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Reporters - Filtrer les éléments par date : jeudi, 17 avril 2014
Inédit ! La chaussure est à l’honneur à Médéa. A l’occasion du Mois du patrimoine, le conservateur du Musée des arts et des traditions populaires de Médéa a choisi d’initier une première manifestation culturelle et artistique autour de la chaussure. L’événement, intitulé « Essabat. Histoire de la chaussure », aura lieu du 29 avril au 31 juillet 2014. Le public, qui choisira de se rendre au Musée national de Médéa, pourra découvrir des collections entières de chaussures qui ont marqué les pieds des Algériens au fil du temps. Des chaussures pour hommes, mais aussi pour femmes, pour marquer l’importance de cet objet qui, souvent est créé par un artiste ou encore un artisan créateur. Boualem Belachehab a bien voulu revenir sur cette initiative qui se révèle très originale et très rare, notamment dans une institution muséale. Reporters : « Essabat. Histoire de la chaussure », ce n’est pas commun comme exposition, comment ce projet a-t-il pris forme ? Boualem Belachehab : Je pense que c’est une première dans le genre. En particulier pour les musées ! Au lieu de prendre le costume, comme ce qui se fait habituellement, nous avons décidé de mettre en avant une partie du costume, la chaussure, qui plus est, a été marginalisée à un certain moment. C’est-à-dire que l’on n’en parle pas souvent ou presque jamais et surtout pas dans une exposition culturelle. Je pense qu’il faut faire les choses comme ça. Je suis dans un musée où il faut oser parler de choses et d’autres, petites ou grandes, des gens. En fait, tout ce qui fait la banalité d’un quotidien. Cela fait partie du quotidien, mais aussi de l’histoire et de pas mal d’autres choses. En fait, chaque chose, chaque objet a une histoire, et pourquoi pas la chaussure ? Comment vous est venue l’idée de créer toute une exposition sur la chaussure ? L’idée est venue comme ça ! Mais beaucoup plus parce que je suis dans une région où la chaussure est omniprésente. C’est une région connue pour le cuir d’abord. Et puis, la chaussure s’est un peu imposée d’elle- même. Depuis longtemps, on parle de « sbabtiya », les chausseurs, de Médéa. Il y a plein de quartiers qui sont dédiés à la chaussure à Médéa. Beaucoup d’artisans et beaucoup d’ateliers qui font de la chaussure. Sauf que l’artisanat autour de la chaussure a vraiment disparu. Nous avons cherché, nous avons fait des enquêtes dans les quartiers, chez les familles, le constat est là : la chaussure artisanale a disparu. Laissant place à de petites manufactures qui travaillent autour de la chaussure, mais la chaussure de maintenant. Cependant cela n’empêche pas de chercher plus loin, et remonter jusqu’à l’origine de tout cet engouement pour la chaussure dans la région de Médéa. Comment va se décliner l’exposition consacrée à la chaussure ? Cette exposition va d’abord parler d’histoire. Nous voyagerons de la préhistoire à l’antiquité, au Moyen-Age, avant l’Europe. La chaussure ira aussi à la rencontre du cordonnier. Ce dernier trouvera facilement sa place dans l’institution muséale. Cette manifestation autour de la chaussure sera rehaussée par une exposition de photographies et de textes retraçant le parcours emprunté par la chaussure au travers des âges et des civilisations, en particulier en Algérie. Nous allons, par ailleurs, montrer des collections de chaussures qui se trouvent au musée et d’autres que nous avons empruntées à des particuliers. Par ailleurs, nous conclurons par un clin d’œil à une jeune designer, en l’occurrence Nadia Bentorkiya, qui s’est spécialisée dans la chaussure et qui puise son inspiration dans notamment les chaussures anciennes qu’elle dessine et qu’elle conçoit, par ailleurs. C’est, entre autres, ce travail de création que nous montrerons au public à partir du 29 avril au Musée des arts et des traditions de Médéa. Selon vous, qu’est-ce qui fait la particularité de la chaussure à Médéa ou en Algérie plus globalement ? La première particularité est que la chaussure en général est dans une évolution permanente. Depuis la nuit des temps, elle subit toutes les influences. Il y a eu celle venue et teintée de l’origine andalouse, ou encore ottomane et puis bien sûr la chaussure française plus tard. Toutes ces influences montrent l’évolution de la chaussure. Et puis, la chaussure traditionnelle a toujours marqué les familles. Il y a toutes sortes de chaussures, celles que l’on porte avec la tenue de cavalier, celles réservées aux cérémonies, celles conçues pour les enfants et pour toutes les occasions. Nous avons aussi quelques chaussures qui sont tout à fait particulières, comment le « kebkab » (sabot), notamment d’origine turque, bien qu’il ait un peu disparu chez les familles. Je pense que ce sont des pièces qu’il faut montrer au public. Et qui pourraient, par ailleurs, inspirer les créateurs et les artisans pour lancer ou relancer de nouvelles modes et tendances. Qu’est-ce qui est le plus présent dans ce rendez-vous, la chaussure féminine ou masculine ? Les deux, on va dire ! Mais, beaucoup plus féminine, parce que c’est chez les femmes où il y a plus de fantaisie. On y retrouve beaucoup de broderie et autres accessoires d’embellissement de la chaussure. Mais bon, nous montrerons la particularité des deux chaussures à travers l’histoire. Le public pourra le découvrir à travers les collections comprenant plus d’une vingtaine de pièces. Ça sera la chaussure dans tous ses états !n
