Pokemon Go app download for android. Get Prisma app for android and edit pics. prisam apk.
Reporters - Filtrer les éléments par date : mardi, 15 avril 2014
La participation de l’EN algérienne à la Coupe du Monde de marche est tributaire de la réalisation de minima, ce qui n’est pas le cas pour le moment, puisqu’il faut présenter un minimum de trois à quatre athlètes ayant atteint ces minima. L’Algérie risque d’être absente dans l’épreuve par équipe de la Coupe du monde de marche, prévue les 3 et 4 mai prochain en Chine, faute de minima réalisés par les athlètes, a-t-on appris auprès de la Fédération algérienne d’athlétisme (FAA). « Certes, si un athlète arrive à réaliser les minima pendant la Coupe d’Algérie, prévue le 19 avril à Alger, nous serons heureux de le voir dans l’épreuve individuelle. Mais en ce qui concerne la participation par équipe, la FAA évite de trop se leurrer », a déclaré le responsable des équipes nationales d’athlétisme, Abdlekrim Sadou. « Pour participer à l’épreuve par équipe, nous aurons besoin d’un minimum de trois à quatre athlètes. Or, que ce soit à Lugano (Suisse) ou à Montreuil (France), le rendement de nos athlètes a été tellement inférieur aux prévisions que cette participation ne semble plus possible », a-t-il expliqué. Ce qui peut être considéré comme une grosse déception pour la FAA, qui n’avait pas lésiné sur les moyens pour offrir une bonne préparation aux différents athlètes qui devaient représenter les couleurs nationales pendant cette Coupe du monde. « On voulait redorer le blason de la marche et c’est pour cette raison qu’on avait mis le paquet pendant la préparation. Malheureusement, les résultats n’ont pas suivi comme nous l’avions espéré», a-t-il regretté. Si l’Algérie ne participe pas à la prochaine Coupe du monde de marche, cela permettra aux athlètes de «s’économiser pour les championnats d’Afrique», prévus du 10 au 17 août à Marrakech (Maroc), a tenté de positiver M. Sadou. «Nous placerons désormais le plus gros de nos espoirs sur la première édition des championnats méditerranéens des U23, prévus les 14 et 15 juin prochain», a ajouté M. Sadou, en précisant que l’Algérie compte y participer avec les trois meilleurs espoirs actuels de la marche en Algérie, à savoir Ferhat Belaïd, Sabri Aymen et Taoufik Yessref. Les minima pour participer à la Coupe du monde de marche à Taicang (Chine) sont de 1h 22min. Or, le chrono du meilleur algérien, en l’occurrence Mohamed Ameur, n’est actuellement que de 1h 29min, au moment où des athlètes comme Mohamed Meddour et Taoufik Yessref en sont encore plus loin. C’est par rapport à cette situation que la FAA a évité de se faire trop d’illusion quant à une éventuelle participation à la prochaine Coupe du monde. « Pour le moment, rien n’est encore officiel, mais tout porte à croire que l’on s’achemine tout droit vers la non-participation de l’Algérie à la Coupe du monde de marche par équipes », a conclu le responsable des équipes nationales.n
Publié dans Sports
Le défenseur international de l’USM Alger (Ligue 1 algérienne de football), Nacereddine Khoualed, ambitionne d’être retenu dans la liste des 23 joueurs devant prendre part au Mondial-2014 au Brésil (12 juin-13 juillet). « Depuis que j’ai rejoint les rangs de la sélection, j’ambitionne de faire partie du groupe qui ira au Brésil. Je suis en train de travailler d’arrache-pied, que ce soit avec mon équipe ou bien lors des stages de l’Eéquipe nationale, pour atteindre cet objectif », a affirmé le capitaine des Rouge et Noir. Retenu pour le dernier stage de l’équipe nationale, réservé aux joueurs locaux, Khoualed est revenu sur ce regroupement sous la houlette du coach national, Vahid Halilhozdic. « Nous avons bien travaillé durant six jours, dans une excellente ambiance. Je pense que le sélectionneur a fini par avoir une idée sur les qualités des joueurs locaux, et la décision lui reviendra pour en choisir les plus aptes en vue de la Coupe du monde », a ajouté Khoualed, qui a dû faire l’impasse, à l’instar de ses trois équipiers, Zemmamouche, Ferhat et El Orfi, sur le stage effectué par l’USMA en Tunisie, en raison de leur engagement avec la sélection. En dépit de la rude concurrence qui existe au sein de la sélection, à 59 jours du coup d’envoi du Mondial, Khoualed reste serein. « Si j’ai l’occasion d’être retenu pour la Coupe du monde, je serai le plus heureux ; dans le cas contraire, ce n’est pas la fin du monde. Le sélectionneur n’aura pas la tâche facile pour élaborer sa liste, chaque joueur doit respecter ses choix », a souligné Khoualed. Par ailleurs, et concernant l’excellent parcours réalisé par l’USMA, qui caracole en tête de la Ligue 1, à onze longueurs de ses deux poursuivants, l’ES Sétif et la JS Kabylie, Khoualed affirme que son équipe est appelée à assurer définitivement le titre de champion «lors des deux prochaines journées».n
Publié dans Sports
