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Reporters - Filtrer les éléments par date : mercredi, 03 décembre 2014

La sélection nationale tentera de peaufiner sa préparation dans ce centre connu pour être un endroit qui favorise la préparation physique, avant de poursuivre celle-ci à l’étranger avec, entre autres, un stage en Slovénie. L’équipe algérienne de handball effectuera un stage bloqué à Tikjda, dans la wilaya de Bouira, du 5 au 11 décembre, en vue du championnat du monde de la discipline, prévu au Qatar (15 janvier-1er février 2015), a-t-on appris lundi après-midi auprès de la Fédération algérienne de handball (FAHB). Les coéquipiers de Messaoud Berkous (GS Pétroliers) enchaîneront ensuite avec un autre regroupement à Alger, du 11 au 19 décembre, sous la houlette de l’entraîneur Réda Zeguili. Les Verts poursuivront leur préparation pour le rendez-vous mondial avec un stage en Slovénie (20-30 décembre), qui sera ponctué par deux tests amicaux face à l’Iran. Au cours du stage, les Algériens prendront part également à un tournoi qui verra la participation de la Slovénie (pays hôte), en plus de la Hongrie, de l’Argentine ou de la Croatie. Au Mondial-2015, l’Algérie jouera dans le groupe C en compagnie de la France, de la Suède, de la République tchèque, de l’Egypte et de l’Islande, repêchée pour remplacer les Emirats arabes unis qui ont décidé de se retirer. Il faut savoir que le coach des Verts a fait appel aux joueurs habituels auxquels il fait confiance depuis quelque temps, particulièrement les éléments du GSP qui sont en force, en plus des éléments qui évoluent à l’étranger, principalement en France et aux Emirats arabes unis. Tous ces éléments se sentent prêts à relever le défi et tenter de réussir l’exploit de qualifier la sélection nationale au moins au deuxième tour du Mondial, qui reste le principal objectif des Verts, même si la mission ne sera pas de tout repos, surtout avec un groupe très relevé, avec la venue de l’Islande, qui a remplacé les Emirats arabes unis et qui est considérée comme une nation de handball qui aura son mot à dire dans ce tournoi mondial.

Les arbitres africains se préparent en Suisse Les deux paires arbitrales africaines retenues par l’IHF pour officier lors du championnat du Monde-2015 de handball messieurs, prévu du 15 janvier au 1er février à Doha, effectuent un stage en Suisse, a indiqué lundi la Fédération internationale de handball (IHF). Les deux paires Ismaël Boualloucha-Ramzi Khenissi (Tunisie) et Tamer El Sayed-Mohamed Rashed (Egypte) effectuent actuellement un stage en Suisse  avec au programme des matches du championnat suisse à officier, précise l’IHF sur son site officiel. Lors de leur séjour en Suisse, qui se poursuivra jusqu’au 14 décembre, les arbitres africains dirigeront des rencontres du championnat suisse pour se préparer au mieux en prévision du Mondial-2015, souligne la même source. La Fédération internationale de handball a retenu 18 paires arbitrales pour le championnat du monde-2015. Liste des joueurs convoqués Gardiens de but : Slahdji Abdelmalek, Benmenni Abdellah (GS Pétroliers), Bousmal Adel (GS Boufarik) Joueurs de champ : Berriah Abderrahim, Filah Belgacem, Layadi Messaoud, Berkous Messaoud, Chahbour Riadh (GS Pétroliers), Belaïd Mohamed El Amine, Hamoud Ayat Ellah Khomeini, Abbassi Mustapha (ES Aïn Touta), Boukhmis Tarek, Kaâbeche Hichem (JSE Skikda), Daoud Hichem, Toum Hamza, Ghezlane Walid (CRB Baraki), Biloum El Hadi (Martigues HB/France), Mokrani Mohamed (Dunkerque Handball/France), Soudani Rabah (Cherbourg/ France), Benali Omar (Limoges/France), Rahim Abdelkader (USA Nîmes Gard/France), Chahbour Omar (Chabab Dubaï/EAU), Boultif Sassi (Nasr Dubaï/EAU), Chentout Khaled (Notteroy HB/Norvège)

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Les fermetures de sièges d’APC et de routes sont devenues monnaie courante dans la wilaya de Bouira. Avant-hier, c’était au tour des habitants du village Ath Vougharden, dans la commune d’Aït Laâziz, au nord de Bouira, de passer à l’action.

Des dizaines de villageois ont fermé le siège de l’APC pour dénoncer l’exclusion de leur hameau du projet de raccordement de la commune au réseau de gaz naturel. « C’est un fait inexplicable. Tous les villages de la commune sont concernés par ce projet, sauf le nôtre », dénonce un habitant, en affirmant que les travaux ont été presque achevés dans certaines localités. Réparti en deux tranches, le projet d’alimentation de cette municipalité en gaz naturel a été lancé il y a presque deux ans. Le projet est toujours en chantier. Les villageois protestataires réclament l’inscription de leur localité dans ce projet. Des habitants qui ont pris part à une réunion avec les élus locaux ont libéré les lieux après avoir eu des garanties des autorités locales de prendre en considération ce problème.