Publié dans Culture
L’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT) vient de rendre publiques ses statistiques les plus récentes sur la densité téléphonique mobile en Algérie. Elle a atteint 102,11% en 2013. Selon l’ARPT, la densité téléphonique mobile, qui représente le nombre d’abonnés par cent habitants, n’a cessé d’évoluer depuis 2010, où elle était de 90,30%, pour atteindre un taux de 96,52% en 2011 et de 99,28% en 2012. L’évolution du parc d’abonnés par opérateur téléphonique attribue à Mobilis la plus importante évolution, à plus 17,21% en 2013 avec un total de 12 451 373 abonnés, alors qu’il était de 10 622 884 en 2012. Le nombre d’abonnés de l’opérateur Orascom Télécom Algérie (Djezzy), qui était de 17 845 669 en 2012, a enregistré une baisse de moins 1,52% en 2013 avec 17 574 249 abonnés. Quant à l’opérateur Wataniya Télécom Algérie (Ooredoo), son taux a évolué de plus 4,77% en 2013 avec 9 491 423 abonnés. Le total des abonnés des trois opérateurs téléphoniques est de 39 517 045 en 2013, selon l’ARPT, qui rappelle qu’il était de 37 527 703 en 2012. Le taux d’évolution du parc global d’abonnés pour les trois opérateurs téléphoniques est de +5,30% pour la période 2012-2013, relevant qu’il était de +8,65% durant la période 2010-2011 et de 5,37% entre 2011 et 2012. Pour la répartition du parc par type d’abonnés, l’étude relève que 90,95% sont des abonnés en prépayé, tandis que pour la répartition des parts de marché en nombre d’abonnés, il est mentionné que Djezzy détient la plus grande part (44,47%), suivi de Mobilis (31,51%) puis d’Ooredoo (24,02%). <
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La voie est désormais complètement libérée pour permettre au groupe Cevital de racheter FagorBrandt. La justice française a statué. Elle vient de donner son feu vert à la reprise du fabricant d’électroménager par le groupe Cevital. Laquelle sentence, faut-il le reconnaître, vient de mettre un terme à l’incertitude dans laquelle étaient plongés les salariés du groupe FagorBrandt depuis l’automne dernier. A l’annonce de la nouvelle, les syndicats CGT et CFE-CGC ont exprimé leur « soulagement ». Si pour Issad Rebrab, cette opération permettra à son groupe de renforcer sa présence à l’international, les Français, eux, ambitionnent surtout de sauvegarder plus de 1400 emplois sur 1800. L’enjeu est de taille pour les deux parties. L’Algérie bénéficiera, à la faveur de cette opération, de la mise en place, par Cevital, d’une grande unité industrielle pour la fabrication des produits qui sont délocalisés, pour le moment, en Chine. Autrement dit, les produits qui sont actuellement fabriqués en Chine seront relocalisés en Algérie. En outre, les produits FagorBrandt fabriqués en Europe seront commercialisés par Cevital dans les pays du Maghreb, dont l’Algérie. Mardi, tard dans l’après-midi, le tribunal de commerce de Nanterre, près de Paris, « a ordonné la cession des actifs de FagorBrandt au profit de la société Cevital », a indiqué à l’AFP l’avocat du groupe industriel algérien, Laurent Jourdan. La reprise des activités de FagorBrandt, dont la maison-mère espagnole est en faillite, a fait l’objet de trois offres coordonnées, rappelons-le. La principale émanait de Cevital, qui proposait la reprise des sites d’Orléans et Vendôme (centre), le siège et les services après-vente, soit 1225 salariés en France. Pour les autres sites que le groupe Cevital ne souhaitait pas reprendre, à savoir les installations de Vendée (ouest), les sociétés régionales Variance Technologies, une PME de plasturgie, et S20 Industries ont prévu de les reprendre, permettant ainsi le maintien de 220 emplois, soit la moitié des effectifs concernés. A travers la reprise du fabricant de l’électroménager, le groupe Cevital nourrit l’objectif de donner à FagorBrandt « les moyens de se développer à l’international et de devenir un acteur majeur en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord », a indiqué l’avocat du groupe d’Issad Rebrab. Avant que les magistrats français ne se prononcent sur la suite à donner à l’offre de Cevital, la justice espagnole a autorisé, vendredi dernier, Cevital à racheter pour 25 millions d’euros les marques de FagorBrandt, souvent plus connues que le groupe lui-même (Brandt, DeDietrich ou encore Vedette…). Cette décision rendait enfin possible la réalisation du plan de reprise mis sur la table par Cevital depuis trois mois. Faut-il rappeler en guise de précision que l’opération de rachat a été bloquée par la justice espagnole, donnant pour prétexte un prix jugé pas assez élevé. Lundi, le groupe d’Issad Rebrab était parvenu, à son tour, à un accord avec les deux entreprises qui vont reprendre les usines vendéennes, à Aizenay et La Roche-sur-Yon, qui emploient au total 440 personnes. Le projet de Cevital pérennise aussi 300 emplois en Espagne et 350 en Pologne. Rien que pour la France, le groupe d’Issad Rebrab va apporter 100 millions d’euros, selon les syndicats. Les quatre usines de FagorBrandt, qu’un prêt de l’Etat avait permis de soutenir jusqu’en mars, étaient à l’arrêt depuis la mi-mars, faute de pouvoir payer les fournisseurs. <

