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Reporters - Filtrer les éléments par date : mardi, 02 décembre 2014

Les cours du pétrole dévissent encore sur le marché international, au lendemain de la décision peu compréhensible, sinon suicidaire, de l’OPEP de maintenir inchangé son niveau de production. Hier, les prix ont atteint leur plus bas niveau depuis cinq ans. A Londres, où est coté le Sahara Blend algérien, le Brent pour livraison en janvier valait 67,53 dollars, tandis que le « light sweet crude » (WTI) coté sur le marché new-yorkais pour livraison à la même période est tombé au plus bas depuis juillet 2009, à 63,72 dollars. La dégringolade de cette fois-ci pourrait bien faire du mal. Certains pays les plus vulnérables aux chocs externes, dont l’Algérie, le Venezuela, l’Iran, le Nigeria et la Russie pourraient bien payer les pots cassés d’une décision, dont l’Arabie saoudite aura été le principal acteur. Le pire, c’est que les pronostics les plus optimistes donnent un prix de pétrole oscillant entre 50 et 60 dollars le baril pour les mois à venir. La décision de l’OPEP continuerait à entraîner la courbe des cours vers ses plus bas niveaux et, sur son passage, des pays sur une voie pour le moins incertaine. Face à un pétrole qui vient de perdre près de la moitié de sa valeur en un laps de temps de cinq mois seulement, tout le monde se pose une seule question : la crise sera-t-elle semblable, moins ou plus violente qu’en 2008. L’on se rappelle bien de la chute spectaculaire des cours en 2008, tombés de 150 à 40 dollars, au lendemain de la faillite de Lehman Brothers, annonçant une des crises financières les plus destructrices depuis 1929.

Un baril à 50 dollars Pour le moment, la chute est moins violente qu’en 2008. En un temps aussi court, le Brent avait perdu, rappelons-le, 75% de sa valeur entre juillet et fin décembre 2008, alors que la baisse actuelle est de l’ordre d’un peu plus de 41% entre juin et fin novembre 2014. Une seule différence séparait les deux moments de crise : en 2008, l’OPEP n’était pas aussi divisée qu’en 2014. Et c’est là le facteur aggravant susceptible de tirer davantage les prix vers le bas. Selon certains analystes, dont Pierre Terzian de « Pétrostratégies », l’Arabie saoudite, qui a « engagé l’OPEP sur une voie incertaine » dans sa guerre contre le schiste américain, a besoin d’un prix de pétrole oscillant entre 50 et 55 dollars le baril pour torpiller le « US shale boom ». Mais les Américains ont une parade. Un seul levier économique suffit, à savoir la hausse du dollar, pour compenser une partie de la baisse des prix. D’autres amortisseurs pourraient être usités face à l’entêtement des Saoudiens et, indirectement, de l’OPEP malgré elle. Pierre Terzian estime que le coût du pari risqué des Saoudiens « sera extrêmement élevé pour les producteurs, sans que les résultats en soient garantis ». Pourquoi ? Par son attitude, l’Arabie saoudite, qui engage avec elle tout le bloc fragilisé des « Opeps », prend le risque de doubler le surplus de l’offre de brut sur le marché, à l’heure où la machine économique mondiale est en mode veille. Résultat attendu : «Il n’y a aucune fin en perspective pour cette baisse des prix du pétrole, puisqu’un énorme excédent d’offres, d’environ 1,5 million de barils par jour, est attendu pour le premier semestre 2015 et va continuer à peser sur les cours », note Commerzbank.

