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Reporters - Filtrer les éléments par date : vendredi, 18 avril 2014

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VimpelCom Ltd et Global Telecom Holding SAE (anciennement Orascom Telecom Holding) ont annoncé aujourd'hui la signature d'un accord d'achat d'actions pour la vente par GTH d'une participation de 51% dans Orascom Telecom Algérie SpA (Djezzy) au Fonds national d'investissement algérien (« FNI ») pour une contrepartie d'achat de 2,643 milliards de dollars. Nous y reviendrons plus en détail dans notre édition de samedi.

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Dans cet entretien, le critique cinéma Ahmed Bedjaoui a bien voulu nous parler du parcours de lutte d’Ahmed Hocine pour que la Cinémathèque algérienne soit reconnue dans le monde entier, de sa personnalité généreuse et amoureuse du cinéma… PROPOS RECUEILLIS PAR SAMIRA HADJ AMARReporters : Quel est votre sentiment à l’annonce de la disparition d’Ahmed Hocine ?Ahmed Bedjaoui: Je suis très, très triste d’apprendre cette nouvelle. Je l’ai vu récemment et je devais le revoir d’ailleurs, mais, malheureusement la mort l’a surpris. C’est quelqu’un que j’ai connu très, très tôt, puisque c’est grâce à lui que j’ai connu la Cinémathèqueen1966.J’étaissonadjoint,disons,avec Jean-Michel Arnold… Il venait de créer la Cinémathèque et j’ai travaillé avec lui de 1966 à 1971. Cinq années pendant lesquelles j’ai collaboré avec lui. C’était un homme extraordinaire, ouvert, cultivé, sensible… et qui, surtout, laissait travailler les gens. Il avait le sens de la liberté et des choix. C’est grâce à lui que cette Cinémathèque a pu devenir une vitrine dans le monde entier. Il y avait la liberté de présenter des fi lms. Il avait réussi à obtenir que les fi lms ne soient pas censurés. Que les fi lms ne passent pas par la commission de censure. Donc, tout passait à la Cinémathèque algérienne. Et tous les cinéastes du monde entier s’y bousculaient, et ça, c’est grâce au travail accompli par Ahmed Hocine. Hocine a su imprimer cette sagesse, cette ouverture… Il était un peu le chef d’orchestre qui a été un peu haut comme ça et qui regardait les choses se faire et qui les encourageait. Vraiment, c’était quelqu’un qui vous mettait à l’aise et vous donnait les moyens de travailler, qui avait des idées…Ahmed Hocine a été également le directeur du CAAIC (dissous en 1998) ; quel souvenir gardezvous de cette époque ?Il a d’abord été le secrétaire général du Centre national du cinéma à l’époque où Mohamed Sadek Moussaoui en était le directeur général. Et quand Moussaoui est parti, c’est Ahmed Hocine qui a pris l’intérim de la liquidation du CNC (le premier grand organisme du cinéma à l’indépendance du pays). C’est quelqu’un qui a suivi Mohamed Sadek Moussaoui dans les premiers pas du cinéma algérien. Ensuite, il a été rappelé et a quitté la Cinémathèque algérienne en 1973, lorsque Boudjemâa Karèche lui a succédé. Moi, j’étais déjà parti de là. J’étais déjà à la télévision avec Dahmane Laghouati. Et après, ils l’ont appelé pour assurer l’intérim du CAAIC. Ça n’a, malheureusement, pas duré longtemps. Moi, si je devais avoir un regret à exprimer, ça serait que de 1973 à sa mort, Ahmed Hocine n’a pas été utilisé par le cinéma algérien. Voilà un cadre extraordinaire qui a été mis à l’écart. Qui a été marginalisé. Et il est dommage que le cinéma algérien n’ait pas profi té de son expérience.Alors, justement, est-ce que vous savez pourquoi, en 1996, il a quitté le monde du cinéma ? Il a démissionné de son poste et quitté la scène…Il s’en est allé parce que les choses ne fonctionnaient pas au CAAIC, les salles étaient en train de se fermer, les solutions qu’il avait préconisées n’ont pas été adoptées. A cette époque-là, tout le monde tournait le dos au cinéma. Et lui c’en était un.C’était un véritable pionner du cinéma algérien. Donc, il s’est réfugié un peu dans son silence. C’était un homme d’une grande honnêteté, il a fi ni sa vie dans des conditions très diffi ciles. Après la mort de sa femme, il s’est retrouvé hors de son domicile qui était le logement de fonction de son épouse. Il était passé à la charge de sa femme… Enfi n, c’est vraiment un exemple, à la fois, brillant et malheureux, de la déperdition de notre culture… Voilà.Selon vous, pourquoi Ahmed Hocine ne s’est pas inscritcomme un mythe fondateur ou une légende du cinéma, comme par exemple Boudjemâa Karèche ou d’autres encore ?Je préfère ne pas répondre à cette question.
