Pokemon Go app download for android. Get Prisma app for android and edit pics. prisam apk.
Reporters - Filtrer les éléments par date : lundi, 14 avril 2014
Le Collège technique devra travailler sur le long terme pour tenter d’élaborer une feuille de route qui déterminera les voies appropriées permettant le développement de la discipline. Le Collège technique national (CTN) de la Fédération algérienne de handball (FAHB) a été installé samedi après-midi, lors d’une réunion tenue au Complexe olympique Mohamed-Boudiaf (Alger), en présence de l’ensemble des techniciens de la discipline. « L’objectif assigné au CTN est de faire un travail de réflexion et des propositions, afin d’élaborer une feuille de route qui déterminera les voies appropriées permettant le développement de notre discipline », a déclaré le président de la FAHB, Saïd Bouamra, en ouverture de la réunion. Le collège technique devra, selon le président de la FAHB, définir la politique de développement du handball à l’échelle nationale à court, moyen et long termes, à travers un travail de réflexion et de concertation. En vue de relancer la pratique du handball en Algérie et de sortir définitivement de la crise qui a plongé la discipline dans le gouffre ces dernières années, les techniciens sont appelés à soumettre leurs suggestions afin d’assurer un avenir meilleur pour la petite balle. Lors de la réunion de samedi, les techniciens présents n’ont pas manqué l’occasion de revenir sur les problèmes qui entravent la bonne marche de la discipline, à savoir le système de compétition de la première division qui a regroupé, au début de la saison, 29 clubs chez les messieurs, sans oublier les problèmes financiers dans le championnat féminin. A cet effet, la Direction technique nationale (DTN), présidée par Habib Kheraïfia, a dévoilé le calendrier de fin de saison qui a été établi selon les textes adoptés par l’assemblée générale (AG). Concernant la saison prochaine, la DTN a proposé une formule de championnat d’excellence de 12 équipes qui sera soumise au vote des membres de l’AG en juin prochain. « Nous proposons pour la saison prochaine un championnat avec 12 clubs, dont le coup d’envoi sera donné le 5 septembre », a déclaré M. Kheraïfia, ajoutant que « la DTN est ouverte à toutes les propositions de la part des techniciens afin de soumettre la meilleure formule lors de l’AG en juin ». La fédération sur la piste d’un technicien étranger Par ailleurs, le président de la Fédération algérienne de handball (FAHB), Saïd Bouamra, a confirmé son désir de faire appel à un «expert étranger» pour «aider et renforcer» le développement de la discipline en Algérie. « Nous étudions les options de recruter un technicien étranger notamment grâce à nos contacts avec les fédérations serbe et croate, car nous ne pouvons plus échapper à ce cas de figure », a déclaré M. Bouamra en marge de la réunion du Collège technique national de la FAHB à Alger. « Cependant, cet expert sera au service du handball algérien et son développement et non pour remplacer le staff technique de la sélection masculine, déjà en place », a-t-il précisé. « C’est donc un sujet délicat, le problème qui se pose actuellement avec ces techniciens est la langue, nous prendrons tout le temps nécessaire pour pourvoir ce poste, sans précipitation », a-t-il ajouté. Le président de la FAHB a également fait part de discussions avec la fédération française dans le domaine de l’encadrement et de la formation, à l’image des fédérations de basket-ball et d’athlétisme qui ont récemment signé des accords de coopération avec leurs homologues françaises.n
Publié dans Sports
D’aucuns se demandent pourquoi organiser un stage pour les joueurs locaux si l’entraîneur national ne retiendra que deux gardiens de but et ne comptera que sur les éléments évoluant à l’étranger. Le stage réservé aux joueurs locaux de la sélection algérienne qui font partie de la liste des 35 présélectionnés pour la Coupe du monde au Brésil, s’est achevé samedi soir au Centre technique national de la Fédération algérienne de football à Sidi Moussa. Dix joueurs dont quatre gardiens de but ont pris part à ce regroupement qui s’inscrit dans le cadre de la préparation des Verts pour le Mondial brésilien prévu du 12 juin au 13 juillet prochains. Au cours de ce stage, qui a débuté le lundi 7 avril, les hommes de Vahid Halilhodzic ont effectué plusieurs séances d’entraînement. Les quatre gardiens de but avaient entamé le travail le 3 avril dernier sous la conduite des entraîneurs des gardiens. Halilhodzic s’est montré « satisfait » du travail « intense » accompli lors de ce regroupement qui vient en complément du premier stage effectué du 23 au 28 mars dernier, selon le site de la FAF. Il a par ailleurs « exhorté » les joueurs à continuer à « travailler d’arrache-pied » au sein de leurs clubs respectifs. Il a certainement tiré des enseignements de ce regroupement et a pu voir la forme de tout le monde, même si d’aucuns estiment que ce regroupement est inutile, d’autant plus qu’il est à écarter qu’il retienne des joueurs locaux, hormis les gardiens de but qui pourraient être Zemmamouche et Doukha qui devraient être parmi le groupe qui se déplacera au Brésil pour prendre part au Mondial. Pour les autres, ce n’était que de la figuration étant donné que le coach national avait déjà en tête le groupe sur lequel il devrait compter et dont la majorité sinon la totalité évolue dans les championnats européens. Pour ce qui est de la suite de la préparation, il faut savoir que la sélection nationale devrait maintenant se concentrer sur les deux derniers matches amicaux qu’elle jouera face à la Roumanie et l’Arménie. Pour le match face au onze arménien, on croit savoir que les autorités de la ville de Sion ont affirmé aux organisateurs de cette joute amicale qu’ils ne pouvaient pas assurer la sécurité pour ce match, et c’est pourquoi on parle d’une possible reprogrammation de cette rencontre dans une autre ville en Suisse ou son annulation au cas il n’y aurait pas une autre ville qui consentirait à l’accueillir.n