L’Algérie malade de son pétrole La décision de l’OPEP de garder inchangé son plafond de production (30 millions de barils/jour) a aussitôt envoyé la sauce à certains pays membres et non-membres, dont l’économie est fortement tributaire de la valeur du brut. L’Algérie en fait partie. Une année après la faillite de Lehman Brothers aux États-Unis en septembre 2008, l’Algérie a vu ses recettes pétrolières fondre de moitié sous l’effet de la baisse des prix du pétrole dans le sillage de la crise des subprimes. Alors que les prévisions de 60 milliards de dollars de recettes pour 2014 ne sont plus probables, le pays risque à nouveau de voir ses revenus chuter de plus de 50% si la baisse des cours du Brent s’avère durable. Et tout indique qu’elle le sera. Le pays, qui valse depuis quelques années déjà au rythme d’un déficit chronique du Trésor, enregistre depuis une balance des paiements déficitaire durant le premier semestre 2014. Une chute des recettes pétrolières accroîtrait le recours aux avoirs du FRR pour la couverture du déficit du Trésor qui se creuserait davantage, amplifierait le déficit de la balance des paiements et inciterait le gouvernement à mettre en veille plusieurs projets inscrits dans l’agenda du nouveau plan quinquennal. C’est inévitable. Avant de commencer, si cela s’avère nécessaire, à revoir le train de vie de l’Etat et les différentes dotations budgétaires et les couvertures sociales. Pour le moment, le gouvernement se garde de réagir face à la chute des prix, préférant garder les yeux virés sur les marchés et sur la réaction de certains pays. Mais le danger est déjà là. Les recettes commençaient déjà à se contracter dangereusement depuis le début de l’année sous l’effet, à la fois, de la baisse de la production et des prix.

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Après la reconfiguration du capital d’ArcelorMittal Tébessa (AMT), avec désormais 51% des actions détenus par l’Entreprise nationale du fer et du phosphate Ferphos (30%) et par le groupe Sider (21%), l’Etat, en plus d’El Hadjar, aura intégré dans son giron une poignée de sociétés, à capitaux mixtes, pour un temps. Une issue inéluctable ? L’Etat y a également mis de l’argent frais, estimant ainsi avoir trouvé « des solutions définitives » aux problèmes que vivait le complexe El Hadjar. Au complexe sidérurgique, l’atmosphère était irrespirable, et l’Etat avait en fait à choisir entre la fermeture de l’usine ou sa recapitalisation, face à un partenaire étranger qui ne voulait pas en réalité investir dans El Hadjar. Arcelor semble avoir d’autres ambitions beaucoup plus importantes que d’injecter de l’argent dans un complexe à problèmes en raison de conflits avec le puissant syndicat en place. Lakshmi Mittal, le patron de la multinationale, aurait proposé à l’Etat algérien l’exploitation du grand gisement de fer de Gara Djebilet, pour en faire un deuxième El Hadjar. Vrai ou faux ? La partie algérienne a coupé court à cela, affirmant que Gara Djebilet n’a jamais fait l’objet de discussions avec ArcelorMittal. L’Algérie estime que le projet de Gara Djebilet est important et nécessite une approche pérenne pour le développer. Un groupement public a été créé il y a quelques mois pour s’en charger. Les réserves exploitables de Gara Djebilet sont de l’ordre de 1,7 milliard de tonnes à 57% de fer. Il faut dire qu’il y a comme des frictions dans les relations entre les autorités algériennes et le patron Lakshmi. Celui-ci a été convié par le ministère de l’Industrie et des Mines à la Conférence sur le développement économique et social tenue les 4, 5 et 6 novembre au Palais des nations, à Alger, mais il n’y a pas participé. Pourtant, il était en visite en Algérie. Et, peut-être, hasard de calendrier, ce déplacement a coïncidé avec l’examen, jeudi 6 novembre, par le Conseil des participations de l’Etat (CPE) du projet de développement du complexe El Hadjar. La reprise de la majorité à El Hadjar par l’Etat, présentée comme la solution la moins mauvaise, n’en constitue pas moins un signal peu encourageant pour les investisseurs étrangers, qui y voient une sorte de repli en matière d’ouverture économique et un retour du tout étatique dans les affaires économiques. Il reste cependant que ce mode de gouvernance n’est pas le propre de l’Algérie, de nombreux pays, y compris ceux à tradition libérale, n’hésitent pas à nationaliser des entreprises, et à se barricader contre des capitaux étrangers. Et, signe des temps, certains de ces pays ne voulaient pas de Lakshmi dans un secteur en crise à l’échelle planétaire. Le groupe ArcelorMittal est présent en Algérie depuis 2001, une période de vaches maigres dans un pays qui avait mis en place un train de mesures pour séduire les compagnies étrangères et les encourager à y venir investir. Après avoir racheté 70% du complexe sidérurgique El Hadjar, Arcelor a vu ses participations dans l’usine baisser à 49% en 2013 après la reprise par l’Etat algérien du contrôle de ce complexe. L’option pour cette mesure avait permis de sauver le complexe d’une fermeture après les difficultés financières auxquelles faisait face la filiale algérienne d’ArcelorMittal. En 2012, ArcelorMittal Algérie (AMA) avait été sauvé d’une cessation de payement. Actuellement, l’entreprise publique Sider, partenaire d’AMA dans le complexe, détient 51% du capital d’El Hadjar. Les deux entreprises comptent investir un milliard de dollars dans le cadre d’un plan de développement adopté récemment par le CPE pour porter la production du complexe à 2,2 millions de tonnes d’acier par an.