Opérations de démolition du vieux bâti dans la ville d’El Asnam Sur un autre volet, à El Asnam, à 20 km environ à l’est de Bouira, des opérations de démolition du vieux bâti sont en cours. Inscrites dans le cadre d’un programme d’éradication de l’habitat précaire, ces opérations, qui ont été entamées dernièrement, concernent plusieurs anciennes cités, dont certaines remontent à l’ère coloniale, ainsi que des bidonvilles qui ne cessent de ternir l’image de cette petite ville, qui a bénéficié ces dernières années d’importants programmes de logements, toutes formules confondues. « Nous avons trois vieilles cités à démolir, à savoir la cité du Centre, la cité 1er-Novembre et celle de Bni Ouskout », a indiqué à l’APS le premier responsable de cette municipalité, Ahmed Hellal. Certains habitants, touchés par cette opération dans la cité du Centre, où les travaux sont en cours, ont regagné leurs logements neufs réalisés récemment, tandis que d’autres ont choisi d’être indemnisés par l’attribution de terrains pour la construction de leurs habitations, a précisé M. Hellal. S’agissant de l’aménagement des quartiers et cités ainsi que du boulevard principal de la ville, le président d’APC a indiqué que les travaux seront lancés incessamment, et ce, après réalisation d’un réseau d’assainissement, notamment au niveau de la cité 1er-Novembre, où les citoyens attendent impatiemment ce projet.

10 blessés dans le renversement d’un bus A Boulerbah, dans la commune de Djebahia, à 20 km environ à l’ouest de Bouira, dix personnes ont été blessées lundi dans le renversement d’un bus. Le véhicule, qui transportait une vingtaine de voyageurs, assurait la liaison Alger-Béjaïa. Il a dérapé avant de se renverser, causant des blessures à dix passagers, a précisé le colonel Abderraouf Rahmani, responsable à la direction de la Protection civile de Bouira. « Les éléments de la Protection civile se sont aussitôt rendus sur les lieux pour apporter les premiers soins aux blessés », a indiqué le même responsable. Les blessés ont ensuite été évacués à l’établissement public hospitalier de Lakhdaria (ouest de Bouira), a-t-il ajouté.

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L’Algérie prendra part aujourd’hui à Addis-Abeba à la première réunion, dite « inaugurale », du groupe de contact pour la Libye. C’est le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Abdelhamid Senouci Bereksi, qui y assistera, selon un communiqué publié hier. Initiative de la commission de l’Union africaine (UA), cette première prise de contact devrait amener à identifier les interlocuteurs libyens à même de peser de leur poids en Libye, principalement auprès des milices armées, afin de ramener le calme, en perspective d’un dialogue plus général et plus large entre tous les acteurs concernés de près ou de loin par le conflit et surtout par la paix. Cette réunion débutera par un examen de la situation actuelle en Libye, où il sera également question de répertorier les efforts régionaux et internationaux en cours afin de les harmoniser en une seule initiative globale. Aux côtés de l’Algérie, qui défend âprement l’instauration d’un dialogue général en Libye, à l’image du processus de discussion en cours entre les Maliens, le Soudan semble lui aussi très impliqué dans ce projet. Le ministre des Affaires étrangères du Soudan, Ali Karti, avait affirmé lundi dernier que « les voisins de la Libye ont convenu que le conflit maintenant a assez duré et menace réellement la sécurité nationale dans chacun des pays limitrophes », ajoutant que « seul le dialogue peut amener les Libyens à un accord ». M. Karti a encore affirmé que le président soudanais Omar Al Béchir a « appelé les dirigeants libyens actuels à recourir au dialogue, ce qui a été accueilli positivement ». Khartoum, apprend-on, mène actuellement des « négociations » avec le vice-président du Parlement libyen installé à Tobrouk, portant sur son soutien du Soudan au dialogue et à la réconciliation nationale dans le pays. L’Algérie, pour sa part, reste très engagée politiquement et diplomatiquement en Libye et n’a cessé d’appeler à éviter toute solution militaire susceptible de compliquer davantage un terrain libyen explosif et menaçant pour les pays voisins. Dans un entretien publié par le quotidien italien Il Corriere Della Sera, le général libyen à la retraite, Khalifa Haftar, a affirmé s’être donné jusqu’au 15 décembre pour chasser les milices islamistes de Benghazi et trois mois pour leur reprendre Tripoli. Des forces loyales au général Haftar et à Abdallah Al Theni, le Premier ministre reconnu par la communauté internationale, mènent actuellement des offensives à l’ouest de Tripoli ainsi qu’à Benghazi pour tenter de reconquérir les deux plus grandes villes du pays, tombées l’été dernier aux mains de milices islamistes. Dans la même ville, trois policiers ont été blessés lundi dernier dans un double attentat à la voiture piégée ayant visé un commissariat de police dans le district d’Ajdabiya, dans l’Est libyen. La ville d’Ajdabiya, située à 160 km à l’ouest de Benghazi, qui était relativement épargnée jusqu’ici par les violences qui ébranlent l’Est libyen, témoigne de la propagation continue des violences en Libye.