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Le wali de Béjaïa, Hammou Ahmed Touhami, a procédé, hier matin, à l’inauguration officielle de la stèle érigée à la place de la Liberté, à la mémoire du célèbre journaliste Saïd Mekbel, ancien billettiste du quotidien Le Matin lâchement assassiné par des terroristes, le 3 décembre 1994, alors qu’il déjeunait dans un restaurant à Hussein Dey, à Alger. Bien que l’initiative soit applaudie tant par les professionnels de la presse que par les acteurs de la société civile de Béjaïa, il n’en demeure pas moins que la date choisie par les autorités de wilaya, à savoir la Journée du savoir, n’a pas manqué de susciter une vive polémique. Alors que certains observateurs locaux accusent le wali de Béjaïa de vouloir faire dans la « récupération politique », dès lors que cette cérémonie s’est déroulée la veille du scrutin présidentiel, d’autres acteurs estiment que le combat et les idées de Saïd Mekbel n’ont rien de commun avec l’esprit de la journée du 16 avril dédiée au « savoir ». Les journalistes de la wilaya de Béjaïa, du moins les véritables professionnels des médias, contestent, eux aussi, le choix de cette date, préférant la journée du 3 mai, dédiée à la liberté de la presse. De nombreux citoyens présents hier à cette cérémonie d’inauguration ont tenu, d’ailleurs, à critiquer la démarche du wali Touhami, qualifiée de « manipulation électoraliste ». Un avis que partagent certains membres de l’Association des journalistes de Béjaïa (AJB), des élus locaux ainsi que des représentants de la société civile. C’est le cas, par exemple, de Saïd Salhi, vice-président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), qui a tenu à dénoncer cette « manœuvre politicienne ». Une autre fausse note, l’absence remarquée des membres de la famille du journaliste disparu. Rappelons que le projet de ce mémorial de Saïd Mekbel, initié par un groupe de journalistes et anciens élus à l’APW de Béjaïa, a vu le jour grâce à l’appui des autorités de la wilaya qui ont pris en charge son étude et sa réalisation. S’étendant sur une superficie de 200 m², l’œuvre aura coûté la bagatelle de 10 millions de dinars. Quoi qu’il en soit, l’ancien chroniqueur satirique du journal Le Matin, connu sous le pseudonyme de «Mesmar J’ha», a eu finalement droit à un mémorial dans sa ville natale, Béjaïa, où son buste trônera éternellement sur cette place de la Liberté, sise à la cité Rabéa. Un hommage bien mérité ! <
Publié dans Der
Twitter a rejeté hier les demandes pressantes des autorités turques d’ouvrir un bureau de représentation dans leur pays, y jugeant le «climat» défavorable après son interdiction, et catégoriquement démenti toute «évasion fiscale». Au terme de deux jours de rencontre avec des responsables turcs, l’entreprise américaine s’est réjouie d’avoir pu s’expliquer après les violentes attaques du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan mais a refusé de se plier à ses exigences. «Nous n’avons pas accepté d’ouvrir un bureau en Turquie (...) n’importe quelle compagnie émettrait des réserves sur un climat d’investissement dans lequel son service a été interdit», a déclaré à l’AFP le vice-président de Twitter Colin Crowell, lors d’un entretien accordé à plusieurs médias à Istanbul. «Nous évaluons l’opportunité d’ouvrir un bureau en fonction du climat d’investissement. Investir plus ici pour développer nos activités est directement lié à la certitude que nous avons, ou pas, de pouvoir assurer la continuité de notre service», a poursuivi M. Crowell. Depuis plusieurs semaines, le réseau de microblogging, comme la plateforme d’échange de vidéos YouTube, fait l’objet de violentes attaques de la part de M. Erdogan, accusés de diffuser largement des accusations de corruption qu’il juge diffamatoires. En pleine effervescence électorale, le chef du gouvernement islamo-conservateur a purement et simplement interdit le 20 mars l’accès à Twitter, suscitant une avalanche de critiques en Turquie et dans le monde entier dénonçant une atteinte à la liberté d’expression et la dérive autoritaire de son régime. M. Erdogan a été contraint de lever cette mesure après un arrêt le 2 avril de la Cour constitutionnelle, la plus haute instance judiciaire du pays. Furieux, le Premier ministre, qui a également coupé l’accès à YouTube le 28 mars, a accusé la semaine dernière Twitter et les autres réseaux sociaux d’«évasion fiscale». Plusieurs ministres ont exigé de l’entreprise basée à San Francisco (Etats-Unis) l’ouverture d’un bureau en Turquie. «Une entreprise doit disposer d’un bureau pour pouvoir payer des impôts», a ainsi plaidé celui des Finances, Mehmet Simsek. En écartant cette possibilité, M. Corwell a assuré hier que Twitter respectait la loi fiscale turque. «Nous avons une filiale en Turquie qui paie les impôts requis, comme de nombreuses autres entreprises qui font des affaires ici», a-t-il dit.n
