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Reporters - Filtrer les éléments par date : jeudi, 10 avril 2014
Le Fonds monétaire international (FMI) indique dans son rapport publié, mardi dernier, qu’une importante augmentation de la production de brut aux Etats-Unis, combinée à une baisse potentielle de la demande mondiale, pourrait affecter les prix et le niveau de production de pétrole dans le Golfe. « La croissance, plus rapide que prévu, de la production de pétrole aux Etats-Unis et la baisse, plus forte qu’attendu, de la demande en raison du ralentissement des économies des pays émergents et développés posent des risques pour les prix et la production de pétrole du CCG », souligne le rapport du FMI. Cependant, et en dépit d’une baisse attendue de leurs excédents budgétaires, la plupart des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) continuent d’avoir des réserves monétaires substantielles pour amortir le choc éventuel d’un effondrement des prix, estime le FMI dans son rapport sur les prévisions économiques mondiales. La croissance dans la plupart de ces pays, indique le fonds, devrait rester en 2014 globalement au même niveau qu’en 2013. L’Arabie saoudite, première puissance économique arabe, devrait enregistrer une croissance de 4,1% en 2014, mieux que les 3,8% de 2013. Selon le FMI, « mais même si les excédents budgétaires n’ont cessé de faiblir au cours des dernières années, la plupart des économies du CCG continuent d’avoir assez de réserves pour résister à un choc provoqué par une baisse des prix » du pétrole, estime le FMI. La croissance devrait atteindre, respectivement, 4,4 et 4,2% en 2014 et 2015 aux Emirats arabes unis, contre 4,8% en 2013. L’octroi à Dubaï de l’organisation de l’Exposition universelle 2020 a raffermi les perspectives de croissance aux Emirats, où les prix de l’immobilier sont en train d’« augmenter rapidement », selon le FMI. La croissance au Qatar, riche pays gazier, va se tasser à 5,9% en 2014, contre 6,2% en 2013, avant de remonter à 7,1% en 2015. Ce pays devrait dépenser des milliards de dollars pour édifier les infrastructures de la Coupe du monde de football qu’il doit organiser en 2022. Quant à l’économie koweïtienne, elle devrait croître de 2,6% en 2014 et 3% en 2015 après une croissance de seulement 0,8% en 2013. <
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Le 17e Festival international de poésie, « Voix vives de Méditerranée en Méditerranée », prévu cette année du 18 au 26 juillet dans la ville de Sète, dans le sud de la France, verra la participation, au côté de près d’une centaine de poètes, mais aussi d’artistes plasticiens, musiciens, chanteurs ou encore conteurs, venus en majeure partie de pays riverains de la Méditerranée, des poètes algériens Hamid Tibouchi, Hakim Miloud et Abdellah El Hamel. Créé avec l’objectif, souligne la directrice et fondatrice du festival, Mme Maïthé Vallès-Bled, de faire découvrir au grand public la richesse de la poésie que proposent les cultures méditerranéennes, le choix d’artistes algériens, ajoute-t-elle à l’APS, se base « simplement sur la lecture des œuvres » qu’ils proposent. « Hamid Tibouchi est notoirement connu en France pour son œuvre, Hakim Miloud est, certes, moins connu en France, mais c’est un excellent poète que j’ai déjà invité au festival, tandis qu’Abdellah El Hamel y participe pour la première fois ». Evénement culturel au concept assez unique, proposant quotidiennement au public pas moins de 60 événements, dont certains gratuits, et présentés dans plusieurs espaces de la ville portuaire, la participation d’artistes représentant la culture algérienne au festival « Voix vives de Méditerranée en Méditerranée », bien que souvent passés inaperçus, n’est pas un fait nouveau. En effet, ils furent présents depuis la première édition avec notamment l’année dernière Mohammed Boutaghane. Présentant, par ailleurs, la culture algérienne comme celle d’un « un grand pays de la Méditerranée, porteur d’une culture ancienne extrêmement forte, qui est inscrite dans la tradition poétique locale », le festival sera l’occasion de mettre en lumière le travail de Hamid Tibouchi, connu également en tant qu’artiste peintre, domaine qui le fera entrer dès son jeune âge dans le milieu artistique. Ses poèmes, traduits dans plusieurs langues, sont axés, à l’image des écrits de Tahar Djaout qu’il a côtoyé à l’époque de ses études à l’Ecole normale supérieure d’Alger, sur l’expression de sa vision personnelle des choses, mais aussi de ses rêves pour l’Algérie. Artiste très connu, il sera accompagné de Hakim Miloud et d’Abdellah El Hamel. Le premier poète de langue arabe et également traducteur est notamment l’auteur des recueils Femme, à tous les vents paru chez El Ikhtilef en 2002, et de Plus qu’une tombe (Barzakh, 2003). Participant, quant à lui, pour la première fois, Abdellah El Hamel a notamment publié Kitab Echaffa en 1999, Sabahate Tariaa en 2008, Fin de partie de Samuel Becket en 2010, ainsi que des poèmes et des traductions parus dans plusieurs journaux. Par ailleurs, et en plus de l’événement prévu dans la ville française de Sète, le organisateurs réitéreront la tournée méditerranéenne de l’édition 2013. En effet, plusieurs étapes sont prévues, successivement à Sidi Bou Saïd (Tunisie) les 23 et 24 mai, à Gênes (Italie) du 6 au 8 juin, et à Tolède (Espagne) du 5 au 7 septembre. <
