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Reporters - Filtrer les éléments par date : samedi, 20 décembre 2014

Ce qui était dans l’air depuis l’élection de Raoul Castro à la tête de l’Etat Cubain commence à prendre forme. Washington et La Havane ne se regarderont plus comme des chiens de faïence de part et d’autre de la Baie des Cochons. Après la chute du Mur de Berlin et l’éclatement du bloc de l’Est, la majorité des observateurs ont misé sur la «reddition» pure et simple de Cuba qui a été abandonnée par Moscou et privée ainsi de l’aide directe et indirecte qui la soulageait du blocus économique, financier et commercial imposé à l’île depuis la crise de la Baie des Cochons en 1961. Mais Cuba a résisté vaille que vaille au prix de difficultés économiques et sociales inimaginables supportées par un peuple qui a assumé ses choix révolutionnaires et leurs conséquences, sans se retourner contre leurs leaders. Si Washington n’a pas réédité le débarquement à Cuba après l’échec de la tentative de 1961, c’est parce que l’administration américaine savait que le peuple cubain allait résister et affronter les forces américaines advienne que pourra. L’Establishment américain, depuis J. F. Kennedy jusqu’à Bush junior, a tablé sur une guerre d’usure en utilisant l’arme de l’isolement et de la faim pour faire plier Cuba. Cinquante-trois ans après, le peuple cubain et le pays sont toujours debout et dignes. Les Etats-Unis ont perdu la guerre d’usure et reviennent à de meilleurs sentiments. Le rapprochement entre Goliath et David est désormais inéluctable. Rapprochement historique entre les deux pays Jeudi dernier, Washington a affirmé être prêt à accueillir le président cubain Raul Castro et Barack Obama a évoqué son possible voyage dans l’île pour consacrer le rapprochement historique entre les deux pays. Mercredi dernier, Obama et Raul Castro ont rendu publique, après dix-huit mois de tractations secrètes, leur volonté commune de normaliser leurs relations diplomatiques après un demi-siècle de brouille. Cette annonce sera suivie dès janvier de premiers entretiens officiels. Les deux gouvernements avaient mené pendant 18 mois des tractations ultra-secrètes en vue de mettre fin à l’un des derniers vestiges de la Guerre froide. «Je n’exclurais pas une visite du président (Raul) Castro», a déclaré Josh Earnest, porte-parole de la Maison Blanche. Mercredi dernier, la présidence américaine avait déjà évoqué une éventuelle visite de Barack Obama à Cuba. «Je n’ai pas de projet particulier à ce propos pour le moment, mais voyons comment les choses évoluent», avait déclaré lui-même le président sur la chaîne ABC. Mais cette amorce de réconciliation va buter sur un Congrès américain globalement hostile à la levée de l’embargo économique que Washington impose depuis 1962 à La Havane. Les deux présidents ont reconnu que cette épineuse question n’était pas réglée. M. Obama a réclamé un débat, qui s’annonce houleux, avec le Congrès sur la levée du «plus vieil embargo du monde», une mesure punitive «inscrite dans la loi» américaine. Les républicains, qui contrôleront dès janvier les deux chambres, ont déjà prévenu : «Ce Congrès ne va pas lever l’embargo», selon Marco Rubio, sénateur de Floride. L’ambitieux élu d’origine cubaine a fustigé «la légitimité diplomatique et les dollars américains accordés au régime castriste par l’annonce du président Obama». Même du côté démocrate, le représentant Eliot Engel a prévenu que «le Congrès devait voir davantage d’ouverture politique à Cuba avant de lever l’embargo». Mais les premières mesures de rapprochement ne nécessitent pas pour l’instant l’aval du Congrès : petits assouplissements économiques et discussions en vue du rétablissement des relations diplomatiques rompues en 1961, notamment avec l’ouverture d’ambassades remplaçant les actuelles sections d’intérêts. La secrétaire d’Etat adjointe pour l’Amérique latine Roberta Jacobson a précisé que ces premiers entretiens officiels entre les deux gouvernements se tiendraient en janvier à Cuba. Les deux pays profiteront de leurs négociations régulières et programmées de longue date sur les flux migratoires.