Les dirigeant des deux clubs devant animer la finale de la Coupe d’Algérie se sont entendus sur tous les points, en présence du directeur du stade Tchaker qui abritera la finale. Les dirigeants du Mouloudia d’Alger et ceux de la JS Kabylie se sont rencontrés chez le responsable de l’enceinte sportive qui accueillera le rendez-vous de la finale de la Coupe d’Algérie de football, le 1er mai prochain. Les deux parties ont eu à aborder les questions organisationnelles pour qu’ils soient fixés sur tout avant cet événement très important. Ainsi, la direction du stade Mustapha-Tchaker leur a exposé sa stratégie sur la répartition des sièges pour les fans des deux clubs. 12 000 tickets seront accordés à chaque galerie, ce qui est suffisant, surtout que le stade n’a pas vraiment une grande capacité qui devrait permettre aux supporters de se rendre en nombre plus important. Les deux clubs devront pouvoir obtenir les billets dans les prochains jours pour les écouler dans leurs quartiers respectifs pour que le match se joue à guichets fermés et qu’il n’y ait pas de ce fait de problèmes le jour J. Pour ce qui est des endroits réservés à chacune des deux galeries, on croit savoir que les fans de la JSK auront les tribunes de gauche, tandis que ceux du MCA auront celles de droite. Par ailleurs, il y aura des places réservées aux éléments de l’ANP et de la Protection civile qui assurent le show comme à chaque finale de la Coupe d’Algérie, en plus, bien sûr, des places réservées aux personnalités et autres invités et sponsors des deux clubs et de la compétition. La sécurité devra être maximale pour cette finale avec un dispositif très important pour éviter tout débordement et que la Coupe se déroule dans les meilleures conditions possibles, surtout qu’il s’agit de la finale de Dame Coupe qui reste une compétition populaire qui susite l’engouement foules. Le plus important aussi est que le match se déroule dans le fair-play total pour donner une bonne image du pays.n
Publié dans Sports
Tout semble être enfin réglé pour voir le projet du complexe sidérurgique de Bellara (Jijel) sortir du néant. En effet, une réunion s’est tenue cette semaine dans la wilaya de Jijel, regroupant essentiellement le wali de Jijel, Hasnaoui Chihoub, à la fois P-DG du groupe Sider et président du conseil d’administration de la société Algerian-Qatar-Steel (AQS), ainsi que le patron de cette dernière société. Cette réunion a été l’occasion de débattre de plusieurs questions liées au projet et de lever, certaines embûches qui se dressaient jusque là sur le passage aux travaux pratiques. Cette réunion a été précédée par la signature, à Alger, de la convention d’investissement avec les Qataris en charge du projet. La réunion, qui s’est tenue cette semaine dans les locaux de la wilaya de Jijel, s’est soldée par la décision de mettre en place un comité chargé de l’emploi et de la formation aux besoins des métiers de sidérurgie. En outre, la société vient de se voir attribuer plusieurs facilitations relatives aux services portuaires. Effectivement, pour faire face au besoin important du complexe sidérurgique en matière d’espaces dans l’enceinte portuaire de Djendjen, une concession sera octroyée à la société AQS, en plus de la future extension du port. Reste à régler le dossier administratif relatif à cette concession. Algerian-Qatar-Steel s’apprête d’ailleurs à introduire une demande de concession d’espaces au sein de cette infrastructure portuaire auprès de son premier responsable, le DG du Port de Djendjen. S’agissant de l’acheminement des matières premières nécessaires au fonctionnement du complexe, un projet de doublement et de modernisation de la voie ferrée Djendjen-Bellara a été décidé et confié au bureau d’études spécialisé Setirail pour les études et à Infrarail pour la réalisation des travaux qui doivent s’achever «avant la fin de l’année 2016», date d’entrée en production du complexe qui aura également besoin de grandes quantités d’eau qui proviendront du barrage de Boussiaba (El Milia) à raison de vingt millions de m3 par an. En outre, les besoins en énergie du complexe sidérurgique seront «largement satisfaits» par la centrale électrique en réalisation sur le site, alors que son alimentation en gaz nécessite d’autres travaux qui seront pris en charge par le groupe Sonelgaz, ont indiqué les services de la wilaya. Les autorités chargées du projet viennent ainsi d’effectuer un véritable travail de titan pour enfin libérer la voie à la réalisation du complexe et ses unités auxiliaires. Demeure un détail, mais non des moindres à régler ; la sélection du bureau d’études devant être chargé de l’engineering. Cette instance sera connue le mois de mai prochain. C’est en quelque sorte la dernière ligne droite. Le suivi et l’accompagnement se font notamment sur le plan des procédures préalables au lancement des travaux du complexe sidérurgique « en janvier 2015». Faut-il rappeler, dans la foulée, que la société Algerian-Qatar-Steel est une filiale de Qatar Steel International qui appartient au holding Qatar-Industrie (pétrochimie, industries sidérurgiques, chimiques...) dans lequel le constructeur public Qatar Petroleum détient la majorité. Le groupe qatarien exploite plusieurs complexes sidérurgiques à travers le monde et détient deux aciéries dans la zone industrielle de Messaid, à 40 km de Doha, d’une capacité totale de production de 2,3 millions de tonnes d’acier par an.n
Publié dans Der