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Bonne nouvelle pour les usagers de la route nationale n°26. Le projet portant dédoublement de cette voie de communication à grande circulation voit finalement le jour. En effet, la première tranche de 2,5 km du tronçon traversant la ville d’Akbou, dans la wilaya de Béjaïa, sur une distance de 6 km, fait actuellement l’objet de travaux d’extension et d’aménagement devant permettre le dédoublement de la chaussée en deux voies à sens unique. Le coup d’envoi des travaux de ce projet, inscrit le 15 février dernier, a été donné par le wali de Béjaïa, Hamou Ahmed Touhami, le 1er avril passé, à partir de la ville d’Akbou. Lancés le jour même, les travaux, qui consistent en l’aménagement en double voie de la traversée d’Akbou, ont été confiés à deux entreprises spécialisées en travaux publics et en hydraulique. Ils s’étaleront sur l’axe routier allant du pont de Tifrit, à hauteur de la ZAC de Taharacht, jusqu’au lieudit la « Patte d’oie ». « J’ai demandé aux deux entreprises locales détentrices du projet de faire de leur possible afin de réduire le délai de réalisation de 6 à 3 mois. Car cette opération constitue l’une de nos priorités à Béjaïa », a déclaré le wali à la presse, sur le lieu du chantier, à Akbou. Pour M. Touhami, ce projet tant attendu par la population de cette région de la Soummam sera perçu comme une véritable bouffée d’oxygène, aussi bien par les riverains que par les usagers de la RN26 qui souffrent le martyre quotidiennement. Il faut dire que l’étroitesse de cette route et l’explosion du nombre de véhicules qui l’empruntent, provoquent quotidiennement des bouchons monstres sur le tronçon reliant Tazmalt à El Kseur, notamment au niveau des communes d’Akbou, Ouzellaguen et Sidi Aïch. Ceci dit, le wali de Béjaïa invite les citoyens de la région et les usagers de la RN26 à faire preuve de plus de patience et d’être compréhensifs quant aux éventuels désagréments que pourraient engendrer les travaux nécessitant le déplacement de certains réseaux, tels que le gaz de ville, la fibre optique, l’électricité… Pour sa part, le directeur des travaux publics de la wilaya de Béjaïa, Rachid Ourabah, a tenu à souligner que « ce projet revêt une importance capitale dans la mesure où il permettra de décongestionner cet axe routier qui enregistre un trafic routier très dense, estimé à quelque 15 000 véhicules par jour ». Par ailleurs, le conservateur des forêts, Ali Mahmoudi, a déploré le fait que ce projet causera des dommages collatéraux, dès lors que pas moins de 58 eucalyptus, longeant ce tronçon de la RN26, seront abattus. A noter enfin que la réalisation de cette première tranche du projet coûtera la bagatelle de 50 milliards de centimes, dont 20 milliards ont été dégagés par l’APC d’Akbou. <
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Le défenseur international algérien de Naples (Serie A italienne de football), Faouzi Ghoulam, est revenu mardi sur son transfert hivernal du club du Sud italien, estimant qu’il ne pouvait pas refuser l’offre du président Aurelio De Laurentiis. « Quand un grand club te veut, si tu ne viens pas, il en prend un autre et c’est fini pour toi. Partir au milieu d’une saison de Coupe du monde était risqué. Mais j’ai fait un choix sur le long terme. Je ne pouvais pas refuser l’offre de Naples », a affirmé le latéral gauche de l’Equipe nationale au site spécialisé Goal. Ghoulam (23 ans), formé à l’AS Saint-Etienne (Ligue 1 / France), s’est engagé durant le mercato d’hiver avec Naples, pour un contrat de quatre ans et demi. Depuis, le défenseur algérien a réussi à s’illustrer au sein de la formation des Partenopei, arrachant du coup une place de titulaire à part entière au sein de l’équipe entraînée par le technicien espagnol, Rafael Benitez. «J’avais déclaré que je me voyais bien imiter Loïc Perrin et réaliser toute ma carrière dans mon club formateur. Mais j’avais ajouté qu’on ne pouvait préjuger de rien dans le football», a-t-il ajouté. En dépit de son départ de Saint-Etienne, Ghoulam reste attaché à son ancien club qu’il dit soutenir « toujours ». « Qu’il soit en Ligue des champions ou en National, je resterai toujours supporter de mon club de cœur. Grâce au câble, je continue de suivre Saint-Etienne. C’est là que mon rêve d’enfant a commencé », a-t-il conclu.n