Le Congrès contraint de lever l’embargo face aux pressions des investisseurs américains Mme Jacobson conduira la délégation américaine. Au-delà des velléités belliqueuses des Faucons américains et des nostalgiques de l’époque de Batista, la normalisation des relations diplomatiques entre Cuba et les Etats-Unis constitue en soi un signe fort à l’intention des investisseurs et des traders pour renouer avec une économie vierge, notamment dans les secteurs des services et du tourisme. Le Congrès américain, quand bien même il est dominé par les républicains, subira des pressions énormes de la part des hommes d’affaires américains et des entreprises qui n’attendent que la levée de l’embargo pour se ruer sur l’Ile pour peu que le gouvernement cubain revoie sa législation économique et commerciale de façon à faciliter l’investissement. Si les Américains ne se placent pas sur les starting-blocks, ce sont d’autres pays qui en profiteront, notamment la Chine, le Brésil, l’Allemagne, le Japon et la Corée du Sud. Pour preuve, le soulagement qui a caractérisé les réactions internationales à ce rapprochement tant attendu. Jeudi dernier, la communauté internationale - en Asie, en Amérique latine et en Europe - continuait de s’incliner devant une «décision historique», un «geste courageux», voire la «fin de la guerre froide». Le président français François Hollande s’est réjoui de cette «détente», lançant que «la guerre froide, ça doit être terminé, une fois pour toutes». La Chine, rivale des Etats-Unis, a «salué la normalisation» des relations entre Washington et l’un des derniers régimes communistes, appelant les Américains à lever «le plus tôt possible» l’embargo. Les pays latino-américains, réunis en sommet régional en Argentine, se sont félicités du «début de la fin de la guerre froide sur le continent américain» où règnerait «la paix totale entre les nations». «Todos somos americanos» (Nous sommes tous américains), avait lancé mercredi dernier Barack Obama, une formule déjà promise à figurer dans les livres d’histoire. Même l’un des contempteurs les plus acerbes des Etats-Unis, le président vénézuélien Nicolas Maduro, a salué une «rectification historique», un «geste courageux d’Obama et nécessaire pour l’Histoire», en même temps qu’une «victoire de la morale (...) et de Fidel Castro». Pour l’Algérie, le rapprochement entre les Etats-Unis et Cuba est rendu possible grâce à la «vision éclairée» et à la «sagesse» et au «courage» des leaders des deux pays, a indiqué jeudi dernier le ministère des Affaires étrangères. «L’annonce faite mercredi par les présidents américain, Barack Obama, et cubain, Raul Castro, de s’engager résolument sur la voie de la décrispation et de la normalisation de leurs relations est un pas historique et une initiative heureuse qui augure de lendemains meilleurs, sûrs et rassurants, autant pour la région Amérique du Nord et des Caraïbes que pour le reste du monde», a précisé la même source dans un communiqué.

Publié dans Monde

Les militantes et les militants pour les droits de la femme ont salué le projet de loi portant amendement du Code pénal dans sa partie réservée aux violences conjugales, ainsi qu’au harcèlement sexuel à l’égard des femmes. Le projet de loi en question prévoit des peines lourdes contre quiconque portera atteinte physiquement ou moralement à son conjoint. Annoncé par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, lors de la réunion du Conseil des ministres du mois d’août dernier, le projet de loi criminalisant les violences conjugales, les atteintes portées aux femmes dans les lieux publics, ainsi que le harcèlement sexuel au travail, a atterri au Parlement. Le projet, dont Reporters détient une copie, criminalise toute violence à l’égard du conjoint, dans le foyer ou à l’extérieur. Des peines lourdes sont prévues si la violence a été suivie de coups et blessures volontaires. Ainsi, l’article 266 bis du projet punit l’agresseur qui cause des blessures ou porte des coups volontaires à son conjoint par des peines allant jusqu’à 20 ans de prison ferme, si les blessures ou les coups ont été suivis de mutilation, amputation ou privation de l’usage d’un membre, cécité, perte d’un œil ou autres infirmités permanentes, et la réclusion perpétuelle si la violence a donné la mort à la victime. La violence verbale ou psychologique répétée mettant la victime dans une situation qui porte atteinte à sa dignité ou à son intégrité physique ou psychique, est également sanctionnée par une peine pouvant aller jusqu’à 3 ans de prison ferme, lit-on dans le projet de loi. Ledit texte prévoit les même peines si le conjoint est séparé ou n’habitant pas le même domicile. Par ailleurs, l’article 330 prévu dans ce projet de loi aborde, entre autres, l’abandon de la résidence familiale par un des parents sans motif, pendant deux mois, ne remplissant donc pas toutes ses obligations d’ordre moral ou d’ordre matériel résultant de la puissance paternelle ou de la tutelle légale. Les parents, dans ce cas, risquent une peine de 2 ans de prison ferme. La même peine pourra être requise contre le mari exerçant toute forme de contrainte ou d’intimidation afin de disposer des biens et des ressources financières de son épouse. Le projet de loi prévoit également une peine de prison ferme de 2 à 6 mois contre tout homme importunant une femme dans un lieu public par tout acte, geste ou parole portant atteinte à sa pudeur. S’il s’agit d’une agression commise par surprise, violence, contrainte ou menace portant atteinte à l’intégrité sexuelle de la victime, la peine est d’une année à 3 ans de prison ferme, stipule l’article 333 bis 2 du projet. La même sanction est prévue dans le cas d’un harcèlement sexuel au travail. A ce titre, l’article 341 bis du texte incrimine toute personne abusant de l’autorité que lui confère sa fonction ou sa profession, en donnant à autrui des ordres, en proférant des menaces, en imposant des contraintes ou en exerçant des pressions dans le but d’obtenir des faveurs de nature sexuelle. L’insinuation sexuelle y est comprise. Si les revendications de longue date des associations défendant les droits de la femme ainsi que les syndicats sont prises en charge par ce texte de loi, ces acteurs sociaux restent préoccupés par les dispositions annulant les poursuites judicaires si la victime prononce le pardon. Pour eux, cette disposition expose la victime à des pressions et des intimidations de la part de l’agresseur, l’obligeant sous ces contraintes à prononcer le pardon, d’autant plus que le texte de loi ne détaille pas les procédures que devrait suivre la victime dans ce cas précis.