Publié dans Sports
Le cadre législatif et réglementaire du domaine de l'urbanisme et de l'architecture fera l'objet d'une révision profonde avant juin prochain, selon un responsable au ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville. Au menu de cette rencontre : réformes approfondies dans le domaine de la gestion urbaine et de la politique du bâtiment. «Une refondation du cadre législatif et réglementaire dans le domaine de l'architecture et de l'urbanisme, devenu obsolète, sera proposée avant la fin du premier semestre 2014 », a indiqué hier le directeur général de l'urbanisme et de l'architecture au sein du ministère, Mohamed Rial. En effet, vu les problèmes d'architecture et d'urbanisme qui se posent dans nos villes et la gestion chaotique de l'espace urbain qui ne prend pas du tout en compte les particularités du site, il fallait un outil et une mécanique afin de corriger ces lacunes. Ainsi, Mohamed Rial a indiqué qu’« un groupe de réflexion, réunissant les représentants des administrations centrales et locales ainsi que le Conseil national de l'Ordre des architectes (Cnoa), avait été mis en place pour la révision de la loi sur l’urbanisme», ajoutant que «l’objectif est de mettre fin à l’anarchie » qui caractérise actuellement les villes algériennes. Le responsable au sein du département de l'urbanisme et de l'architecture indiquera que «cette révision s'impose », du fait que la législation en vigueur ne répond plus aux exigences de l'urbanisme moderne et du développement socioéconomique accéléré que connaît le pays. « La législation en cours a été conçue dans un esprit coercitif et illusoire, dans la mesure où elle n'a pas produit les effets attendus en termes de maîtrise de la croissance urbaine et d'amélioration de la qualité de notre urbanisme », a-t-il martelé. C’est en 1990 qu’un outil d’urbanisme, dénommé « Plan directeur d’aménagement et d’urbanisme » (PDAU), a été conçu. Mais le caractère insuffisamment élaboré de ses instruments a rendu nécessaire la révision de cette législation qui remonte à plus de 25 ans, a expliqué M. Rial. Création de villes nouvelles Le concept de ces instruments, notamment le PDAU (plan directeur d'aménagement et d'urbanisme) et le POS (plan d'occupation des sols), doit être « reconsidéré » pour en faire des « instruments efficaces de projection, de planification, de création de villes nouvelles et de croissance de celles qui existent dans une approche intégrée ». Concernant l'amélioration urbaine, le directeur a souligné la nécessité d'un encadrement en matière de normes permettant d'atteindre les objectifs de qualité. L’Etat ne saura continuer à tolérer les dysfonctionnements des tissus urbains, leurs excroissances anarchiques, la multiplication des zones d'insalubrité, la corruption croissante de l'hygiène et de l'esthétique des paysages des villes et villages algériens. A ce titre, des cahiers des charges spécifiques pour la normalisation des différents travaux (perfection des trottoirs, routes, mobilier urbain, assainissement) sont en voie de finalisation par le ministère en collaboration avec le Cnoa, le Cnerib (Centre national d'études et de recherches intégrées du bâtiment), le groupe Genest et les directeurs de l'urbanisme. « Dans le même esprit, l'habitat rural groupé ne pourra à l'avenir être développé que de manière exceptionnelle, pour éviter qu'il soit synonyme d'habitat précaire en absence de VRD (voiries et réseaux divers) », a-t-il préconisé.n
Publié dans Der
Nommé moins d’une semaine auparavant par le Congrès général national (CGN) pour former un nouveau gouvernement, le Premier ministre libyen Abdellah Al-Theni, a annoncé qu’il démissionnait de son poste à la suite d’une attaque dont il a été victime, lui et sa famille, dans la nuit de samedi à dimanche, près de son domicile. Il s’est toutefois engagé à continuer le suivi des affaires courantes jusqu’à ce que le CGN nomme un nouveau chef du gouvernement. Une annonce qui intervient au moment où la Libye commençait tout juste à recouvrer une partie de ses moyens financiers avec l’accord qui a été signé entre le gouvernement et les milices autonomistes de l’Est pour la reprise de l’activité économique des ports pétroliers principaux situés dans cette zone du pays. Cependant, la crise politique dans laquelle elle est plongée depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi ne semble pas près de s’arrêter. En effet, nommé le 8 avril dernier afin de former un nouveau gouvernement par le Congrès général national (CGN), la plus haute autorité législative du pays, le nouveau Premier ministre