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Les fédérations algérienne et française ont entériné une réelle coopération en signant une convention-cadre qui concerne plusieurs aspects, notamment la formation.La Fédération algérienne d’athlétisme (FAA) et son homologue française (FFA) ont signé lundi soir à Alger une convention-cadre de coopération portant sur plusieurs aspects, a indiqué mardi soir l’instance fédérale algérienne. Le document a été paraphé par le président de la FAA, Ammar Bouras, et celui de la FFA, Bernard Amsalem, lors d’une cérémonie en présence des membres du bureau fédéral de la FAA et de Ghani Yalouz et Julien Mauriat, respectivement directeur technique national et directeur général de la fédération française, a précisé la FAA dans un communiqué. Cette convention, « appelée à être enrichie, sera mise en application dès cette année », souligne la fédération, ajoutant que les échanges visant le développement de l’athlétisme sur plusieurs plans sont «un des principaux points du partenariat qui tend à offrir aux jeunes athlètes des deux pays un rapprochement en matière de compétition, formation, développement, selon les besoins de chaque fédération». Aussi, les deux institutions s’engagent-elles à conjuguer leurs efforts pour assurer la promotion de l’athlétisme dans les deux pays. Cet objectif passe par «la prise en charge réciproque des délégations en déplacement dans l’un ou l’autre pays ». Il est aussi question de participation de techniciens algériens aux stages de formation programmés par la fédération française et l’accueil de deux à trois officiels algériens pour encadrer des championnats nationaux d’athlétisme en France. Le document signé porte également sur la venue en Algérie de formateurs français pour encadrer des stages de formation pour entraîneurs, officiels et pour les manipulateurs de la photo finish. Le président de la FFA, M. Amsalem, a invité les athlètes algériens à participer aux compétitions que sa fédération organise, dont le marathon de Paris (novembre prochain) et le 20 km Marseille-Cassis, qui aura lieu le 26 octobre prochain. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mohamed Tahmi, avait reçu lundi matin en son département les présidents des deux instances fédérales, Ammar Bouras et Bernard Amsalem, afin d’étudier les voies et moyens à même de renforcer les relations de partenariat entre les deux parties. A l’issue de cette rencontre, Bernard Amsalem a fait part de l’intérêt de la fédération française quant au renforcement de la coopération avec son homologue algérienne dans le domaine de la formation. M. Amsalem, qui s’est félicité de cette entrevue, s’était aussi engagé à discuter avec la ministre française chargée des sports, Najat Vallaud-Belkacem, pour redynamiser la coopération en matière de sport entre l’Algérie et la France. Le patron de la FFA a également été reçu au Comité olympique algérien, où il a été question du développement de la pratique sportive en général. M. Amsalem, également vice-président du Comité olympique français, a évoqué avec des membres du bureau du COA les voies et moyens de renforcer la coopération entre les deux instances olympiques. Dakar accueillera le conseil de l’IAAF Le conseil de l’Association internationale des fédérations d’athlétisme (IAAF) se réunira à Dakar du 13 au 16 avril 2014, a indiqué mardi la Confédération africaine d’athlétisme (CAA). Le conseil de l’IAAF, composé de 27 membres élus par le congrès et du secrétaire général, est l’instance dirigeante de l’athlétisme mondial. Ce sera la troisième fois que le conseil de l’IAAF se tiendra à Dakar après les rencontres de 1976 et 2003. Le Sénégalais Lamine Diack, qui quittera la présidence de l’IAAF en 2015, avait sollicité et obtenu de ses pairs de l’instance mondiale la tenue de cette avant-dernière rencontre du conseil chez lui, précise le site officiel de la CAA. Le dernier conseil de l’IAAF se tiendra à Pékin (Chine) lors des prochains championnats du monde 2015.n
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L’auteure de La Bicyclette bleue, Régine Deforges, a disparu le jeudi dernier à l’âge de 79 ans. Ce roman, vendu à plus de dix millions d’exemplaires, est un énorme succès qui lui a valu un procès pour plagiat intenté par les héritiers de Margaret Mitchell, auteure de l’énorme autre succès Autant en emporte le vent. Régine Deforges, qui ne s’est absolument pas caché de s’être inspirée du célèbre roman américain, l’emporta au bout de trois rounds. La Bicyclette bleue, premier roman d’une longue saga de dix tomes, a été entamé en 1981. Elle signera le dernier en 2007. Ce roman en dix volets restera un immense succès en libraire. Au départ, un roman paru en 1983, puis une trilogie, puis une saga de dix