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Le témoin privilégié des années fastes du cinéma algérien, le pilier de la diff usion sur le grand écran algérien, le mythe arraché,Ahmed Hocine, est mort hier matin à l’âge de quatre-vingts ans.C’est une perte, mais surtout une blessure profonde pour tous ceux qui ont connu et notamment apprécié tout le travail et le combat mené par cet enfant du cinéma. Ahmed Hocine ou le mythe arraché, parce qu’il n’était pas du tout féru de la médiatisation, a été enterré hier après-midi au cimetière de Baïnem. La nouvelle de cette disparition a laissé plus d’un perplexes. Qui n’a pas eu de regrets de ne pas être passer le voir avant que le destin achève ses desseins. Qui, parce que depuis longtemps a souhaité réaliser un travail d’archive, n’a pas pris le temps d’aller le voir ou de l’appeler. Histoire d’inscrire les réponses à la confusion qui règne dans l’histoire de la Cinémathèque algérienne, devenue Musée du cinéma avec le temps… un musée qui aurait bien des choses à dire et des secrets à révéler depuis sa création en 1964 grâce à Ahmed Hocine, Mohamed Sadek Moussaoui et Jean-Michel Arnold, ancien secrétaire général de la Cinémathèque française et directeur du CNRS. Ce dernier avait été dépêché par Henri Langlois pour travailler à la création de la Cinémathèque algérienne. Ahmed Hocine avait été nommé en 1965 comme premier directeur de la Cinémathèque algérienne jusqu’en 1979. Année où il accède au poste de directeur du Centre algérien de l’art et de l’industrie cinématographique (CAAIC), d’où il démissionnera en 1996. Le CAAIC sera dissous deux ans plus tard.

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La visite à venir de la chancelière allemande Angela Merkel à Athènes sera beaucoup moins tendue que ses précédents voyages dans le pays durant la longue crise fi nancière européenne. Bien sûr, les Grecs aiment peu Merkel ; toutefois, la reprise économique modeste de l’Europe a enlevé une partie du poison des relations entre l’Allemagne et les économies les plus endommagées et connaissant le plus de diffi cultés de l’Europe. En effet, l’Europe n’est plus considérée comme un risque pour la stabilité fi -nancière mondiale. Les principales économies de la zone euro montrent des signes de reprise et les conditions fi nancières de la périphérie surendettée s’améliorent également. Mais, étant donné le manque de capitaux, la demande déprimée et la lenteur des réformes dans la périphérie de la zone euro, il n’est pas certain que ces progrès soient durables. Dans les économies de la zone euro qui ont été les plus durement touchées par la crise économique mondiale, les pertes enregistrées dans la production et l’emploi ont été énormes et persistantes. Le revenu par habitant réel (corrigé de l’infl ation) dans la zone euro dans son ensemble oscille autour de son niveau de 2007 ; en Grèce et en Italie, cependant, il a plongé aux niveaux enregistrés respectivement en 2000 et 1997. En même temps, le taux de chômage dans l’ensemble de la zone euro est de 12%, et il est beaucoup plus élevé dans la périphérie. En Espagne, plus de 25% de la population active est au chômage, alors que le taux de chômage des jeunes italiens s’élève à 42%. En Grèce, où le taux de chômage global a grimpé à 28%, environ 60% des jeunes du pays sont au chômage. Se remettre de ces pertes d’emploi invalidantes ne sera pas facile, qui nécessitera un retour rapide à des taux de croissance élevés et durables. Prenez la Grèce, où le gouvernement prévoit un retour sur les marchés de capitaux dans les mois à venir pour fi nancer les besoins d’emprunt à long terme du pays, alors que l’obtention d’un tel fi nancement demanderait de payer des taux d’intérêt trop élevés pour être soutenables. Le fait que le gouvernement semble disposé à le faire traduit clairement son désir de dépasser l’infl uence de la «troïka» (Fonds monétaire international, Commission européenne et Banque centrale européenne). En eff et, depuis 2008, le PIB de la Grèce a diminué de près de 25%. Récupérer la capacité perdue nécessitera de grandes quantités de capitaux, mais il y a cinq raisons pour lesquelles il est peu probable, dans les conditions actuelles, que ce type de fi nancement soit à venir: • En raison de l’austérité, l’investissement public en pourcentage du PIB continue de diminuer et a maintenant atteint un nouveau bas historique. Ayant déjà engagé des fonds de secours importants, les autorités de la zone euro ne semblent pas enclines à injecter des capitaux frais. • Les sources de capital privé national sont limitées, car la récession et le quasi-eff ondrement des prix des actifs qui s’en est suivi, ainsi qu’une forte hausse de la fi scalité – en particulier sur les hauts revenus et la fortune – ont nettement aff aibli les bilans. • Les prêts bancaires ont ralenti considérablement, en raison de la faillite eff ective des banques grecques suite aux pertes imposées par la troïka sur les créanciers souverains et la nationalisation des banques du pays. La faiblesse historique des dépôts et la hausse des prêts non performants à cause de la récession ont aff aibli la position de capital des banques grecques encore plus. (Aujourd’hui, les entreprises de la périphérie de la zone euro empruntent à des