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La croissance économique actuelle de l’Afrique s’apparente-t-elle à un leurre ? Tout se passe comme si l’amélioration des indicateurs économiques se suffisait à elle-même en dépit d’un manque de conscience géopolitique, de l’absence de sécurité, de démocratie véritable et de vision sociétale inclusive et transcendante.

Par Pierre ABOMO* AU COURS des 3 à 4 dernières années, l’Afrique a légèrement changé la perception que l’on avait d’elle au niveau international. Pendant de longues décennies l’Afrique a été décrite comme une terre d’espoir perdu, de misère et de calamités. Même si dans une certaine mesure cette perception n’était pas correcte, elle comportait néanmoins une part de vérité. Cependant, le discours ambiant aujourd’hui a radicalement changé. On parle de « temps de l’Afrique » [1], de « continent d’espérance » [2] avec à l’appui de nombreux superlatifs. Ce changement de discours est nourri par une embellie économique liée à de forts taux de croissance qui font envie à certaines parties du monde. Ainsi, l’Angola, le Nigeria, l’Ethiopie, le Tchad, le Mozambique et le Rwanda figuraient parmi les dix économies ayant obtenu les meilleurs taux de croissance dans le monde en 2012. Toutefois, à côté de ces classements flatteurs, on a aussi une actualité peut reluisante qui met en évidence la hausse d’attentats terroristes, la percée des rebellions et des actes de défiance à l’Etat qui ruinent les vies et les libertés des Africains. Du Nord-Mali au Sud-Soudan, en passant par le Nigéria, le Cameroun, la Centrafrique, l’est de la République Démocratique du Congo, les actes de violences et la menace de l’insécurité sont devenus une hantise au quotidien pour les habitants de ces régions. On pourrait valablement soutenir que l’Afrique ne fait point exception à ce niveau, et que le terrorisme est une menace globale qui menace tous les Etats. Cependant, cette lecture habile du problème constitue une fuite en avant et tend à éluder un problème réel irrésolu depuis les indépendances africaines, à savoir l’échec dans la construction d’Etats capables de répondre à la première des libertés qu’est la sécurité, le manque de leadership visionnaire et prévoyant. Aussi, comme le souligne à juste titre Rick Rowden [3], la croissance économique actuelle de l’Afrique s’apparente à un leurre. C’est en quelque sorte un grand arbre qui cache une forêt (1) et qui éclipse à tort le préalable de la sécurité et la stabilité, véritable baromètres de l’affirmation étatique (2). I. L’émergence économique actuelle, un arbre qui cache la forêt Derrière les prouesses économiques de l’Afrique, on note aussi la persistance d’une instabilité chronique. Beaucoup d’Etats africains, y compris ceux occupant le podium du succès économique, sont encore incapables d’assurer la mission fondamentale autour de laquelle se structure l’Etat, en l’occurrence la sécurité et la préservation des citoyens contre la violence. Prenant le cas du Nigéria, « épicentre de la violence maritime dans le Golfe de Guinée » [4], le pays est débordé sur son flanc Nord par la secte islamiste Bokam Haram et sur son flanc Sud par les pirates du Delta du Niger.  Malgré de bons résultats économiques et de solides perspectives de croissance démographique et économique, il continue à présenter de nombreuses faiblesses structurelles au plan politique intérieur et sécuritaire.

"Il sera plus indiqué de parler d’émergence en Afrique une fois que le continent aura bravé cette première étape qui conditionne toutes les autres, à savoir la sécurité et la stabilité politique."

La malgouvernance des ressources maritimes et pétrolières, l’absorption de la masse de jeunes ployant sous le joug du chômage et de la pauvreté, sont autant de défis structurels qui handicapent le Nigéria. Ainsi, « les 20 pour cent les plus pauvres ne touchent que 4 pour cent du revenu national, tandis que les 20 pour cent les plus riches en encaissent 53 pour cent ». [5] Cette jeunesse, selon l’attitude qui sera adoptée par les dirigeants pourra être une chance ou une véritable menace à la stabilité du pays. On pourrait en dire autant sur d’autres champions de la croissance économique africaine des années récentes tels que l’Angola ou la Guinée équatoriale, où la stabilité politique n’est point garantie à moyen et long terme. Ceci non seulement en raison de la longévité au pouvoir de leur dirigeant et de l’absence d’un système de transition prévisible et démocratique, mais également à cause du modèle d’organisation politico-institutionnel quasi familial où une minorité de proches occupent les premières places de l’appareil gouvernemental et tirent les principaux bénéfices de la croissance économique. Très peu d’Etats africains ont en effet, pu objectiver une vision transcendantale de l’Etat qui privilégie la raison d’Etat et la construction d’institutions fortes et inclusives au détriment du népotisme, du clientélisme, de la corruption ou du favoritisme. Ce sont là des ingrédients qui alimentent l’instabilité et la menace permanente d’insécurité malgré le succès économique. Ainsi, une zone d’ombre demeure, une inquiétude persiste et amène à plus de réserve quant au concept largement répandu d’émergence de l’Afrique. De fait, l’incapacité actuelle des entités politiques africaines à créer des Etats véritables capables de répondre aux défis de la sécurité et de la stabilité politique de longue durée donnent malheureusement des raisons de tempérer cet élan d’optimisme, voire de douter du concept même d’émergence en Afrique.

