur national, Vahid Halilhodzic, s’est entretenu tout récemment avec le jeune attaquant de la formation anglaise de seconde division, Lister City, à savoir Riad Mahrez, en le prévenant qu’il se pourrait qu’il le contacte pour un stage, mais que cela ne veut pas dire qu’il sera présent avec la sélection au prochain Mondial auquel les Verts participeront au Brésil au mois de juin prochain. En effet, et après que le coach-adjoint, Nourredine Korichi, ait fait un crochet par l’Angleterre pour superviser le joueur, Halilhodzic se devait de lui parler, surtout après les bons échos qu’il a eus sur lui. Il faut savoir que Korichi n’a dit que du bien du joueur, le qualifiant d’élément très doué et surtout de très efficace devant les buts, surtout qu’il a réussi à s’imposer avec sa formation, bien qu’il venait tout juste de rejoindre cette formation, lui qui évoluait en France. Ainsi, Halilhodzic a tenu à dire à Mahrez qu’il est intéressé par son profil, après tout ce qu’il a entendu sur lui et qu’il se doit donc de continuer sur cette même lancée et continuer à faire ce qu’il peut pour s’illustrer avec son équipe s’il souhaite vraiment faire partie de la sélection. Il l’avertira qu’il aura encore du chemin à faire s’il souhaite faire partie du groupe qu’il dirige et qu’il aura donc cinq matches à disputer avec son équipe s’il veut être encore en lice pour une place avec les Verts. Toutefois, Halilhodzic ne lui promet pas d’être avec l’EN pour le prochain Mondial, car de nombreux facteurs décideront de cette éventualité, notamment la forme du joueur et surtout la situation des autres éléments de l’Equipe nationale. Cela veut dire qu’il pourrait lui faire appel en cas d’éventuelle défection, comme la blessure d’un quelconque joueur à la dernière minute.n
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Les Pétrolières chercheront à décrocher le titre de champion d’Afrique, selon leur entraîneur, Salim Achouri, qui reste confiant et avoue que son équipe est capable de réussir cet objectif vu la bonne préparation effectuée Les volleyeuses du GS Pétroliers, vice-championnes d’Afrique en titre, prendront part à la 24e édition de la Coupe d’Afrique des clubs champions prévue du 19 au 27 avril à Tunis, avec l’ambition de décrocher le titre qui leur échappe depuis 2002. L’entraîneur des Pétrolières, Salim Achouri, s’est dit « confiant » quant aux chances de ses protégées de remporter le titre continental cette saison, vu l’ambiance qui règne au sein de son groupe et la détermination de ses joueuses, ainsi que la bonne préparation effectuée par l’équipe. « Nous avons raté le titre la saison passée d’un set face aux redoutables joueuses kényanes de Prisons. Pour cette édition, notre objectif est clair, nous allons en Tunisie pour décrocher le trophée », a déclaré Achouri. Afin de préparer ce rendez-vous continental dans les meilleures conditions, les volleyeuses du GSP ont effectué deux stages de préparation à Aïn Benian (Alger), lors desquels elles ont disputé plusieurs rencontres avec la sélection algérienne des juniors garçons. «Ces stages nous ont permis de rester compétitifs vu que le championnat d’Algérie observe une trêve», a indiqué le coach du club pétrolier. «Avant l’entame de la compétition, nous avons effectué aussi un stage précompétitif à Tunis (14 au 17 avril), ponctué par deux matches amicaux face à des clubs tunisiens », a-t-il ajouté. Revenant sur l’état de forme de ses joueuses, Achouri a indiqué que « son groupe est en bonne condition pour réaliser une grande performance à Tunis », révélant tout de même que deux joueuses cadres de l’équipe, à savoir la capitaine Oukazi et Oudni, ont souffert de quelques pépins physiques sans « gravité ». « Oukazi et Oudni souffrent de petites blessures. Notre staff médical travaille pour les remettre sur pied. Leur participation à la compétition n’est pas compromise », a affirmé Achouri. Concernant les adversaires du GSP dans cette compétition, Achouri a estimé que les clubs tunisiens qui évolueront à domicile seront redoutables, à l’image de l’US Carthage (club organisateur) et Kélibia, composée de l’ossature de l’équipe nationale tunisienne récemment qualifiée au Mondial de la discipline en Italie. « Al Ahly du Caire sera également un adversaire coriace qui aura à cœur de venger l’élimination des Egyptiennes au Mondial après leur défaite face à l’Algérie le mois dernier en éliminatoires à Alger. Sans oublier bien sûr les Kényanes de Prisons, détentrices du trophée depuis 2010 », a-t-il ajouté. L’Egypte avait raté la qualification au Mondial-2014 en Italie à l’issue de sa défaite face à la sélection algérienne, lors de la dernière journée du tournoi de qualification qui s’est déroulé dernièrement à Alger, laissant le billet qualificatif au Cameroun. La réunion technique et le tirage au sort de la compétition ont eu lieu hier à Carthage, ont indiqué les organisateurs. Lors