Plus que quelques jours avant que le Conseil de sécurité de l’ONU n’examine un nouveau projet de résolution sur le dossier du Sahara occidental. Cet examen se fera probablement sur la base du rapport que vient de publier le secrétaire général de l’organisation de Ban Ki-moon. Un document que l’Algérie affirme accueillir avec «satisfaction», indiquait, lundi dernier, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abdelaziz Benali Cherif. « L’Algérie se félicite du fait que ce rapport rappelle que la question du Sahara occidental est une question de décolonisation et que ce territoire est inscrit sans discontinuité sur la liste des territoires non autonomes des Nations unies, et ce, depuis 1963», ajoute le porte-parole du MAE. Ce rapport réitère que les deux parties en conflit sont le « Royaume du Maroc et le Front Polisario et que le mandat de la Minurso consiste en l’organisation d’un référendum d’autodétermination du peuple du Sahara occidental ». Il met en évidence « les violations des droits de l’Homme dans les territoires occupés, ainsi que les appels de la communauté internationale pour une surveillance durable, indépendante et impartiale de la situation des droits de l’Homme au Sahara occidental », rappelle la même source. Il « soulève aussi la question du pillage des ressources naturelles du Sahara occidental et appelle à sa prise en charge par les Nations unies afin de préserver les intérêts du peuple du Sahara occidental conformément aux principes de la Charte de l’ONU ». Ban Kim-moon, selon le porte-parole du MAE, «interpelle également le Conseil de sécurité afin qu’il assume ses responsabilités si d’ici avril 2015 aucun progrès n’aura été réalisé sur la voie d’un règlement juste, durable et mutuellement acceptable par les deux parties en conflit, le Royaume du Maroc et le Front Polisario, un règlement qui doit prendre en charge la question fondamentale inhérente au droit du peuple sahraoui d’exercer librement son droit à l’autodétermination ». L’Algérie, poursuit la même source dans une déclaration à l’APS, « forme le vœu que les recommandations pertinentes de ce rapport trouvent un écho favorable auprès des membres du Conseil de sécurité et un prolongement dans le contenu de la prochaine résolution ». L’appel de HRW Par ailleurs, l’ONG de défense des droits humains Human Rights Watch (HRW) a appelé le Conseil de sécurité de l’ONU à introduire le mécanisme de surveillance des droits de l’Homme au Sahara occidental au sein de la Minurso, et s’est félicitée des suggestions faites par le dernier rapport du secrétaire général de l’ONU sur cette question. HRW a adressé lundi une lettre aux 15 pays membres de cet organe de décision de l’ONU dans laquelle elle leur rappelle que la Minurso est la seule mission de maintien de la paix de l’ONU «qui ne comporte pas le mandat de surveiller et de faire des rapports sur la situation des droits de l’Homme». Elle a vivement salué l’appel lancé par M. Ban Ki-moon, dans son rapport sur la situation au Sahara occidental adressé le 10 avril dernier au Conseil de sécurité, dans lequel il préconise la nécessité d’une «surveillance durable, indépendante et impartiale des droits de l’Homme» des Sahraouis. Les mécanismes ponctuels de surveillance des droits humains, explique l’ONG, «ne sont pas suffisants» pour répondre totalement aux critères d’une «surveillance durable, indépendante et impartiale» de ces droits tel que préconisé par le chef de l’ONU. Ces critères, a-t-elle poursuivi, «ne seraient mieux satisfaits que par l’élargissement du mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso) pour y inclure la surveillance des droits de l’homme sur les violations commises ».n
Publié dans Der
Un événement à ne pas manquer ! Le groupe espagnol « Amesmalúa » donnera un concert le jeudi 24 avril 2014 à 19h au centre culturel Aïssa-Messaoudi de la Radio algérienne. Ce rendez-vous, placé sous le signe de la folk fusionnée au flamenco, est initié par l’ambassade d’Espagne en Algérie et l’Institut Cervantès d’Alger, en partenariat avec l’Entreprise de radiodiffusion sonore (ENRS). « Amesmalúa » en galicien ou « La même lune » est, selon ses concepteurs, un projet qui s’achemine doucement, mais sûrement, vers un même astre qui illumine ses mélodies chuchotées tout au long de la rive de la Méditerranée. D’Andalousie à la Galice, sur un ton mélancolique, ce groupe a un pas feutré, et dans un geste complice et festif à la fois, se dirige tout droit vers le firmament des stars. C’est un voyage dans le mystère des fables et des légendes que ce groupe, composé de musiciens issus d’horizons divers, s’apprête à offrir au public de l’Algérois. Un voyage sans visa ou sans autorisation vers la mémoire d’un art et d’une passion commune pour le flamenco mêlé à la culture folk sur des accents jazz. Un style à coup de percussions qui puise également dans le chant populaire et dans ses célébrations ancestrales du nord au sud, avec des compositions improvisées et originales. Amesmalúa, c’est en premier lieu une rencontre improbable. Celle du célèbre saxophoniste « Gautama terrain » avec une chanteuse, « Manuela Elena del Campo », qui, en 2009, se lance à la recherche de musiciens animés par la même passion qu’elle. A Madrid, elle décide de créer un concept qui lui tient à cœur depuis longtemps. Un concept où la Galice traditionnelle apparaîtrait au cœur des séquences et du claquement du flamenco. Ils entrent