tomes. Soit dix millions d’exemplaires vendus, et des traductions dans une vingtaine de langues. En 1999, on en fait une adaptation cinématographique tout autant populaire, avec en tête d’affiche la fameuse Lætitia Casta. Le roman s’ouvre sur l’été 1939. Léa Delmas a dix-sept ans. Sa vie se résume à la terre bordelaise, aux vignobles, aux siens. La déclaration de guerre anéantit l’harmonie de cette fin d’été et jette Léa dans le chaos de la débâcle, de l’exode, de la mort et de l’occupation nazie. Le lecteur ne pourra s’empêcher de penser à Scarlett O’hara, héroïne du best-seller de Margaret Mitchell. La guerre de sécession. Les déchirements entre le Nord et le Sud. Son courage et ses déboires. Léa, héroïne de Deforges, en fera de même. Léa Delmas a dix-sept ans, un joli minois, de jolies jambes, un caractère bien trempé et des cheveux en désordre. Elle aime voir les jeunes gens de sa campagne lui tourner autour. Mais lorsqu’elle apprend que Laurent d’Argilat, son ami d’enfance, se fiance avec sa cousine Camille, elle est furieuse. Elle aime secrètement Laurent. Cette annonce l’obligera à le lui faire savoir. Cette obstination fait sourire François Tavernier, un homme mystérieux, cynique et moqueur qu’elle croise à la cérémonie des fiançailles. C’est 1939, la guerre éclate. Léa tremble de voir mobilisés les hommes qu’elle aime, particulièrement Laurent. Lorsqu’il part pour le front, elle est chargée de prendre soin de Camille, enceinte, dans une époque où fréquenter les mauvaises personnes peut vous conduire au camp, perdue entre les partisans du pacifiste maréchal Pétain et les appels à la résistance d’un certain général depuis Londres. Le titre de ce roman fait référence à la bicyclette utilisée par Léa pour passer entre la zone libre et la zone occupée, et souffre d’une mauvaise image due à son côté champêtre et au sourire de Laetitia Casta qui est passé par là. En dépit de son titre, ce roman est dur, haletant et charnel. Léa fonce dans le tas, court sous les bombes et la mitraille, joue avec les hommes. Insouciante et passionnée au début du roman, entraînée dans une guerre qui la pousse dans ses retranchements, elle n’en est pas moins une héroïne profondément humaine, qui se répand en larmes, qui déteste cordialement sa rivale Camille dont elle a pourtant la charge, pleine de défauts et parfois profondément énervante. François Tavernier, comme le héro de Autant en emporte le vent, est un personnage impossible à cerner et pourtant étonnamment présent, à croire qu’il le fait exprès. On tombe toujours sur lui. On est toujours accueilli par sa suffisance et son sourire narquois. Ceci n’entame en rien la confiance qu’on a en lui. Il est des plus fiables, même si l’envie de le gifler est toujours aussi pressante. L’action ne vous laisse pas une minute de répit et l’on suit la débâcle, des nuits de fuite interminables, des gens terrifiés, incrédules, avec une intensité qui fait froid dans le dos : la petite et la grande histoire sont mêlées avec une telle dextérité qu’on a l’impression de vivre cette guerre avec Léa. Elle sera contrainte à des choix impossibles. C’est le début d’une fresque romanesque qui s’achèvera avec Et quand vient la fin du voyage, dont l’action se déroule dans les années 1960 en Bolivie, où Léa continue de traquer les nazis. Entre-temps, Régine Deforges aura fait parcourir à son lecteur l’Argentine, le Vietnam, Cuba et l’Algérie. « Au départ, ce qui m’intéressait dans cette histoire, c’était la guerre. Pas les personnages. J’invente des personnages pour les jeter dans des situations difficiles », expliquait Régine Deforges à la presse française à la sortie de son dernier tome en 2007. « J’ai fait un travail de flic », soulignera-t-elle encore. Connue pour la documentation fouillée de son œuvre, l’écrivaine décortiquait la presse de l’époque et rencontrait des personnalités, comme le général Giap, le vainqueur de Diên Biên Phu, ou les compagnons d’armes de Che Guevara. « Un jour, un ancien ministre de De Gaulle m’a dit : pour une femme, vous ne dites pas de conneries sur la guerre », relatera-t-elle non sans une certaine fierté. La critique, quant à elle, boudera la saga. Des procès pour plagiat intentés par les héritiers de Margaret Mitchell, auteure de Autant en emporte le vent - procédures à l’issue desquelles Deforges aura finalement gain de cause -, n’y auront rien arrangé. Pour La Bicyclette bleue, l’éditeur Jean-Pierre Ramsay avait en effet proposé à Régine Deforges de s’inspirer de l’œuvre américaine culte. Face au dédain de l’intelligentsia, l’écrivaine dira : « En France, on ne reproche pas à ceux qui vendent des canons de gagner de l’argent, mais pour un écrivain, c’est comme si c’était scandaleux. » Quels que soient ses déboires avec les critiques littéraires, son roman a été vendu à plus de dix millions d’exemplaires. Un énorme succès en librairie. Si vous faites partie de ceux qui ne l’ont pas encore lu, il est temps de le faire et qu’importe si le roman est vieux de trois décennies et si son auteur ne fait plus partie de ce monde. Les livres ne survivent-ils pas à leurs créateurs ?n