de la dernière édition de la Coupe d’Afrique des clubs champions de volley-ball, disputée à Madagascar, les volleyeuses du GSP avaient échoué en finale face à l’équipe de Prisons du Kenya, quadruple détentrice du trophée (2010, 2011, 2012, 2013) sur le score de 3 sets à 2. Le GSP (ex-MC Alger) avait été sacré en 2002, avant de disputer la finale de 2008 perdue face au même adversaire, Prisons du Kenya. Le NR Chlef sans complexe L’équipe féminine du Nedjm Chlef, un des deux représentants algériens à la 24e Coupe d’Afrique des clubs champions de volley-ball (dames), prévue du 19 au 27 avril en Tunisie, ambitionne de décrocher une place parmi les quatre premiers. « Lors de notre dernière participation en 2012 à Nairobi, nous étions le seul représentant arabe sur les 17 pays engagés, mais cette année, les choses s’annoncent un peu plus compliquées, notamment en présence des Tunisiennes, Egyptiennes et du GS Pétroliers, sans oublier le Cameroun et le Kenya, qui ont également un bon niveau », a expliqué l’entraîneur du Nedjm Chlef, M’hamed Belhachemi. Une situation qui, selon lui, a poussé le club à tempérer quelque peu ses ardeurs, en visant une place parmi les quatre premiers, même si l’obtention d’un bon classement n’est pas vraiment la priorité du club lors de ce rendez-vous africain. «Ce qu’on recherche surtout, c’est de situer notre niveau par rapport à l’élite du volley-ball, arabe et africaine. Cette année, notre équipe a été remaniée à 70% et comporte beaucoup de jeunes joueuses du cru. On espère donc profiter de cette Coupe d’Afrique pour évaluer notre niveau », a-t-il expliqué. Le Nedjm a réussi un bon parcours cette saison en occupant la 3e place, dans le sillage immédiat du GS Pétroliers et du MB Béjaïa. Même la saison dernière, il avait créé la surprise en terminant vice-champion d’Algérie, en éliminant le MB Béjaïa en demi-finale, avant de s’incliner en finale contre l’intouchable formation pétrolière. Selon son entraîneur, M’hamed Belhachemi, « le mérite du Nedjm est d’autant plus grand qu’il a réussi ce bon parcours en comptant sur de jeunes cadettes, comme Bakhta Mazari et Sabrina Tamehloulet qui ont joué de manière régulière en équipe première ».n
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Mohamed Sari, auteur, poète et traducteur « Marquez sera un écrivain éternel » « Nous l’avons lu avec beaucoup, beaucoup d’enthousiasme. Parce que d’abord, c’est un écrivain du tiers monde. Donc de l’Amérique latine. C’est un écrivain engagé contre l’injustice, contre l’impérialisme dans les années 1970. Surtout avec L’Automne du patriarche (publié en Espagne en 1975). C’est un roman qui a vraiment dénoncé la tragique comédie des dictateurs, comment ils vivent. Avec la bêtise humaine, avec les idioties d’une gestion catastrophique… Avec Cent ans de solitude, il y a cet imaginaire débridé d’un romancier qui a su nous parler d’une contrée lointaine, d’un petit village qui s’appelle Macondo, très loin d’une guerre civile. Jusqu’à présent, je me souviens encore de la première phrase de l’insipide : ‘‘Bien des années plus tard, devant le peloton d’exécution, quand le colonel Aureliano Buendía, devait se souvenir de cet après-midi lointain où son père l’emmena faire connaissance avec la glace. En ce temps-là, Macondo était un petit village…’’ C’est vraiment extraordinaire. C’est quelqu’un qui parlait de politique sans entrer dans le discours brut. Ce sont des scènes. Dans Cent ans de solitude, la scène où l’armée fusille sur la place publique les syndicalistes venus manifester et ensuite un certain Buendia qui se réveille en se retrouvant parmi un tas de cadavres dans un train au milieu de la nuit. Et il n’entendait que le bruit de ce train-là ! Et ce train qui les emmenait vers la mer, c’est une scène extraordinaire. Et Ursula, la grande dame, qui ressemble vraiment aux femmes de chez nous, qui a beaucoup d’enfants, qui a de la poigne… Et d’autres romans aussi, vous savez… Que ce soit Chronique d’une mort annoncée ou encore L’Amour au temps du choléra, alors là, c’est une extraordinaire et abracadabrante histoire d’amour. Ce sont deux amoureux qui se retrouvent à la fin de leur vie et revivent sur un bateau au milieu du fleuve Amazone. Lorsqu’une épidémie de choléra se déclare. Ils vont rester sur le bateau avec leurs souvenirs anciens. C’est vraiment une grande perte. Mais Gabriel Garcia Marquez n’est pas mort. D’ailleurs, c’est le roman qui a revivifié le roman français. Le nouveau roman français qui a tué la narration, qui a tué l’imaginaire… Et en 1969, lorsque L’Automne du patriarche a été publié, non seulement dans un style, une description très moderne… C’est un roman moderne, dans le sens large du terme, mais aussi un classique dans sa trame. Il raconte quelque chose, il raconte une histoire, la politique… Marquez sera un écrivain éternel, comme Faulkner, Dostoïevski, Victor Hugo, Naguib