Abdellah Al-Theni a fait savoir au CGN qu’il présenterait prochainement sa démission, après que l’instance législative aura choisi un nouveau chef du gouvernement. En attendant, Abdellah Al-Theni s’est engagé à expédier les affaires courantes jusqu’à ce que son remplaçant soit nommé. Cette annonce surprise intervient au lendemain d’une attaque qui avait pour cible Al-Theni et sa famille, à proximité de leur lieu de résidence, dans un quartier résidentiel de la capitale libyenne, Tripoli. Il a ainsi dénoncé une «attaque traîtresse» contre sa personne et les membres de sa famille avant d’ajouter : «Je refuse que des Libyens s’entretuent à cause de ce poste.» Le pouvoir exécutif libyen se retrouve une fois de plus sans leader. Retour La nomination d’Abdallah Al-Theni commençait déjà à être fustigée par plusieurs députés qui lui reprochaient de n’avoir pas recueilli le nombre de voix suffisantes. Une affirmation qui ne peut être ni confirmée ni réfutée, puisque la Commission mise en place en février dernier à l’issue d’un vote où les Libyens s’étaient abstenus en masse n’a pas encore fini de rédiger la Constitution du pays. De fait, cette situation sans ordre constitutionnel donne les pleins pouvoirs au CGN qui nomme et limoge les chefs de gouvernement à sa guise, source même de l’instabilité politique dans le pays. Ainsi, en mars dernier, c’est Ali Zeidan qui a fait les frais de cette mainmise du pouvoir législatif sur les rouages du pouvoir politique en Libye. Il a été remercié à l’issue d’un vote de défiance du CGN où les partis islamistes se sont ligués contre lui pour le faire chuter. Il est vrai que sur le plan politique, Ali Zeidan n’a pas réussi, en presque deux ans en tant que Premier ministre, à lutter efficacement contre le terrorisme pullulant dans le pays ou à améliorer la situation sécuritaire du pays qui reste inquiétante aujourd’hui encore. Seulement, contraint par un mandat d’arrêt de ne pas quitter la Libye, il était fort à parier qu’un mauvais sort lui était réservé par les islamistes extrémistes qui voyaient d’un mauvais œil sa collaboration avec des milices afin d’assurer la défense des frontières, des milices qui ont défendu le pays contre Kadhafi. Les milices islamistes sont connues pour avoir une orientation idéologique radicalement opposée à celle prônée par les islamistes du CGN et leur lecture de l’islam politique. Par ailleurs, l’ancien Premier ministre Ali Zeidan a annoncé que son retour en Libye était «imminent», lui qui a trouvé refuge en Allemagne puis en Grande-Bretagne en dépit de l’interdiction qui lui avait été faite de quitter le pays. Favorable à l’aide internationale, il a prévenu que «les extrémistes s’agrippent au pouvoir et veulent contrôler le pays», avant de conclure : «Je ne les laisserai pas faire.» n
Publié dans Der
Le théâtre romain du parc archéologique de Tipasa a vibré aux belles lettres et poèmes déclamés dans une ambiance magique empreinte de recueillement à l’occasion de la manifestation « Tipasa des poètes » qui s’est tenue ce week-end. Organisé conjointement par l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC), l’Office de gestion des biens culturels (OGBC) et l’ambassade de France, ce récital poétique, organisé dans le sillage du « Printemps des poètes » qui a eu lieu pendant trois jours à l’Institut français d’Alger, a créé une belle ambiance empreinte d’émotion qui a fait vivre ce site exceptionnel chargé d’histoire, de magie et de rêverie. Les âmes et mémoires d’Anna Greki, de Djamel Amrani et de Jean Sénac ont plané sur cette manifestation qui a permis aux amateurs et amoureux des arts et belles lettres de se délecter de la lecture de plusieurs poèmes écrits de part et d’autre de la Méditerranée et d’assister à un atelier de poésie organisé par le département français de l’Université de Blida et animé par de jeunes étudiants talentueux. Plusieurs poètes venus des deux rives de la Méditerranée ont, tour à tour, lu, chanté leurs œuvres écrites en arabe et en français devant une assistance acquise, qui a d’autant plus apprécié que la sérénité des lieux a ajouté au charme de la rencontre, ce qui fera dire à Mme Dalila Zebda, la responsable de l’OGBC, que « cette initiative a redonné vie à ce théâtre où les âmes des anciens est encore présente ». La fête de la poésie a débuté par un hommage à Anna Greki dont trois poèmes (Jamais seule, Le pain, le lait et Les nuits et le jour dédié à Raymonde Pechard) repris dans son livre Algérie, capitale Alger écrit dans les années 1960 peu avant son décès en 1966 à l’âge de 33 ans, ont été lus par Abderrahmane Djelfaoui. Côté français, plusieurs poètes, dont l’éditeur Bruno Doucet, Michel Baglin et la cantatrice Orélie Lassaque, se sont produits dans ce site du patrimoine mondial qui recevait ce jour-là des centaines de visiteurs et en particulier des groupes d’écoliers en villégiature dans la wilaya. L’idée d’organiser ce récital à Tipasa dans un site du patrimoine mondial qui a inspiré plus d’un artiste a, aussi, pour objectif d’allier la littérature au patrimoine, selon les propos du conseiller culturel de l’ambassade, Perret Thierry. Pour M. Rahmouni, le représentant de l’AARC, cette rencontre s’inscrit dans le cadre des activités de l’agence qui vise la promotion de la culture algérienne et participant au rapprochement des artistes et par-delà des peuples, en mettant, entre autres, en place des résidences de créations à la villa Abdelatif et participant à ce genre de manifestation. La manifestation « Tipasa des poètes » a été agrémentée par un accompagnement musical et des chants occitans qui ont enchanté l’assistance et apporté un plus à la mosaïque de déclamations poétiques. <
