Pokemon Go app download for android. Get Prisma app for android and edit pics. prisam apk.
Reporters - Filtrer les éléments par date : mardi, 16 décembre 2014

Vingt-neuf personnes ont été « légèrement blessées » dans la collision qui s’est produite dimanche soir entre un train de marchandises et un autobus à Morsot (Tébessa), indiquent les services de la Protection civile, hier, dans un bilan définitif. L’accident s’est produit sur un passage à niveau à l’entrée de la localité de Morsot, sur un chemin communal non classé desservant la wilaya d’Oum El Bouaghi, selon la même source qui a précisé que le train transportait plus de 1900 tonnes de phosphate au moyen de 33 wagons sur l’axe Djebel Onk-Annaba. Les personnes blessées ont toutes quitté, dans la nuit, l’hôpital de Morsot où elles ont été évacuées pour des soins, selon les services de la Protection civile qui ont précisé que le choc a fait voler en éclats toutes les vitres de l’autobus qui assurait la ligne El Kouif-Alger, en plus de l’emboutissage du flanc gauche et des portes de la galerie à bagages.

Publié dans Der

Le président de la Ligue de Bouira des sports mécaniques, Ali Laâmri, s’est félicité des conditions dans lesquelles s’est déroulée cette compétition, surtout la piste qui répond aux normes internationales. Les pilotes des clubs d’Alger et de Blida se sont distingués au premier Grand Prix de Bouira de la course de vitesse automobile organisé par la ligue locale des sports mécaniques sur un circuit de 1400 mètres, avec la participation de plus de quarante pilotes venus de plusieurs wilayas du pays. Issus de Bouira, Blida, Boumerdès, Alger et Béjaïa, les participants ont été scindés en cinq catégories. Dans la première catégorie, c’est le pilote de Dély Ibrahim (Alger) qui a remporté la première place en parcourant le circuit en un temps record, a indiqué le président de la ligue locale des sports mécaniques, Ali Laâmri. Dans la seconde et la troisième catégorie, ce sont Amine Yachir du Rama El Mouradia d’Alger et le pilote Mourad Serir d’El Harrach (Alger) qui ont remporté les premières places, tandis que Sid Ali Chibani de la ligue de Blida et Hamza Benaïssa de Dély Ibrahim (Alger) ont été classés premiers dans les cinquième et quatrième catégories, selon les résultats de la compétition. « Il s’agit d’un événement exceptionnel qu’organise notre ligue pour la première fois dans le cadre du premier Grand Prix de Bouira de la course de vitesse, qui se déroule sur un circuit qui répond aux normes mondiales», situé près du complexe sportif Rabah-Bitat, a souligné Ali Laâmri. Le même responsable a ajouté que cette première édition est considérée comme une première expérience, malgré le manque flagrant de moyens que connaît la ligue locale depuis plusieurs mois. «On souhaite que cette course soit mieux organisée l’année prochaine et que l’Etat nous accorde une attention particulière en vue de réussir cette manifestation sportive» qui s’est déroulée en présence de l’association nationale de la prévention routière Essalama El Mourouria et son président, Ali Chekila, a-t-il dit. La course s’est déroulée en présence d’un public nombreux venu admirer le spectacle offert par les pilotes participants. « Après cette course, la plupart de ces pilotes vont rejoindre Bordeaux (France) en vue de participer au Grand Prix de la Méditerranée qui aura lieu bientôt », a fait savoir Ali Laâmri.

Publié dans Sports

Toute la clé de l’affaire qui a valu à Air Algérie l’immobilisation d’un avion de plus 90 millions de dollars à l’aéroport de Bruxelles, depuis maintenant 4 jours, réside dans la « documentation technique » propre aux avions que la compagnie nationale voulait envoyer à la casse par l’intermédiaire de l’entreprise de droit néerlandais K’Air.