Publié dans Monde
Le Nigeria et l’armée du pays se montrent de plus en plus vulnérables face à la recrudescence, ces dernières semaines, des attaques du groupe islamiste Boko Haram dans le pays. Cette fois-ci, ce sont 100 lycéennes qui ont été victimes du groupe armé puisque celles-ci ont été enlevées dans leur lycée, dans le nord-est du Nigeria par une action revendiquée par Boko Haram le même jour qu’une explosion de grande ampleur Le Nigeria semble avoir beaucoup de mal à contrecarrer les récurrentes attaques terroristes du groupe extrémiste armé, Boko Haram. Lundi, 100 lycéennes ont été enlevées par les hommes de la faction armée dans la ville de Chibok, à l’est de Borno, principal Etat du nord du pays où Boko Haram est basé et où il perpètre l’essentiel de ses actions terroristes depuis plusieurs mois déjà. Cette histoire a largement choqué l’opinion publique et le pays ne sait plus comment répondre à ces attaques répétées, qui prennent une tournure plus dramatique les unes après les autres. D’ailleurs, le même jour, une bombe explosait au cœur de la gare routière à proximité de la capitale de l’Etat fédéral de Borno, faisant 75 morts et 141 blessés selon un bilan définitif dressé par les autorités nigérianes. Il s’agit tout simplement de l’attaque de la plus grande ampleur que le pays ait connue depuis la naissance même de Boko Haram. Aux familles endeuillées, s’ajoutent désormais celles de cette centaine de lycéennes. Désemparées, elles n’ont, pour l’instant eu aucune nouvelle des filles enlevées, et personne à l’heure actuelle n’est en mesure d’affirmer qu’elles sont encore en vie. Le lycée pris d’assaut au Nord-est était l’un des derniers établissements scolaires publics encore ouverts, puisque les autorités fédérales, au regard de la recrudescence des violences et de leur apparente incapacité à la contenir, avait décidé le mois dernier de 85 établissements scolaires, une cible privilégiée de Boko Haram depuis sa création et le début de ses agissements au Nigeria. Occidental Et pour cause, Boko Haram, en langue haoussa, ne signifie rien d’autre que «l’éducation occidentale est un pêché» et n’a jamais caché son intention de lutter fermement contre les programmes scolaires nigérians que le groupe islamiste juge déviant, occidental et aux antipodes de la morale musulmane, dans un pays où la majorité de la population est de confession musulmane. Seulement, cette décision des autorités fédérales de l’Etat de Borno prive de facto 12 000 personnes d’éducation à tel point que nombre de familles se voient forcer de quitter la région afin de s’installer ailleurs dans le pays afin que leurs enfants puissent poursuivre leurs études. Une situation qui pourrait s’apparenter à un déplacement de population à terme, et qui constitue une crise humanitaire selon les normes onusiennes en vigueur. Le Nigeria est d’ailleurs réputé pour son système scolaire performant à l’échelle africaine et surtout, cette situation vient ternir les récentes performances du pays. En effet, il est très paradoxal de mettre côté à côte de attaques d’un groupe extrémiste comme Boko Haram et le développement économique, et ce, dans un même pays. Pourtant, selon de récentes données, le Nigeria a dépassé l’Afrique du Sud en devenant l’économie la plus performante de l’ensemble du continent africain. De bons résultats qui ont été permis par les méthodes de bonne gouvernance appliquée par le gouvernement en place et qui font qu’à l’horizon 2015, le Nigeria pourrait bien être le seul pays africain à atteindre l’ensemble des objectifs de développement tels qu’énoncés par l’ONU. Le récent regain de violence et d’animosité de Boko Haram face au pouvoir en place pourrait cependant, sur le long terme, menacer les avancées notoires de l’économie nigériane.n
Publié dans Actualite archives
L’incapacité des gouvernements à agir de façon décisive pour répondre aux défis de croissance, d’emploi et de répartition auxquels leurs économies sont confrontées est devenu une source majeure d’inquiétude dans le monde. Mais selon une étude récente, il n’y a pas de corrélation entre performance économique d’un pays et le fonctionnement de son gouvernement. Aux Etats-Unis en particulier, la polarisation politique, l’impasse dans lequel se retrouve souvent le congrès, et une démagogie irresponsable ont attiré l’attention, et beaucoup s’inquiètent des conséquences économiques. Mais comme l’a montré une récente analyse, il n’existe pas de réelle corrélation entre la performance économique relative d’un pays dans différents domaines, et le degré de fonctionnalité de son