alors en studio et enchaînent l’enregistrement de plusieurs titres adaptés de chansons populaires, de poèmes et autres créations nouvelles. Sur des voix métissées, des sons de guitares flamencos et des instruments à vent, « La même lune » évolue dans un imaginaire qui prendra forme dans le succès qui accueille la sortie de son premier album éponyme Amesmalúa. C’est le début d’une avalanche de participations et d’invitations à travers l’Espagne et l’étranger. De théâtres en festivals, ils s’installent dans une véritable success-story qui les emmène à « Womad de Cáceres », « Ritmos Étnicos » de Discópolis de Radio 3 réalisé et présenté par Rodolfo Poveda, « Estivalia », « Sons Tránsitos » ainsi qu’au festival international « Womad de Charlston Park » en Angleterre, et ce, devant pas moins de 20 000 personnes. Cette bande d’artistes, devenus copains depuis, est composée de Manuela Elena (voix), Juan Maya (guitare flamenco), Gautama (flûtes ethniques et saxophones), José Luis Congosto (tiroir et guitare flamenco), Luis Dulzaides (percussions), Julián Olivares (tres cubain) et Salvador Otero (basse électrique). Et pour le plus grand plaisir des amateurs de musiques du monde, ils se produiront à Alger, dans le cadre de la tournée promotionnelle qui accompagne la sortie de leur premier album Amesmalúa. « Amesmalúa » (La même lune) en concert à Alger Jeudi 24 avril 2014 à 19h au centre culturel Aïssa-Messaoudi Radio algérienne, boulevard des Martyrs, Alger Les invitations sont disponibles au siège de l’Institut Cervantès d’Alger Accès exclusivement sur invitation (l’invitation est valable pour une personne)
Publié dans Culture
Jérôme Ferrari, lauréat du prix Goncourt en 2012 pour son roman Le Sermon sur la chute de Rome, était l’invité, dimanche dernier, du centre d’études diocésain –les Glycines. Il y a animé une rencontre littéraire (organisée en partenariat avec le LIAD, l’AEFE et les éditions Barzakh), modérée par Bernard Tramier, ancien professeur de lettres au LIAD et l’éditeur Sofiane Hadjadj. Cette rencontre, qui s’est articulée autour des deux derniers romans de Jérôme Ferrari : Où j’ai laissé mon âme (éditions Barzakh, 2011) et Le Sermon sur la chute de Rome (éditions Actes Sud), a permis à Jérôme Ferrari d’aborder son rapport à l’écriture, à la littérature, au travail de fiction et même à la philosophie. Agrégé en philosophie, il enseigne cette discipline depuis plusieurs années, mais l’écrivain ne se considère aucunement comme un philosophe. «Je ne suis pas un philosophe ! Le roman est un genre à part entière qui n’a pas besoin de soutiens. Mes lectures philosophiques sont une grande source d’inspiration et d’idées de romans. La philosophie n’a jamais été ma manière de m’exprimer sur cette saisie du réel. J’aime bien comprendre les choses et mon expression a toujours été le roman», soulignera-t-il. D’ailleurs, c’est tout à fait par hasard, en préparant un cours qu’il est tombé sur un extrait des Sermons de Saint Augustin, et qu’une phrase a retenu son attention : «Le Monde est comme un homme : il naît, il grandit, il meurt». «Cette phrase a été le point de départ du roman», a-t-il expliqué. Et de prévenir que si les lecteurs s’attendent à «un péplum» à travers cette fiction, ils seront déçus, car c’est dans le microcosme d’un village corse que se déroule l’histoire. Toujours à propos de ce roman, l’écrivain signalera qu’il visait à répondre à la question métaphysique «qu’est-ce qu’un monde?». «J’ai essayé d’y répondre d’une manière proprement romanesque. Et je ne pense pas du tout au fond que la question qu’est-ce qu’un monde soit plus philosophique que littéraire, c’est simplement les manières de répondre qui changent», a-t-il considéré. Concernant Où j’ai laissé mon âme, un roman qui s’intéresse notamment à l’arrestation et à l’exécution de Larbi Ben M’hidi, Jérôme Ferrari a expliqué qu’il ne voulait pas faire «un roman à clef» et encore moins «un roman historique». Dans ce roman où il aborde l’usage de la torture, il fallait pour lui saisir «la complexité» des situations et des personnages. Ce qui l’intéressait surtout, c’était la «banalisation» de la torture dans le discours. Et pour lui, «la banalité est plus dangereuse que la monstruosité». Il soulignera également que le roman n’est pas un «tract» et bien qu’il «suscite des jugements politiques et moraux, je préfère qu’il n’en contienne pas, ou pas de manière explicite. Si on a un jugement politique ou moral, on peut l’exprimer directement, on n’a pas besoin de faire une fiction». Jérôme Ferrari a dit ne pas aimer «la psychologie dans les romans». Il lui préfère «les problèmes spirituels», d’autant qu’il porte un grand intérêt et une grande tendance au mysticisme. <
Publié dans Culture