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Evénement culturel international tenu annuellement depuis 2004, le «Festival de la bande dessinée et des arts associés», organisé cette année du 11 au 13 avril, toujours à Aix-en-Provence, dans le sud de la France verra, pour sa 11e édition, la participation de deux bédéistes et dessinateurs algériens de talent, en plus de la présence d’Ameziane Ferhani, journaliste et auteur ayant, entre autres, signé l’ouvrage 50 ans de bandes dessinées algériennes et l’aventure continue, où il met en lumière l’évolution du 9e art en Algérie. Réunissant, pas ailleurs, pas moins de 50 bédéistes issus de différentes cultures, les interventions des artiste algériens, dont le déplacement s’effectue grâce au soutien de l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC), auront lieu dans le cadre bien particulier des rencontre-débats qu’ouvre au public le festival. En effet, prévue pour le samedi 12 avril à partir de 18h à la bibliothèque Méjanes, de la Cité du livre, dans une région qui compte une forte communauté estudiantine, la rencontre animée par Tewfik Hakem, journaliste à la radio France Culture, aura pour but, avec le concours d’Ameziane Ferhani, et des bédéistes Nawel Louerrad et Slim, d’exposer leur travail, mais aussi de revenir sur l’évolution des styles et des centres d’intérêt des auteurs de bandes dessinées et plus généralement des amateurs du 9e art. Genre d’expression artistique revenant ces derniers années au-devant de la scène, les œuvres algériennes, comme l’avait montré le dernier « Festival international de la bande dessinée d’Alger » (FIBDA), organisé en octobre dernier, ne font pas exception à la règle, révélant alors la forte progression du style manga chez les jeunes auteurs, la bande dessinée de genre « franco-belge » dont s’étaient largement inspirés les grands noms tels que Haroun, Amouri, réunis dès les années 60 dans le journal M’kidech ou encore Aït-Kaci Ahmed dit Kaci Rachid, plus connu pour sa carrière de caricaturiste. A ce titre, la mise en parallèle du travail de Slim et de Nawel Louerrad, représentant à eux seuls deux époques, deux contextes, mais conservant tout de même certains des codes qui caractérise encore aujourd’hui la bande dessinée algérienne, permettra, en effet, de mettre en avant cette évolution notée dans l’ouvrage d’Ameziane Ferhani. Issu, pour sa part, de la caricature de presse, les œuvres de Slim, connu pour être le créateur du personnage de Bouzid, met, en effet, au centre de chacun de ses albums et dans un style marqué par l’humour, une critique souvent sans concession de l’actualité et des réalités sociales. Représentant, quant à elle, la nouvelle vague de la bande dessinée algérienne, beaucoup plus axée sur des questions personnelles, et auteure en 2012 chez Dalimen de Les vêpres algériennes, le nom de Nawel Louerrad, architecte de formation, mais également issue du milieu du théâtre, après sa participation à l’ouvrage collectif intitulé Monstres avec une histoire courte, Monstrez-vous, paru aux éditions Dalimen en octobre 2011.n
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Les puissances occidentales continuent leur fronde médiatique et diplomatique contre la Russie et la politique qu’elle mène dans l’est de l’Ukraine, laquelle est considérée comme un risque pour l’unité du pays. En Ukraine, des manifestants en faveur du rattachement avec la Russie ont commencé à ériger des barricades dans l’est du pays, une attitude vivement critiquée par le gouvernement de transition à Kiev. L’Ukraine est, désormais, entrée dans une spirale d’instabilité qu’elle semble incapable de maîtriser. En effet, ce qui avait commencé par une révolte populaire contre un gouvernement pro-russe et autoritaire pourrait bien résulter en la dislocation du pays sous le regard impuissant d’un nouveau gouvernement de transition, cette fois-ci pro-européen. En effet, après le référendum qui a eu lieu en Crimée et qui fait de cette péninsule une province russe désormais, maintenant, c’est à l’ensemble de l’est du pays, composé d’une majorité de russophones, de demander d’avoir le même choix que la Crimée, une décision motivée par leurs origines russes, mais aussi par la situation socioéconomique déplorable qui prévaut dans ces provinces ukrainiennes et qui pourraient bien s’améliorer sous la tutelle russe. La promesse faite par Vladimir Poutine en début de semaine de protéger les populations russophones d’Ukraine « à n’importe quel prix » a fait craindre le pire à l’Ukraine et à