Publié dans Actualite archives
« En Afrique, il y a un âge pour prendre la parole. Un âge pour dire les mots qui portent, et aussi ceux qui grondent. Ceux qui adoucissent. Ceux qui hurlent. Ceux qui assagissent. Ceux qui pleurent. Ceux qui apaisent. Ceux qui ragent… » En Afrique, il y a aussi Germaine Acogny, une danseuse et chorégraphe franco-sénégalaise. Une danseuse hors pair qui pratique son art à travers le monde depuis plus de 35 années. Le mardi 29 avril 2014 à partir de 19h30, elle est invitée à se produire à Alger à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la danse. Sur la scène de la salle Ibn-Khaldoun, le public algérois aura le plaisir de découvrir celle qui danse l’Afrique, sans paroles. Grâce à l’initiative commune de l’établissement Arts et Culture d’Alger et de l’Institut français d’Alger, la danseuse et scénographe tissera son univers artistique autour des mots, les siens et ceux des autres, pour danser. Des mots, une danse pour dire qu’elle est encore vivante. Germaine Acogny a souhaité son évolution scénique comme une réponse sèche à tous ceux qui depuis longtemps parlent d’Afrique à tort et à travers. Une réplique tout en mouvements pour reprendre la parole. Pour ce faire, elle a choisi de s’habiller d’une coutume vivante venue tout droit de l’Afrique de l’Ouest. « Songook Yaakaar » n’est autre que cette création artistique qui autorise l’autodérision puis de s’attaquer aux autres. Une façon de prendre du recul sur la réflexion, le tout sur un ton humoristique. Un ton subtil qui se mêle à différentes danses, aux mots, à la musique et aux vidéos. Pour cela et pour parfaire son art, Germaine Acogny s’est entourée du musicien-compositeur Fabrice Bouillon La Forest, du vidéaste Frédéric Koenig et du chorégraphe Pierre Doussaint. Le texte a été confié aux soins de Bernard Mounier et la direction technique à Peter Bellinghausen et Marco Wehrspann. Germaine Acogny est née en 1944 au Bénin. Elle fait figure de chorégraphe et danseuse depuis la création de son premier studio de danse africaine en 1968, à Dakar. Entre 1977 et 1982, elle a été la directrice de Mudra Afrique, créé à Dakar, à l’initiative de Maurice Béjart et le président Léopold Sédar Senghor. En1980, elle publie son livre, La Danse africaine, édité en trois langues. Suite à la fermeture de Mudra Afrique, elle décide de s’installer à Bruxelles, en Belgique, avec la compagnie de Maurice Béjart. Elle y organisera des stages internationaux de danse africaine qui remportent un franc succès auprès du public européen. En 1995, elle retourne au Sénégal et décide de construire à Toubab Dialo un centre international de danses traditionnelles et contemporaines d’Afrique. Trois ans plus tard, elle créée l’association Jant-Bi / l’Ecole des Sables. Entre-temps, elle est nommée directrice artistique de la section danse d’Afrique en Création à Paris et des Rencontres chorégraphiques de Danse africaine contemporaine, fonction qu’elle assume de 1997 à septembre 2000. Germaine Acogny est chevalier de l’Ordre du Mérite et officier de l’Ordre des arts et des lettres de la République française et chevalier de l’Ordre national du Lion du Sénégal.< Mardi 29 avril à 19h30 à la salle Ibn-Khaldoun (Alger-Centre) Spectacle de danse « Songook Yaakaar » avec Germaine Acogny Entrée sur carte d’accès. Réservation à l’adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Danse - Germaine Acogny
Publié dans Culture
La majorité des 7000 habitants de Boguila, dans le nord de la Centrafrique, se sont enfuis dans la brousse en raison d’affrontements armés au passage d’un convoi de la force africaine escortant plus de 500 musulmans qui gagnaient le Tchad, a déclaré hier Médecins Sans Frontières (MSF). Le convoi, escorté par des soldats tchadiens de la Misca quittant eux aussi la Centrafrique, était parti vendredi de Bossangoa, à 150 km de la frontière tchadienne. Il «a été pris à partie (samedi) par des groupes armés locaux», vraisemblablement des miliciens anti-balaka, en majorité des chrétiens, selon MSF. «Le convoi de 20 camions évacuait les derniers 540 musulmans de Bossangoa vers Goré, dans le sud du Tchad. A son passage dans Boguila, l’équipe de MSF présente à l’hôpital a entendu une forte explosion et des tirs nourris et a vu les habitants s’enfuir de la ville», précise l’ONG dans un communiqué, ajoutant avoir pris en charge trois blessés à Boguila et à Poua, localité proche. MSF, présente à Boguila depuis 2006, craint que d’autres personnes aient pu être blessées au cours des échanges de tirs. Samedi, une source au sein de la gendarmerie de Bossangoa, à quelque 300 km au nord-ouest de Bangui, avait rapporté que les derniers musulmans encore présents dans la ville avaient tous quitté la région pour le Tchad afin d’échapper aux violences des anti-balaka. Ils étaient escortés par des soldats de la Misca. En septembre, des violences avaient éclaté dans la région de Bossangoa et dans celle de Bouca voisine. Les anti-balaka