Le président-directeur général de cette dernière, Hamid Kerboua, persiste et signe : « Ils m’ont menti et ont menti au tribunal international quant à l’inexistence de ces documents. » Cependant, c’est compter sans la tournure prise par ce litige à caractère commercial. Contacté hier en sa qualité d’arbitre ayant statué dans cette affaire justement, Maître Nour-Eddine Terki, qui a signé l’arbitrage du 31 mars 2014, regrette que cette affaire purement commerciale soit sortie de son contexte. « Cette affaire ne doit pas prendre l’ampleur qu’elle ne mérite pas », a-t-il déclaré hier, se réservant de donner la moindre indication sur ce litige, car tenu au secret professionnel. Pour en revenir à l’affaire en elle-même, dans un procès-verbal de réunion portant référence « DS N° 029 / Jun 08 » - dont nous détenons une copie - qui retranscrit la tenue d’une rencontre interne des membres de la commission d’Air Algérie chargée de la vente des avions, tenue le 16 juin 2008 et présidée par S. Ouabdelkader, chef de division, il était question « d’informer les membres de la commission sur l’évolution de la vente depuis le 1er juin, date de la dernière réunion, et de préparer la rencontre avec les responsables de K’Air BV en passant en revue les différents points à négocier ». La séance, à huis clos, avait commencé à 9h15. Au titre des points d’information, les membres ont discuté de l’offre de Backland Aviation pour l’achat de 3 B737-200 pour 3 millions de dollars, proposition qu’ils ont jugée insuffisante, avec pour remarque : « Cette offre partielle ne cadre pas avec l’objectif recherché par Air Algérie, à savoir la vente rapide de tout le package », est-il écrit dans le document. Une ligne plus loin, c’est l’offre de Commercial Turbine Services qui fait l’objet de discussions, en particulier de l’intention de celui-ci d’« améliorer son offre à 13, voire 14 millions de dollars si la documentation technique est en ordre [back to birth ; certificat d’origine, NDLR] ». Mais les membres de la commission sont informés immédiatement que « cette demande est difficile, pour ne pas dire impossible à satisfaire, étant donné l’ancienneté de la date de retrait de la flotte de l’exploitation ». Or, M. Kerboua ainsi que son frère, Mabrouk Kerboua, en sa qualité de conseiller, arrivent à 10h15 et rencontrent les membres de la commission. « A partir de là, il s’agissait de définir ce qu’est la vente en l’état. A aucun moment, ils ne m’ont informé qu’il était impossible d’avoir la documentation. Au contraire, jusqu’à présent, ils continuent à dire qu’ils possèdent tous les documents ; ils n’ont pas dit la vérité au tribunal », soutient mordicus M. Kerboua. Quoi qu’il en soit, Air Algérie est tenue de payer 2 millions de dollars si elle veut recouvrer son appareil. Selon le jugement du tribunal arbitral, dont nous détenons une copie, Air Algérie est « condamnée à rembourser à K’Air 2 millions de dollars reçus au titre de paiement du contrat de vente », mais surtout « rejette toute autre demande ou moyen de défense des parties », signifiant qu’aucune des deux parties ne peut formuler le moindre recours après cette délibération. Pourtant, Air Algérie introduit un recours au mois d’avril, mais reçoit à nouveau, ainsi que les parties plaignantes, une lettre de la Cour internationale d’arbitrage, datée du 8 avril 2014 (réf. 17780/ND/MCP) lui indiquant que « conformément à l’article 28 du règlement d’arbitrage de la Cour internationale d’arbitrage, le secrétariat notifie […] la sentence finale du 31 mars 2014 rendue dans cette affaire […]» et d’attirer l’attention que « toute sentence arbitrale revêt un caractère obligatoire par les parties ».

Les précisions d’Amar Ghoul Pour sa part, le ministre des Transports Amar Ghoul a affirmé, hier à Alger, à l’issue d’une visite au chantier d’extension du métro de la capitale, que le dossier de l’avion d’Air Algérie bloqué à Bruxelles « est bien pris en charge » et s’attend à ce qu’il soit « clos prochainement en faveur de la compagnie nationale ». « En ce qui concerne le dossier d’Air Algérie, nous disons tout simplement que ce qui s’est passé à Bruxelles est inacceptable, inadmissible et intolérable à tous les niveaux. Après ce qui s’est passé à Bruxelles, le gouvernement algérien et la direction générale d’Air Algérie ont eu des réactions vivement entendues », a-t-il pesté. « Le gouvernement algérien, via les voies diplomatiques, et en toute souveraineté, dit haut et fort que nous n’acceptons pas et nous n’accepterons jamais de tels faits », a-t-il ajouté. Pour le ministre, « cette affaire est ancienne et remonte à l’année 2008 ». « C’est un litige entre Air Algérie et une autre compagnie, qui n’a pas pris en charge convenablement ses engagements, suite à quoi le contrat a été résilié pour aboutir à une procédure judiciaire ». « La justice algérienne a donné raison à Air Algérie et c’est pour cette raison que ce qui s’est passé à Bruxelles est le contraire de ce qui était attendu d’autant plus que c’est Air Algérie qui est lésée dans cette affaire. Selon le ministre, cette action qui s’est déroulée à Bruxelles n’est pas le fait du hasard et vient contourner la décision de justice qui devait être prononcée définitivement dans les prochains jours. »