Mahfoud… Il y a beaucoup d’écrivains qui resteront parce que leurs textes ont marqué des générations, mais aussi parce que leurs textes sont d’une grande chaleur humaine. »S. H. A. Fatima Bakhaï, romancière « C’était un bâtisseur d’idées » « La première chose à laquelle j’ai pensé, c’est qu’il avait 90 ans. Qu’il était arrivé au terme de sa vie. C’est des choses qui doivent arriver. Mais c’est surtout une perte. C’est une perte pour toute l’humanité finalement. Parce que c’était un grand homme en fait. Et toute sa littérature a tellement influencé la génération à laquelle j’appartiens d’abord et puis toutes celles qui ont suivi, je pense. Ce qu’il y a de bien, c’est qu’il a laissé quelque chose. C’était un bâtisseur d’idées. Il y a d’abord son écriture. Evidemment, j’ai lu ses œuvres traduites en français. Une écriture qui sort de l’ordinaire. Tellement profonde. Il faut lire par exemple plusieurs fois Cent ans de solitude (édité en Argentine en 1967) pour le comprendre. Vous savez, l’humanité ne peut progresser que par les idées et Gabriel Marquez était un faiseur d’idées. Pour son impact sur la littérature ou les auteurs algériens, on ne peut pas dire qu’il s’agit d’une influence directe, mais c’était une forme plus subtile. Il a donné un nouveau sens aux choses. »  S. H. A.   Fatima Bakhaï, romancière« C’était un bâtisseur d’idées »« La première chose à laquelle j’ai pensé, c’est qu’il avait 90 ans. Qu’il était arrivé au terme de sa vie. C’est des choses qui doivent arriver. Mais c’est surtout une perte. C’est une perte pour toute l’humanité finalement. Parce que c’était un grand homme en fait. Et toute sa littérature a tellement influencé la génération à laquelle j’appartiens d’abord et puis toutes celles qui ont suivi, je pense. Ce qu’il y a de bien, c’est qu’il a laissé quelque chose. C’était un bâtisseur d’idées. Il y a d’abord son écriture. Evidemment, j’ai lu ses œuvres traduites en français. Une écriture qui sort de l’ordinaire. Tellement profonde. Il faut lire par exemple plusieurs fois Cent ans de solitude (édité en Argentine en 1967) pour le comprendre. Vous savez, l’humanité ne peut progresser que par les idées et Gabriel Marquez était un faiseur d’idées. Pour son impact sur la littérature ou les auteurs algériens, on ne peut pas dire qu’il s’agit d’une influence directe, mais c’était une forme plus subtile. Il a donné un nouveau sens aux choses. »              S. H. A.
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« Mille ans de solitude et de tristesse pour la mort du plus grand Colombien de tous les temps. » C’est ici les premiers mots du président colombien, Juan Manuel Santos, à l’annonce du décès du prix Nobel de littérature, Gabriel Garcia Marquez.En effet, Gabriel Garcia Marquez est mort jeudi soir à son domicile, au Mexique, après plusieurs jours d’hospitalisation suite à une pneumonie. Agé de 87 ans, Gabriel Garcia Marquez a de tout temps été considéré comme le géant de la littérature espagnole. Un géant qui laisse derrière lui un héritage de littérature qui lui survivra pendant des siècles encore, dont le chef d’œuvre incommensurable Cent ans de solitude qui lui a valu le prestigieux prix Nobel de littérature en 1982. Gabriel Garcia Marquez est né le 6 mars 1927 à Aracataca (Colombie). Romancier, nouvelliste, mais également journaliste et activiste politique, il était surnommé affectueusement « Gabo ». Il est considéré comme l’un des auteurs les plus significatifs du XXe siècle. Etudiant, Garcia Marquez poursuit en autodidacte ses études, après avoir quitté son école de droit pour se lancer dans le journalisme. Très jeune, il exprime ouvertement et parfaitement ses critiques sur la politique intérieure comme extérieure de la Colombie. En tant qu’écrivain, Garcia Marquez a publié nombre d’œuvres littéraires, ainsi que des nouvelles. Cependant, ce sont ses romans, tels que Cent ans de solitude (1967), Chronique d’une mort annoncée (1981) et L’Amour au temps du choléra (1985) qui lui ont apporté la reconnaissance de la critique littéraire ainsi qu’un large succès mondial. Son nom est associé fréquemment au « réalisme magique », genre qui insère des éléments magiques et des éléments surnaturels dans des situations se rattachant à un cadre historique et géographique avéré. La plupart de ses livres abordent le thème de la solitude ; l’action de plusieurs de ses œuvres se déroule dans un village fictif appelé «Macondo». De sa personnalité, de ses œuvres et leurs influences sur les auteurs algériens, Amine Zaoui, Fatima Bakhai, Djamel Mati et Mohamed Sari ont bien voulu nous en parler. Témoignages. <