II. L’émergence véritable de l’Afrique, une nécessité subordonnée au préalable de la stabilité politique et sécuritaire Certes, l’Afrique a fait des progrès en terme de hausse de la scolarisation, baisse de la mortalité infantile, amélioration de l’IDH et expansion du champ démocratique… Elle connait par ailleurs une forte croissance démographique et une augmentation des investissements directs étrangers, et donc son intégration à l’économie mondiale. Mais pour autant, doit-on nécessairement y voir l’annonce d’un développement futur et la fin des empêchements dirimants qui amenuisent les chances d’éclosion du continent en tant que pôle autonome de croissance et de développement ? En effet, peut-on réellement parler d’émergence de l’Afrique en minorant la question de l’insécurité et l’instabilité politique latentes qui planent comme une épée de Damoclès sur la plupart des pays, y compris les champions de taux de croissance à deux chiffres ? A l’observation, on note une sorte d’emballement médiatique, un empressement à dire autre chose sur l’Afrique que ce qui a toujours été dit et écrit. Cependant, au risque de faire de l’incantation, cette lecture du développement économique de l’Afrique à l’aune du seul facteur économique s’avère simpliste et insatisfaisante. Elle procède comme s’il suffisait de faire de la croissance économique pour s’affirmer comme un Etat, comme si l’histoire du développement économique des Etats s’apparentait à celle d’une entreprise où la réalisation d’un meilleur chiffre d’affaires, d’une bonne croissance d’une année à l’autre suffisait à pérenniser son modèle économique. L’Etat c’est malheureusement [ou heureusement d’ailleurs] aussi, voire d’abord une collectivité humaine qui a besoin de sécurité et de stabilité politique. C’est une entité qui a besoin d’un territoire sécurisé, avec à sa tête des institutions stables et indépendantes, dont la survie ne dépend pas de la magnanimité ou de la bienveillance d’un seul homme, fut-ce-t-il fort et illuminé. L’Etat doit pouvoir survivre et transcender la vie éphémère de ses pères fondateurs. Et cette dimension transcendantale n’est accomplie que lorsque des institutions fortes et inclusives énoncent et assurent les conditions essentielles de stabilité politique, de sécurité, de développement économique et social. L’Etat c’est donc un phénomène social total qui va bien au-delà de l’affirmation économique. L’analyse de son succès ou de ses perspectives d’avenir doit procéder d’une démarche holistique qui intègre non seulement l’économique, mais préalablement le politique, le sécuritaire et le social. Or à s’en tenir à ces variables essentielles, on est bien loin du compte concernant l’Afrique. En conclusion, le problème de l’Afrique n’est pas tant qu’elle ne réunit pas encore les conditions de l’affirmation étatique, mais bien qu’elle semble ne pas en avoir conscience, et se complait à l’autosatisfaction, sans que les bases essentielles de son développement soient posées. Elle semble mettre la charrue avant les bœufs et pense que la bataille essentielle qu’elle doit remporter est celle de l’amélioration de ses indicateurs macro-économiques. Tout se passe comme si l’amélioration des indicateurs économiques se suffisait à elle-même en dépit d’un manque de conscience géopolitique, de l’absence de sécurité, de démocratie véritable et de vision sociétale inclusive et transcendante. En réalité, il sera plus indiqué de parler d’émergence en Afrique une fois que le continent aura bravé cette première étape qui conditionne toutes les autres, à savoir la sécurité et la stabilité politique, couplée à la mise en place d’institutions et d’une vision de développement inclusive qui se moque des ethnies, des clans et des fanatismes religieux. Références 1. Africa Progress Panel, Emploi, Justice et Equité-Les opportunités à saisir en période de bouleversements économiques, Rapport 2012 sur les progrès en Afrique, Mai 2012. 2. International Crisis Group, « le golfe de Guinée : la nouvelle zone à haut risque » Rapport Afrique N°195 – 12 décembre 2012. 3. Jean-Michel Severino et Olivier Ray, Le temps de l’Afrique, éditions Odile Jacob, 2010. 4. Rick Rowden, « the myth of Africa’s rise. Why the rumors of Africa’s explosive growth have been greatly exaggerated”. Foreign Policy, January 4, 2013. 5. The Economist, “A hopeful continent”. Special report : Emerging Africa, March 2nd 2013. *Pierre ABOMO est consultant à l’UNESCO – Project Manager. Il est également Master en Affaires internationales (Conception et évaluation des politiques publiques & stratégies de développement économique et social ; Management interculturel et négociations internationales) - Sciences Po Paris.

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Le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales annonce l’envoi de commissions d’enquête dans plusieurs wilayas du pays, à l’effet « de lutter contre la bureaucratie et de trouver des solutions aux problèmes posés par les citoyens ».