avaient attaqué et tué des civils musulmans, entrainant des représailles de la Séléka, ex-rébellion de majorité musulmane, alors au pouvoir. Au moins 150 personnes avaient été tuées et plusieurs centaines blessées. Sur une grande partie de son territoire, la Centrafrique s’est enfoncée dans un cycle de tueries intercommunautaires après des mois d’exactions perpétrées par les combattants de la coalition Séléka qui avaient pris le pouvoir à Bangui le 24 mars 2013 avant de devoir le quitter en janvier dernier. Depuis la fin du régime des Séléka et leur désarmement par les forces française et africaines, les musulmans, souvent associés aux ex-rebelles et désormais sans défense se sont retrouvés en proie aux pires représailles de la part des milices anti-balaka. C’est par dizaine de milliers qu’ils fuient le pays depuis plusieurs mois.n
Publié dans Monde
Les autorités ukrainiennes ont finalement décidé de lancer une offensive militaire dans l’est de l’Ukraine contre les militants pro-russes qui imposent un blocus dans les grandes provinces de l’est du pays afin d’avoir droit au même référendum en Crimée et rejoindre la Russie. Le gouvernement ukrainien parle d’«opération antiterroriste» qui aurait fait plusieurs morts et plusieurs blessés dans les deux camp L’Ukraine tombe dans une spirale de violence. Alors que le gouvernement ukrainien, soutenu par les puissances occidentales, ainsi que la Russie avaient réussi jusque-là à contenir les violences en Ukraine, les autorités ukrainiennes ont finalement décidé de lancer l’offensive hier contre les séparatistes qui veulent rattacher l’est du pays à la Russie dans un scénario similaire à ce qui s’est passé en Crimée en mars dernier. Face à ce risque, le gouvernement ukrainien a décidé de lancer ce qu’il appelle une «opération antiterroriste» contre les pro-russes, qualifiés de séparatistes, qui ont installé des barricades dans plusieurs villes du pays comme Slaviansk où samedi, les pro-russes ont pris d’assaut le QG de la police. Ils revendiquent le droit d’organiser un référendum similaire à celui qui s’est déroulé en Crimée en mars dernier où les habitants ont pu choisir entre une autonomie renforcée de la péninsule et un rattachement plein à la Russie, c’est la deuxième option qui a été alors favorisée par les habitants de la Crimée. L’Ukraine, l’Union européenne et les Etats-Unis refusent de prendre acte de ce rattachement que Moscou a pourtant entériné à la fin du mois dernier. De peur de voir un effet de contagion dans l’ensemble de l’est du pays où la majorité de la population est russophone, Kiev fait montre de sa volonté de ne pas voir le pays se disloquer et surtout de se réapproprier une souveraineté nationale qui semblait s’échapper pendant ces dernières semaines. «Une opération antiterroriste a commencé à Slaviansk. Elle est dirigée par le centre antiterroriste du service de sécurité d’Etat. Des forces provenant de toutes les unités de sécurité du pays y participent», a ainsi déclaré Arsène Avakov, ministre de l’Intérieur ukrainien, sur sa page Facebook. Victimes Le terme de «terroriste» est indéniablement fort pour justifier une action forte et sans concession de l’armée ukrainienne contre les « séparatistes » ukrainiens. La veille, le ministre ukrainien avait mis en garde la Russie : «Les autorités ukrainiennes considèrent les événements de la journée comme l’illustration de l’agression extérieure menée par la Russie.» En effet, la riposte des milices pro-russes dans l’est de l’Ukraine ne s’est pas faite attendre et si Vladimir Poutine a démenti toute implication dans les récents évènements en Ukraine, il est fort à parier que Moscou apporte une aide au moins logistique aux séparatistes. Le Président russe a, par ailleurs, affirmé qu’il n’avait aucune volonté d’annexer d’autres régions en Ukraine, mais a rappelé son droit à protéger les populations russophones de l’ex-URSS. La Russie soutient férocement l’idée d’une fédéralisation de l’Ukraine à laquelle le pouvoir central est opposé par peur de voir le pays se disloquer. En attendant, les autorités ukrainiennes ont déjà fait état de «plusieurs morts et plusieurs blessés» dans les deux camps. Le bilan définitif n’est pas encore connu, mais un officier de l’armée ukrainienne a été tué dans les opérations de l’armée. Cette action militaire de l’Ukraine arrive à un moment délicat, puisque le gouvernement ukrainien et des représentants pro-russes vont ouvrir un dialogue le 17 avril prochain sous l’égide de la Russie, des Etats-Unis et de l’Union européenne à Genève. Le Kremlin a indiqué que le format des discussions n’était pas encore arrêté et il est fort à parier que l’offensive de Kiev n’accule le gouvernement actuellement en place. Face à la situation actuelle, le vice-président américain, Joe Biden, est attendu à Kiev le 22 avril prochain.n
Publié dans Monde