Par Samira Hadj Amar En effet, Gabriel Garcia Marquez est mort jeudi soir à son domicile, au Mexique, après plusieurs jours d’hospitalisation suite à une pneumonie. Agé de 87 ans, Gabriel Garcia Marquez a de tout temps été considéré comme le géant de la littérature espagnole. Un géant qui laisse derrière lui un héritage de littérature qui lui survivra pendant des siècles encore, dont le chef d’œuvre incommensurable Cent ans de solitude qui lui a valu le prestigieux prix Nobel de littérature en 1982. Gabriel Garcia Marquez est né le 6 mars 1927 à Aracataca (Colombie). Romancier, nouvelliste, mais également journaliste et activiste politique, il était surnommé affectueusement « Gabo ». Il est considéré comme l’un des auteurs les plus significatifs du XXe siècle. Etudiant, Garcia Marquez poursuit en autodidacte ses études, après avoir quitté son école de droit pour se lancer dans le journalisme. Très jeune, il exprime ouvertement et parfaitement ses critiques sur la politique intérieure comme extérieure de la Colombie. En tant qu’écrivain, Garcia Marquez a publié nombre d’œuvres littéraires, ainsi que des nouvelles. Cependant, ce sont ses romans, tels que Cent ans de solitude (1967), Chronique d’une mort annoncée (1981) et L’Amour au temps du choléra (1985) qui lui ont apporté la reconnaissance de la critique littéraire ainsi qu’un large succès mondial. Son nom est associé fréquemment au « réalisme magique », genre qui insère des éléments magiques et des éléments surnaturels dans des situations se rattachant à un cadre historique et géographique avéré. La plupart de ses livres abordent le thème de la solitude ; l’action de plusieurs de ses œuvres se déroule dans un village fictif appelé «Macondo». De sa personnalité, de ses œuvres et leurs influences sur les auteurs algériens, Amine Zaoui, Fatima Bakhai, Djamel Mati et Mohamed Sari ont bien voulu nous en parler. Témoignages. <
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L’armée syrienne resserrait l’étau hier autour de la vieille ville de Homs, dans le centre du pays, où sont retranchés plus d’un millier de rebelles, a affirmé un responsable de la sécurité à l’AFP. Le Vieux Homs, assiégé depuis deux ans par l’armée, est le dernier secteur tenu par les insurgés dans Homs, troisième ville de Syrie. L’armée, qui a déclenché mardi une large offensive contre le secteur, «progresse tous les jours en récupérant des immeubles, resserrant l’étau autour des groupes terroristes», a précisé le responsable au sein des services de sécurité, en référence aux rebelles. Il a précisé que l’armée s’était notamment emparée d’une église dans la vieille ville. Le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane, a rapporté également de son côté des «progrès» de l’armée, affirmant qu’elle pilonnait les quartiers de Bab Houd et Wadi al-Sayeh. Mais selon lui, l’armée peine à reprendre des rue entières. «Il s’agit de combats de rue, mais les forces loyalistes avancent peu à cause des immeubles minés», a ajouté M. Abdel Rahmane. Environ 1.200 rebelles qui «connaissent bien la région ont refusé de sortir dans le cadre d’un accord, et veulent se battre jusqu’au bout», selon M. Abdel Rahmane. En début d’année, 1400 civils ont été évacués du Vieux Homs par l’ONU. Près de 180 civils s’y trouvent encore. Jeudi, les 15 pays membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont exprimé leur «vive inquiétude» sur le sort des derniers civils pris au piège des combats à Homs. Ils ont demandé «l’application immédiate de la résolution 2139» du 22 février dernier sur l’amélioration de l’accès humanitaire en Syrie. Le médiateur de l’ONU en Syrie Lakhdar Brahimi avait appelé jeudi de son côté le pouvoir et l’opposition à reprendre les négociations pour parvenir à lever le siège de Homs, «à nouveau livrée à la mort et à la destruction». Toujours à Homs, neuf personnes ont été tuées et d’autres blessées par une «explosion terroriste» visant les fidèles à leur sortie de la mosquée Bilal al-Habachi, dans la banlieue al-Walid, tenue par le régime, a indiqué la télévision officielle syrienne.n
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Les représentants des diplomaties russe, américaine et européenne ont mené, à Genève jeudi, une négociation entre le gouvernement ukrainien de Kiev et les représentants des séparatistes de l’Est du pays, qui veulent leur rattachement à la Russie. Un accord a été trouvé en fin de soirée. Seulement, les Occidentaux ont fait preuve d’une prudence renforcée, attendant de voir si Moscou allait remplir sa part de l’accord. La scène diplomatique internationale vit une énième surprise. En effet, alors que beaucoup d’observateurs ne voyaient absolument pas la Russie de Vladimir Poutine prête à négocier avec un bloc occidental qui n’a eu de cesse de l’acculer et de l’accuser ouvertement de la crise actuelle qui prévaut en Ukraine, voilà que les différentes parties du conflit ont trouvé un terrain d’entente. Ainsi, un accord a été signé entre les forces occidentales, la Russie, le gouvernement ukrainien de Kiev et les séparatistes de l’Est, jeudi en fin de soirée. Vladimir Poutine s’est dit, pour sa part, « soulagé par ce plan qui