taux sensiblement plus élevés que leurs homologues dans le centre. Pour les prêts bancaires, le ratio est proche de deux pour un ; pour le fi nancement à long terme, il peut être aussi élevé que dix pour un.) • La position débitrice insoutenable de la Grèce décourage l’investissement privé étranger. Les hypothèses concernant les excédents primaires, la participation du secteur privé et la croissance du PIB qui sous-tendent l’engagement du gouvernement à réduire son niveau d’endettement, qui dépasse aujourd’hui 170% du PIB, à 124% du PIB d’ici à 2020 ne peuvent pas être réalisées, compte tenu de l’opposition de l’Allemagne à la restructuration du fi nancement offi ciel qui a remplacé les prêts privés défaillants. Un assouplissement de la conditionnalité des prêts – au moyen d’échéances plus longues et de taux d’intérêt réduits – sera décidé plus tard cette année, mais il ne sera pas suffi sant pour calmer les craintes d’un nouveau défaut. • La confi ance entre les investisseurs étrangers et grecs fait défaut, et ne sera pas rétablie tant que la viabilité de la dette n’est pas atteinte. Or, l’Allemagne et les autres pays du centre de la zone euro bloquent systématiquement toute proposition qui prévoit la mutualisation de la dette ou une union budgétaire. Des idées telles que les euro-obligations, un ministère des Finances européen unique et l’augmentation de la capitalisation des fonds de secours communs de l’Europe (le Mécanisme européen de stabilité et le mécanisme de résolution unique) ne sont même pas envisagées. A côté de l’off re de capital insuffi sante, la Grèce souff re d’un défi cit de la demande, parce que la troïka continue de presser le pays par une austérité sévère. Si ces politiques ne sont pas atténuées ou compensée par des politiques plus expansionnistes dans le centre de la zone euro, la demande restera déprimée, ce qui découragera de nouveaux investissements. Enfi n, sur le front de la réforme, le temps est compté. Au cours des dernières années, plutôt que d’afET LE PURGATOIRE DE LA PÉRIPHÉRIE La Grèce La visite à venir de la chancelière allemande Angela Merkel à Athènes sera beaucoup moins tendue que ses précédents voyages dans le pays durant la longue crise fi nancière européenne. Bien sûr, les Grecs aiment peu Merkel ; toutefois, la reprise économique modeste de l’Europe a enlevé une partie du poison des relations entre l’Allemagne et les économies les plus endommagées et connaissant le plus de diffi cultés de l’Europe. vendredi 18 avril 201413 fronter les intérêts particuliers – les entreprises protégées par l’Etat, les syndicats du secteur public et les lobbies – qui empêchent la réforme, la Grèce a propagé sa misère économique horizontalement au travers de réductions de dépenses généralisées. Certaines réformes comme la privatisation des entreprises publiques, l’ouverture des professions fermées, l’abolition des pratiques commerciales restrictives et la réduction de la taille du secteur public ont été entreprises très lentement et de façon ineffi cace, et ne modifi eront pas de manière signifi cative les perspectives de croissance. À l’heure d’aujourd’hui, il est peu probable que la Grèce parvienne à relever le défi du redressement – et, vraisemblablement, d’autres économies périphériques faibliront également. Les réformes suffi -santes et les capitaux font défaut, tandis que les fractures sociales résultant de l’austérité augmentent le risque d’une instabilité politique potentiellement dévastatrice. Alors que l’élection du Parlement européen approche, la perspective de partis populistes anti-austérité prenant le pouvoir dans la périphérie – et de partis anti-euro opposés aux plans de sauvetage gagnant en importance dans le centre – accentue encore plus le risque d’instabilité. Si les turbulences fi nancières revenaient et annonçaient une nouvelle crise de la zone euro, la viabilité de l’union monétaire serait à nouveau remise en question. Pour éviter ce résultat, la Grèce et d’autres économies périphériques de la zone euro doivent limiter l’austérité, conforter la demande, entreprendre des réformes, accroître le soutien à l’investissement et poursuivre l’union fi scale. Malheureusement, ces clés pour assurer la cohésion et la prospérité de la zone euro resteront vraisemblablement inchangées – jusqu’à, peut-être, la prochaine crise.  * YANNOS PAPANTONIOU, ancien ministre de l’Economie et des Finances de la Grèce, est actuellement président du Center for Progressive Policy Research. RICHARD S. GROSSMAN* Imagineriez-vous un citoyen français élu président des États-Unis ? Un Japonais au poste de Premier ministre du Royaume-Uni ? Ou encore un Mexicain au mandat de chancelier de l’Allemagne ? Probablement pas. En eff et, même s’il n’existait aucun obstacle juridique en la matière, il serait diffi cile d’imaginer les électeurs d’une démocratie désigner un étranger au plus haut poste de l’État. Pourtant, ces dernières années, les États se sont de plus en plus tournés vers des personnes d’autres origines, à l’expérience internationale signifi cative, pour leur conférer un mandat généralement considéré comme le deuxième poste le plus important d’un pays : la présidence de la banque centrale. Quels ont été les moteurs d’une telle évolution ? Faut-il la saluer ou la