gouvernement. En fait, dans les six ans qui viennent de s’écouler depuis l’irruption de la crise financière globale, les Etats-Unis ont surpassé les pays avancés en termes de croissance, d’emploi, de productivité et de coûts unitaires du travail, en dépit d’une polarisation politique record au niveau national. Bien sûr, il ne faut pas non plus généraliser. Le chômage est plus faible en Allemagne, au Canada et au Japon. Et la répartition des revenus en Amérique est plus inégale que dans la plupart des pays avancés – une tendance qui ne va pas non plus dans le bon sens. Pourtant, en termes de performance économique relative, les Etats-Unis ne payent décidément pas le prix fort pour leur dysfonctionnement politique. Sans dénigrer la valeur potentielle d’une élaboration plus ferme des politiques, il semble évident que d’autres facteurs interviennent, et un examen approfondi de ces derniers pourrait servir à de nombreux pays. Notre postulat est que l’intégration globale et la croissance économique d’un grand nombre de pays en développement a entrainé un processus de profonds changements sur plusieurs décennies. La présence de ces pays dans le secteur exposé de l’économie globale affecte les prix relatifs des biens et des facteurs de production, y compris le travail et le capital. Dans le même temps, la baisse des coûts des semi-conducteurs a encouragé la prolifération de technologies de l’information et de communication qui remplacent la main-d’œuvre, faussent l’intermédiation des chaines d’approvisionnement, et réduisent les emplois de routine et les emplois à moindre valeur ajoutée dans le secteur exposé des économies avancées. Ces tendances de fond appellent des évaluations prospectives et des réponses à long terme. Les politiques relativement à court terme ont fonctionné raisonnablement bien au lendemain de la guerre, lorsque les Etats-Unis étaient dominants et qu’un groupe de pays structurellement similaires assuraient une très grande partie de la production mondiale. Mais ils cessent de bien fonctionner lorsque le maintien de la croissance nécessite une adaptation comportementale et structurelle aux évolutions rapides dans l’avantage comparatif et la valeur de différents types de capital humain. Donc, à quoi les Etats-Unis doivent-ils la relativement bonne performance de leur économie dans la période qui a suivi la crise ? Le principal facteur est la flexibilité structurelle sous-jacente de l’économie américaine. La réduction de la dette est survenue plus rapidement que dans d’autres pays et, plus important, les ressources et la production ont rapidement glissé vers le secteur exposé afin de combler l’écart créé par une demande intérieure obstinément faible. Ceci suggère que quel que soit le mérite de l’action gouvernementale, ce que ne font pas les gouvernements est aussi important. De nombreux pays pratiquent des politiques qui protègent les secteurs et les emplois, introduisant ainsi des rigidités structurelles. Le coût de telles politiques augmente avec le besoin de changement structurel pour maintenir la croissance et l’emploi (et pour se rétablir des schémas de croissance déséquilibrés et des chocs.) Aucun pays n’est épargné dans ce domaine, mais il existe de substantielles différences. En termes relatifs, l’Allemagne, l’Europe du nord, la Grande Bretagne, le Canada, l’Australie, la Nouvelle Zélande et les Etats-Unis ne souffrent pas trop de telles rigidités structurelles. Le Japon est en bonne voie. L’Europe du sud doit encore mettre en œuvre les réformes qui lui permettront d’être plus flexibles. Supprimer les rigidités structurelles est plus facile à dire qu’à faire. Certaines de ces rigidités émanent des mécanismes de protection sociale, qui se concentrent plus sur les emplois et les secteurs que sur les individus et les familles. D’autres sont le reflet de mesures qui protègent simplement les secteurs de la concurrence et génèrent des rentes et des intérêts particuliers. En résumé, la résistance à la réforme peut être importante précisément parce que les résultats ont des effets redistributifs. Ce type de réforme n’est pas un fondamentalisme de marché. L’objectif n’est pas de tout privatiser ou de soutenir la croyance erronée selon laquelle des marchés dérégulés sont auto-régulateurs. Au contraire, le gouvernement a un rôle significatif dans les transitions structurelles. Mais il doit aussi libérer la voie. En comparaison avec les Etats-Unis, l’Europe a deux types de problèmes. L’un est le besoin, surtout dans plusieurs pays du Sud, d’encourager la flexibilité structurelle et de relancer la productivité. Dans la première décennie de l’euro, les coûts unitaires du travail des économies du Sud étaient différents de ceux de l’Allemagne et du Nord, avec une croissance maintenue grâce à une dette publique excessive et la composante gouvernementale de la demande intérieure agrégée, ou, dans le cas de l’Espagne, par l’effet de levier de la bulle de l’immobilier. En l’absence de mécanismes de change, relancer le système pour permettre aux