Publié dans théma archives

Les réunions extraordinaires que certains gouvernements ont tenues au lendemain de la COP20 avaient affaire à une préoccupation étroitement nationale diamétralement opposée à celle, planétaire, traitée à Lima. C’est le roi pétrole qui a créé, par la baisse de son cours sur le marché international, l’inquiétude chez les dirigeants des pays exportateurs et, au contraire, une joie non dissimulée chez les simples consommateurs des pays qui importent cette ressource fossile, oubliant qu’elle est responsable des émissions de gaz à effet de serre et du changement climatique qui menace toute la planète. Illustration : en Algérie, un conseil interministériel s’est réuni en vue d’un cadrage budgétaire du plan quinquennal 2015-2019, imposé par la dégringolade des prix du pétrole et ses conséquences sur les recettes d’exportations du pays. Il faut, dit-on, réajuster les stratégies et revoir à la baisse les projections d’investissement et de financement des différentes infrastructures. Aucun mot sur le changement climatique. De l’autre côté, au Nord, la chute des prix du pétrole est vue comme une aubaine. Le prix de l’essence diminue, c’est l’essentiel, et les économistes parlent de reprise. Cette réaction est paradoxalement développée dans le pays, la France, qui va accueillir la COP21 en décembre 2015, pour une rencontre annoncée déjà comme historique dans tous les cas, qu’elle aboutisse à un échec, probable, selon les avis dominants, ou sur un succès, personne pour le moment n’y croit. Comme l’a noté le journaliste français Claude-Marie Vadrot, présent à Lima, « le fossé entre les réalités vécues par des dizaines de millions d’habitants de la planète, le fossé entre les angoisses des pays du Sud et les certitudes des nations industrialisées soucieuses de préserver leurs économies ne se comblent pas. Les égoïsmes ont d’autant plus la vie dure que les milieux industriels continuent ici à faire pression pour que le maximum de décisions relève de la bonne volonté des gouvernements plus que d’accords contraignants». «Et le climat dans tout ça ? », s’interroge Maxime Combes, écologiste présent lui aussi à Lima. Il constate que « la conférence de Lima devait être l’occasion de réexaminer les engagements de réduction d’émissions et les niveaux de financements d’ici à 2020, en particulier ceux des pays riches, pour tenir compte des travaux du Groupe d’experts intergouvernemental sur les changements climatiques (GIEC). Si le texte validé à Lima « note avec une vive préoccupation l’écart » entre ce qu’il faudrait faire d’ici 2020 et ce qui est actuellement sur les rails, aucune réponse concrète n’est apportée. Comme si les États acceptaient d’abandonner l’objectif consistant à ne pas dépasser les 2 °C de réchauffement global d’ici la fin du siècle». Le pessimisme, c’est Laurence Tubiana, négociatrice française, qui le véhicule : « A Paris, nous ne serons pas en capacité d’être dans un scénario de limitation du réchauffement à 2 °C ». «Sans être démentie par Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international », fait remarquer Maxime Combes. L’ONG Attac-France relève qu’«à douze mois de la conférence de l’ONU sur le dérèglement climatique à Paris-Le Bourget, l’une des responsabilités majeures des ONG et des mouvements sociaux et écologistes est de s’attaquer à ce décalage dramatique entre la fuite en avant extractiviste et productiviste liée à la globalisation économique et financière et les exigences à la fois claires et rigoureuses en matière de transition écologique et sociale». Attac France annonce qu’«en lien avec ses partenaires de la Coalition Climat 21 et ses partenaires internationaux», il poursuivra son engagement pour «initier un véritable changement systémique, qui subordonne les intérêts financiers aux exigences climatiques.»