regretter ? Stanley Fischer a par exemple été nommé en janvier par le président américain Barack Obama à la succession de Janet Yellen au poste de viceprésident de la Réserve fédérale, pourtant immigrant américain originaire du sud de l’Afrique et ayant exercé en tant que gouverneur de la Banque d’Israël, de 2005 jusqu’à l’année dernière. De même, Mark Carney est devenu en juillet 2013 le premier étranger à diriger la Banque d’Angleterre en quelque 320 années d’existence, ce Canadien ayant occupé le poste de gouverneur de la banque centrale de son pays natal. Même chose pour le très respecté gouverneur de la Banque centrale d’Irlande, Patrick Honohan, qui a exercé pendant près de dix ans au sein de la Banque mondiale de Washington DC. L’un des adjoints d’Honohan est Suédois, fort d’une expérience au sein de l’Autorité monétaire de Hong Kong ; l’autre de ses collaborateurs est Français. Cette tendance contredit signifi cativement la tradition consistant à désigner aux postes de haute direction des banques centrales des personnes y ayant passé la plus grande partie de leur carrière – une tradition qui, au fi l des années, a conduit à un phénomène de « pensée de groupe » au sein des banques centrales. En raison de l’ancrage d’une idéologie particulière ou d’un mode de pensée donné, les responsables monétaires – par choix ou par inertie – sont de plus en plus passés à côté d’opportunités de changement, de redynamisation, et d’amélioration du fonctionnement de ces institutions vitales. Comme l’a illustré le rôle fondamental des banques centrales dans la reprise ultérieure à la crise économique mondiale de 2008, toute politique monétaire doit être fl exible et innovante. C’est ici que le point de vue d’acteurs étrangers peut se révéler bénéfi que. L’expérience de la Fed – façonnée par une structure de pouvoir historiquement décentralisée – souligne les bienfaits d’un processus décisionnel empreint de points de vue divers. Lorsque la Fed a été créée il y a un siècle, l’autorité monétaire était répartie selon 12 banques de réserve régionales, dont chacune jouissait d’une autonomie considérable. Le fait que les dirigeants de ces banques fédérales régionales aient été baptisés « gouverneurs » – à savoir le même titre que celui conféré aux responsables de banques centrales européennes établies de longue date – en disait long sur leur autorité. Or, au lendemain de la Grande Dépression des années 1930, il est apparu évident qu’une telle décentralisation empêchait la Fed d’élaborer et d’appliquer une politique monétaire cohérente. Les responsables des banques régionales furent par conséquent « déclassés » du statut de gouverneur à celui de « président » – le passage de gouverneur à président ayant alors constitué une rétrogradation pour la première et la dernière fois dans l’histoire américaine – et le pouvoir fut centralisé au sein d’un Conseil des gouverneurs basé à Washington DC. Pour autant, un important vestige du système passé demeure aujourd’hui : chacune des banques régionales possède son propre département de recherche, et contribue au débat sur la politique monétaire selon une approche particulière. Autrement dit, la structure de la Fed continue de promouvoir un riche mélange de points de vue – une caractéristique qui fait sérieusement défaut au sein de nombreuses autres banques centrales. Songez à la Banque du Canada. Il y a de cela des années, un employé de l’une des banques fédérales régionales – qui fut également l’un de mes camarades en école d’études supérieures – compara les réponses apportées à ses présentations de recherche d’une part aux ÉtatsUnis, et d’autre part au Canada. Là où les économistes du système de la Réserve fédérale formulèrent diff érents points de vue autour du débat sur la politique monétaire, leurs homologues canadiens semblèrent souscrire à une seule et unique vision « made in Bank of Canada. » Deux rapports indépendants de la Banque d’Angleterre, publiés dans le sillage de la crise fi nancière mondiale, ont abouti à un constat similaire autour d’un manque de diversité intellectuelle et de richesse dans le débat. Le premier de ces rapports a observé que les membres du personnel de la Banque d’Angleterre avaient tendance à « fi ltrer » leurs recommandations dans le but de les rendre plus acceptables par leurs supérieurs. Le second a révélé que la crise avait souligné combien un point de vue trop consensuel pouvait se révéler dommageable, et recommandé une nouvelle approche en faveur de la prise en compte de visions divergentes. Il est possible que ce désir de changement ait contribué à la désignation de Carney au poste de nouveau gouverneur, ainsi qu’à sa récente décision consistant à mobiliser davantage d’expertises extérieures au sein du leadership de la Banque. Le fait de s’aff ranchir d’une pensée de groupe s’avère indispensable à l’élaboration de politiques innovantes et effi caces, susceptibles de répondre aux nouveaux défi s de la politique monétaire – ce qui exige par ailleurs un processus décisionnel souple et dynamique. La bonne nouvelle, c’est que les banques centrales disposent d’un certain nombre d’options pour enrichir leurs débats en matière de politiques, sans même avoir à bénéfi -cier d’une envergure, d’une structure et d’une présence géographique semblables à celles de la Fed. Pour commencer, elles ont la possibilité de mettre en place des comités d’experts extérieurs, ou de commissionner l’examen externe et régulier de leurs politiques et de leur processus décisionnel. Bien souvent, de tels examens s’eff ectuent seulement au lendemain d’une crise – lorsqu’il est déjà trop tard. Une autre possibilité consiste à désigner un gouverneur issu d’un univers extérieur à celui de la banque centrale, de préférence fort de suffi samment d’expérience et d’ouverture pour échapper à l’entrave de la pensée de groupe. Ou, peut-être mieux encore, elles ont toujours la possibilité de désigner une personnalité étrangère