secteurs exposés de générer de la croissance implique une douloureuse déflation relative, un processus qui prend plus de temps dans un environnement faiblement inflationniste. Ensuite, la zone euro permet ces divergences parce que les politiques affectant la croissance sont décentralisées. La monnaie commune et la politique monétaire sont en tension constante avec des politiques décentralisées en matière de fiscalité, d’investissement dans le secteur public et de politiques sociales – des éléments qui, tous affectent la flexibilité structurelle des pays. En outre, le marché unique est relativement complet en termes de biens mais pas en termes de services. Ceci n’est pas une situation stable. L’Europe doit à terme opter pour une plus grande intégration politique, fiscale, et décisionnelle, ou pour une structure qui inclut des mécanismes d’ajustement – par exemple, une plus grande mobilité des travailleurs – pour accommoder les divergences de productivité. De nombreux pays, pas seulement en Europe, doivent opérer un ajustement structurel pour parvenir à des schémas de croissance durable. Les structures et les portfolios d’opportunités d’emplois de l’ensemble des pays avancés doivent faire face à des forces concurrentielles et technologiques similaires, et tous tendent à glisser les revenus vers le haut de la distribution et les détenteurs de capitaux. Les différences performatives d’un pays à l’autre sont en partie le reflet de choix politiques passés qui affectent la vitesse d’ajustement. Les conditions initiales ont leur importance, et dans ce domaine, les politiques menées par l’Amérique semble avoir assuré une certaine résilience à l’économie américaine non seulement dans la crise globale, mais aussi dans la volatilité politique intérieure. La flexibilité structurelle n’est pas la seule solution ; de meilleurs niveaux d’investissements dans le secteur public pourraient contribuer à générer une reprise durable, surtout dans les pays avancés. Mais avec de sévères contraintes dans de nombreux pays qui retarderaient probablement ces éléments de réponse politique, les réformes visant à améliorer la flexibilité sont un bon début. * Michael Spence est Professeur d’économie à la Stern School of Business et David Gordon est Président et directeur de recherche à Eurasia Group.
Publié dans Grand angle
La question est de savoir si la Chine peut simultanément maintenir une croissance rapide, contrôler l’expansion du crédit, faire face à une demande mondiale faible, restructurer son économie et combattre la corruption... Aucun autre pays n’a connu une croissance aussi rapide et n’a extrait autant de gens de la pauvreté que la Chine au cours des 30 dernières années. Malgré l’opposition de puissants intérêts particuliers, la volonté de ses dirigeants de revoir le modèle économique du pays quand et lorsque c’est nécessaire, constitue une marque du succès chinois. Et maintenant que l’Etat met en œuvre d’autres réformes fondamentales, ces intérêts particuliers font tout pour y résister. Dans ces conditions, les réformateurs pourront-ils triompher à nouveau ? Pour répondre à cette question, il faut prendre en compte un point clé : de la même manière que par le passé, le cycle actuel de réformes va restructurer non seulement l’économie, mais toucher aux intérêts particuliers dont dépendent en partie les réformes futures. Et aujourd’hui, tandis que l’on porte beaucoup d’attention à des initiatives importantes - par exemple l’intensification de la campagne anti-corruption - le plus grand problème auquel la Chine est confrontée concerne les rôles respectifs de l’Etat et du marché. Il y a plus de 30 ans, quand les réformes ont commencé, la direction était claire : il fallait que le marché joue un rôle bien plus important dans la répartition des ressources. Et c’est ce qu’il a fait, au point qu’aujourd’hui le secteur privé est beaucoup plus étendu qu’il ne l’était alors. Il y a un large consensus sur l’idée le marché doit jouer un «rôle décisif» (selon l’expression des responsables politiques) dans beaucoup de secteurs où les entreprises publiques dominent. Mais quel devrait être son rôle dans les autres secteurs, et plus généralement dans l’économie ? Beaucoup des problèmes de la Chine d’aujourd’hui tiennent à trop de marché et trop peu d’Etat. Ou pour le dire autrement, l’Etat fait ce qu’il ne devrait pas, et ne fait pas ce qu’il devrait. L’aggravation de la pollution, par exemple, menace gravement la qualité de vie, le niveau des inégalités de revenus et de patrimoine se rapproche maintenant de celui des USA et la corruption envahit autant le secteur public que le secteur privé. Tout cela mine la confiance au sein de la société et dans le gouvernement - une tendance particulièrement évidente en ce qui concerne la sécurité alimentaire. Ces problèmes pourraient s’aggraver au moment où la Chine restructure son économie, basculant d’une croissance basée sur les exportations à une croissance basée sur les services et la consommation des ménages. Le potentiel de