Publié dans Environnement

Le patron du COA se dit disposé à aider la sélection nationale pour une meilleure préparation pour le Mondial qui se profile à l’horizon. Le président du Comité olympique algérien (COA), Mustapha Berraf, a rassuré mercredi les joueurs de la sélection nationale de handball, leur promettant de «meilleures conditions» pour préparer le championnat du monde-2015 à Doha (15 janvier-1er février). « Je me suis déplacé à l’hôtel de notre sélection de handball (à Dély Ibrahim, Alger) et j’ai discuté avec les joueurs, l’entraîneur et le directeur technique. Chacun a évoqué ses préoccupations et tout est rentré dans l’ordre », a déclaré M. Berraf. Les Verts sont en stage à Alger, avant d’entamer l’avant-dernière étape de leur préparation, avec un regroupement en Slovénie, durant lequel ils devraient disputer plusieurs matches amicaux. Mais plusieurs éléments de l’équipe nationale sont sortis de leur mutisme, déplorant des « conditions de travail difficiles » à moins d’un mois du coup d’envoi du rendez-vous planétaire. «Nous sommes livrés à nous-mêmes. Les joueurs n’ont pas l’impression qu’ils viennent de gagner un championnat d’Afrique (janvier 2014 à Alger, ndlr)», a pesté Belgacem Filah, invité d’une émission sportive sur la chaîne de télévision Dzair News. « Nos séances d’entraînement sont programmées à la Coupole du complexe olympique Mohamed-Boudiaf et nous faisons le déplacement de notre lieu d’hébergement à Dély Ibrahim vers la salle en marchant ! », a renchéri El Hadi Biloum. Après ce regroupement, les Verts effectueront un stage en Slovénie du 19 au 31 décembre, au cours duquel ils affronteront l’Iran en amical à deux reprises, avant de participer à un tournoi qui regroupera la Slovénie (pays hôte), la Hongrie, l’Argentine ou la Croatie. Les hommes de Réda Zeguili prendront part ensuite au tournoi international de Bercy (du 8 au 10 janvier 2015) qui verra la présence de la France, de la Macédoine et du Brésil. Ce tournoi a été déplacé cette année de Paris à Nantes (France) en raison des travaux de rénovation de la salle de Bercy. L’Algérie évoluera lors du Mondial-2015 dans un groupe C relevé en compagnie de la France, de la Suède, de la République tchèque, de l’Islande et de l’Egypte.

Publié dans Sports

Clôturé jeudi dernier à la salle Mougar, à Alger, par l’annonce du palmarès et la remise des prix et récompenses symboliques du festival, c’est finalement le film Gabrielle de la réalisatrice canadienne Louise Archambault et le documentaire Examen d’Etat du Congolais Dieudonné Hamadi qui ont été distingués par les jurys de la 5e édition des Journées du film engagé du Festival international du cinéma d’Alger (Fica).

Partagé cette année encore en deux catégories, « film de fiction » et « film documentaire », retenant pour chacune d’elle une sélection de 8 longs métrages, notamment le dernier film de Rachid Bouchareb, Ennemy Way, les deux jurys, présidés par les cinéastes algériens Djamel Bendeddouche (fiction) et Mohamed Cherif Bega (documentaire), auront donc porté leur choix sur deux œuvres récentes, respectivement réalisées en 2013 et 2014, et ayant pour thématique principale les droits humains, que sont l’égalité et le droit à l’éducation. Deuxième long métrage de Louise Archambault, Gabrielle est, en effet, un film dramatique qui traite du handicap, en proposant, entre autres, une immersion dans l’univers d’un centre de formation aux métiers des arts pour personnes handicapées Le film, plusieurs fois primé depuis sa sortie, retient à ce titre l’attention par son casting où certains des acteurs y interprétent leurs propres rôles. Très différent de par sa réalisation, le documentaire Examen d’état revient, lui, sur les défis de l’éducation en Afrique, en suivant le quotidien d’élèves du lycée Athénée Royal de Kisangani, préparant l’examen d’Etat, équivalent en termes d’importance du baccalauréat. Les postulants congolais doivent, cependant, et en plus de la préparation des cours, surmonter toute une série d’obstacles, en tête desquels s’acquitter de la « prime des professeurs ». Festival mettant en avant depuis sa création une moyenne de quinze œuvres internationales, généralement non distribuées en Algérie, les Journées du film engagé, qui ont également pour but, ont souligné jeudi les membres des jurys, représentés par le cinéaste vietnamien Liam-Le Nicolas, la « consécration et la consolidation de la liberté d’expression, la liberté de création et de la tolérance pour les artistes et les sociétés civiles ». Le festival a, par ailleurs, décerné dans la section long métrage de fiction le Prix spécial du jury au film La Femme du ferrailleur, réalisé par le Bosniaque Danis Tanovic. La mention spéciale du jury aux films Les sœurs Quispe et aux enfants acteurs du film Loubia Hamra, respectivement réalisés par la Chilienne Sebastian Sepulveda et Narimane Mari. Les distinctions Prix spécial du jury et Mention spéciale de la catégorie documentaire revenant pour leur part aux œuvres Concerning Violence du réalisateur suédois Göran Hugo Olsson, H’na Berra de Bahia Bencheikh El Fegoun et Meriem Achour Bouakkaz. Offrant, par ailleurs, la possibilité au spectateur de noter le film à l’issue de chaque projection sur une échelle de 1 à 4, les prix du public ont été décernés au documentaire Mercedes Sosa, la voix de l’Amérique latine de Rodrigo H. Vila, et au film de fiction Comme le vent de Marco Simon Puccioni. Par ailleurs, après une semaine de festival, marquée par la projection d’un total de 16 films, mais aussi par la programmation de quatre rencontres avec des réalisateurs et d’une table ronde ayant pour thématique « L’histoire de la mémoire au service de l’engagement », la clôture de la 5e édition des Journées du film engagé a également été marquée par une série d’hommages, revenant notamment sur le parcours de Stevan Labudovic, photographe et cameraman serbe qui fut également, durant la guerre, militant pour la libération de l’Algérie, ainsi qu’au travail du documentaliste Malik Aït Aoudia, entre autres, réalisateur du film documentaire Le Martyre des sept moines de Tibhirine, ou encore et à titre posthume à l’acteur et écrivain Abderrezak Hellal, disparu en juin dernier.