Tipaza et Cherchell sont deux sites incontournables pour qui veut connaître le patrimoine historique algérien en général, celui de la région d’Alger en particulier. En cela, la côte à l’ouest d’Alger semble favorisée par l’Histoire et la côte Est moins riche, moins importante sur le plan historique et archéologique. Il y a en cela une large part à l’ignorance, à la méconnaissance d’un patrimoine qui existe et qui est d’un grand intérêt. Il ne fait aucun doute qu’entre Alger et Dellys, le site côtier le plus important à cet égard est Tamentfoust, l’antique Rusguniae qui, à 25 kilomètres de la capitale, constitue l’extrémité Est de la baie d’Alger. Le site historique de Tamentfoust est limité au nord et à l’ouest par la mer, à l’est par la baladiya de Aïn Taya et au sud par celle de Bordj el-Bahri. Tamentfoust est une appellation d’origine berbère désignant « le côté droit » ; on a probablement voulu signifier par-là que le site se situe à l’extrémité Est de la baie d’Alger, sur le cap qui ferme son côté droit. Quant à son nom antique de Rusguniae, il est d’origine punique et pourrait être traduit par « Cap des buissons ». L’emplacement de Tamentfoust a connu, comme tous les points stratégiques de la côte africaine, le débarquement des marins phéniciens, pour lesquels l’endroit a servi de simple point de ravitaillement. Sous domination romaine, à l’époque de l’empereur Auguste, plus précisément, la ville devient une colonie de droit romain. Le naturaliste Pline, dans son énumération des villes de la Maurétanie césarienne, mentionne Rusguniae parmi les colonies fondées par Auguste, peu avant le début de l’ère chrétienne. La ville est détruite par les Vandales, puis, au milieu du VIe siècle après J.-C., reconstruite par les Byzantins qui y installent une garnison ; elle devient le siège d’un évêché au début du VIIe siècle. Nous ne savons pratiquement rien de Tamentfoust sur une période de 1000 ans qui s’étend du VIIe siècle à l’arrivée des Ottomans, au XVIe siècle. C’est une période obscure qui gagnerait à être mieux connue. Le peu que nous savons nous provient du géographe Al-Idrissi qui a vécu au XIIe siècle. Il écrit ceci : « D’Alger à Tamentfoust, en se dirigeant vers l’Est, 18 milles. Rendre au lieu sa propreté d’antan Tamentfoust est un beau port auprès d’une ville petite et ruinée. Les murs d’enceinte sont presque entièrement renversés, la population peu nombreuse ; on dit que c’était autrefois une très grande ville et on y voit encore les restes d’anciennes constructions, de temples et de colonnes en pierre ». Avec l’arrivée des Ottomans, la plupart des monuments antiques ont été exploités comme matériaux de construction, afin de bâtir le vieux port d’Alger et de fortifier toutes les places importantes contrôlant l’entrée de la baie du même nom. Tamentfoust est comprise dans le projet ottoman et jugée si importante par ses nouveaux occupants qu’ils y érigent un fort imposant. Le site est exceptionnel, avec le quartier d’Alger-Plage et le port de Tamentfoust, la proximité des stations balnéaires d’El-Marsa, d’Aïn Taya et d’Aïn Chreb (ex-Surcouf). Aussi, la beauté du lieu associée à l’importance de son patrimoine historique font que le potentiel touristique de Tamentfoust est extrêmement fort. Certes, nous n’y retrouvons pas la somptuosité de Cherchell ou de Tipasa, mais le charme du site et le grand intérêt de ses vestiges donnent à cette ville son aspect attrayant et son originalité. Cela étant dit, l’écart est grand entre le potentiel et la réalité actuelle des choses. En effet, une fois que nous arrivons sur place, nous constatons les efforts qui doivent être menés pour améliorer la situation, des efforts importants sans être démesurés. A sa venue, le visiteur se dirige naturellement vers le très charmant petit port de Tamentfoust ; or, après avoir eu le regard attiré vers les dizaines d’embarcations de pêcheurs qui flottent paisiblement et harmonieusement sur la surface de la petite anse protectrice, il constate rapidement que le bord est encombré d’immondices et que la coloration du sable n’est pas naturelle, mais due à l’écoulement d’égouts dans ce qui constitue potentiellement un port de plaisance idéal. Tout doit commencer par là : rendre à ce lieu sa propreté originelle et son attractivité qui ne peut être que bénéfique aux multiples restaurants établis sur les quais. Une attractivité d’autant plus assurée que le port est surplombé par le fort ottoman du XVIIe siècle dont nous allons montrer maintenant l’importance. Le bordj de Tamentfoust a été probablement construit au courant de l’année 1661, sous le commandement du pacha Ismaïl, par Ramdan Agha. C’était l’escale rituelle des bateaux transportant les Kapıcı başı, ou envoyés du Sultan ottoman aux pachas d’Alger. A leur arrivée, ils avertissaient la garnison du fort par des coups de canon et cette dernière répliquait de même. Le bordj a été restauré et consolidé en 1685 par le dey Mezzo Morto, après avoir énormément souffert du bombardement de 1683 que l’amiral français Abraham Duquesne lui a fait subir. L’Algérie et la France étaient en guerre depuis 1681 ; Français et Algériens se reprochaient mutuellement les prises corsaires effectuées par les uns et par les autres, et la mise en esclavage des Hommes dans les ports d’Alger et de Marseille. Ce n’est sûrement pas un hasard si les lieux environnants Tamentfoust s’appelaient Jean Bart ou Surcouf à l’époque coloniale ; ce sont les noms de célèbres corsaires français. Ainsi, lorsque Tamentfoust est tombée aux mains des Français, ces derniers ont dû choisir ces noms par esprit de revanche sur les corsaires algériens, dès lors neutralisés. Il faut avoir à l’esprit que la côte bordant la baie d’Alger a été un haut lieu de résistance face aux tentatives d’invasion européenne. Là, à