Publié dans Economie

Les travailleurs de l’établissement hospitalier spécialisé (EHS) de psychiatrie Fernane-Hanafi, à Oued Aïssi, et de l’EHS de chirurgie cardiaque, à Draâ Ben Khedda, affiliés à l’UGTA, durcissent le ton. Les personnels du premier établissement ont entamé avant-hier leur deuxième semaine de débrayage déclenché dimanche dernier afin d’afficher leur opposition à la mutation de leur directeur à l’EHS de Bordj Menaïel (Boumerdès).

Le personnel de l’EHS de Draâ Ben Khedda, lui, entamera aujourd’hui son quinzième jour de grève illimitée lancée le 17 novembre afin d’exprimer leur ras-le-bol quant à la mutation du directeur à Sidi Aïch, dans la wilaya de Béjaïa. Pis, les contestataires ont accordé un ultimatum de trois jours au département d’Abdelmalek Boudiaf afin de répondre favorablement à leur préoccupation. Une fois le délai expiré, ils ont menacé d’aller vers une grève générale de toutes les infrastructures de santé de la wilaya, et ce, à partir de demain. L’appel à la grève annoncé par la coordination de la santé, affiliée à l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), aura des conséquences fâcheuses sur le bon fonctionnement des établissements. En effet, l’EHS d’Oued Aïssi et celui de chirurgie cardiaque de Draâ Ben Khedda sont paralysés depuis plusieurs jours. Selon Lakhdar Gnaoui, un membre de la coordination du syndicat des travailleurs de la santé de Tizi-Ouzou, les responsables du ministère et de la DSP continuent à faire la sourde oreille. « A ce jour, nos responsables ne veulent pas ouvrir les canaux du dialogue. Jeudi dernier, une réunion de concertation a regroupé une délégation du ministère de la Santé et le secrétaire général du wali, en présence des représentants de la section syndicale de l’EHS de Draâ Ben Khedda. Mais les résultats de cette réunion sont insignifiants », a-t-il dit. Notre interlocuteur a indiqué que « les contestataires ne comptent pas faire machine arrière, ils accordent un ultimatum de trois jours au ministère de tutelle pour apporter des solutions à leurs préoccupations. Une fois le délai expiré, les protestataires sont décidés à aller vers une grève générale dans le secteur de la santé ». Notons que cette décision a été prise à l’unanimité à l’issue de la réunion du conseil de wilaya de la coordination de la santé qui a eu lieu jeudi dernier à Tizi-Ouzou.

Publié dans Région

Rencontré en marge des travaux du 2e Forum des droits de l’Homme qui se tient actuellement au Maroc, le coordinateur général de la Force africaine de la solidarité pour l’éducation et le développement (Fased), Serge Stephane Guako, tire la sonnette d’alarme sur la situation des droits de l’Homme en Afrique. Pour lui, la situation est critique et rien ne laisse présager un avenir meilleur. Lors de ses interventions au Forum des droits de l’Homme, il a plaidé pour une Afrique solidaire et libérée de la tutelle étrangère. Entretien. Reporters : Quel constat peut-on faire de la situation des droits de l’Homme aujourd’hui en Afrique ? Serge Stephane Guako : Beaucoup de choses ont été dites sur les droits de l’Homme en Afrique, lors du deuxième Forum mondial des droits de l’Homme et ailleurs. Mais sur le terrain, nous constatons qu’il n’y a pas d’avancées notables à signaler ; au contraire, la situation se dégrade de plus en plus et à tous les niveaux. Les progrès dont parlent certains existent seulement dans les rapports et les programmes gouvernementaux qui ne reflètent guère la réalité amère des choses. Il y a toujours un fossé entre les discours prononcés dans ce genre d’occasions et la réalité. Il n’y a toujours pas de traduction des textes signés par les Etats dans la vie quotidienne des millions d’Africains qui continuent d’être privés des droits les plus élémentaires. Les plaidoyers, les réflexions, les études et rapports produits par les ONG ainsi que par les institutions étatiques n’arrivent pas à se transformer en décision politique. Le simple citoyen aujourd’hui en Afrique n’a pas accès ni au logement, ni à l’éducation, ni aux soins de qualité. Voilà le quotidien d’un citoyen africain qui manque de tout ce qui est basique.