œuvre à la désescalade de la tension en Ukraine ». L’une des mesures premières de ce plan est le désarmement complet des milices ukrainiennes pro-russes qui se sont lancées depuis mardi dernier dans une bataille ouverte avec l’armée ukrainienne, une bataille dans laquelle l’aide logistique de Moscou s’est avérée décisive puisque les séparatistes pro-russes réussissaient à largement résister aux assauts de l’armée ukrainienne. Cette dernière doit, par ailleurs, cesser ses opérations dites « antiterroristes ». De manière générale, l’accord stipule que l’ensemble des parties doit arrêter les « actions violentes, les actes d’intimidation ou les actions provocatrices ». D’ailleurs, il est étonnant que les accusations du gouvernement de Kiev, qui a affirmé à maintes reprises que des membres des forces spéciales russes étaient présents dans l’est de l’Ukraine, comme se fut le cas en Crimée, n’aient pas eu raison des négociations menées à Genève. Prudence Pour autant, les tensions entre les deux camps sont encore palpables et tout est encore loin d’être réglé. Moscou refuse toujours de reconnaître la prochaine élection présidentielle qui aura lieu le 25 mai prochain en Ukraine. Pour Vladimir Poutine, Viktor Ianoukovich, déchu par les habitants de l’Ouest de l’Ukraine, est toujours le seul président ukrainien légitime. En revanche, toutes les parties s’accordent à dire que l’Ukraine ne doit pas sombrer dans « la guerre civile » et que le « dialogue national » est nécessaire, sauf que pour l’heure, aucun accord n’a été trouvé sur la forme de ce dialogue. Serguei Lavrov, chef de la diplomatie russe, a, pour sa part, suggéré une révision de la Constitution ukrainienne pour renforcer la décentralisation à l’est du pays, ce qui permettrait à la Russie d’y renforcer considérablement son influence, déjà grande. En effet, 60% des habitants de l’Est de l’Ukraine sont russophones. Cependant, ce sont les Occidentaux qui restent les plus sceptiques quant à cet accord. Lors d’une conversation téléphonique entre Barack Obama, président américain, et David Cameron, le Premier ministre britannique, les deux hommes ont évoqué des doutes quant aux volontés réelles de Moscou. Londres a, d’ailleurs, publié un communiqué affirmant que les Etats-Unis et l’Union européenne s’attendaient à une application « rapide des accords de Genève ». Et de poursuivre : « Le Premier ministre et le président américain ont convenu que l’Union européenne et les Etats-Unis devraient continuer à préparer d’éventuelles sanctions supplémentaires contre la Russie, afin d’être prêts à réagir rapidement si l’accord n’est pas appliqué. » Un avertissement fort envoyé au Kremlin qui va devoir très vite donner des garanties. Pour sa part, Catherine Ashton, chef de la diplomatie européenne, a déclaré hier que l’Union européenne serait «attentive» à l’action de Moscou, qu’elle «n’excluait pas de renforcer les sanctions» et surtout qu’elle « continuerait à apporter son aide et son soutien à l’Ukraine». Les accords de Genève représentent au final un excellent « premier pas» vers une sortie de crise, comme les a décrits Barack Obama, mais devront être suivis d’actions concrètes de la part de l’ensemble des parties impliquées.n
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Un rapport récent a révélé que la fortune des cinq familles les plus riches de Grande-Bretagne dépasse celle combinée des 20% les plus pauvres du pays. Une partie de cette richesse provient de nouvelles entreprises; mais deux des cinq sont un duc et un comte dont les ancêtres possédaient les terres que la ville de Londres a occupé lors de son expansion au XIXe siècle. La richesse dérivée de la possession de terres urbaines n’est pas un phénomène propre à Londres. Comme Thomas Piketty le montre dans son livre récent Le capital au vingt-et-unième siècle, l’accumulation de richesse a rapidement augmenté par rapport au revenu dans les économies avancées au cours des 40 dernières années. Dans de nombreux pays, la majorité de cette richesse – et la plus grosse part de l’augmentation – est concentrée dans le logement et l’immobilier commercial, et la plupart de cette richesse ne tient pas à la valeur des immeubles mais à celle des terrains urbains sur lesquels ils sont bâtis. Cela peut sembler étrange. Bien que nous vivions dans le monde virtuel de la haute technologie de l’Internet, la valeur du bien physique par excellence – la terre – ne cesse d’augmenter. Cependant, il n’y a aucune contradiction : le prix de la terre augmente justement en raison des progrès technologiques rapides. A l’ère des technologies de l’information et de la communication (TIC), il est inévitable que nous accordions de la valeur à ce que l’économie à forte intensité en TIC ne peut pas créer. Les TIC ont déjà livré de nouveaux produits et services remarquables; néanmoins, comme Erik Brynjolfsson et Andrew McAfee du MIT