L’annonce a de quoi surprendre plus d’un, puisqu’elle remet en cause tout un mode de fonctionnement et de gestion des collectivités locales, en vigueur depuis l’indépendance. Elle renforce également les doléances et les revendications des élus locaux successifs quant à la promulgation d’un Code communal et de wilaya adaptés aux exigences d’une gouvernance moderne et actuelle, ainsi qu’aux mutations sociales et économiques imposées tant par le contexte national que celui international. Annuellement, ce sont plus de 10 000 actes de protestation qui sont enregistrés par les différents services compétents, à travers les communes et les régions du pays. Est-ce à dire que les collectivités locales ont failli à leurs missions principales vis-à-vis du citoyen et du développement local ? Au-delà de cette question qui se pose d’elle-même et avec acuité ces derniers temps, à la faveur des tensions successives et régulières au sein de certaines régions du pays, c’est surtout la question de la bonne gouvernance qui est posée. La bonne gouvernance dans le choix de ceux qui vont gérer les assemblées locales et les collectivités, de manière générale, et la bonne gouvernance dans l’élaboration des procédés de gestion de ces institutions déconcentrées de l’Etat, au plan local. Autant que l’administration qui assure les fonctions de régulation, que les partis politiques pourvoyeurs de « gestionnaires », la responsabilité des uns et des autres est totalement engagée dans ce cas de figure. A Touggourt, trois jeunes sont morts et des dizaines d’autres blessés dans une manifestation d’une violence inouïe, pour revendiquer un lopin de terre dans le Grand Sud algérien, et non dans la capitale Alger. Pourtant, le Premier ministre, en visite dans cette contrée lointaine, avait donné des instructions strictes, en vue de procéder à des attributions immédiates des parcelles de terrains au profit des jeunes et des populations. Dans d’autres communes, c’est presque le même décor qui est planté depuis quelques années déjà. Et dire que l’Etat a injecté des centaines de milliards de dinars, à travers les programmes quinquennaux de développement: programme de la croissance économique, programme de la relance économique PCRE et de soutien à la relance économique PSRE… Pourtant, les taux de consommation sectoriels PSD et ceux communaux PCD ne dépassent pas les 30% dans un nombre important de communes, et n’atteignent pas les 50% pour certaines wilayas et dans certains secteurs, en particulier. Malgré les discours pompeux de certains ministres et de certains walis, les retards dans les réalisations et dans la consommation des budgets alloués sont assez significatifs de ces déséquilibres flagrants dans la gestion locale. D’ailleurs, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, avait enjoint ses ministres d’accélérer la cadence de réalisations et de clôturer l’ensemble des programmes inscrits dans les programmes antérieurs et de lancer les programmes en cours.

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A l’occasion du 25e anniversaire de la chute du mur de Berlin, la Cinémathèque algérienne accueillera durant deux jours, les 6 et 7 décembre, les projections de quatre films abordant sous forme de documentaire ou de fiction le contexte de la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989, mais aussi la difficile réunification des deux Allemagnes après plus de 40 ans de séparation et de conflit idéologique.

En effet, organisé conjointement par la Cinémathèque algérienne et l’Institut Goethe d’Alger, le coup d’envoi des Journées du film allemand sera donné samedi et dimanche prochains. L’événement culturel, auquel on peut reprocher un certain parti pris vu le choix des œuvres sélectionnées, a,  en effet, axé la sélection sur des titres connus ayant reçu de très bonnes critiques. Par ailleurs, il s’est également basé, explique-t-on à la Cinémathèque, sur les dates de sortie des films, le but étant de présenter un échantillon du cinéma allemand contemporain. En effet, si le nombre des projections reste limité, avec un documentaire et trois films de fiction, ils ont tous été réalisés durant les dernières années, le plus ancien étant l’incontournable Good Bye Lenin ! sorti en 2003 et réalisé par Wolfgang Beker. Evénement culturel proposant, par ailleurs, au public un accès totalement gratuit, le programme débutera le 6 décembre par la projection du documentaire intitulé 1989, les trains de la liberté, réalisé en 2014 par Sebastian Dehnhardt et Matthias Schmidt. Il revient sur un épisode historique relativement peu connu de l’histoire allemande, précédant de peu la chute du mur et témoignant de l’impasse dans laquelle était arrivée l’Allemagne de l’Est. L’été 1989 avait, en effet, vu le départ de milliers d’Allemands de l’Est, pour la plupart très jeunes, vers les ambassades d’Allemagne de l’Ouest (RFA), d’Hongrie, de Bulgarie, de Pologne ou de Tchécoslovaquie. Considéré alors comme des réfugiés politiques, cet épisode immédiatement instrumentalisé par les politiciens se transformera en une véritables crise diplomatique européenne, mais aussi en une épreuve pour les réfugiés qui seront autorisés à rejoindre la RFA par train, mais en retraversant leurs pays. Documentaire programmé dès 15h, il sera, par ailleurs, suivi à 17h par la comédie dramatique Good Bye Lenin ! Long métrage plusieurs fois primé notamment du Goya du meilleur film européen, le film de Wolfgang Beker met en avant, à travers la famille Kerner la difficile adaptation de la population est-allemande au déferlement brutal du nouveau système économique et politique. Et si l’adaptation des jeunes fut rapide, c’est davantage sur celle des personnes plus âgées que s’attarde le film. Se poursuivant également le 7 décembre avec deux projections, programmées à 17h et 18h30, le choix des organisateurs des Journées du film allemand s’est porté respectivement sur les films Westwind (vent d’ouest) et La vie des autres. Le premier réalisé en 2011 par Robert Thalheim retrace dans un scénario dramatique la rencontre de Doreen et Isabelle, deux sportives est-allemandes, avec Arne et Nico, venus eux d’Allemagne de l’Ouest. Clôturant quant à lui l’événement, le dernier film diffusé, La vie des autres, est, pour sa part, une fiction sur le sentiment d’appartenance idéologique, le réalisateur Florian Henckel Von Donnersmarck. Abordant la thématique à travers le parcours d’un couple d’intellectuels est-allemands espionnés par la police secrète, le film fut produit en 2006.