Qui est responsable de la situation actuelle des droits humains en Afrique ? Le problème principal, c’est que nous avons connu en Afrique des modèles de gouvernance et d’organisation inadaptés au contexte interne des pays africains. Puis, il faut dire que nos gouvernements se soucient très peu de l’amélioration du cadre de vie de leurs citoyens. Ce qui compte pour eux, c’est de rester le plus longtemps possible au pouvoir et de profiter des privilèges qu’offre une telle position. A cette situation s’ajoutent deux phénomènes aggravants. Il s’agit d’abord de la faiblesse de la société civile qui joue mal son rôle en raison des obstacles qu’on a mis sur son chemin et de la complicité des pays étrangers qui tirent profit de l’absence de la démocratie dans les pays africains. L’Union européenne, par exemple, profite bien de cette situation. Dans ses relations avec nos pays, elle parle seulement des affaires telles que le démantèlement tarifaire, le libre-échange des marchandises et des services et la coopération économique. Les questions de la démocratie et du respect des droits de l’Homme sont abordées juste pour la consommation médiatique. Voilà le langage de vérité qui doit être dit aux citoyens africains.

Généralement, les gouvernements africains justifient l’absence de la démocratie et le non-respect des droits de l’Homme par la fragilité de la situation sécuritaire et la crise économique. Ces arguments tiennent-ils la route, selon vous ? Ces arguments dont nous avons l’habitude d’entendre parler à chaque fois que la question des violations des droits de l’Homme en Afrique est soulevée ne tiennent pas du tout la route. Ce sont des prétextes pour continuer à priver les populations de leurs droits les plus élémentaires. Si cet argument est vrai, comment peut-on expliquer ce qui s’est passé au Burkina-Faso cette année ? Qu’a fait le Président de ce pays de ses 27 ans de règne ? Cette illusion de « stabilité » a produit le chaos, la misère et la dictature. Allez voir aujourd’hui dans quel état se trouve son pays. Il faut arrêter d’avancer de faux arguments pour tenter de justifier l’injustifiable. Pour dire les choses telles qu’elles sont, ce sont ces gouvernements qui nous ont créé les crises économiques et les conflits armés internes. Pour les questions de moyens, je me demande combien coûte à l’Etat de laisser les gens vivre leur culture ? La réponse est rien, mais beaucoup d’Africains sont privés de leurs droits culturels. Ces gouvernements ne laissent même pas la possibilité aux idées porteuses de solutions de se propager.

L’Afrique dispose d’un mécanisme régional de protection des droits de l’Homme, à savoir la Cour africaine des droits de l’Homme. Que pouvez-vous nous dire à ce propos ? Avant de parler de la Cour africaine, on doit d’abord s’interroger sur le rôle et l’efficacité de l’Union africaine. Cette organisation censée défendre les intérêts du continent a perdu toute crédibilité lors de l’intervention étrangère en Libye pour destituer le colonel Mouamaar Kadhafi. L’Afrique observait, impuissante, une intervention militaire étrangère en Libye. Le même constat est valable pour la Côte d’Ivoire. Comment voulez-vous parler des droits de l’Homme et du rôle des organisations et mécanismes régionaux dans un tel contexte. L’UA ainsi que la Cour africaine des droits de l’Homme sont faites pour consommer les budgets, sans plus.