Publié dans Culture

Les Nigériens sont partis, il n’en reste plus dans la wilaya de Mila, ils ont tous été transportés en autocar de Ferdjioua et Mila, villes où ils résidaient, vers Tamanrasset, avant leur retour définitif dans leur pays, et ce, sur demande expresse de leur chef d’Etat. Ils étaient plus de trois cents à vivre dans la wilaya de Mila, dans des hangars et entrepôts aménagés en demeures, dotés de toute les commodités et ne manquant de rien. Toutes les conditions de vie étaient réunies pour rendre leur séjour agréable. Neuf d’entre ces derniers sont morts, en cours de route, dans un horrible accident de la circulation, ils ne reverront pas leur pays, ils ont été enterrés en Algérie, leur deuxième pays. Deux Algériens font partie du lot des morts, ils ont été enterrés dans leurs villes natales, en présence des autorités civiles et militaires. On ne verra plus ces hommes que la guerre a fait fuir dans les rues de nos villes et villages, ils sont partis, certains, selon des témoins oculaires, avaient les larmes aux yeux. Un homme présent lors de l’embarquement des réfugiés dans les autocars nous a déclaré que la plupart des partants étaient en pleurs, ils ne voulaient pas quitter l’Algérie. « Nous avons aimé l’Algérie, un pays où il fait bon vivre et où la population est très généreuse. La solidarité n’est pas un vain mot dans votre pays. Les citoyens nous donnaient de la nourriture, des vêtements et de l’argent à tout moment. On vivait à l’aise et on se permettait beaucoup de choses. Merci à tous les Algériens », ont déclaré la plupart des Nigériens, selon les propos du témoin en question. On les voyait partout. Malgré leur pauvreté apparente, très visible lors de leur arrivée, les Nigériens se sont repris par la suite et ont retrouvé leur forme, il n’ont manqué de rien durant tout leur séjour. Seul le Niger leur manquait. Ceux à qui nous avons parlé, à qui nous avons donné des pièces de monnaie, des habits neufs ou usagés, et qui aujourd’hui ont quitté la wilaya de Mila, ont toujours été reconnaissants envers leurs bienfaiteurs. Leurs sourires revenus, le temps de leur séjour dans notre pays, vous dira n’importe quel citoyen. Beaucoup de personnes et de familles leur apportaient aide et soutien au quotidien. La générosité algérienne a vraiment marqué les Nigériens. « Ce n’est pas de la pitié que nous éprouvions pour nos frères subsahariens, mais un amour véridique, un amour solidaire, surtout nous autres générations ayant vécu les affres du colonialisme français », nous avouera un sexagénaire. Et de continuer : « A leur arrivée chez nous, ils étaient mal vêtus, ils avaient les mines tristes, mais avec le temps, leurs sourires sont revenus et avec eux la joie de vivre. Ils se sentaient chez eux, personne ne les dérangeait ou ne leur en voulait, ils étaient chouchoutés par tous. Les petits enfants nigériens ne cessaient de jouer dans l’insouciance totale. » « Nous avons vécu la décennie rouge et nous savons ce qu’est vivre dans la peur. S’ils sont venus chez nous, c’est parce que la peur les a fait fuir de leur pays », ajoutera un autre sexagénaire. Ils sont nombreux à avoir donné leur avis sur les conditions dans lesquelles vivaient ces réfugiés dans notre pays. « L’Algérie leur a offert le gîte, non pas par pitié, mais de bonne foi. Les Algériens ont toujours été compatissants avec les opprimés, aussi avoir aidé ces pauvres gens à vivre modestement et à se sentir protégés de toute violence fut pour nous un véritable devoir », nous dira un habitant de Ferdjioua. « Ces gens avaient besoin de notre aide, nous les avons aidés, sans plus. Nous leur souhaitons bonne chance dans leur pays d’origine. Ces hommes, femmes et enfants, aujourd’hui partis, faisaient partie du décor quotidien. Ils nous manquent vraiment », ajoutera un autre. L’Etat algérien n’a ménagé aucun effort pour prendre soin des Nigériens, tout a été mis à leur disposition, rien ne leur manquait. Visites médicales, nourriture, literie, couettes, médicaments, rien ne leur manquait. Enfin, pour clore, nous ne manquerons pas de signaler que plusieurs Nigériennes ont accouché dans les hôpitaux de la wilaya.