Après la démission du Premier ministre, Abdallah el-Theni, au début de la semaine, la Libye semble replonger dans une spirale d’insécurité qu’elle semblait pourtant déterminée à combattre. En effet, hier matin, les autorités libyennes ont fait savoir que l’ambassadeur de Jordanie en Libye a été enlevé par un groupe terroriste inconnu. La veille, la présence du terroriste algérien Mokhtar Belmokhtar a été suspectée sur le territoire libyen. La stabilité ne semble plus avoir sa place en Libye. En effet, après la chute de l’ancien Premier ministre Ali Zeidan et la nomination, le 8 avril dernier, de Abdallah el-Theni à ce poste par le Congrès national général (CGN), ce dernier semblait déterminé à éradiquer la violence et l’insécurité qui priment actuellement en Libye. Lors de son discours d’investiture, il avait décidé de faire de la lutte contre le terrorisme «la priorité absolue du gouvernement libyen». Seulement, cinq jours plus tard, le Premier ministre annonçait qu’il ne remplirait pas sa mission après que lui et sa famille aient été attaqués dans leur lieu de résidence. Il avait à l’occasion déclaré ne pas vouloir voir «les Libyens s’entredéchirer pour ce poste». La Libye replongeait ainsi dans l’instabilité politique, avec un Premier ministre démissionnaire. Hier matin, l’instabilité politique a laissé la place à l’instabilité sécuritaire. En effet, les autorités libyennes ont fait savoir que l’ambassadeur de Jordanie en Libye, Fawaz Aitan, avait été enlevé par un groupe terroriste. «L’ambassadeur jordanien a été enlevé ce matin. Son convoi a été attaqué par un groupe d’hommes cagoulés circulant à bord de deux voitures civiles», a déclaré Saïd Lassoued, porte-parole du ministère des Affaires étrangères libyen. Les autorités libyennes ont, par ailleurs, affirmé qu’elles tentaient de mettre la lumière sur cet enlèvement. Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi, plusieurs diplomates ont été enlevés sur le territoire libyen. Djihadistes En effet, cinq diplomates égyptiens ont été enlevés et détenus en janvier dernier pendant deux jours, alors qu’un diplomate en provenance de Tunisie a été enlevé à Tripoli en mars dernier, et son sort reste toujours inconnu. L’incapacité de Tripoli à assurer la sécurité du corps diplomatique en place prouve la faillite des institutions quant à leur capacité à remplir leurs fonctions régaliennes. Par ailleurs, une plus grande menace pourrait bien guetter la Libye. En effet, lundi dernier, des sources sécuritaires ont fait état de la présence du terroriste algérien Mokhtar Belmokhtar en Libye, une position à partir de laquelle il compte contrôler l’ensemble du Sahel. La difficulté endémique qu’ont les autorités libyennes à assurer la sécurité du territoire national représente, en effet, une aubaine pour AQMI pour de tranquillement développer son arsenal d’armes et sa logistique en Libye avant de fomenter de nouveaux complots comme celui d’In Amenas, en Algérie, en janvier 2013. L’ancien Président malien, Amadou Toumani Touré actuellement au Sénégal, s’est exprimé sur cette question lors d’une conférence de presse conjointement menée avec le Président sénégalais Macky Sall : « Si cela était vrai, il est évident que ce serait une menace. Je crois que c’est un personnage assez connu et pas de la plus belle des façons.» Mokhtar Belmokhtar avait été donné mort le 2 mars 2013, tué par l’armée tchadienne, avant que l’information ne soit démentie par Al-Qaida. Il est clair que si la présence du terroriste en Libye est avérée, cela représenterait une pression importante sur les épaules du pays, lequel aurait sous sa responsabilité la sécurité nationale, mais aussi celle de l’ensemble de la région.A. M. M.
Publié dans Monde
Ukraine, Russie, Etats-Unis et Union européenne devraient se retrouver, demain à Genève, pour tenter de désamorcer la crise ukrainienne. Cependant, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a prévenu, hier à Pékin, qu’un recours à la force par les autorités ukrainiennes contre les militants pro-russes dans l’est de l’Ukraine ferait capoter le dialogue prévu demain à Genève. «Vous ne pouvez pas envoyer les chars et en même temps tenir un dialogue », a déclaré M. Lavrov. « Le recours à la force réduirait à néant l’occasion offerte par la réunion quadripartite à Genève » entre l’Ukraine, la Russie, les Etats-Unis et l’Union européenne pour tenter de dénouer la crise ukrainienne. « La Russie exige instamment (que l’Ukraine) cesse d’envoyer des forces dans le sud-est pour écraser les manifestations », a ajouté le ministre russe des Affaires étrangères, dans une conférence de presse commune avec son homologue chinois Wang Yi. En effet, lundi, les séparatistes pro-russes ont pris d’assaut un nouveau commissariat dans l’est de l’Ukraine, alors que le gouvernement de Kiev continue son opération dite « antiterroriste » contre les séparatistes qui ont pris la rue et refuse le dialogue avec Kiev. La Russie, pointée du doigt par la communauté internationale, a demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, alors que Kiev s’est tournée vers l’Union européenne. La situation dans l’est de l’Ukraine est désormais chaotique. Les forces de l’armée ukrainienne continuent sans relâche ce que le ministre de l’Intérieur ukrainien, Arsen Avakov, a confirmé en faisant publiquement montre de sa volonté d’envoyer 12 000 hommes de plus afin de faire baisser la fièvre de révolte qui a gagné l’est de l’Ukraine et qui met en péril l’intégrité territoriale du pays. En effet, les grandes villes de l’est, à l’image de Gorlivka ou Slaviansk, voient la menace séparatiste s’accroître et celle-ci semble même prendre le dessus face à l’armée ukrainienne, sur le terrain. L’aide logistique apportée par Moscou n’est pas étrangère à