Quels sont les droits les plus bafoués en Afrique ? Il est clair que les droits socioéconomiques sont les plus bafoués. Les droits civils et politiques ne se portent pas mieux, mais ces derniers concernent une catégorie bien précise de la société. Manger à sa faim, avoir l’accès aux soins, à l’éducation et à un logement décent est prioritaire par rapport aux droits civils et politiques. La lutte contre la maladie d’Ebola et la construction des écoles dans les endroits les plus reculés de l’Afrique doivent s’inscrire parmi les priorités des Etats.

Que faire pour créer des synergies africaines en dehors de ces cycles défaillants ? Il faut que les initiatives se multiplient au niveau de la société civile pour tenter de trouver la voie qui nous mènera vers le bon chemin. Nous devons, aujourd’hui, créer des liens entre les acteurs de la société civile pour provoquer de réels changements. Le président Obama a dit que l’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, mais d’institutions fortes.

Publié dans Monde

Novembre a rempli sa « fonction » de porteur d’orages. Le mois ne s’est pas terminé que des pluies diluviennes - estimées à 100 millimètres par les services météorologiques dans la wilaya de Béchar - se sont abattues samedi sur certaines régions du sud du pays.

A Béchar, elles ont provoqué d’importants dégâts aux infrastructures, rendant la tâche très difficile aux équipes d’intervention et de secours, selon les informations données par les responsables locaux et rapportées par l’APS. La même source indique que deux ponts sur les quatre enjambant l’oued Béchar, dont le lit longe la ville sur plus de 17 km, ont été fermés à la circulation routière, à titre préventif, en raison de la crue de cet oued, dont on a vu les images impressionnantes diffusées par la télévision publique algérienne. Comme à leur habitude, les éléments de l’Armée nationale populaire (ANP) ont été d’un apport décisif dans l’opération d’assistance aux citoyens et de désenclavement des zones touchées par les intempéries. L’oued Béchar, comme les autres oueds qui traversent les villes de part en part, était pourtant sous haute surveillance, sachant que, au moment des intempéries, ce sont les crues de ces oueds qui entraînent des pertes humaines et des dégâts matériels considérables. Là où ce risque a été identifié, comme à Béchar justement, mais aussi à Saïda, El Bayadh, Khenchela, Constantine… des travaux ont été engagés sur les oueds pour faciliter l’écoulement des eaux, en enlevant les obstacles afin d’éviter les débordements. Le ministère des Ressources en eau s’est fixé comme priorité d’endiguer ce phénomène et l’’Etat a mobilisé, dans ce but, 81 milliards de dinars durant les deux plans quinquennaux : 2005-2009 (21 milliards) et 2010-2014 (60 milliards). Dans un an, en septembre 2015, l’Algérie aura sa stratégie nationale de protection contre les inondations avec un système de prévision et d’alerte de crue. Une étude est en cours pour permettre à l’Agence nationale des ressources hydriques (ANRH) d’établir une cartographie des zones inondables et de déterminer l’ensemble des villes exposées aux risques d’inondations. Mais rien ne remplace la prévention. Il y a deux mois, en visite à Skikda, le délégué national aux risques majeurs auprès du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, Tahar Melizi, insistait sur le nettoyage annuel des avaloirs et le curage des oueds. Cette opération doit se faire en été, avant les premiers orages, pour éviter les inondations, qui sont le deuxième risque naturel en Algérie, après les séismes. A la différence des tremblements de terre, les inondations sont prévisibles et annoncées par des bulletins météorologiques spéciaux (BMS). Dernièrement, dans Reporters, on pouvait prendre connaissance de l’avertissement du président de l’Assemblée populaire communale (APC) d’Emir-Abdelkader (Jijel), qui attirait l’attention sur les risques d’inondations pouvant provenir des crues d’oued Djendjen, dont les berges sont « garnies », disait-il, de décharges sauvages remplies de gravats, de matériaux hétéroclites et de déchets ménagers. Quand la prévention est absente, il faut être en mesure d’intervenir efficacement après la catastrophe. Les pouvoirs publics semblent mieux préparés sur ce volet, surtout quand les financements sont disponibles. La preuve : il y a quelques jours, un exercice simulant l’intervention, suite à des inondations engendrées par de fortes pluies, a été exécuté à Aïn Sefra et la zone de Slih (même commune), par les éléments de l’unité principale de la Protection civile de la wilaya de Naâma.