l’expliquent de façon convaincante dans leur livre récent Le Deuxième âge de la machine, les changements vraiment spectaculaires sont encore à venir, alors que des robots et des logiciels automatiseront et remplaceront bientôt un grand nombre d’emplois. Une des conséquences est le phénomène marquant de création de richesses énormes au moyen de très peu de travail. Facebook a une capitalisation de 170 milliards de dollars, mais emploie seulement environ 6.000 personnes. L’investissement qui a permis la construction du logiciel à sa base n’a pas demandé plus qu’environ 5000 années-homme de génie logiciel. Cette technologie remarquable a permis l’augmentation des revenus moyens et continuera de le faire. Mais la répartition de cette manne a été très inégale. La part du lion de la croissance a bénéficié à la moitié supérieure, les 10% les plus riches, voire même le top 1% de la population. Lorsque les riches deviennent de plus en plus riches, cependant, une grande partie de l’augmentation de leurs revenus n’est pas dépensée en biens et services intensifs en TIC. Il existe une limite au nombre d’iPads et de smartphones dont on peut avoir besoin, et leur prix continue de chuter. Au lieu de cela, une part croissante des dépenses de consommation est consacrée à l’achat de biens et services qui sont riches en mode, design et valeurs de marques subjectives, ainsi qu’à la concurrence pour l’appropriation de biens immobiliers dans certaines zones spécifiques. Or, si le terrain sur lequel les maisons et les appartements souhaités sont construits est en quantité limitée, la conséquence inévitable est une hausse de son prix. La valeur des terrains urbains est donc en augmentation – à Londres, New York, Shanghai et de nombreuses autres villes – en partie à cause de la demande des consommateurs. Mais leur valeur croissante les transforme également en une classe d’actifs attrayante pour les investisseurs, car de nouvelles hausses de prix sont attendues. En outre, les rendements de l’immobilier ont été gonflés par la chute spectaculaire des taux d’intérêt au cours des 25 dernières années, une baisse qui était bien entamée avant même la crise financière de 2008. La cause de ces faibles taux d’intérêt est débattue ; mais un facteur probable est la réduction du coût de l’investissement des entreprises dans les « machines » matérielles et logicielles. Si vous pouvez construire une société de 170 milliards de dollars avec seulement 5000 homme-années de développeurs de logiciel, vous n’avez pas besoin d’emprunter beaucoup d’argent. Le fait que la technologie soit si puissante rend non seulement la terre physique plus précieuse ; cela signifie aussi que la croissance future de l’emploi sera concentrée entre les emplois qui ne peuvent pas être automatisés, en particulier dans les services, qui doivent être livrés physiquement. Le Bureau of Labor Statistics des États-Unis estime que les catégories professionnelles qui connaitront la croissance la plus rapide au cours des dix prochaines années sont, entre autres, le «personnel de soutien aux soins de santé» (aides de soins, aides-soignants et préposés) ainsi que «la préparation et le service de nourriture pour les travailleurs» – c’est-à-dire pour la plupart des emplois à bas salaires. En bref, les TIC créent une économie qui est à la fois « high tech » et « high touch » – un monde de robots et d’applications, mais aussi de mode, de design, de terrains et de services en face-à-face. Cette économie est le résultat de notre remarquable capacité à résoudre le problème de la production et à évacuer le besoin de main-d’œuvre continue grâce à l’automatisation. Cependant, il s’agit d’une économie qui est susceptible de subir deux effets secondaires indésirables. Tout d’abord, elle pourrait se révéler intrinsèquement instable, car plus la richesse se concentre dans l’immobilier, plus le système financier produira de l’endettement destiné à soutenir la spéculation immobilière, qui a été au cœur de toutes les pires crises financières de la planète. Des changements importants dans la politique financière et monétaire, qui vont bien au-delà de ceux introduits en réponse à la crise de 2008, sont nécessaires pour contenir ce danger. Deuxièmement, à moins que nous concevions délibérément des politiques qui encouragent et soutiennent une croissance inclusive, une société très inégalitaire est pratiquement inévitable, à cause de la hausse des valeurs foncières et de la richesse amplifiant les effets de la répartition inégale des revenus que les TIC produisent directement. En effet, l’économie moderne pourrait ressembler davantage à celle du dix-huitième siècle, lorsque la terre appartenant au duc de Westminster et le comte de Cadogan était encore occupées par des champs juste à l’ouest de Londres, qu’aux sociétés de la classe moyenne dans laquelle la plupart des citoyens des pays développés ont grandi.