ses soutiens parmi les puissances occidentales quant à l’interventionnisme russe dans le pays. Pour l’instant, celui-ci se limite à 40 000 soldats parqués à la frontière russo-ukrainienne et en mesure d’intervenir à n’importe quel moment en cas de besoin. Le Kremlin fait l’objet d’attaques de toutes parts depuis maintenant deux jours. L’Otan a commencé par menacer la Russie de « conséquences graves » si elle persistait dans «l’escalade de violence et de tensions». Le président français, François Hollande, a, pour sa part, appelé Moscou à ne pas « alimenter les tensions inutilement», alors que la chancelière allemande, Angela Merkel, a affirmé que sur «beaucoup de points, on ne peut pas percevoir la contribution de la Russie à une détente ». Face à ces pressions diplomatiques, il semblerait tout de même que le président russe, Vladimir Poutine, ait choisi d’opter pour une tactique d’apaisement, en tous cas en surface. En effet, il s’est dit prêt à participer à une table des négociations avec les puissances occidentales et le gouvernement ukrainien, mais à condition que l’opposition soit présente. Hier, les pro-russes en Ukraine semblent avoir emboîté le pas à leur leader puisqu’ils ont décidé de relâcher près de 60 otages qu’ils détenaient au siège local de la sécurité ukrainienne, dans la ville de Lougansk, à l’est du pays. Une initiative somme toute précaire, qui montre cependant la volonté des séparatistes de discuter avec le gouvernement ukrainien afin de convenir de la meilleure option possible pour les deux parties. Pour autant, ce geste ne constitue en aucun cas une garantie et les forces ukrainiennes l’ont bien compris. Ces dernières, qui auront mis beaucoup de temps à s’organiser en raison de l’instabilité politique qui prévaut dans le pays, mais aussi dans les rangs du gouvernement, se sont, toutefois, dites prêtes à lancer l’assaut dans les provinces de l’est de l’Ukraine, en cas de besoin. A ce propos, l’ensemble des acteurs dans cette crise, autant la Russie que les puissances occidentales, ont prévenu quant au risque que la situation en Ukraine dégénère en une « guerre civile » qui serait incontrôlable et ont réaffirmé leur détermination à voir la crise en Ukraine réglée politiquement.n
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L’Iran continue sa collaboration diplomatique avec les pays du groupe P5+1 et sa coopération technique avec l’agence onusienne en charge de l’énergie nucléaire dans le monde, l’AIEA. Une réunion entre les responsables de cette dernière, les représentants de l’Iran et des six pays impliqués dans le processus de négociations, s’est achevée hier à Vienne, en Autriche. Le prochain round a été fixé au 13 mai prochain, où un accord définitif devrait être trouvé entre les différentes parties. Après deux jours de négociations et de discussions sur le dossier du nucléaire iranien à Vienne, la conférence s’est achevée hier dans la capitale autrichienne et le prochain round de discussions a été fixé au 13 mai prochain entre l’Iran, les responsables de l’AIEA – agence onusienne pour la gestion de l’utilisation de l’énergie nucléaire dans le monde – et les pays impliqués dans les négociations que sont les Etats-Unis, la Chine, la Russie, la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne. Comme prévu, durant cette nouvelle rencontre, c’est l’Iran qui a répondu à toutes les questions d’ordre technique de l’AIEA, responsable de rendre compte de l’application du traité de Genève par l’Iran. L’AIEA doit en effet s’assurer que la République islamique renonce de manière effective à son engagement de ne pas développer un programme nucléaire à des fins militaires. Ainsi, le directeur général de l’AIEA, Yukia Amano, a déclaré à ce sujet : « Nous avons besoin de plus d’outils pour vérifier que toutes les activités nucléaires en Iran ont des objectifs pacifiques. Optimisme Cela prend du temps à mettre en place. » Selon les termes de l’accord signé à Genève en décembre dernier, un accord définitif sur le nucléaire iranien devrait être signé entre les différentes parties avant le 20 juillet prochain, ce qui laisse un délai assez réduit aux différents acteurs du dossier pour se positionner, en particulier l’Iran, qui a longtemps été réticente à toute négociation avec les puissances internationales. Cependant, à l’issue de la rencontre à Vienne, le directeur général de l’AIEA s’est montré optimiste et confiant quant à l’attitude iranienne dans ce dossier. « Je peux vous dire que les mesures sont mises en œuvre comme prévu. Nous travaillons avec les autorités iraniennes compétentes et elles sont coopératives », a-t-il ainsi déclaré. Une attitude positive que vient confirmer à l’AFP un diplomate proche du dossier et présent à Vienne : « Les Iraniens ressentent clairement l’urgence d’arriver à un accord de même