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Le transport aérien mondial contribue au réchauff ement climatique en émettant des gaz à eff et de serre. C’est acquis. La part du secteur est estimée aujourd’hui à au moins 3% de toutes les émissions. Certains observateurs disent plus, mais qu’importe. Ce qui est certain, c’est que la part du transport aérien dans les émissions de gaz à eff et de serre augmentera. Il y a deux raisons à cela : la première est que la part des autres secteurs diminuera suite à diverses mesures hors de portée du secteur aérien, la seconde raison est que le transport aérien va continuer à grandir. Encore récemment, une coalition mondiale ad hoc des compagnies aériennes a clamé victoire en obtenant la mise à mort clinique du projet européen ETS. Seuls les vols intra-européens sont soumis au règlement de l’Union européenne qui impose un rachat partiel de leurs émissions. Mais comme les vols non intra-européens représentent l’immense majorité des émissions de gaz du secteur, le problème est loin d’être réglé. Les solutions avancées par la coalition ad hoc semblent bancales. Si le renouvellement des avions anciens par des nouveaux avions moins gourmands et donc plus propres est une bonne chose, ce pas en avant devient un pas en arrière quand on comptabilise l’augmentation programmée de la fl otte aérienne mondiale. Ce qui importe dans la lutte contre le changement climatique, c’est la diminution du volume global des gaz à eff et de serre et non leur réduction unitaire par avion, si performant soit-il. Les biofuels sont parfois cités comme une solution d’avenir. Mais leurs coûts, aujourd’hui plus de trois fois le coût du jet fuel, interdit un usage autre que sporadique. La réalité est que la densité énergétique du jet fuel est incomparable. Et comme son prix est déjà une part importante des coûts d’exploitation, il est impensable de l’augmenter en remplaçant le jet fuel par des biofuels. Le protocole de Kyoto de 1997 (il y 17 ans) a confi é à l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) la tâche de mettre sur pied un projet de compensation des émissions de gaz à eff et de serre. Le rendez-vous manqué à répétition pourrait se révéler à l’avenir plus dommageable pour le secteur aérien que l’inaction actuelle.
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Une alerte a été lancée par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) sur une invasion, qualifi ée d’imminente, de criquets pèlerins dans la deuxième moitié du mois d’avril.PAR M’HAMED REBAHElle concerne le Soudan,selon le rapport de la FAO, qui a signalé que des millions de criquets pèlerins en provenance du Sinaï, de Palestine occupée et du nord-ouest de l’Arabie saoudite se dirigeaient vers ce pays. Le risque peut venir également de la région de la mer Rouge où, d’après les informations données par l’Institut national de protection des végétaux (INPV, Algérie), les opérations de lutte terrestres (traitement de plus de 60 000 hectares) se poursuivent contre les essaims qui se sont formés en Somalie et propagés vers l’Ethiopie. Pour parer à l’éventualité d’une invasion acridienne, le ministère soudanais de l’Agriculture et de l’Hydraulique a annoncé qu’il mettrait en place 10 millions de dollars et a laissé entendre que la FAO s’est engagée à fi nancer une partie de la campagne contre les criquets, en plus d’un appui technique. Pour l’heure, notre pays semble à l’abri. Les prospections réalisées dans les zones de reproduction printanière situées dans le Sahara central et dans le sud ouest du pays - Béchar, Tindouf, Adrar, Tamanrasset et Naâma - n’ont pas révélé de présence de criquets. L’INPV ne prévoit aucune activité acridienneparticulièredanslesprochainsjours. L’absence prolongée des pluies dans les aires de reproduction printanière a accéléré le processus de dessèchement des plantes annuelles et de ce fait a rendu les conditions écologiques défavorables à l’installation et la reproduction des criquets. L’INPV a même procédé à la levée du dispositif aérien et à l’allègement du dispositif terrestre, au niveau des wilayas concernées. Cependant, au zniveaudeszonesagricoles de Béchar et Adrar, des reproductions à petite échelle pourraient être enregistrées et pour lesquelles des dispositions ont été prises. D’après la même source, la même accalmie est observée en Mauritanie, après la forte résurgence autonmo-hivernale qu’a connue ce pays. Desassurances sont également données par la FAO concernant la situation acridienne au Madagascar, un pays fortement menacé et vulnérable. Après la capitale, les criquets ont