l’automne de l’année 1541, a été défaite l’armée de Charles Quint et coulée une grande partie de sa flotte, à cause de la tempête qui s’était providentiellement élevée pour venir en secours aux Algérois assiégés. Les débris de la flotte et de l’armée de Charles Quint se sont regroupés à Tamentfoust pour se diriger vers Bejaïa, alors espagnole et qui l’est restée jusqu’en 1555. Là aussi a lamentablement échoué l’expédition espagnole d’O’Reilly, en 1775. Lieux imprenables Ce sont donc des siècles de vigilance et de résistance algérienne aux tentatives ennemies qui ont décidé la France d’éviter ces lieux imprenables et l’ont poussée à débarquer sur la côte ouest, à Sidi Fredj. Le fort de Tamentfoust, dont les murs atteignent neuf mètres de haut, constituait l’un des plus importants éléments dans la défense de la baie d’Alger. Selon le notable kouloughli Hamdan Khodja, c’est là que chefs de tribus et de zaouïas se sont réunis le 23 juillet 1830, pour mettre au point une stratégie de combat et de révolte contre les envahisseurs français. Accessible par une seule entrée, le bordj est entouré d’un fossé que l’on enjambe en empruntant une passerelle en bois mesurant cinq mètres de long sur un mètre cinquante de large. Après avoir franchi la porte, on pénètre dans un couloir qui conduit vers une cour à arcades, sur laquelle s’ouvrent diverses pièces et magasins : une cuisine, une salle de prière, une prison, un hammam et un dépôt d’armes. En outre, un escalier permet d’accéder à la terrasse d’où l’on pouvait autrefois surveiller les alentours et attaquer l’ennemi lorsqu’il était à une portée suffisante des canons. Patrimoine national Le fort a été classé patrimoine national en 1967 et fait fonction de musée depuis le 27 mai 1999. Ce musée comprend trois espaces qui ont été aménagés de la sorte : la salle de l’ère préhistorique, contenant plusieurs outils, dont de fines pointes de flèches de l’époque néolithique ; la salle antique où sont exposés, entre autres, quelques stèles votives dédiées au dieu Saturne et un imposant sarcophage ; la salle de la période islamique, dont la principale curiosité est constituée d’un tronçon de canalisations d’eau de l’époque ottomane. Le fort, de forme octogonale, comprenait 22 pièces de canons : une pièce donnant sur le côté où s’ouvre la porte d’entrée et trois pièces sur chacun des sept autres côtés. Ces pièces assuraient la protection du flanc et de la rade. En dehors de l’histoire somme toute fascinante de ce fort, son plan octogonal constitue sa grande originalité, car dans toute l’étendue de l’ex-Empire ottoman, il n’y a que quelques exemplaires de ce type ; c’est le seul sur toute l’étendue du Maghreb. Le bordj présente donc une valeur architecturale considérable. Or, ce n’est pas cette impression qui est donnée au visiteur venu découvrir les lieux. Une fois le billet d’entrée payé – il coûte seulement vingt dinars et son prix n’a donc pas été décuplé à l’instar de celui de nombreux autres musées -, le visiteur se retrouve seul à l’intérieur d’un édifice dans lequel il n’est pas orienté et qui est laissé sans surveillance. Lorsqu’on pénètre dans le couloir qui mène à la cour, on est désagréablement surpris par l’état des supports sur lesquels figurent les notices explicatives : faits d’un papier non cartonné, ils sont usés et ont manifestement été exposés à l’humidité, voire à l’eau de pluie. Dans la présentation générale du fort, on ne trouve pas moins d’une quinzaine de fautes de langue pour un texte d’environ 200 mots, ce qui réduit profondément la portée pédagogique du texte. Un beau livre électronique d’un prix de 600 dinars a été conçu par Lamine Bensaou pour être mis à la disposition des visiteurs ; il serait idéal pour son utilisation dans des classes de collège, par exemple. Or, il passe quasi inaperçu, enfermé qu’il est dans une vitrine sale, scellée par un cadenas rongé par la rouille. Il s’en faut de beaucoup pour que les 3000 exemplaires de ce livre paru en 2008 soient écoulés. Après avoir laissé un parasol et des planches de bois, posées au milieu de vieilles amphores et d’un chapiteau antique, nous pénétrons dans la cour, dont les murs sont dans un état de dégradation assez avancé (on y remarque notamment quelques graffitis de visiteurs inconscients). Dans les pièces réservées aux arts préhistorique et islamique, nous ne trouvons aucune notice explicative, ce qui ôte, là encore, beaucoup de la valeur pédagogique du musée, un mot pour lequel nous sommes fortement tentés d’utiliser les guillemets. Enfin, le mihrab de la salle de prière, transformée en bureau, se trouve négligemment encombré de planches de bois. Désintérêt Cela fait très mauvais effet et semble indiquer que l’on n’accorde pas de véritable intérêt à l’ensemble de l’édifice. Il faut nettoyer le port avons-nous dit, eh bien il s’agit également de traiter comme il se doit cet édifice d’une haute valeur historique. Nous partons de là-bas avec une légère note positive après avoir parcouru le jardin qui entoure le fort et avoir chaleureusement félicité le jardinier pour son travail. Nous nous dirigeons vers le Chemin des ruines où se trouve l’essentiel de Rusguniae, la ville antique qui a été classée bien culturel le 12 septembre 2012. Là où on pourrait s’attendre à trouver un chemin champêtre bordé de ruines puniques ou romaines, nous