Publié dans Environnement

La sixième édition des Journées théâtrales, qui débutera vendredi prochain, sera marquée cette année par un hommage au dramaturge Abdallah Mohya, plus connu sous son nom de scène, Muhia, et ce, à l’occasion des dix ans de sa disparition. L’événement, qui durera trois jours, est organisé par la direction de la culture de la wilaya de Tizi-Ouzou, en collaboration avec l’APW de Tizi-Ouzou et le village Aït Erbah (dans la commune d’Iboudrarène), d’où est originaire la famille de l’artiste et où il fut enterré. Au programme, une cérémonie de recueillement sur la tombe du dramaturge, ainsi qu’une exposition et une conférence-débat sur sa vie et son œuvre sont prévues samedi. Par ailleurs, le Petit théâtre, le Théâtre régional Kateb-Yacine de Tizi-Ouzou et le Centre culturel d’Azazga accueilleront les présentations d’œuvres d’Abdallah Mohya, notamment la pièce Moh Uperpuch, qui sera jouée par la troupe Tigjdit. Né en 1950 à Azazga et passant son enfance à Tizi-Ouzou, où il décroche son baccalauréat en 1968, Abdallah Mohya, qui deviendra l’un des dramaturges, conteurs et poètes d’expression amazighe les plus prolifiques, a cependant commencé par suivre des études scientifiques, obtenant en 1972 une licence de mathématiques. Poursuivant ses études en France, où il finira par s’établir, il se consacra, après divers métiers, aux arts, écrivant plus d’une vingtaine de pièces de théâtre, dont des traductions d’œuvres du patrimoine universel, mais aussi des poèmes et une série de nouvelles. Mort en 2004 à Paris des suites d’un cancer, l’œuvre d’Abdallah Mohya, restée relativement peu connue, sera, par ailleurs, au centre des 6e Journées théâtrales, avec, entre autres, une conférence animée dimanche à la maison de la culture Mouloud-Mammeri par Saïd Chemakh et Hacène Halouane, tous deux professeurs à l’Université de Tizi-Ouzou, respectivement au Département de langue et culture amazighes et au Département de langue française. Egalement programmée dimanche, la cérémonie de clôture sera marquée par la remise du prix Mohia d’or de la meilleure dramaturgie aux meilleures troupes participantes. La distinction est, pour rappel, destinée à promouvoir l’adaptation et la production théâtrales.

Publié dans Culture

Après l’abandon controversé par la justice égyptienne de l’accusation de complicité de meurtre qui pesait sur l’ex-chef de l’Etat, Hosni Moubarak, et les manifestations qui s’en sont suivies, le président Abdel Fattah Al Sissi a assuré que l’Egypte n’allait pas « revenir en arrière ».

Au lendemain de l’acquittement pur et simple de l’ancien président égyptien, Hosni Moubarak, sur lequel ne pèsent plus les charges de complicité de meurtre et de corruption, la présidence égyptienne s’est fendue dimanche soir d’un communiqué dans lequel elle écrit que le président Al Sissi « a pleine confiance dans le système judiciaire du pays », précisant toutefois ne faire aucun commentaire sur le verdict judiciaire de la cour égyptienne prononcé samedi dernier, conformément à la Constitution, qui donne au pouvoir judiciaire la pleine indépendance. La même cour a également nuancé les charges qui pesaient contre les fils du président « déposé », tous deux accusés de corruption. Mais face à la contestation qui a de nouveau enflammé la place Tahrir suite à ce verdict « incompréhensible » et « chaotique », selon l’expression de la rue, Al Sissi a déclaré que « l’Egypte n’allait pas revenir en arrière », après l’abandon controversé de l’accusation de complicité de meurtre qui pesait contre l’ex-chef de l’Etat, Hosni Moubarak. « La nouvelle Egypte, qui est le résultat des deux révolutions du 25 janvier (2011) et du 30 juin (2013), se dirige vers l’établissement d’un Etat démocratique et moderne, fondé sur la justice, la liberté, l’égalité et la lutte contre la corruption », a affirmé Al Sissi. Cette nouvelle Egypte, a assuré le Président, « regarde vers l’avenir et ne peut jamais revenir en arrière ». En parallèle, le président Al Sissi a également ordonné au gouvernement de revoir les compensations allouées aux « familles des martyrs et des blessés de la révolution » de 2011. Il a demandé à un comité législatif d’étudier des réformes du Code pénal proposées par le tribunal de Moubarak, qui a notamment dit avoir abandonné les charges contre l’ex-Président en raison d’obscurs points de procédures. Après l’annonce de la décision, un millier de manifestants s’étaient rassemblés près de la place Tahrir au Caire, épicentre de la révolte de 2011, pour la dénoncer. Aussi, depuis l’éviction de Morsi, porté président, au moins 1 400 de ses partisans ont été tués, pour la plupart des manifestants. Plus de 15 000 personnes ont également été emprisonnées, tandis que des centaines de pro-Morsi ont été condamnés à mort dans des procès de masse expédiés en quelques minutes. Le pouvoir s’en est également pris à l’opposition laïque et de gauche, emprisonnant des dizaines de jeunes militants pour avoir enfreint une loi controversée limitant le droit de manifester.