commencé à envahir la région d’Itasy, la semaine passée. Les habitants de cette zone ont évoqué des pertes dans l’agriculture, qui est pour eux la principale source de revenus. La FAO affi rme que la première campagne de lutte du programme triennal est en bonne voie, et pour cette année, tout se passe bien, car « nous avons déjà les moyens nécessaires pour assurer la première phase du programme triennal », ont expliqué les équipes de la FAO, Alexandre Huynh, représentant adjoint, Annie Monard, coordonnatrice du programme triennal, et le docteur Julien Mandrano, directeur du poste de coordination antiacridienne.Pour leur part, les paysans, victimes des passages de criquets et qui craignent de perdre toutes leurs cultures, utilisent divers moyens, comme le feu, pour se débarrasser des essaims
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Tlemcen, considérée comme étant la ville du Président et candidat à l’élection présidentielle, Abdelaziz Boutefl ika, a été marquée par une ambiance particulière depuis le matin de la journée d’hier. Toute la ville et toutes les grandes agglomérations étaient sous haute surveillance, où un important dispositif sécuritaire a été mis en place Cet évènementhistorique a été marqué, faut-il le souligner, par une bonne organisation et tous les moyens matériels et humains ont été mis en place pour le bon déroulement du scrutin, à travers les 365 centres de vote abritant 1 681 bureaux. Encadrés par 13 602 personnes, une ambiance particulière a été constatée, et les électeurs de la wilaya, estimé à 66 4719, dont 31 020 femmes, n’ont pas manqué ce grand rendez-vous, au moment où le monde arabe est secoué par de violents soubresauts. « Nous voulons un homme fort », dira nombre de personnes interrogées. « Nous sommes contre le boycott ; la preuve, ces essaims d’électeurs qui se déplacent à destination des bureaux de vote », a-t-on indiqué. La circulation est totalement bloquée autour des grands centres de vote. L’hymne national fuse de partout et la ville de Messali Hadj est complètement acquise au vote.Les Tlemcéniens ont voté dans une surprenante excitation. Déjà à 11h, le taux de participation a dépassé les 11%, alors qu’en 2009, il était plus faible. Ce taux est vite monté en fl èche vers 13h. La salle des opérations de ce scrutin indiquait 25,02%.Marqué par une forte présence de jeunes, ces derniers ont formulé trois vœux, espérant qu’ils soient exaucés. Emploi, logement et plus de démocratie est le tiercé gagnant lancé par plusieurs jeunes, qui croient encore en Boutefl ika, cet homme qui pendant quinze ans a redoré le blason du pays. A Tlemcen, nombreux étaient ceux qui n’ont pas manqué de critiquer les appels au boycott et ainsi que les déclarations d’Ali Benfl is qualifi ées d’hystériques. Le peuple, dira un vieux, n’est plus dupe, pour se faire avoir. « J’ai 81 ans, j’ai voté avec toute la famille pour l’homme de la réconciliation nationale. » Un autre jeune qui a accompli son devoir pour la première fois a souligné que c’est un moment historique dans sa vie. « Je suis étudiant, j’ai lu pratiquement tous les programmes et j’ai opté pour le plus fort », dira-t-il, faisant allusion à Boutefl ika. Un autre groupe de jeunes a précisé que l’heure du grand changement a sonné, et élire celui qui possède l’art de bien gérer est une nécessité absolue, car le devenir des jeunes dépend du futur Président. Même dans les régions qui ont été sévèrement secouées par le terrorisme, comme Beni Snous, Sidi Djillali, Fellaoucène, Oued Lakhdar… la participation a été tellement forte que le taux dans les communes de Bouhi et Aïn Ghorab à 14h affi chait plus de 58%. Cet évènement dans la wilaya de Tlemcen, marquée par un temps printanier, a vu un grand affl ux de femmes, jeunes, vieux qui étaient sortis pour voter. Les images sont les mêmes, ou presque. De longues fi les d’électeurs attendant dans le calme. Des centaines de personnes prennent leur mal en patience devant les bureaux de vote. L’après-midi, le taux de participation a dépassé les 29,24% à 14h. Cependant, dans tout le pays des Zianides, de longues fi les d’attente sont signalées devant les bureaux de vote et le taux de participation a dépassé celui enregistré en 2009. Dans cette région, le citoyen a pris la ferme décision de participer à cette élection. Nulle conclusion n’est meilleure que celle de cette grandmère qui a noté : « Le 17 avril est cette journée où jaillira une nouvelle aube sur ce pays d’un million et demi de martyrs. » A la faveur du dispositif mis en place pour faciliter l’accomplissement du vote, le scrutin s’est déroulé dans de bonnes conditions, sous l’œil vigilant des représentants des partis politiques. D’autre par, les observateurs internationaux se sont déployés dès le début de l’opération du scrutin à travers diff érents centres et bureaux de vote de la wilaya de Tlemcen pour constater de visu le déroulement du scrutin et les conditions dans lesquelles les citoyens accomplissent leur devoir constitutionnel. Sur le sens à donner à leur acte de voter, des citoyens ont expliqué leur désir ardent de contribuer au parachèvement des réformes initiées par le président de la République, Abdelaziz Boutefl ika, et au renforcement et à la consolidation des institutions de l’Etat algérien.