trouvons en fait une belle rue bordée de villas cossues, dont certaines, assez anciennes, ne manquent pas de charme, il faut l’admettre ; cependant, nous ne trouvons nulle trace des ruines et pour cause, la plus grande partie se trouve soit engloutie par l’urbanisme des périodes coloniale et contemporaine, soit intégrée à des propriétés privées. Il en va ainsi des thermes du sud-ouest de la ville, sur la falaise surplombant la mer. Dans une autre propriété, à la sortie est de la ville, se trouvent les vestiges de l’aqueduc et le château d’eau auquel celui-ci aboutissait. Quel est le sort de ces ruines et des éventuels objets d’époque antique que l’on peut y trouver ? On ne peut que se répandre en vaines conjectures et supposer que toute étude scientifique, dans le prolongement de celles effectuées par Henry Chardon, de 1899 à 1900 et par R. Guerry, de 1959 à 1965, est désormais compromise. En arrivant au bout du Chemin des ruines et en pénétrant dans un terrain vague envahi de broussailles, notre déception est momentanément balayée par une vision superbe, celle des thermes du Sud-Est. Le plan en est encore reconnaissable dans ses grandes lignes. Les salles froides, situées au nord du bâtiment, sont commandées par un vaste frigidarium dont le sol est recouvert d’une belle mosaïque polychrome. Sur le côté est du frigidarium s’ouvre une piscine fermée en abside. On y descend par un escalier de trois marches. Un mortier hydraulique recouvre le fond de la piscine et remonte sur près d’un mètre et demi le long des murs. Ces derniers sont percés de trois niches symétriquement disposées, dans lesquelles l’eau se déversait. Au milieu de ces thermes envahis par la nature et un peu excentrés, nous avons eu cette pensée un peu triste : ici, la nature a mieux préservé le bâti des ancêtres qu’ailleurs la sollicitude des Hommes. Armés d’un persistant espoir de changement, nous avons quitté ce lieu de rêve avec des mots de Jules Vernes que Tamentfoust a inspirés dans son roman d’aventures Mathias Sandorf, paru en 1885 : « Le Cap Matifou, c’est un mamelon énorme, puissant, inébranlable, qui se dresse à l’extrémité nord-est de la vaste rade d’Alger, comme pour défier les éléments déchaînés et mériter le vers célèbre : Sa masse indestructible a fatigué le temps ! » n
Publié dans Grand angle
Selon une étude récente qui évalue le statut des espèces au niveau européen, 24% des espèces de bourdons d’Europe sont menacées d’extinction sur la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN. L’étude porte sur les 68 espèces de bourdons présentes en Europe. Elle fait partie du projet Statut et tendances des pollinisateurs européens (STEP) et de la Liste rouge européenne des pollinisateurs, tous deux financés par la Commission européenne. Les bourdons, à l’instar des autres pollinisateurs, jouent un rôle crucial dans la production alimentaire. Ils permettent la reproduction des végétaux et améliorent la production agricole, notamment celle d’aliments tels que les tomates, les poivrons et de nombreux autres fruits, légumes et graines que nous consommons. Sur les cinq principaux pollinisateurs des cultures européennes, trois sont des bourdons. Avec d’autres pollinisateurs, les bourdons apportent à l’agriculture européenne plus de 22 milliards d’euros par an. « Nous sommes très préoccupés par ces conclusions. Une proportion si élevée de bourdons menacés peut avoir des conséquences graves pour notre production alimentaire », dit Ana Nieto, spécialiste de la biodiversité européenne à l’UICN et coordinatrice de l’étude. « Il faut protéger les espèces de bourdons et leurs habitats, restaurer les écosystèmes dégradés et promouvoir des pratiques agricoles respectueuses de la biodiversité afin d’inverser ces tendances négatives chez les populations européennes de bourdons. » D’après l’étude, les effectifs de 46% des espèces de bourdons d’Europe sont en déclin, 29% sont stables et 13% en croissance. Le changement climatique, l’intensification de l’agriculture et les changements dans l’utilisation des terres agricoles sont les menaces principales auxquelles ces espèces sont confrontées. La pollution découlant des déchets agricoles et la destruction de leurs habitats liée à l’urbanisation contribuent aussi à leur régression. « Le déclin des bourdons européens est un problème qui doit être abordé sur tous les fronts. L’Union européenne a interdit récemment l’usage de certains pesticides qui sont dangereux pour les abeilles, et elle finance des recherches sur le statut de conservation des pollinisateurs », dit Janez Potoċnik, Commissaire européen à l’environnement. « Cependant, il est clair qu’il faut intensifier les efforts à travers, entre autres, une meilleure intégration de l’environnement dans les autres politiques, mais aussi en sensibilisant aux avantages apportés par les pollinisateurs. » Le changement climatique, avec des températures en hausse et de longues périodes de sécheresse, est à l’origine de modifications importantes de l’habitat des bourdons. Bombus hyperboreus, le deuxième bourdon d’Europe par la taille, classé dans la catégorie Vulnérable sur la Liste rouge de l’UICN et strictement limité aux régions arctiques et subarctiques, ne vit que dans la toundra scandinave et dans l’extrême nord de la Russie.n
Publié dans Environnement
Page 1 sur 2