croissance de cette consommation est important, mais le style de vie matérialiste et dépensier des Américains serait un désastre pour le pays - et pour la planète. La pollution de l’air en Chine atteint un niveau tel qu’elle menace la vie de la population. Quant au réchauffement climatique - dû notamment aux émissions de carbone de la Chine qui sont toujours à la hausse - il pourrait menacer toute la planète. D’abord, le niveau de vie serait meilleur si davantage de ressources étaient allouées pour corriger les déficits massifs en terme de santé et d’éducation. L’Etat devrait jouer un rôle moteur pour cela, comme il le fait dans la plupart des économies de marché. Or, il y a de bonnes raisons pour qu’il intervienne ainsi. Le système de santé américain essentiellement privé est beaucoup plus coûteux et moins efficace que ceux des pays européens. Il n’est pas souhaitable pour la Chine qu’elle s’oriente vers un système de santé plus libéral. Depuis quelques années, le gouvernement a réalisé des avancées importantes pour que la population puisse accéder plus largement aux soins de santé primaire, notamment dans les zones rurales. Certains observateurs comparent la politique de santé chinoise à celle du Royaume-Uni où un système privé s’ajoute au systéme de santé public. On peut discuter pour savoir si ce modèle est meilleur que le système français par exemple dans lequel l’Etat est très présent. Mais si l’on adopte le système britannique, c’est le système de santé public qui fait toute la différence, car au Royaume-Uni le secteur de santé privé joue un rôle relativement réduit. De la même manière, bien que la Chine ait déjà fait des progrès pour passer d’une économie manufacturière à une économie de services (pour la première fois en 2013 la part des services dans le PIB a dépassé celle de la production manufacturière) il lui reste encore un long chemin à parcourir. Beaucoup de secteurs sont déjà en surcapacité, et pour qu’elle se déroule sans trop de difficultés, leur restructuration nécessitera l’aide de l’Etat. La Chine se réorganise d’une autre manière, en procédant à une urbanisation rapide. Pour que les villes soient vivables et leur environnement durable, il faudra que l’Etat planifie le développement urbain et intervienne énergiquement pour fournir moyens de transport, écoles, hôpitaux et espaces verts, entre autres services publics. La crise économique mondiale après 2008 montre que les marchés ne se régulent pas d’eux-mêmes. Ils donnent facilement naissance à des bulles des actifs ou du crédit qui finissent inévitablement par éclater - souvent lorsque les flux financiers transfrontaliers s’inversent brusquement - avec un coût social énorme. L’engouement de l’Amérique pour la dérégulation a causé la crise. Le problème n’est pas seulement le rythme et le séquençage de la libéralisation comme certains le disent, car il faut aussi considérer ce à quoi aboutit la libéralisation. La déréglementation des taux d’épargne a conduit à la crise des caisses d’épargne dans les années 1980 aux USA. L’absence de réglementation des taux de prêt a encouragé les conduites prédatrices aux dépends des consommateurs pauvres. La dérégulation bancaire a conduit à plus de risque et non à plus de croissance. Il faut espérer que la Chine ne suivra pas le même chemin que les USA, avec les mêmes conséquences désastreuses. Le problème pour ses dirigeants est de concevoir une réglementation appropriée à son étape de développement. Il y faudra un financement supplémentaire. Pour remplir leur caisse, les gouvernements locaux s’appuient sur la vente de terrains, ce qui entraîne de nombreuses distorsions économiques et constitue est une source importante de corruption. Les autorités devraient plutôt accroître leurs revenus par des taxes vertes (notamment une taxe sur les émissions de carbone), un impôt sur les revenus plus progressif (revenus du capital inclus) et une taxe foncière. Par ailleurs, l’Etat devrait s’approprier par l’intermédiaire des dividendes une plus grande part des bénéfices des entreprises publiques (sans doute en partie aux dépends des dirigeants de ces firmes). La question est de savoir si la Chine peut simultanément maintenir une croissance rapide (même si elle est un peu inférieure aux pics records récents), contrôler l’expansion du crédit (ce qui pourrait entraîner une chute brutale du prix des actifs), faire face à une demande mondiale faible, restructurer son économie et combattre la corruption. Dans d’autres pays ces défis impressionnants n’ont pas conduit à des progrès, mais à la paralysie. La clé du succès économique est claire : il faut recourir à la fiscalité et augmenter le budget consacré à l’urbanisation, à la santé et à l’éducation. Cela permettrait de soutenir la croissance, améliorer la qualité de l’environnement et réduire les inégalités. Si la Chine parvient à réaliser un tel programme, elle s’en trouvera mieux - ainsi que le reste du monde.n Joseph E. Stiglitz est professeur à Columbia University. Il est prix Nobel d’Economie en 2001.