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Dans la matinée d’hier, les bureaux et centres de vote connaissaient une très faible affl uence, mais comme à chaque événement électoral, les matinées ont de tout temps été plates, et les citoyennes et citoyens commencent à affl uer habituellement qu’en début d’après-midi. DE BOUIRA, FARID HADDOUCHEA partir de 10h30, dans certains centres de vote que nous avons visités, il y avait une certaine dynamique avec une présence appréciable de citoyens. En revanche, dans d’autres, la participation était très faible. Aux environs de 11h, les services de la wilaya ont annoncé un taux offi ciel de votants évalué à 5,70% avec un nombre de 28 965 électeurs qui ont eff ectué leur acte de vote. Il a fallu attendre 13h30 pour voir un certain affl ux de votants.5 OBSERVATEURS ÉTRANGERS5 observateurs étrangers appartenant à la Ligue arabe et l’Union africaine sont arrivés dans la wilaya de Bouira mercredi soir : un Gabonais, un Togolais, un Ougandais, un Palestinien et un Egyptien. La délégation a tenu à inspecter des centres de vote et s’est rendue au siège de la commission de contrôle de l’élection présidentielle pour s’enquérir du dispositif inhérent à l’opération électorale.Tout a commencé dans la nuit de mercredi à jeudi, durant laquelle des informations faisaient part de la fermeture de la RN26 au niveau de Rafour, commune de M’Chedallah, à une cinquantaine de kilomètres à l’est du chef-lieu de wilaya, Bouira. Dans la matinée d’hier, des échauff ourées entre des citoyens et les agents de l’ordre ont été observées au niveau des mêmes localités. Plus intensément, ce fut dans la commune de Saharidj, où il a été constaté le saccage de deux centres de vote, l’école primaire Mohamed-Khider et le nouvel établissement scolaire primaire du centre-ville. Des tentatives de raisonner les jeunes en furie ont été entamées afi n de réinstaurer un climat serein et de permettre ainsi aux citoyens de voter en toute quiétude. Mais, vraisemblablement, les pourparlers ont buté sur des résistances dans la matinée d’hier. INCIDENTS DANS LES COMMUNES DE M’CHEDALLAH ET SAHARIDJDes informations ont fait part également de gendarmes blessés lors de leurs interventions afi n de rétablir l’ordre dans cette région de l’est de la wilaya de Bouira. Les victimes ont été soignées dans le centre hospitalier et s’en sorties avec des blessures sans gravité, nous dit-on. Des échos parvenus de Rafour continuaient de mentionner un climat tendu avec des urnes saccagées et des renforts des forces de l’ordre. La situation s’est étendue à la commune de M’Chedallah, où des urnes ont été détruites dans quatre centres de vote par de jeunes citoyens. Il est à déplorer des blessés de part et d’autre, mais faute d’informationsfiables, nous ne pouvons déterminer le nombre exact de blessés, bien que l’on parle de 28 blessés dans les rangs des forces de l’ordre et de plus d’une dizaine du côté des émeutiers.Des gaz lacrymogènes ont été utilisés par les forces de l’ordre pour disperser les agitateurs. Selon un responsable de la wilaya, les quatre centres où les urnes ont été détruites dans la commune de M’Chedallah, ont repris leur tâche. En revanche, dans la commune de Saharidj, les choses se sont corsés un peu plus et les tentatives de relancer le cours du vote dans les centres perturbés étaient toujours en cours en fi n de matinée. Des personnes ont été arrêtées, puis relâchées. Hier, tout a été consenti pour réhabiliter les centres perturbés afi n de ramener le calme et laisser les éventuels électeurs accomplir leur devoir de citoyen. Mis à part ces incidents, dans la plupart des communes de la wilaya de Bouira, une quiétude totale y régnait. Rappelons que la wilaya de Bouira compte 45 communes et 12 daïras, avec une population de l’ordre de 766 703 habitants, pour un corps électoral évalué à 508 208. Le nombre de centres de vote est de 226, les bureaux de vote 923, l’encadrement des centres de vote est assuré par 1 130 encadreurs et les bureaux de vote par 6 461 encadreurs.