la résistance des troupes séparatistes. D’ailleurs, l’ambassadrice américaine à l’ONU, Samantha Power, n’a pas hésité à affirmer qu’il existait une «implication de Moscou» dans ce qui se déroulait actuellement en Ukraine et n’a pas hésité à comparer le processus dans l’Est à celui «que le Kremlin a utilisé en Crimée le mois dernier». L’Union européenne a, pour sa part, réitéré sa position par le biais de sa chef de la diplomatie, Catherine Ashton, qui a appelé Moscou à «respecter l’intégrité territoriale du pays» et à retirer ses «troupes massées près de la frontière». L’Otan a fait, pour sa part, savoir que la Russie devait cesser ses pratiques d’intimidation, comparables à celles utilisées en Crimée, avec notamment «des hommes masqués avec des armes et des uniformes russes sans insigne». Face à ses menaces, la Russie a préféré faire part de «la grande inquiétude » du président Vladimir Poutine. Conseil de sécurité Ce dernier a, par ailleurs, fait part d’une « demande d’aide des Ukrainiens de l’est à la Russie ». Si la forme que cette aide officielle devrait prendre n’est pas encore connue, le président russe a cependant rappelé qu’il se réservait le droit de protéger «coûte que coûte» les populations russophones de l’est de l’Ukraine. Lundi, Vladimir Poutine a appelé à une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU afin de mettre cette question à l’ordre du jour et voir les possibilités de débloquer la situation en Ukraine. Le gouvernement ukrainien doit rencontrer les séparatistes de l’est à Genève jeudi prochain sous l’égide de l’Union européenne, des Etats-Unis et de la Russie. Pour sa part, le président ukrainien chargé d’assurer une décidément bien difficile transition, Olexandre Tourtchinov, un proche de l’ancienne Premier ministre, Ioulia Timochenko, connue pour ses positions pro-européennes, a appelé l’ONU à se joindre à « l’opération antiterroriste » menée par les forces ukrainiennes. Celle-ci a déjà fait plusieurs morts et plusieurs blessés, selon les autorités ukrainiennes, et ce, dans les deux camps.n
Publié dans Monde
Le président de la République a adressé, hier mardi, un message au peuple algérien à l’occasion de la célébration de Yaoum El Ilm (journée du savoir). Voici la traduction APS du message : « Il me peine de ne pouvoir prendre part avec mes compatriotes aux festivités marquant la journée de Yaoum El Ilm comme il est de tradition chaque année, mais je tiens à partager avec eux cette célébration à la veille de la grande échéance nationale que représente l’élection présidentielle, un rendez-vous d’importance majeure qui nous rassemblera pour renforcer notre souveraineté par le choix du candidat le mieux approprié et le programme qui constituera un modèle de gouvernance pour notre pays pour les cinq prochaines années. Marquons donc, ensemble, une halte en ce jour de commémoration de la mort du leader de notre renaissance nationale, l’imam Abdelhamid Ben Badis qui consacra sa jeunesse et sa vie entière à la diffusion du savoir et de la conscience religieuse et nationaliste en s’assignant comme mission première d’éclairer les esprits et de les libérer du joug de l’ignorance imposé par l’occupant haineux. Cette noble entreprise eut pour résultat de sortir notre peuple de sa léthargie et de raviver les énergies à travers toutes les régions du pays. Cet homme, dont Dieu le Tout-Puissant a gratifié le peuple algérien était un esprit érudit, un moudjahid mais surtout un guide éclairé. Sa démarche émanait d’une pensée perspicace et universelle englobant toutes les disciplines de la connaissance, du militantisme et de l’enseignement. Il s’est tracé comme objectif capital de réhabiliter notre langue et notre identité, composantes essentielles de notre personnalité authentique, avilies par le colonisateur. Savant et militant, il sut être un exemple pour ses disciples et autres adeptes qui affluaient de tout le territoire. Pour combattre l’occupant, il mit toute sa passion et sa ferveur dans l’œuvre grandiose qu’il s’est définie pour diffuser la science et le savoir, facteurs d’éveil, mettant à contribution les mosquées et les écoles privées qu’il érigea dans les quatre parties du pays. En libérant le peuple de l’emprise des charlatans et autres esprits mystificateurs de pareille espèce mais, aussi, des traîtres perfides, il prédisposa ses enfants à entrer de plain-pied dans le siècle présent et à livrer un combat d’égal à égal à l’occupant et à ses alliés. Ses disciples et adeptes se lancèrent à la quête des sciences et du savoir qu’ils mirent au service de leurs compatriotes. Son action a ciblé aussi bien les jeunes, sans distinction aucune entre les garçons et les filles, que les adultes et son programme pédagogique engloba l’exégèse du Coran, la prédication et l’orientation. Maître à penser de l’Association des oulémas musulmans algériens, ce précepteur accompli traitait avec déférence les savants éminents qui, eux aussi, œuvraient pour le bien de leur peuple qu’ils voulaient élever aux rangs des nations avancées. Convaincu que l’avenir se construisait par la complémentarité des efforts et des vocations, il a encouragé, en dépit des intimidations de l’occupant, la pratique du sport en parrainant l’émergence de plusieurs formations