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Gibraltar a fait les gros titres de l’actualité le mois dernier. Le dernier Global Financial Centres Index (GFCI), publié par le cabinet Z/Yen de Londres, a révélé que le Rocher avait connu une hausse plus rapide de son classement que tous les autres, soit 17 places de la 70ème à la 53ème position, depuis le compte rendu de septembre 2013. On imagine combien ces célébrations comptent pour la ville de Gibraltar ville : les services financiers sont cruciaux pour l’emploi, maintenant que la base navale britannique a fermé, ce qui place l’Espagne dans une situation difficile à sa frontière. On pense aussi que dans la ville de Hamilton, aux Bermudes, qui a chuté presque autant que Gibraltar a grimpé (de 16 places, à la 56ème), certaines personnes doivent pleurer sur leur cocktail de punch au rhum. Bien sûr, il est également possible que Gibraltar et les Bermudes aient choisi d’ignorer les résultats, ou de contester leur importance. De toute façon, il n’y a aucun doute à avoir sur l’obsession actuelle des classements partout dans le monde. Il existe un classement pour presque toutes les formes d’activité humaine. Les banques commerciales sont classées en fonction de leurs actifs. Les banques d’investissement sont classées selon une série de paramètres, tout comme les universités, ces critères allant de leurs résultats académiques à leurs prouesses en matière de gestion de l’environnement, sans oublier leur intérêt pour les étudiants homosexuels. Au Royaume-Uni, il existe un document qui indique dans quelle ville il vaut mieux habiter si l’on souhaite gagner à la Loterie nationale britannique. (Vous avez près de deux fois plus de chances dans le Nord-Est, par exemple en Irlande du Nord). Quand on y regarde de près, la plupart de ces palmarès, comme le pensait Henry Kissinger, sont sans teneur. Pendant un bref instant, la Royal Bank of Scotland a tenu le haut du classement des banques commerciales. Nous savons comment cette histoire s’est terminée. Est-ce aussi vrai du GFCI, ou bien contient-il des informations précieuses sur la façon dont le système financier mondial est en train d’évoluer ? Les gros titres de la presse sur la publication du dernier GFCI ont insisté sur les changements en tête de la ligue : New York a devancé Londres, tandis que Hong Kong et Singapour occupent respectivement la troisième et la quatrième place. Cette évolution a-t-elle du sens ? De nombreuses spéculations ont porté sur les récents revers touchant à la réputation de Londres suite au scandale de la manipulation du taux interbancaire LIBOR. Même si une part de ces machinations a eu lieu dans d’autres villes, il n’y a pas d’échappatoire au fait que le LIBOR est, par définition, le taux interbancaire pratiqué à Londres. En outre, Londres est le plus grand centre de commerce des devises, le nouveau centre d’attention des organismes de réglementation. Et si Bruno Iksil était un Français employé par la banque américaine JPMorgan Chase, il est universellement connu sous le surnom de « Baleine de Londres ». Mais les résultats détaillés du rapport du GFCI ne confirment pas cette explication. Les facteurs de réputation de Londres « sont bien au-dessus de la moyenne et n’ont pas subi de grands changements au cours des cinq dernières éditions. » En effet, il semble que la légère baisse de Londres puisse être attribuée à des scores négatifs sur les facteurs généraux, comme le « climat économique » et « l’infrastructure ». Les rames de métro bondées et les difficultés du trafic aérien d’Heathrow ont bien un impact, mais il est difficile de comprendre pourquoi New York est mieux lotie sur ces aspects. Le métro apporte souvent son lot de mauvaises surprises, tandis que l’aéroport JFK est loin d’être le favori parmi les voyageurs (et il n’est toujours pas desservi par une liaison ferroviaire rapide). Pourtant, ces changements subtils en tête du classement ne sont pas le fin mot de l’histoire. Sur une période de dix ans, les grands gagnants ont été Hong Kong et Singapour. Il était autrefois à la mode de dire que lorsque la Chine s’ouvrirait au monde, Hong Kong et Singapour allaient en pâtir. Une fois que les Chinois parviendraient à s’entendre, le rôle de ces villes dans l’intermédiation des finances de la région serait marginalisé par Shanghai, Shenzhen et par d’autres nouveaux centres. Cela peut toujours finir par se produire, mais ce n’est pas encore arrivé. Hong Kong et Singapour ont bien joué leur coup. La combinaison d’un marché asiatique avec de fortes connexions chinoises et un système juridique et de droit de propriété anglais continue d’offrir un avantage concurrentiel puissant. Cela est particulièrement vrai pour la gestion de