Publié dans Région

La ministre de la Culture, Nadia Labidi, a annoncé jeudi dernier l’installation, début 2015, d’une commission mixte algéro-turque devant regrouper des experts et des académiciens afin de lancer un plan d’action pour la restauration de La Casbah d’Alger. Il s’agit d’une nouvelle étape menée dans le cadre du plan permanent de sauvegarde et de mise en valeur de La Casbah d’Alger, adopté en 2012 par l’Etat. Selon Mme Labidi, cette commission regroupera des représentants du ministère de la Culture et de la wilaya d’Alger, et du ministère turc de la Culture ainsi qu’un représentant du département d’Istanbul. Dans ce contexte, la ministre de la Culture a eu un entretien avec l’ambassadeur de Turquie à Alger, Adnan Kecici, et le wali d’Alger, M. Zoukh, autour des mécanismes d’exécution commune de la restauration. Une rencontre qui lui a permis « d’élaborer une feuille de route concernant la restauration de la vieille cité de La Casbah ». La ministre a également estimé que les opérations de réaménagement, qui coûteront à l’Etat 92 milliards de dinars, n’incluent pas uniquement les autorités, mais aussi « la société civile, les entreprises privées et la population ». La ministre, qui a expliqué le recours à la partie turque par le patrimoine commun et la claire empreinte ottomane constatée à La Casbah d’Alger, n’a pas exclu la possibilité d’avoir « recours à l’avenir à d’autres expériences étrangères ». Pour sa part, le wali d’Alger a évoqué « l’importance de relancer le projet de La Casbah, eu égard à son poids historique », insistant sur l’importance de « conclure un accord avec les Turcs pour organiser un chantier-école dans le cadre d’une formation qui profitera aux universités ». De son côté, le diplomate turc a promis l’exécution immédiate du projet de réaménagement de La Casbah pour « le finaliser dans les plus brefs délais en employant toutes ses compétences et énergies », faisant allusion au recours à des experts, historiens, académiciens, ingénieurs turcs pour travailler en Algérie. L’ambassadeur turc a saisi cette occasion pour préciser que la restauration de la mosquée de Ketchaoua, confiée à l’entreprise turque Tika, est un projet « à part entière » représentant un « premier modèle » de coopération entre les deux pays dans ce domaine précis. Rappelons que la cité historique de La Casbah, comprenant aujourd’hui la vieille ville d’Alger, a été inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité en décembre 1992. En 1516, le corsaire ottoman Kheïreddine installe sa capitale à Alger et en fait une ville fortifiée en construisant d’importants remparts. Aujourd’hui, les remparts qui protégeaient La Casbah ainsi que le haut et le bas de la cité ont disparu.

Publié dans Der

Plus de cinq mois après le crash de l’avion de la compagnie espagnole Swiftair affrété par Air Algérie, le 24 juillet au Nord-Mali, faisant 116 morts, les victimes algériennes ont été rapatriées, hier, depuis Paris, où le travail des spécialistes sur leur identification a eu lieu.

L’avion, un McDonnell Douglas MD83, assurait, pour rappel, le vol AH 5017 reliant Ouagadougou à Alger. Le crash était survenu moins d’une heure après son décollage. Abdelmalek Sellal, Premier ministre, Ramtane Lamamra, ministre des Affaires étrangères, Tayeb Belaïz, ministre de l’Intérieur, Amar Ghoul, ministre des Transports, Mohamed Aïssa, ministre des Affaires religieuses, Lahbiri Mustapha, directeur général de la Protection civile, Mohamed Salah Boultif, P-DG d’Air Algérie, les familles des victimes ainsi que des dizaines de leurs collègues de travail étaient présents, hier, lors du recueillement au salon d’honneur de l’aéroport d’Alger. Lotfi Debaïli, Omar Merbah, Boumediene Messaoudi, Noureddine Messahli et Mohamed Laïd Khaldi sont les victimes algériennes qui ont péri lors du crash. En plus de ces victimes algériennes, les autres étaient des Français, des Burkinabé, des Libanais, des Espagnols, des Canadiens, des Allemands et des Luxembourgeois. Sur place, Abdelmalek Sellal, Premier ministre, a rappelé l’engagement des autorités à indemniser tous les ayants droit. Il a instruit les autorités locales à l’effet d’accompagner les familles des victimes. Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aïssa, a mis en avant, pour sa part, l’élan de solidarité du peuple algérien envers les familles des victimes ainsi que les moyens mobilisés par l’Etat en cette douloureuse épreuve. M. Aïssa a appelé les familles des victimes à s’armer de patience et à se soumettre à la volonté de Dieu Le Tout Puissant. Il a été ensuite procédé à la lecture de la Fatiha à la mémoire des victimes. Rappelons que plusieurs thèses ont été avancées pour expliquer les raisons du crash juste après son décollage, dont celle liée à un attentat terroriste, mais il a fallu attendre les premières conclusions de l’enquête rendues publiques, le mois de septembre écoulé, pour en connaître un peu plus sur le crash. Selon des responsables du Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA), aucune piste n’est privilégiée pour expliquer les raisons de ce crash. Concernant la piste terroriste, des responsables n’ont « ni confirmé ni infirmé », la thèse. « Pour l’instant, il n’y a pas de piste privilégiée », a indiqué M. Bernard Boudeille, un responsable du BEA. Concernant l’indemnisation des victimes, M. Mohamed Salah Boultif, P-DG d’Air Algérie, avait indiqué que « ce dossier est pris en charge par la compagnie d’assurance CAAR avec une compagnie de réassurance à l’étranger. Cette décision d’indemniser toutes les victimes a été décidée par les autorités algériennes quelques semaines après le crash. A souligner que toutes les victimes ont été enterrées, hier, en début d’après-midi.