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La formation des Pétroliers garde ses chances pour la qualification, mais n’aura pas la partie facile, surtout devant des équipes qui ont les mêmes ambitions, à l’image de l’US Monastir et du Sporting égyptien. Le GS Pétroliers a concédé, dimanche soir, sa deuxième défaite du tournoi qualificatif (Zone 1) à la Coupe d’Afrique des clubs champions de basket-ball, cette fois-ci, devant le club organisateur, l’ES Radès, sur le score de 70 à 84 (mi-temps : 31-44), en match comptant pour la 5e journée du tournoi qu’organise Radès (Tunisie) du 26 novembre au 6 décembre. Le champion d’Algérie en titre, qui menait à la fin du 1er quart-temps (19-18), n’a pu résister au retour en force de l’ES Radès, qui enregistre sa 4e victoire en autant de matches et qui est bien partie pour décrocher le premier ticket de la phase finale. Le 2e ticket reste en jeu entre les clubs algérien du GSP, égyptien du Sporting et tunisien de l’US Monastir. Lors de cette 5e journée, le CRB Dar El Beïda a enregistré sa première victoire du tournoi aux dépens du CRA Houceima (Maroc) par 65 à 54 (mi-temps : 26-29). En match d’ouverture, le Sporting d’Egypte s’est imposé devant l’US Monastir (Tunisie) par 92-75 (mi-temps : 56-31). A l’issue de ce tournoi, les deux premiers au classement final seront qualifiés pour la phase finale de la 29e Coupe d’Afrique des clubs champions, qui sera organisée par le Club africain (Tunisie) du 12 au 21 décembre. De son côté, le CRB Dar El Beida a battu le CRA Houceima (Maroc) sur le score de 65 à 54 (mi-temps : 26-29) lors de la rencontre de la 5e journée du tournoi. Menés par 3 points à la mi-temps (26-29), le club algérien a réussi à renverser une situation fort compromise en début de partie, en concédant dix points (6-16) à la fin du 1er quart-temps. Le CRBDB, qui a perdu ses quatre premiers matches, a joué son avant-dernier match du tournoi. Hier soir, il devait affronter Ennahda de Tanger (Maroc). Il faut savoir donc que ce succès est inutile, étant donné que les gars de Dar El Beïda sont éliminés de la compétition.

Publié dans Sports

Après l’inhumation dans la douleur, dimanche dans l’après-midi, des deux victimes décédées lors des violences meurtrières survenues vendredi dernier dans la commune de Nezla, près de la ville de Touggourt, dans la wilaya d’Ouargla, la population a observé un mouvement de protestation pour dénoncer « une bavure policière » et réclamer justice.