fonds. Les entreprises chinoises peuvent lever davantage de capitaux à Shanghai, mais les riches Chinois qui ont de l’argent à investir préfèrent le placer dans des centres financiers perçus comme sûrs et apolitiques. En Europe, un modèle différent se dessine. Après plus de 15 enquêtes consécutives, le classement et les notes de Londres sont restées globalement constants, tandis que Zurich, Genève, Francfort et Luxembourg ont progressivement réduit leur écart par rapport à Londres, même si cet écart reste important. Nul doute que Francfort a remporté le concours et surclasse Paris, au titre du plus important centre financier de la zone euro. Les Allemands ont intelligemment insisté pour y placer la Banque centrale européenne. Compte tenu de la nouvelle fonction de la BCE en tant que superviseur bancaire de la zone euro, Francfort peut confirmer sa victoire. Chaque banque de l’Union européenne devra faire sa révérence devant son superviseur à Francfort, même s’il s’agit en l’espèce d’une Française, Danièle Nouy. Aux États-Unis, Boston, San Francisco et Washington D.C. continuent de consolider leurs positions de centres importants pour la gestion d’actifs, en insistant dans ce dernier cas sur la réglementation. La loi Dodd-Frank sur la réforme de la finance a donné au Conseil d’administration de la Réserve fédérale un rôle de réglementation beaucoup plus important que celui qu’il n’avait avant la crise. Mais à moins que Bill de Blasio, le nouveau maire populiste de New York, ne tente d’expulser les banques de la ville à la manière d’un shérif de western, ces villes ont peu de chances de voler la vedette à Wall Street de sitôt. Toutes les cérémonies de remises des prix comportent une surprise. L’inconnue de cette année, la ville présentée comme le centre financier le plus « susceptible de devenir plus important » dans un proche avenir, est Casablanca. Je n’ai aucune idée de la raison pour laquelle Casablanca est un centre prometteur et les compilateurs du GFCI ne l’expliquent pas. Parfois, dans les classements comme dans la vie, a kiss is just a kiss.n * Howard Davies est professeur à Sciences Po à Paris. Il a été directeur de la London School of Economics. Il a également été président de l’Autorité des services financiers britanniques et vice-gouverneur de la Banque d’Angleterre.
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Le groupe Total a abandonné le forage de gaz de schiste en Pologne. Comme d’autres avant lui, le géant pétrolier français n’a pas demandé la reconduction de la licence de prospection dont il disposait dans ce pays. « Il s’agit de l’unique champ de prospection dont disposait Total en Pologne, où il coopérait avec Chevron. La licence de prospection a expiré le 1er avril», a indiqué le gouvernement polonais. «Nous avons décidé de ne pas renouveler notre concession de Chelm après examen des données géologiques existantes », a expliqué un porte-parole de Total. « Nous estimons que le potentiel de la zone ne nous permet pas de lancer un projet économiquement viable, bien que du gaz ait été découvert dans le puits » foré dès décembre 2010. Cette décision ne signifie toutefois pas que le géant français abandonne la Pologne, même s’il ne dispose plus de projets, a-t-il ajouté. Avant Total, les recherches en Pologne ont été abandonnées récemment par Exxon, Talisman et Marathon Oil. Mais plusieurs géants comme Chevron ou ConocoPhillips poursuivent les explorations. Soucieuse de garantir son indépendance énergétique, la Pologne, largement dépendante du gaz russe, compte beaucoup sur le gaz de schiste, dont les réserves dans ce pays sont évaluées à entre 800 et 2000 milliards de mètres cubes. En 2011, l’agence américaine d’information sur l’énergie avait même attribué généreusement à la Pologne 5000 milliards de mètres cubes de réserves, suscitant l’enthousiasme. Mais ce chiffre avait été brutalement divisé par cinq un an plus tard par l’Institut polonais de géologie. Une cinquantaine de forages ont jusqu’à présent été réalisés et une première extraction, à titre expérimental, avait été lancée en juillet 2013. Pour décider de la rentabilité de l’exploitation commerciale, il faudrait quelque trois cent cinquante forages. Le gouvernement polonais a délivré au total une centaine de licences de prospection de gaz de schiste. Outre en Pologne, Total avait déjà pris des intérêts dans des projets de gaz de schiste aux Etats-Unis, en Argentine, en Chine, en Australie, au Danemark et en Grande-Bretagne. Son président-directeur général, Christophe de Margerie, espère que ces projets pourront faire changer d’avis les autorités françaises sur l’exploitation du gaz de schiste. (Source : Le Monde.fr)
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