et clubs pour prémunir les jeunes générations contre toute forme de paresse et d’oisiveté, coordonnant dans le même temps ses actions avec les autres acteurs du mouvement national. Telle fut la ligne de conduite qu’il avait tracée et que ses successeurs adoptèrent à sa mort pour perpétuer son œuvre. Depuis le recouvrement de sa souveraineté, l’Algérie s’évertue à privilégier la science et le savoir car convaincue que seule cette voie était à même de lui permettre de concrétiser ses espérances, et parce qu’elle fut aussi la source dont s’est abreuvée le mouvement national, dès sa création, pour rassembler les motifs de l’affranchissement du joug colonial, brandissant l’arme du savoir jusqu’au déclenchement de la glorieuse guerre de Libération et la consécration de la victoire. L’intérêt est, certes, grandiose, mais reste insuffisant pour réunir toutes les conditions permettant une meilleure prise en charge du génie et de la verve des nouvelles générations à travers la promotion de la créativité scientifique, intellectuelle et artistique. Nous sommes convaincus que nos réalisations ne sont pas moindres. Un bref aperçu du registre de ce qui a été accompli entre 1999 et 2014 suffirait pour voir défiler les multiples acquis qui attestent des efforts considérables que nous avons consentis. Aussi, ce qui a été réalisé pour notre société, assoiffée de renaissance et de progrès, en matière de liberté de pensée et d’expression depuis 1999, n’est, dans bien de pays, pas aussi accessible. D’énormes responsabilités interpellent ainsi l’apprenant autant que le savant, le penseur ou l’artiste pour opérer l’amorce d’une renaissance globale à laquelle nous aspirons tous. L’innovation et la création en sont la clé, elles ne se transmettent pas par atavisme, mais impliquent nécessairement une optimisation des connaissances et une amélioration des capacités et des aptitudes. J’ai la certitude que la nouvelle génération d’Algériennes et d’Algériens n’admet pas, à l’instar de celle qui l’a précédée, d’esquiver les difficultés, ne dédaignant guère à investir les plus hauts sommets. C’est dire qu’elle mérite réellement que l’on s’y intéresse et qu’on la protège pour lui éviter d’être la proie de conjonctures périlleuses. Fortement ambitieuse, elle mérite aussi notre soutien et notre appui pour l’aider à s’imposer et à affirmer sa valeur et ses incontestables aptitudes. Quiconque considère le parcours que nous avons effectué dans la formation de nos ressources humaines, constate indubitablement que nous ne sommes pas encore arrivés à compter entièrement sur cette valeur indispensable au développement du pays. Nous persistons, en effet, à négliger beaucoup de nos compétences en raison de l’absence d’une réglementation rigoureuse à même d’attribuer aux personnes qualifiées la place qui leur sied. Il s’agit de nos jeunes instruits formés à l’intérieur du pays et à l’étranger aux frais de la nation, diplômés et nantis d’un savoir dont nous avons grandement besoin, qui se retrouvent ainsi accablés d’une charge qui ne cadre pas avec leurs spécialités et leurs aptitudes. Nos compétences sont ainsi annihilées tout comme les montants faramineux engagés et le temps précieux que nous aurons perdu à une époque où les peuples rivalisent d’ingéniosité et s’adonnent à une concurrence sans merci à la recherche du progrès et de la prédominance. Nous envoyons les meilleurs parmi nos jeunes dans différents pays du monde pour l’acquisition des sciences modernes, mais nous les oublions de sitôt car à leur retour nous nous soucions peu de les intégrer dans les postes qui leur conviennent au sein des universités, des laboratoires, des sociétés et usines. Ils se voient alors contraints de revenir d’où ils sont venus et de s’employer à servir des pays qui n’ont contribué, ni de près ni de loin, à l’effort éducatif, financier et moral qu’aura exigé leur formation. Ne devrions-nous pas tirer enseignement et mettre fin à cette déperdition des ressources humaines et matérielles du pays et à ce désordre dans la planification et la gestion et dont les autres tirent les plus grands avantages ? Nous tenons, comme à l’accoutumée, à célébrer Youm El Ilm avec le peuple tout entier et les hommes de science, pour souligner l’intérêt accordé au savoir et son importance dans la réalisation de la prospérité de la société et du bien-être des individus. Il s’agit, pour nous également, de manifester notre considération à l’égard de la corporation de l’éducation et pour le rôle vital qu’elle assume dans la formation des ressources humaines. L’enseignant reste, par conséquent, le pilier fondamental du processus éducatif, car c’est à lui qu’incombe la réalisation des objectifs escomptés en matière d’éducation. Les droits et les devoirs de l’enseignant sont bien établis, mais il est primordial d’être plus attentif à ses préoccupations et d’améliorer ses conditions socioprofessionnelles afin de lui permettre de relever les défis et de résoudre les difficultés quotidiennes qui se posent à lui. Il mérite tous nos égards car il vient en tête du processus d’impulsion du développement et du progrès tant pour ce qui est des sciences et connaissances qu’il inculque aux générations qui se succèdent que pour les valeurs morales, l’amour de