pour le P5+1. » Et d’ajouter : « Même si des désaccords significatifs demeurent, nous sommes tous convaincus qu’un accord doit être obtenu d’ici au 20 juillet. » En effet, si l’Iran s’est montrée prête à faire des concessions sur certains points de son programme nucléaire, elle a réitéré à maintes reprises son attachement au droit à un programme nucléaire civil. D’ailleurs, à ce propos, l’Ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la révolution et figure religieuse et politique majeure sur l’échiquier du pouvoir iranien, s’il a invité les autorités nationales à continuer de dialoguer avec la communauté internationale pour arriver à un accord, a tout de même tenu à préciser que « tout le monde devrait savoir que des négociations ne mettront pas un terme, pas plus qu’elles ne freineront les activités de l’Iran quelles qu’elles soient dans le domaine de la recherche et du développement nucléaires ». L’Iran a toujours fait montre de sa détermination à ne pas voir ses droits réduits quant au nucléaire civil et que ces négociations s’inscrivaient en réalité dans une démarche visant à rassurer la communauté internationale de sa volonté à ne pas vouloir acquérir l’arme nucléaire. De plus, l’Iran est asphyxiée depuis plusieurs années par des embargos économiques qui mettent à mal son économie et l’empêchent de s’ériger en puissance économique régionale, ce que ses ressources naturelles devraient pourtant lui permettre. Si les négociations avancent de manière satisfaisante pour les différentes parties, voir un accord scellé le 20 juillet prochain serait un exploit de leur part. En février dernier, le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammed Javad Zarif, ultime décisionnaire dans ce dossier, avait ainsi déclaré : «Les négociations vont se poursuivre, mais je le dis dès maintenant, elles ne vont mener nulle part.»n
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Les relations entre les pays occidentaux et la Russie ont rarement été aussi mauvaises qu’aujourd’hui, depuis l’intervention du président russe Vladimir Poutine en Ukraine et sa décision d’annexer la Crimée. Le président américain Barack Obama a toutefois tenu à assurer à la communauté internationale qu’il ne s’agissait pas du début d’une nouvelle Guerre froide. Cela n’empêche pas certains Américains, qu’ils soient des libéraux bellicistes ou des conservateurs purs et durs, de comparer défavorablement la présidence d’Obama avec celles de présidents supposément plus coriaces, comme Dwight Eisenhower et Ronald Reagan. Qu’importe qu’Eisenhower n’ait rien fait pour empêcher les tanks russes d’écraser l’insurrection hongroise de 1956 ou que Reagan n’ait jamais eu l’intention de venir en aide aux militants de Solidarnosc lorsqu’ils défièrent le régime communiste au pouvoir en Pologne. Sous bien des aspects, la Guerre froide facilita la tâche des présidents américains. Il n’existait alors que deux grandes puissances – l’émergence de la Chine n’est intervenue que récemment – et leurs sphères d’intérêt respectives étaient clairement définies. L’idéologie du pouvoir en Union soviétique était également claire : une version staliniste du communisme. Le stalinisme, comme le maoïsme en Chine, était en fait profondément conservateur. Son principal objectif était le renforcement du régime au plan intérieur et l’assujettissement des pays satellites à l’étranger. Si l’ennemi idéologique était le monde capitaliste, la menace immédiate était représentée par les « trotskystes », les « révisionnistes » et autres « éléments réactionnaires » de la zone d’influence soviétique. En période de crise, le nationalisme russe traditionnel était mobilisé pour servir les intérêts soviétiques. La Chine a suivi la même voie. Mao Zedong n’était pas un expansionniste impérialiste, au point de ne jamais demander aux Britanniques de restituer Hong Kong à la Chine. Le Grand Timonier a lui aussi inféodé le nationalisme chinois au meilleur des mondes communistes. Mais la situation a changé du tout au tout après la mort de Mao et l’effondrement de l’Union soviétique. Le communisme, sous forme de l’idéologie dominante, a disparu en Russie et est devenu tellement dilué dans la Chine capitaliste qu’il n’en reste plus guère que les attributs symboliques – et un parti léniniste ayant le monopole du pouvoir. Cette évolution a créé un vide politique dans les deux pays. On a d’un côté un gouvernement russe qui tente de justifier une autocratie élue, et de l’autre, la dictature du parti unique en Chine qui cherche à renouveler sa légitimité. Des traditions anciennes, discréditées, ont subitement été remises au goût du jour. Poutine s’évertue à démontrer la supériorité de l’âme nationale russe en citant des philosophes à moitié oubliés, tandis que les autorités chinoises ont commencé à évoquer le confucianisme