Publié dans Actualite archives

Après La Femme du ferrailleur du Bosniaque Danis Tanovic, le festival international du film d’Alger (FICA) a présenté à son public, dimanche dernier dans la soirée, un autre long métrage de bonne facture et une œuvre qui a déjà fait un beau parcours dans quelques-uns des grands festivals de cinéma dans le monde, alors qu’il est sorti en 2014. Ouyoun El Haramia, Les yeux du voleur, a, en effet, été présenté à Cannes, cette année, lors de sa présentation au pavillon algérien, pour la grande et belle raison que c’est l’Algérie, avec d’autres pays, qui l’a coproduit. Le film a été remarqué à Rio de Janeiro en octobre, puis plébiscité en novembre dernier au festival du Caire. Il sera présenté aussi aux Oscars prochains  dans la catégorie du meilleur film étranger.   Les critiques qu’il a reçues, en particulier dans le monde anglo-saxon où il semble avoir bénéficié d’une meilleure visibilité, restent par ailleurs favorables. Sans doute parce qu’il s’agit d’un plaidoyer sans armes ni cocarde pour la condition palestinienne, synonyme aux yeux de sa réalisatrice de déchirement total et d’horizons quasi fermés. Certainement aussi pour sa réalisatrice, Najwa Najjar, qui, depuis 1999, déploie un parcours intéressant fait de courts métrages et de documentaires. Et qui, en 2009, a présenté son premier long métrage Grenades et myrrhe : la révélation du festival de Doha en 2010, considéré également comme le film annonçant l’émergence d’un jeune cinéma palestinien prometteur. Ouyoun El Haramia raconte l’histoire d’un homme qui apprend que sa fille a été recueillie par une inconnue après le décès de sa mère et un long séjour qu’il a passé enfermé dans une prison israélienne après la deuxième intifada en 2002. Parti à la recherche de son enfant, il s’installe à Naplouse,  trouve un travail dans l’hydraulique, s’intègre dans sa nouvelle communauté et tombe amoureux de Lila, couturière, veuve et mère de deux filles, dont une, Malak, qu’elle a adoptée après être rentrée d’Algérie où elle a grandi. Mais aussi future épouse de son patron.  S’ensuit alors une situation complexe et douloureuse, mais où l’essentiel n’est pas tant dans le personnage de Tarek, bien campé par l’Egyptien Khaled Abol Naga, et de sa relation notamment avec Lila, jouée par l’Algérienne Souad Massi. Mais dans la description en creux du vécu palestinien sous l’occupation et l’oppression israéliennes. Dans le film, en effet, il est question des Palestiniens, de leur solitude, de leurs peurs, de leurs privations et de leur résistance aussi aux peurs et continuer à vivre en dépit de tout.  Sur les conditions du tournage qui a duré 25 jours, sa réalisatrice  Najwa Najjar raconte dans The Guardian : «Nous avons tourné principalement dans Naplouse et tous les soirs il y avait des incursions des Israéliens.» «Je me souviens qu’il y avait des  coups de feu et les assistants étrangers qui travaillaient avec moi se demandaient ce qui se passait. C’est juste un mariage, répondis-je en plaisantant, mais bien sûr,  en sentant aussi l’énorme responsabilité que j’avais vis-à-vis d’eux. » Outre le souci de la vie sous l’occupation, la situation la plus inquiétante pour la cinéaste a été d’obtenir la présence de son acteur principal, la star égyptienne Khaled Abol Naga, en Cisjordanie. « Il est très difficile d’amener un acteur arabe dans le pays et la permission de Khaled a finalement été retardée de deux semaines’, a-t-elle dit.  Sa prestation avec Souad Massi est très convaincante. La chanteuse algérienne, qui interprète même un extrait de la chanson hawzie, Fadh el wahch aliya dans le film, a déclaré au quotidien cairote El Khabar qu’elle a accepté de jouer pour Najwa Najjar pour son attachement et son « soutien » à la cause palestinienne. Sa prestation dans Ouyoun Haramiya est un prolongement de l’échange qu’elle a déjà eu en 2006 avec Najwa Najjar. La cinéaste palestinienne avait retenu sa musique et sa voix sur la B. O. de son court métrage Yasmine tughani (Le Chant de Yasmine).