Une manifestation organisée par des centaines de jeunes, qui ont arpenté les rues de Touggourt pour dénoncer les violences. Les deux victimes, Noureddine Malki et Meftah Toumi, ont été inhumées en présence d’une foule nombreuse constituée de citoyens venus assister à l’enterrement. Hier, et selon des sources locales, un jeune âgé de 30 ans a succombé dans la nuit d’avant-hier à ses blessures dans un établissement de santé de la ville de Touggourt. L’information n’a été ni confirmée ni infirmée par les autorités locales. La population locale réitère sa demande aux pouvoirs publics de mettre en œuvre toutes les mesures prises par le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Tayeb Belaïz, lors de son déplacement à Ouargla. Des mesures importantes ont été prises, dont certaines seront mises en œuvre au courant de cette semaine, notamment celles liées au dossier d’attribution de lots de terrains à bâtir, ainsi que la prise en charge progressive des préoccupations soulevées par la population, telles que l’eau et l’électricité, avait précisé le ministre, en exhortant les autorités locales à prendre en charge et dans l’immédiat le volet emploi au profit des populations de Touggourt. Outre ces décisions, le ministre a procédé, rappelons-le, au limogeage des deux responsables de la daïra de Touggourt et du chef de la sûreté de la même daïra. Par ailleurs, des instructions ont été également données pour la libération de tous les jeunes manifestants arrêtés lors de ces affrontements, qui se sont soldés malheureusement par le décès de deux émeutiers. Le wali d’Ouargla, Ali Bouguerra, a organisé hier un point de presse avec les journalistes, où il est revenu dans le détail sur les mesures prises par les pouvoirs publics au profit des habitants de Touggourt, plongée durant la journée de vendredi dernier dans la violence. Les affrontements ont fait également plus d’une trentaine de blessés. A l’heure où nous mettions sous presse, la ville de Touggourt semblait retrouver son calme. Vendredi dernier, des heurts violents avaient éclaté au quartier Drâa El Baroud, dans la commune de Nezla, non loin de la ville de Touggourt, opposant de jeunes protestataires aux forces de l’ordre contre le retard accusé dans l’attribution de lots de terrains à bâtir et le raccordement au réseau d’alimentation en eau potable.

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Le long-métrage de fiction Half of a yellow sun (la moitié d’un soleil jaune), relatant la construction de la République fédérale du Nigeria, du scénariste et réalisateur nigérian, Biyi Bandela, a été présenté au public de Tunis. Comme un témoignage des premières années de l’indépendance du Nigeria, début 1960, et des troubles qui ont secoué le pays à cette époque, ce film d’une durée de 101 min a été projeté au premier jour de la compétition officielle des Journées cinématographiques de Carthage (Jcc) ouvertes samedi. A travers le destin de deux jeunes sœurs qui entament leurs vies familiales dans différentes régions du pays et avec différents idéaux en tête, le réalisateur s’arrête, avec des images d’archives, sur quelques étapes marquantes de l’histoire du Nigeria comme les coups d’Etat, les représailles raciales, la sécession de la République du Biafra (dont l’emblème porte une moitié de soleil) en 1967, et la guerre du Biafra. Même si l’histoire verse plus dans le drame social que dans le témoignage historique, le film restitue relativement la souffrance et l’atrocité causées par le racisme, la guerre et le déplacement des populations. Inaugurées samedi, les 25es Jcc ont déjà insufflé une dynamique culturelle et une grande animation dans les principales artères de la capitale tunisienne qui accueillent des spectacles de rue nocturnes et un grand nombre de projections quotidiennement. Six jeunes cinéastes algériens ont été sélectionnés en compétition officielle à cet évènement arabo-africain à savoir, Lyes Salem avec (El Wahrani), Narimene Mari (Loubia Hamra), Anis Djaad (Passage à niveau), Karim  Moussaoui (Les jours d’avant), Abdennour Zahzah (El oued el oued) et Karim Loualich et Tarek Sami (Chantier A). Le cinéma algérien est également représenté dans des sections parallèles de ce festival avec la projection de films comme Barakat de Djamila Sahraoui, Esstouh de Merzak Allouache, Tarzan, Don Quichotte et nous de Hassen Ferhani ou encore «Enemy way» de Rachid Bouchareb. Avec une soixantaine de films en compétition internationale, une sélection tunisienne, des sections parallèles et des cycles hommages, les 25e Jcc se poursuivent à Tunis et dans six autres villes tunisiennes jusqu’au 6 décembre.

Publié dans Culture
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