comme base de la nouvelle doctrine politique. Tous ces propos sont pour le moins boiteux. La grande majorité des Chinois, responsables du gouvernement y compris, n’ont qu’une vague connaissance des Classiques confucéens. Les autorités tendent à ne sélectionner que les citations qui confirment leur mainmise sur le pouvoir, soulignant des vertus « traditionnelles » telles que la soumission à l’autorité, mais négligeant le fait que la pensée de Confucius défend le droit à la rébellion contre des dirigeants injustes. Les philosophes préférés de Poutine sont un pot-pourri de nationalistes mystiques qui voyaient la Russie comme une communauté spirituelle basée sur la foi orthodoxe, mais dont les idées sont par ailleurs trop diverses, et trop obscures, pour engendrer une doctrine cohérente. Leurs pensées ne correspondent même pas toujours à la ligne idéologique de Poutine. Pour le président russe, l’effondrement de l’Union soviétique a été une catastrophe majeure, ce qui ne l’empêche pas de citer abondamment Ivan Iline, un philosophe qui devint un opposant résolu du régime soviétique et qui fut banni et exilé en Europe occidentale par Lénine. Il se peut que Poutine pense réellement que la Russie est un bastion spirituel face à la décadence d’un monde occidental corrompu par le matérialisme et l’homosexualité. Il se peut également que les dirigeants actuels de la Chine, dont les familles se sont enrichies par le biais de faveurs politiques, soient des étudiants convaincus de la pensée confucéenne. Mais les gouvernements russe et chinois encouragent une tendance difficile à gérer : la nationalisme basé sur le ressentiment. Le dogme maoïste a pour l’essentiel été remplacé en Chine par l’introduction de cours scolaires sur « l’éducation patriotique », par ailleurs mise en exergue dans les musées d’histoire et par toutes sortes de monuments. Les Chinois grandissent avec l’idée – pas entièrement fausse – que la Chine a été profondément humiliée par les puissances étrangères pendant plus d’un siècle, en particulier durant les guerres de l’opium du XIXe siècle et l’occupation brutale du pays par le Japon. Seule une Chine forte, sous la férule ferme du Parti communiste, est en mesure de protéger la population de nouvelles exactions. En Russie également, Poutine manipule d’anciens griefs et l’idée reçue qu’un Occident pervers s’acharne à saper l’unité russe et à détruire son âme. Tout comme les dirigeants chinois, Poutine accuse les pays occidentaux de se liguer contre la Russie. Cette attitude, que l’on pourrait qualifier de paranoïaque, n’est pas complétement irrationnelle. Ces deux États, la Russie et la Chine, sont entourés de pays alliés des Etats-Unis. Et en portant l’Otan aux frontières de la Russie, l’Occident ne s’est pas vraiment montré sensible aux préoccupations de sécurité de la Russie. Le problème que présente le nationalisme basé sur le ressentiment est qu’il entrave la diplomatie, basée elle sur des concessions de part et d’autre. Toute critique est rapidement perçue comme un signe d’hostilité ou de manque de respect. Des gestes malheureux de politiciens américains ou japonais sont aussitôt dénoncés comme « une insulte pour le peuple ». Une grande partie de cette rhétorique a bien sûr vocation à mobiliser l’opinion publique aux côtés de ses dirigeants autocratiques. Mais le nationalisme rancunier de ces régimes autoritaires a fait que les relations sont devenues plus difficiles à gérer qu’avec leurs prédécesseurs communistes, plus brutaux, mais moins imprévisibles. Compte tenu de l’extrême dangerosité d’une confrontation armée, la meilleure stratégie pourrait encore être celle préconisée par le diplomate américain George Kennan en 1947, à savoir une politique de « l’endiguement » à l’égard de l’Union soviétique. Si la Chine et la Russie ne peuvent être traités comme des pays amis, les situations conflictuelles peuvent être gérées en reconnaissant leurs intérêts et avec une vigilance constate, préserver la force de nos propres institutions démocratiques. Si, contrairement à l’opinion de M. Obama, nous sommes au seuil d’une nouvelle Guerre froide, qu’il en soit ainsi. Le principe même de la Guerre froide était d’empêcher une guerre « chaude ».

*IAN BURUMA est un universitaire et essayiste anglo-néerlandais né en 1951. Spécialiste de la littérature chinoise et du Japon contemporain, il est Professeur de Démocratie, droits de l’homme et journalisme au Bard College de New York. Ses nombreux articles et interventions sur les grandes questions de société et d’actualité en Europe lui ont valu leprix Erasmus en 2008. Considéré comme un des 100 intellectuels les plus influents au monde, il contribue régulièrement avec The New Yorker et la New York Review of Books.

Publié dans Grand angle
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