la patrie, la fierté et la dignité qu’il enracine en elles. Nous demeurons convaincus que les éducateurs, les formateurs, les enseignants universitaires et les chercheurs sont tous conscients qu’il n’est d’autre moyen, hormis la science et le savoir, pour remporter les enjeux de l’époque et relever ses défis. C’est dire que nous comptons énormément sur le sérieux infaillible et l’effort soutenu garants d’une adaptation aux progrès scientifiques enregistrés dans tous les domaines et de la formation de générations compétentes ambitieuses fortes d’un haut sens nationaliste et d’une détermination inébranlable qui garantiront force et dignité à notre pays et progrès et prospérité à notre peuple. La science et le savoir constituent aujourd’hui la pierre angulaire de la construction de l’économie, car notre époque privilégie la science à tout autre moyen dans la gestion du développement et l’échec dans l’acquisition du savoir et de la technologie est néfaste, à plus d’un titre, pour la sécurité nationale. C’est pourquoi je n’ai ménagé aucun effort pour que les industriels et les investisseurs aillent à la quête de la science et que les scientifiques algériens, qu’ils soient dans le pays ou à l’étranger, mettent à profit leurs expériences par la concrétisation de la complémentarité escomptée entre recherche et conception et entre application et production aux fins d’un véritable transfert technologique. Aussi, j’appelle tous les scientifiques algériens à contribuer à la cristallisation d’une vision d’avenir qui permette d’imprimer à notre pays une dynamique de renouveau et de progrès fondés sur la science. Je suis convaincu que les capacités intellectuelles, scientifiques et cognitives et l’esprit de loyauté à la patrie, d’abnégation et d’innovation de nos scientifiques et de nos chercheurs permettront d’asseoir une véritable renaissance en Algérie et de réaliser son développement durable. Mon voeu est que les uns et les autres soient en perpétuelle quête des sciences car celles-ci se renouvellent et progressent constamment. Nos scientifiques et nos chercheurs sont la richesse de l’Algérie. Ils doivent, pour autant, mettre à sa disposition leur savoir et lui vouer leurs énergies, tout en tirant fierté de leur nationalisme et de leur appartenance au pays. Je tiens à cette occasion à saluer la mémoire des femmes et des hommes qui étaient à l’avant-garde du mouvement national et des vénérables scientifiques et enseignants passés de vie à trépas et ceux tombés en martyrs dans l’accomplissement de leur devoir national. Je tiens aussi, en ce jour, à adresser mes félicitations à tous ceux qui continuent de s’acquitter de leur noble mission à tous les niveaux des secteurs de l’éducation nationale, de l’enseignement et de la formation professionnels et de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, sans omettre ceux qui apportent leur concours au titre de l’enseignement privé et des cours d’alphabétisation. A tous ceux-là, je témoigne mon respect et ma déférence en cet anniversaire hautement significatif pour notre présent et notre avenir, pour les générations actuelles et futures que nous voulons armer de science et de savoir afin qu’elles puissent permettre au pays de prendre son plein essor vers le progrès et le développement et assurer la prospérité de son peuple. Puisse Dieu, le Tout-Puissant, faire de ce pays un acteur incontournable dans la transmission des sciences et des savoirs. Alors que nous nous apprêtons à nous rendre, (jeudi), dans les bureaux de vote pour élire le président du pays, je me dois de rappeler, une nouvelle fois, que la souveraineté politique appartient au peuple et que, si celui-ci entend fonder un système démocratique sur des bases saines, il se doit de consacrer cette souveraineté par le vote de toutes ses composantes habilitées à le faire, car la construction de la démocratie et sa légitimité sont tributaires de la participation de toutes les citoyennes et de tous les citoyens au suffrage. Bien plus qu’un droit, le vote est la consécration même de la citoyenneté et un devoir pour les membres de la nation en ce qu’il permet de choisir sa voie et d’élire les femmes et les hommes qui la serviront. L’abstention, qu’elle procède d’une indifférence ou d’une attitude immotivée, dénote une propension délibérée à vouloir demeurer en marge de la nation. Pour une société qui édifie sa démocratie, le vote est l’aune à laquelle se mesure la capacité de la famille, de l’école, des partis et des associations à amener les citoyennes et les citoyens à s’investir pleinement dans la vie civique de leur société. Le vote est aussi un devoir qui engage la conscience de l’individu à l’égard de l’intérêt général et du devenir de la nation. Il évite la rupture des liens d’appartenance à la patrie. J’appelle toutes les citoyennes et tous les citoyens à participer à l’élection présidentielle et à exprimer leur choix en consécration de la souveraineté de leur peuple recouvrée au prix d’un lourd tribut. Toutes les Algériennes et tous les Algériens doivent prendre exemple sur nos valeureux martyrs et préserver ce cher pays qu’ils nous ont légué, en gardant toujours à l’esprit que nous n’avons d’autre pays que l’Algérie. » n
Publié dans Grand angle
Page 1 sur 5