Publié dans Culture

L’Assemblée populaire de wilaya (APW) de Béjaïa est en passe de connaître une crise sans précédent. En effet, la session ordinaire qui devait être consacrée, entre autres, à l’adoption du budget primitif (BP) de l’exercice prochain, 2015, s’est vue ajournée à deux reprises. Le dernier report de la session a été décidé, avant-hier, dimanche 14 décembre, suite au rejet de l’ordre du jour par la nouvelle majorité constituée par les groupes RCD, FLN, RND et des élus dissidents du FFS qui ont rejoint le Forum socialiste pour la liberté et la démocratie, créé par le député de Béjaïa, Khaled Tazaghart. Il faut préciser que cette nouvelle coalition politique, qui dispose d’une majorité d’élus, exige comme préalable à l’examen des points proposés par le président de l’APW, le renouvellement des présidents des commissions et des trois vice-présidents que compte l’assemblée. Ce bloc d’élus, qui semblent déterminés à mener jusqu’au bout leur démarche collective, réclame l’inscription à l’ordre du jour le point relatif à l’organisation d’un vote sur le renouvellement des instances de l’APW. Pour rappel, au lendemain des élections locales du 29 novembre 2012, le FFS, qui s’est adjugé une majorité relative au sein de l’APW de Béjaïa, était contraint de contracter une alliance avec le RND pour pouvoir accéder à la présidence de cette institution. Une alliance qui a permis au RND de prendre, en guise de contrepartie, une vice-présidence et une présidence de commission. Néanmoins, après deux années de cohabitation, la bipolarité FFS-RND se retrouve contestée par une nouvelle majorité née d’une alliance RCD-FLN renforcée par des élus réfractaires du FFS et RND. Ainsi, cette majorité d’élus compte conquérir les instances de l’assemblée, en s’offrant des postes-clés, maintenant que les rapports de force ont changé de main. Reste à savoir que fera le président de l’APW qui vient de reporter pour la deuxième fois consécutive une session d’une importance capitale ?

Publié dans Der

Comme chaque année, la saison hivernale est une période propice pour l’augmentation des prix des viandes blanches. Une tendance haussière qui a été constatée durant cette semaine. Avant-hier, le poulet entier était vendu entre 320 et 350 DA le kilo. Quant au poulet vidé, il variait entre 400 et 420 DA/kg. C’est ce qu’on a constaté au niveau des marchés de proximité de la ville de Tizi-Ouzou. De leur côté, les éleveurs de la filière avicole estiment que les prix ont augmenté de 40%. Joint avant-hier par téléphone, le porte-parole de l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGAA), Hadj Tahar Boulenouar, a précisé que la forte demande sur les viandes blanches observée à chaque début d’hiver maintiendra les prix élevés jusqu’au mois de mars. « L’augmentation des prix nous a pris de court. De 280 DA/kg il y a moins d’une semaine, le prix du poulet vidé est passé à 420 DA. Le poulet était vendu par l’éleveur à 180 DA le kilogramme, et cédé au bout de la chaîne au consommateur à 280 DA. Mais depuis une semaine, le prix a nettement augmenté. Aujourd’hui, l’éleveur vend son produit à 240 DA, tandis que le grossiste le cède à 330 DA, alors que le consommateur l’achète à 420 DA », a précisé Mourad Dhif, producteur et vendeur de volaille. S’agissant des causes ayant engendré cette hausse subite, notre interlocuteur indique qu’elle serait due au dérèglement du système de régulation des produits agricoles de large consommation (Syrpalac). « L’Etat propose aux éleveurs de leur acheter leurs produits à un prix conventionné de 180 DA/kg. Mais il faut savoir que seulement 20% des éleveurs agréés par l’Etat bénéficient de ce dispositif. Quant à la production des 80% restants des éleveurs, elle est négligée par l’Etat sous prétexte qu’elle (la production avicole) ne répond pas aux normes d’abattage. Pourtant, ces éleveurs disposent de certificats d’abattage délivrés par des vétérinaires. Je vous rassure que nous avons perdu des quantités très importantes de notre production et qui ont été écoulées sans qu’on soit pris en charge par le gouvernement. Ce qui nous incite à réduire le quota de production et bien sûr revoir les prix à la hausse », a expliqué M. Dhif. De son côté, le porte-parole de l’UGCAA déplore les lacunes existant dans l’organisation de la filière avicole, qui sont, selon lui, les principales causes de cette perturbation des prix. « Il y a un manque flagrant d’abattoirs de poulet et aussi la désorganisation du réseau de distribution. La quasi-totalité des éleveurs a recours à des moyens précaires pour l’élevage de leurs poussins. Ajoutez à cela le déséquilibre entre l’offre et la demande. Actuellement, la production nationale est estimée à 300 000 tonnes par an. Tandis que la demande frôle les 400 000 tonnes », a-t-il expliqué. L’augmentation persistera-t-elle les prochains jours ? M. Dhif affirme que vu la situation actuelle de la filière, il n’envisage pas une baisse des prix d’ici à la fin de l’année. A cet effet, il a appelé le gouvernement à « réorganiser » la filière par plusieurs mesures, et ce, en mettant en place un plan de production efficace qui aura pour objectif de maintenir à long terme les prix bas des viandes blanches.