Publié dans Actualite archives

Khalifi M’hanni, un jeune féru de poésie et de littérature, vient de publier son premier roman en tamazight sous le titre Asdawan (L’universitaire), tout comme il a été dernièrement récompensé par le premier Prix de la nouvelle organisée par l’Etablissement arts et culture de la wilaya d’Alger pour son écrit Tawenza. Ce jeune auteur, atteint de myopathie, qui ne cesse de s’instruire, de se cultiver et de produire des œuvres d’une grande richesse linguistique et esthétique, évoque dans un entretien à Reporters son parcours, ses œuvres ainsi que ses sources d’inspiration. Reporters : Vous venez d’obtenir le 1er Prix de la nouvelle. Quelles sont vos impressions ? Khalifi M’hanni : Je suis naturellement content par cette consécration pour moi et pour ma langue. Savoir bien s’exprimer avec sa langue est une chose très importante. En entendant par pur hasard l’appel au concours à la radio, et qui concerne les trois langues en usage en Algérie, je n’ai pas hésité à envoyer ma nouvelle écrite dans la langue mère. Je profite de l’occasion qui m’est offerte pour remercier les deux amis et acteurs culturels Sadek Rebai et Youcef Zemmouri qui m’ont représenté lors de la cérémonie de remise des prix.

Pourriez-vous nous donner un aperçu sur la nouvelle primée ? La nouvelle traite de la thématique exigée dans le concours, à savoir la résistance. Ça parle d’une famille kabyle et son vécu durant la période coloniale. Dont Mhend, ce brave adolescent, est le personnage principal. Malgré plusieurs faits très émouvants et tristes qu’il a endurés, notamment la mort de son père au maquis, il a hérité de son audace, à telle enseigne qu’il s’est senti d’emblée responsable de la famille et moudjahid à l’âge de la puberté pourtant.

Quels sont les concours auxquels vous avez pris part ? Jusqu’à maintenant, je n’ai participé qu’à deux concours de nouvelles, celui de la fondation canadienne pour tamazight, Tiregwa, et celui de l’Etablissement arts et culture. Je participe cependant aux concours de poésie à Adrad n’Fad notamment, où j’ai eu le deuxième prix au mois de mars 2014.

Vous venez de publier votre premier roman, pourriez-vous nous en parler ? Effectivement, mon premier roman vient de sortir à compte d’auteur. C’est un roman titré Asdawan (L’universitaire) et sous-titré Deg urebbi n wussan. Il est de format A5 et contient 210 pages. Je dois signaler que certaines éditions que j’ai sollicitées m’ont répondu par un « non » catégorique, tandis que d’autres m’ont signalé que je devais attendre, car la priorité a été donnée à autre chose. Malheureusement, l’auteur demeure le plus discriminé dans ce monde littéraire. Même le militantisme ne se manifeste pas chez ces éditeurs lorsqu’on leur propose un texte en tamazight. Suite à cela, notre président d’APC m’avait promis de m’aider dans la publication de l’un de mes ouvrages. On a décidé tout de suite de contacter l’imprimerie « Le Montagnard » à Alger pour procéder à l’impression de ce roman. Pour évoquer son contenu, c’est difficile de résumer un roman, mais ça parle principalement de la vie d’un étudiant kabyle aussi bien dans son milieu universitaire qu’amical, villageois ou familial. Le roman n’est pas dépourvu d’idées, de philosophie, de littérature et de science aussi, embelli par des débats fructueux. A chaque personnage, j’essaye de coller une certaine essence, un certain caractère spécifique, tout en ne quittant surtout pas cette époque contemporaine et moderne. C’est bien intéressant de rappeler qu’il est aussi plein de suspense et de surprises. La chose qu’a signalée d’ailleurs le docteur Allaoua Rabhi qui m’a préfacé ce roman.

Quels sont les thèmes que vous abordez dans vos écrits ? J’écris surtout sur tout ! Quand vous êtes poète, tous les sujets, toutes les circonstances vous interpellent. De la cause identitaire, à la philosophie, aux problèmes sociaux, à la vie et ses virages et visages. En tout cas, en ce qui me concerne, aucun thème n’est exclu de et par mon inspiration jour et nuit.

Qu’est-ce qui vous inspire ? Sans penser une seconde, je dis « c’est la solitude ». Etant donné que, le plus souvent, je passe la moitié de mes journées seul, parfois je vois des choses que cette solitude m’offre exclusivement comme un secret, et que je ne dois pas partager avec tout le monde. C’est pourquoi dans des cas pareils, je compose des poèmes codés.