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Le concours national du prix Lachachi-Badreddine de saut d’obstacles aura lieu les 5 et 6 décembre au centre équestre Antar-Ibn-Cheddad, à Es Senia (Oran), a-t-on appris lundi auprès de la Fédération équestre algérienne (FEA). Sept épreuves sont au programme de cette manifestation hippique de deux jours, organisée par le club Etrier oranais, en collaboration avec la FEA, regroupera plus de 130 cavaliers de 23 clubs des trois régions du pays, dans les catégories cadets, juniors et seniors des 1er et 2e degrés. Il s’agit de quatre clubs de l’Est, le Club hippique de Constantine, le centre équestre Cirta de Constantine, Nadi Chaâbi Forsane Annaba et le centre équestre El Assil de Skikda. La région centre sera représentée par neuf clubs, à savoir ceux de la Garde républicaine, du centre équestre de Bordj El Bahri, du centre équestre OPLA Caroubier, du centre équestre de Bordj El Kiffan, du centre équestre de Zéralda, du centre équestre d’Ouled Fayet, du CLF 1re Région militaire de Blida, de l’Ecole de police de Soumaâ et du club hippique de la Mitidja (Blida). La région Ouest sera présente également avec neuf clubs : le CE Haras Hocine El Mansour de Mostaganem, le Centre équestre de Mostaganem, le centre équestre Etrier d’Oran, le centre équestre El Moughit d’Oran, le Centre équestre de Sidi Bel Abbès, le Centre équestre de Tlemcen, le centre équestre Emir-Abdelkader de Tiaret, le Centre équestre de loisirs de Tiaret et le Centre équestre de Relizane.

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La 20e session de la Conférence des parties (COP20) de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) a débuté lundi à Lima (Pérou). Les discussions s’annoncent serrées dans le cadre des négociations du  nouvel accord international prévu à Paris en décembre 2015. Pour le décor : la COP20 se tient au quartier général de l’armée péruvienne où sont réunis pour deux semaines des milliers de représentants de près de 200 pays. Selon l’AFP, un espace «Voix pour le climat» a été inauguré lundi par le musicien péruvien Lucho Quequezana avec des bruits d’eau et des flûtes de pan. Ses cinq pavillons thématiques sont destinés à sensibiliser les visiteurs au changement climatique. Côté discours : le ministre péruvien de l’Environnement, Manuel Pulgar-Vidal, a été élu président de la Conférence lors de la séance d’ouverture. Il a appelé les participants à œuvrer pour un consensus à travers un processus transparent incluant toutes les parties. La secrétaire exécutive de la CCNUCC Christiana Figueres a qualifié cette COP d’«historique ». La COP20 va-t-elle rompre avec la tradition des COP de ne pas pouvoir arriver à un vrai consensus et encore moins l’unanimité sur les questions de fond ? Réussira-t-elle là où la COP de Copenhague en 2009 a échoué ? Ce n’est pas évident en dépit d’un contexte en apparence favorable aux négociations si on prend en considération les annonces faites à la veille de la COP20. Les pays développés qui veulent un «accord universel, juridiquement contraignant pour tous » cherchent à pousser les pays en développement à prendre, eux aussi, plus d’engagements pour réduire leurs émissions. Ils leur promettent un soutien financier et technique. En fait, les pays développés ne veulent pas assumer leurs responsabilités, comme le prouvent les annonces formelles de réduction des émissions, d’engagements et de programmes qui ne trouvent aucune concrétisation dans la réalité. En face, les pays en développement attendent des pays développés qu’ils «améliorent considérablement leurs efforts de réduction d’ici 2020 et remplissent leurs engagements en matière de soutien financier, de transfert de technologie et de renforcement des capacités des pays en développement». Autre élément de discorde entre pays en développement et pays développés : le principe de responsabilités communes, mais différenciées en fonction des capacités de chacun. Le défi imposé à la COP20 paraît trop grand : préparer le terrain à la conférence de Paris en 2015 pour la conclusion d’un nouveau traité appelé à succéder au protocole de Kyoto de 1997, qui a été, rappelons-le, premier et seul accord international relatif au changement climatique. L’objectif est de réduire à 2°C par rapport aux niveaux pré-industriels la hausse des températures mondiales. L’Algérie participe aux travaux de la COP20. Notre pays prendra part au segment de haut niveau prévu du 9 au 11 décembre avec une délégation multisectorielle conduite par Dalila Boudjemaâ, ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement.