Publié dans Région

Parmi la dizaine de risques recensés en Algérie, une attention particulière est portée sur les inondations provoquées par les crues des oueds qui traversent les agglomérations.

C’est ce qui ressort de l’entretien accordé hier matin à la Chaîne III de la Radio nationale par le délégué national aux risques majeurs au ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, Tahar Melizi. Il compte beaucoup sur l’élaboration de la cartographie des zones inondables pour prendre les mesures de protection qui s’imposent, à savoir l’évacuation des habitants concernés et interdiction de toute construction sur ces lieux. Il a déjà eu à expliquer que les inondations en milieu urbain trouvent leurs causes dans les constructions illicites et la projection d’habitations dans les lits de cours d’eau. « Prévention », c’est le mot qu’il n’a cessé d’utiliser dans l’entretien qu’il a accordé hier matin à la Chaîne III de la radio nationale, sous-entendant par là l’importance de la prévention comme seul moyen de réduire les pertes humaines et les dégâts matériels, avec un impact souvent lourd sur le budget de l’Etat, à travers les travaux destinés à effacer les séquelles de la catastrophe et les dépenses diverses d’indemnisation. Le réflexe de souscrire une assurance contre les catastrophes naturelles est encore très faiblement développé dans la population, y compris chez les agriculteurs, soumis aux aléas climatiques (sécheresse, inondations, notamment). Au cours de sa tournée dans 28 wilayas du pays, Tahar Melizi a déjà insisté sur la nécessité, dans la programmation de projets de développement, locaux et nationaux, de tenir compte systématiquement des risques majeurs, en vue de les prévenir et de protéger les personnes et les biens. Dans ce sens, on sait qu’un système de prévision et d’alerte des crues des oueds sera opérationnel en décembre 2015 dans tout le territoire national afin de protéger les villes des inondations, selon des indications données par le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib. Il sera constitué d’une centaine de stations dotées d’équipements d’observation spécifiques et de mesures hydro-pluviométriques. En parallèle, une étude commune entre les ministères des Travaux publics et de l’Habitat est en cours de lancement pour recenser les sites vulnérables et les terrains à risque de glissement. Car, un projet doit s’évaluer par son analyse aux risques majeurs, soulignent les experts. L’idée de la mise en place de conseillers aux risques majeurs dans chaque commune et auprès des collectivités parmi les ingénieurs formés sur les techniques de gestion des risques s’inscrit dans cette démarche. Tahar Melizi a fait observer, dans une de ses nombreuses interventions devant les autorités locales, que le chargé des risques majeurs, qui aura son bureau au niveau du cabinet de la wilaya, travaillera en étroite collaboration avec les responsables des directions ayant à charge le dossier relatif aux catastrophes naturelles. Il aura pour mission principale le suivi du programme entrepris par la wilaya en matière de prévention des catastrophes naturelles. Au préalable, il devra bénéficier d’une formation spécifique sur le sujet. La sensibilisation, indispensable, en particulier par l’éducation aux risques majeurs qu’il faut introduire dans les trois paliers du système éducatif, permettra aux citoyens de se préparer à réagir aux catastrophes naturelles qu’il s’agisse des inondations ou des séismes.