Quels sont vos auteurs préférés ? Parmi les auteurs kabyles, j’aime bien le style d’écriture de Belaid At Ali, surtout qu’il est le premier qui a prouvé que le kabyle peut finalement passer de l’oral à l’écrit. Quant à la musique, mon idole incontestable, c’est Matoub Lounes. Je l’adore surtout pour son humanisme qu’il a prouvé dans et en dehors de ses chansons avant son engagement.

Comment êtes-vous venu à l’écriture ? Dans l’un de mes poèmes se trouve la réponse à cette question. Je raconte qu’un jour, étant assis chez moi, le stylo me convie, comme qui veut me proposer de le prendre et d’en faire mon ami fidèle et éternel. Chose que j’ai bien évidemment faite. Cela s’est passé quand j’avais 15 ou 16 ans.

Que vous apporte l’écriture ? La paix intérieure surtout et la réconciliation avec moi-même. Grâce à l’écriture, ma conviction sur diverses questions se renforce de jour en jour. J’y trouve le miroir de la société aussi.

Pourriez-vous nous parler plus de votre écriture ? Je ne peux pas dire que mon écriture reflète carrément le fond de ma pensée. Car, quand on écrit pour les autres, il faut bien se maîtriser pour au moins avoir un tant soit peu de pudeur. C’est pour cela que je vous ai parlé du mystère de la poésie, laquelle est difficile à déchiffrer que ce soit une nouvelle ou un roman. Néanmoins, on essaye toujours de faire passer quand même intelligemment un message pour améliorer la conscience générale sur différents aspects. Car, je crains qu’à ce jour, l’humanité n’est pas reconnaissante à la vie.

Quel est votre niveau d’étude ? Etant atteint de myopathie, la maladie m’a obligé d’arrêter mes études à la 6e. J’ai arrêté les va-et-vient à l’école, mais il n’était surtout pas question que j’abandonne l’apprentissage. C’est pourquoi, j’ai fait de la maison une classe et de la vie une école.

Qui vous encourage à écrire ? Personne, parce que là, il s’agit d’un amour, d’un don, d’une passion. Ça ne s’explique pas. Une envie, un besoin et une nécessité.

Vous écrivez en tamazight, écrivez-vous en arabe et en français ? Oui, mais pas beaucoup. La majorité écrasante de mes poèmes et autres textes sont écrits en tamazight, mais rien n’empêche, quand il s’agit d’art, que je possède une vingtaine de poèmes en français et quatre ou cinq en arabe. Ce qu’on peut dire dans un poème ne peut parfois pas être dit dans une discussion ordinaire. Si je pouvais « poèmer » en chinois, je le ferais…

Quel genre préférez-vous, poésie, nouvelle ou roman ? Disons, la poésie en premier, car il s’agit d’un art unique. De cette structure de mots bien organisés qui comprennent des secrets et des secrets. D’ailleurs, j’ai toujours été contre l’idée de vouloir appeler la prose une poésie. Après viennent la nouvelle et le roman. Ce dernier passe inévitablement par être d’abord une nouvelle.

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Il reste encore beaucoup de travail à faire pour augmenter le taux de remboursement des crédits « Qardh Hassan » (crédit sans intérêt) octroyés aux jeunes chômeurs dans le cadre du Fonds de la zakat, a indiqué jeudi à Aïn Témouchent le conseiller du ministre de Affaires religieuses et des Wakfs, Ahmed Saïdi, en marge d’une rencontre de sensibilisation portant sur le lancement de la 13e campagne du Fonds de la zakat. Selon lui, le taux de remboursement de ce type de crédit est estimé à l’échelle nationale à seulement 28%. « Au moins 28% des crédits Qardh Hassan ont été remboursés dans leur totalité par les bénéficiaires au niveau national », a-t-il déclaré. Ce taux a été qualifié par le conseiller du ministre « d’insuffisant » au vu des efforts consentis par les pouvoirs publics à travers les instances de gestion de ce fonds pour aider les jeunes à créer leurs propres microentreprises. « Ce crédit est passé de 50 000 DA/promoteur à 350 000, et à 500 000 DA actuellement », a-t-il souligné, rappelant que pas moins de 9 000 microentreprises ont été créées dans ce cadre. « Pour recouvrer ces crédits qui serviront à aider d’autres jeunes, le ministère compte sur la sensibilisation des intéressés pour éviter tout recours à la justice. Les délais de remboursement étant négociables avec la banque El Baraka », a-t-il souligné. Pour M. Saïdi, qui a déjà tenu des réunions similaires au niveau de 12 wilayas du pays, l’institutionnalisation du Fonds de la zakat contribuera à l’amélioration de la transparence dans la gestion des deniers apportés par les citoyens à ce fonds. Depuis son lancement en 2003 et à l’issue de la 12e campagne, ce fonds a collecté 1,72 milliard de dinars, a-t-il relevé.

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