Publié dans Environnement

Moment historique, hier, lorsque l’Assemblée nationale française a adopté la résolution socialiste sur la reconnaissance de l’Etat palestinien. Bien qu’il ne soit pas contraignant pour le gouvernement, ce vote a une portée hautement symbolique, à un moment où les Palestiniens se battent pour faire avancer leur cause au sein de l’Organisation des Nations unies (ONU).

339 députés ont voté pour, alors que 151 ont voté contre. 68 députés n’ont pas pris part au vote de ce texte, initié par la majorité socialiste, pour qui cette démarche est « un signal de paix » visant à « surmonter la paralysie » d’un processus de paix moribond. Le groupe UMP, partagé entre ne pas participer au vote et voter contre, a finalement décidé de voter contre la proposition de reconnaissance, un choix sur la ligne de Nicolas Sarkozy. « Le groupe a hésité longtemps entre ne pas participer au vote pour ne pas cautionner cette mascarade et voter contre », avait déclaré son président Christian Jacob devant les médias, évoquant une « manœuvre politicienne de la gauche et des socialistes ». De leur côté, les députés du groupe Radical, républicain, démocrate et progressiste, à dominante PRG, se sont partagés pratiquement à égalité entre non-participation au scrutin et vote pour la proposition de reconnaissance. Immédiatement, Israël a réagi au vote des députés français. Le vote en faveur de la reconnaissance de l’Etat palestinien « va éloigner les possibilités d’arriver à un accord » de paix, a réagi, quelques minutes après, l’ambassade d’Israël en France. Ce vote « envoie un message erroné aux leaders et aux peuples de la région », a ajouté l’ambassade dans ce communiqué, publié peu après l’adoption à une large majorité des députés français de cette résolution invitant leur gouvernement à reconnaître l’Etat palestinien. Le Sénat se prononcera sur un texte similaire le 11 décembre prochain. A Ramallah, par contre, l’Autorité palestinienne a salué le vote de l’Assemblée française. Dirigeante au sein de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), Hanane Achraoui a exprimé dans un communiqué « sa gratitude au peuple français » et appelé « le gouvernement français à traduire le vote de son Parlement en acte ». L’initiative socialiste, si elle ne lie pas le gouvernement, s’inscrit cependant dans un mouvement global en Europe considérant la reconnaissance comme un moyen de faire pression pour relancer un processus de paix moribond et sauver la solution des deux Etats israélien et palestinien. Le vote des députés français vient, ainsi, emboiter le pas au vote de leurs homologues britanniques et espagnols, mais aussi à celui de la Suède devenue 135e pays à reconnaitre reconnaître officiellement l’Etat palestinien, en octobre dernier. Une reconnaissance qu’avait dénoncée, rappelons-le, Israël. Devant les députés, le chef de la diplomatie française Laurent Fabius avait assuré vendredi que Paris reconnaîtrait l’Etat palestinien, sans cependant s’engager sur un délai. « Si les efforts (de négociation) échouent, alors il faudra que la France prenne ses responsabilités en reconnaissant sans délai l’Etat de Palestine », avait-il déclaré, alors que Paris se veut à la manœuvre diplomatique sur ce dossier. M. Fabius a relancé l’idée d’organiser une conférence internationale sur le Proche-Orient, sans toutefois donner d’indications sur une date et les participants. Pourtant, les enjeux diplomatiques se situent actuellement à l’ONU, où les Palestiniens veulent soumettre au Conseil de sécurité un texte réclamant la fin de l’occupation israélienne en novembre 2016. Ce projet, soutenu par la Ligue arabe, risque de se heurter au veto américain. Raison pour laquelle, la France et ses partenaires européens comptent proposer un texte alternatif pour relancer les négociations de paix. Selon le représentant palestinien à l’ONU, Riyad Mansour, ce texte devrait fixer un délai pour des négociations et pourrait être soumis au Conseil de sécurité mi-décembre. « Nous devons fixer un calendrier, car en l’absence de calendrier comment convaincre qu’il ne s’agira pas d’un énième processus sans perspectives réelles? », avait déclaré M. Fabius vendredi, mentionnant un délai de deux ans pour que la négociation aboutisse.