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Au grand soulagement des sceptiques et de tous ceux qui redoutaient un scrutin chahuté et des débordements qui leur rappellent les événements traumatisants des années 2000, lorsque la Kabylie était entre contestation, colère et répression, le rendez-vous d’hier pour l’élection du président de la République s’est déroulé dans d’assez bonnes conditionsMis à part l’incident enregistré dans la matinée à Azroubar, village de la commune de Mizrana, dans la daïra de Tigzirt, qui a été vite circonscrit par les pouvoirs publics, l’empêchant de faire tache d’huile, aucun fait saillant n’est venu écorner une ambiance électorale qui, le moins qu’on puisse dire, n’a pas suscité la ferveur et l’enthousiasme tant souhaités par les autorités, les candidats et les supporters des six candidats.Il était dit que le rendez-vous pris par la wilaya de Tizi-Ouzou, à l’instar d’autres régions du pays, n’a pas dérogé aux précédents. Les citoyens ont renoué avec leur nonchalance habituelle, et qui tend à devenir légendaire, à se rendre aux bureaux de vote. La tendance abstentionniste s’est nettement confi rmée à en juger, en tout cas, la courbe dessinée par les chiff res livrés par doses homéopathiques par l’administration et qui n’incitaient pas à l’enthousiasme des participationnistes qui ne doivent, certainement, pas pavoiser à l’annonce des taux de participation. Au premier pointage, il a été enregistré le taux de 2,66% pour un nombre de votants estimé à 18183, sur un total de 684 351 inscrits sur le fi -chier électoral. Au deuxième pointage, vers 15 h, il fera une petite remontée, pour atteindre le pourcentage de 9,26%, puis 14,56 % au pointage de 17h. S’exprimant sur les ondes de radio Tizi-Ouzou, le président de la Cwisel ne cachait pas son soulagement de voir le scrutin arriver à son terme, à travers les 11 194 bureaux de vote répartis à travers les 67 communes que compte la wilaya, sans aucun incident notable. Le même soulagement a été exprimé par le wali de Tizi-Ouzou. SIl convient de souligner que le diapositif sécuritaire mis en place pour prévenir les risques de débordements latents et bien réels a été renforcé au vu des déploiement des policiers stationnés au niveau des principales artères de la ville de Tizi-Ouzou juste après la clôture du scrutin et pour faire face à d’éventuels débordements, à l’issue du dépouillement. Enfi n, attendu pour 19 h, le taux fi nal de participation qui est tombé vers 21h. Il a atteint 20,01%.
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Après une matinée où une timide affl uence a été enregistrée dans les bureaux de la vallée du Mzab, placés sous une surveillance sécuritaire des plus strictes, c’est en fait l’après-midi que ces derniers ont été pratiquement pris d’assaut par les citoyens, rassurés, justement, par ces draconiennes mesures de sécurité déployées tant dans les bureaux de vote que dans les rues, les ruelles, les boulevards, les places et placettes et même au ciel, puisque pas moins de six hélicoptères de la police, de la gendarmerie et de l’armée ne cessaient de tournoyer  afi n de détecter et de signaler tout mouvement ou rassemblement suspect Aucun incident n’a été signalé sur tout le territoire de la wilaya qui compte 13 communes dans lesquelles pas moins de 549 bureaux répartis sur 123 centres de vote ont été mis à la disposition des 209 993 électeurs inscrits sur le fi chier électoral de la wilaya. La matinée, c’est beaucoup plus la gent féminine qui s’est déplacée vers les bureaux pour accomplir son devoir électoral. Ce qui a induit à 11h un faible taux de participation à hauteur de 7,79%, soit juste 16 357 bulletins mis dans les urnes. Ce n’est qu’à 13h que le taux de participation a fait un bond remarquable en passant à 26,78%, soit 56 246 votants. Et ce n’est pas fi ni, car avec la chaleur qui commence à s’installer au Sud, il fallait s’attendre à un affl ux l’après-midi. Et eff ectivement, tous les bureaux de vote ont été pratiquement pris d’assaut, ce qui a fait augmenter le chiff re de participation à 17h à hauteur de 37,06%, soit 77 833 votants. Alors qu’on redoutait uneabstention massive du fait des évènements qui ont ébranlé la région, ces chiff res sont un encouragement à la reprise d’une vie normale des citoyens de la région qui n’aspirent qu’à vivre en paix ensemble, comme ils l’ont toujours fait. Et encore, avant 19h, horaire prévu de fermeture des bureaux, il faut s’attendre à une augmentation du nombre de votants et par conséquent du pourcentage de participation. En faisant la tournée des bureaux principaux dans les quartiers où des incidents et des aff rontements ont eu lieu de décembre à février, nous avons constaté de visu la bonne organisation à tous les niveaux et surtout le degré de conscience des citoyens des deux communautés qui faisaient tout pour garder un respect mutuel même si les blessures ne sont encore totalement refermées. Ces élections devraient servir de baromètre aux autorités pour mesurer le degré de conscience des citoyens de cette région qui ne demandent ni plus ni moins que l’Etat les protège et protège leurs biens en appliquant avec rigueur la loi pour tous, sans exception. Force doit rester à la loi. Au dernier moment, et compte tenu de l’affl ux tardif de votants, nous apprenons que le wali a donné instruction à tous les bureaux de vote de la wilaya de Ghardaïa de rester ouverts jusqu’à 20h.
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