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Au Sénégal, le collectif « Non au mur », qui regroupe quelque 23 associations, dont le mouvement « Y en a marre », organise samedi prochain une caravane pour « exiger » l’abandon de la construction sur 4000 m2 de l’ambassade de Turquie, sur la Corniche Ouest, à Dakar, ont annoncé mardi ses porte-paroles. La « Caravane non au mur » partira à 15h du rond-point de la Poste de Médina pour aboutir à l’Université Cheikh Anta de Dakar (environ 1,5 km) et « nous y appelons tous les Sénégalais », a indiqué Fadel Barro, membre du mouvement « Y en a marre », au cours d’une conférence de presse. En plus de cette activité, la plateforme envisage de rencontrer au cours d’une audience l’ambassadeur de Turquie à Dakar « pour lui transmettre une lettre de protestation », indique le collectif dans une déclaration distribuée aux journalistes. Cette rencontre avec les journalistes s’est tenue 72 heures après un rassemblement du collectif, dispersé samedi matin à coups de grenades lacrymogènes et de balles à blanc par les forces de police qui ont arrêté puis relâché quelques manifestants. « Ce n’est pas le combat d’un individu ou d’un groupe. C’est celui d’une génération qui exige le respect de son droit à respirer et à jouir de sa corniche. Si les autorités l’ont oublié, nous allons le leur rappeler », a, pour sa part, expliqué Fanta Diallo, représentante de la mairie de la commune d’arrondissement Fann-Point E. Il s’agit, selon Omar Diagne, de l’association Corniche Ouest, d’un combat de « longue haleine », estimant que la demande d’abandon de la construction de l’ambassade de Turquie « n’est qu’un prétexte » pour « exiger le respect des lois qui régissent le foncier ». « Nous suivrons les étapes du combat et nous appelons les Sénégalais à nous rejoindre », a dit M. Diagne. Le représentant de l’association de défense de l’environnement, SOS Littoral, Mouhamed Diallo, a, lui, dénoncé des « abus » dans l’application de la loi de 1976 sur le déclassement, sur laquelle l’Etat se fonde pour autoriser un « contournement » de la protection constitutionnelle du littoral. M. Diallo, qui propose, entre autres, la mise en place d’une « haute autorité du littoral », a signalé que le collectif dispose d’informations « précises » sur « la violation de la loi sur la préservation du littoral », obtenues « à travers le contrôle citoyen ». (Source : presse sénégalaise)
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Le week-end dernier, le cadavre d’un requin pèlerin s’est échoué sur la pointe de Raguenez, en Bretagne (France). L’origine de la mort reste inconnue, mais le squale aurait pu être victime d’une capture accidentelle. Une taille de 5 mètres pour un poids de 650 kg, c’est un spécimen impressionnant qui a été retrouvé samedi en Bretagne, plus précisément au niveau de la pointe de Raguenez, à Nevez, selon Ouest-France. L’animal est un requin pèlerin, une espèce qui détient la place de deuxième plus grand poisson vivant actuellement sur Terre. Le spécimen était déjà mort quand il a été retrouvé. Aussi, rien n’a pu être tenté pour le remettre à l’eau. On ignore d’ailleurs les causes de son décès. Les spécialistes de l’Association pour l’étude et la conservation des sélaciens de Brest (APECS) et de la station biologique de Concarneau ont été rapidement dépêchés sur place pour observer l’animal. Mais aucun signe particulier tel que des blessures n’a pu fournir d’informations sur les causes du décès. « On ne sait pas très bien ce qui s’est passé. Ça pourrait être une capture accidentelle et le requin a été remis à l’eau, malheureusement trop faible, il s’est échoué sur les côtes », a expliqué à Ouest-France Agathe Lefranc de l’APECS. Si l’animal est impressionnant, « ce n’est pas quelque chose d’anormal de rencontrer cette espèce de requin à cet endroit », a-t-elle poursuivi. L’espèce est en vérité très présente en Bretagne. L’année dernière, l’APECS a remis un rapport concluant à une année « exceptionnelle » pour les requins pèlerins. Alors qu’en 2012, les squales s’étaient montrés très rares, en 2013, ils ont montré la meilleure concentration observée depuis six ans. « Le Sud-Finistère est une des régions où on a le plus de chance d’observer cette espèce », a confirmé Agathe Lefranc. Pour autant, pas d’inquiétudes, le requin pèlerin est un squale parfaitement inoffensif. « Ils ont des dents qui mesurent à peine un millimètre et ils ne mangent que du plancton », a-t-elle précisé. « Donc, les baigneurs peuvent continuer à profiter tranquillement de la plage ! » Pour en savoir plus, l’APECS a procédé à des analyses sur la carcasse du requin. Les résultats permettront peut-être d’en savoir un peu plus. (Source : Maxisciences)
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