PAR AÏSSA MOUSSI
Publié dans Monde

Notre économie demeure déconnectée de celle du reste du monde, malgré l’abandon officiel de l’économie dirigée du début des années 1990. La preuve ce constat amer qui risque de nous coûter cher à court terme, si les choses demeurent en l’état, est sans doute la non-intégration des chaînes de valeurs régionales et internationales. C’est ce qu’ont souligné, hier, les experts en économie Ali Harbi, Nadir Laggoune et Hakim Belarbi, invités par le Cercle d’action et réflexion autour de l’entreprise (CARE) pour s’exprimer sur le sujet lors de sa matinale périodique. Chiffres à l’appui, Nadir Laggoune démontre ce qu’il appelle « la non-intégration des valeurs régionales et internationales ». « L’essentiel des échanges sont réalisés avec l’Europe (64,6%) et l’Asie (15,7%). 2,8% des échanges sont réalisés avec les pays du Maghreb et 2% avec le reste de l’Afrique. 6% des annonces de partenariats industriels au Maghreb sont intermaghrébins », a-t-il indiqué. Ces chiffres, selon lui, sont synonymes de la non-intégration de notre économie dans la chaîne des valeurs régionales. Les économies des pays de la région doivent se connecter entre elles et créer une forme d’interdépendance gagnante pour tout le monde. Cette situation peu rassurante touche également le reste de l’Afrique, où 12 à 14% des importations africaines proviennent d’Afrique et un pourcentage équivalent prévaut sur les exportations. Selon lui, il est difficile de penser au développement économique avec des données pareilles. Evoquant le cas algérien, il a fait savoir que le taux d’intégration dans le secteur des hydrocarbures reste faible, comparativement aux potentialités existantes. « Nous n’avons pas les chiffres exacts sur le taux réel d’intégration dans l’industrie des hydrocarbures, mais nous savons que la dépendance de l’étranger est énorme. Pourtant, des entreprises algériennes, tels qu’Anabib et notamment le groupe RedMed, disposent d’un savoir-faire important. » RedMed, par exemple, a réussi, selon lui, à développer l’intégration dans la chaîne des valeurs en amont du pétrole : catering (métier de base), gestion de bases de vie et services, aviation et transport de personnes, assistance médicale, logistique des installations et traitement des boues. « Ces expériences doivent s’étendre à l’ensemble des activités entrant dans le cadre des activités des hydrocarbures », a-t-il souligné. Toutefois, il fait remarquer que les entreprises algériennes font face à deux contraintes. La première concerne le manque de confiance. « On ne fait pas confiance à l’entreprise algérienne. » La seconde est liée à la difficulté d’avoir les certifications exigées par les producteurs de pétrole. L’absence de la certification témoigne aussi de la déconnexion de notre économie des mutations mondiales. Abordant le marché du médicament en Algérie, l’intervenant appelle les voix qui crient victoire à rester prudentes. « L’Algérie est le second marché africain. L’industrie de production locale assure 35% des besoins locaux, mais reste limitée aux formes sèches et aux produits à faible contenu technologique. La multiplication des unités de production de petite taille menace la pérennité et la compétitivité de cette filière naissante (60 unités existantes et une centaine de projets) », a-t-il dit. Pour lui, il ne suffit pas de produire, il faut d’abord répondre à ces questions avant de lancer une production : produire quoi ? A quel  prix ? Pour quel marché ?, a-t-il recommandé. Multiplier le nombre d’entreprises qui interviennent dans le même segment et qui produisent la même chose pourrait nuire à tout le monde, met-il en garde. Pour éviter un tel scénario, il préconise la création en amont des connexions entre les producteurs et les pouvoirs publics et entre les producteurs eux-mêmes. « Un tel mécanisme fournira à tout le monde des informations précieuses sur le marché de demain », dit-il. Pour sa part, Hakim Belarbi a développé dans son intervention l’idée selon laquelle l’absence d’union au Maghreb pénalise les économies de la région. « Il existe énormément d’opportunités dans la région du Maghreb à exploiter », a-t-il dit. A titre illustratif, il cite l’expérience marocaine dans la diversification de l’économie. « Le Maroc a réussi à avoir des marchés dans la construction automobile, l’aéronautique, le textile et autres. Si ce savoir-faire s’associe à celui de l’Algérie, on aura des bénéfices pour tout le monde », a-t-il dit. Pour étayer son propos, il indique que 74% des exportations marocaines hors secteur du phosphate sont réalisés par des entreprises marocaines associées à des étrangers. « On ne peut pas pénétrer le marché mondial sans partenariat », a-t-il lancé. Un appel déguisé pour revoir la règle 49/51 régissant les investissements étrangers en Algérie. « Les gens ne veulent pas venir investir chez nous, car nous n’avons rien à leur offrir », a-t-il déploré. Le même constat a été fait par Ali Harbi, qui estime que le pays doit se doter d’organismes qui feront des études détaillées et précises par secteur. « La Tunisie a fait entre 2004 et 2005 des études pointues pour tous les secteurs d’activité. Ce qui a permis aux opérateurs économiques d’avoir des idées précises sur le marché », a-t-il affirmé. Il a, en outre, évoqué le problème de manque d’assiettes foncières destinées à l’industrie. « Les appels d’offres pour l’aménagement des nouvelles zones industrielles ont été reportés à deux reprises », a-t-il regretté.

Algex doit se déployer à l’étranger La promotion des exportations algériennes se fait à l’étranger et non en Algérie. C’est le constat fait par Hakim Belarbi. « Ça ne sert à rien d’avoir des agences d’aide à l’exportation qui n’ont pas de représentation à l’étranger. Le gros travail se fait à l’intérieur des marchés que nous voulons pénétrer », a-t-il souligné, avant de surprendre les présents : « Une entreprise algérienne attend depuis 5 ans un remboursement de l’Etat après avoir effectué une opération à l’export. »

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