Publié dans Environnement

Le spectre de la baisse vertigineuse des prix du pétrole dans les cours mondiaux a plané sur les débats autour du rapport de la Banque centrale, hier à l’APN. A ce titre, le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Laksaci, a mis en garde, hier, contre les effets de la persistance de la baisse des cours du pétrole sur la capacité financière de l’Algérie à résister aux chocs quant à sa balance des paiements extérieurs. Pour lui, les réserves de changes actuelles permettent à l’Algérie de faire face aux chocs sur la balance des paiements extérieurs à court terme uniquement. Mais si les cours du pétrole restaient à un niveau bas pendant longtemps, « cette capacité de résistance, on la perdra rapidement », a-t-il souligné lors de la présentation de son rapport devant les députés. L’économie algérienne, fortement dépendante de la rente pétrolière, a connu un déficit de payement, selon le rapport, pendant le premier semestre de 2014, c’est-à-dire avant que les cours du pétrole commencent leur baisse continue. A ce propos, le rapport a dévoilé que malgré le bon prix du pétrole pendant ce semestre-là, qui est arrivé à 110,27 dollars le baril durant le deuxième trimestre de 2014, les recettes pétrolières dans la même période n’ont pas dépassé les 31,83 milliards de dollars. Une baisse de 1,37% en comparaison avec la même période de 2013 (-32,27 milliards de dollars), selon le rapport. Cette tendance baissière des recettes, qui contraste avec la hausse des prix du pétrole pendant cette période, se conjugue aujourd’hui avec la baisse continue des prix qui a atteint un niveau jamais égalé depuis 2009, décrochant de la barre de 60 dollars. Aussi, cette baisse s’explique par la diminution des quantités exportées de 1,02%, passant de 51,11 millions de TEP (Tonne équivalent pétrole) au premier semestre 2013 à 50,59 millions de TEP au premier semestre 2014. Les affirmations de Laksaci contredisent les déclarations précédentes de Mohamed Djellab, ministre des Finances, et de Youcef Yousfi, ministre de l’Energie. Laksaci, parle, dans son analyse, des tensions géopolitiques dans le monde ainsi que de la croissance de la production des hydrocarbures des pays qui ne sont pas membres de l’OPEP. Les réserves officielles de changes se sont contractées à 193,269 milliards de dollars à fin juin 2014 après une progression à 194 milliards de dollars à fin 2013. Le document a également souligné que l’excédent commercial de la balance des payements extérieurs a dégringolé de 3,607 milliards de dollars pendant le premier semestre 2013 à 2,756 milliards de dollars au premier semestre 2014. Ce déséquilibre budgétaire est dû, a expliqué le rapport, à la hausse des importations dans la période couvrant le premier semestre 2014. Cette période a été cependant marquée par une augmentation des recettes en dehors des hydrocarbures. Il a indiqué qu’elles ont atteint 757 millions de dollars contre 620 millions de dollars pendant la même période de 2013. Mais les importations des produits ont aussi atteint 29,83 milliards de dollars contre 29.22 milliards de dollars dans la même période en 2013. Concernant les paramètres trimestriels en termes d’importation, le document a confirmé la tendance en hausse des produits importés. A ce titre, le deuxième trimestre 2014 a enregistré 15,30 milliards de dollars d’importation contre 14,53 au premier trimestre. Si la baisse des cours du pétrole dans le marché mondial n’inquiète pas l’Algérie à court terme, la tendance en hausse des importations comme souligné par le rapport de la Banque centrale n’est pas un signe de bonne santé pour les équilibres budgétaires de l’Algérie, surtout qu’aujourd’hui, le prix du pétrole connaît une baisse continue depuis le mois d’octobre dernier sans que le prix se stabilise ou reparte en hausse.

Publié dans théma archives

La Libye s’enfonce de plus en plus dans le chaos. La situation est telle qu’elle risque d’avoir des incidences graves sur son voisin de l’ouest, la Tunisie. De notre correspondant à Tunis : Nacer Ould Mammar Les affrontements qui ont éclaté depuis samedi près des frontières avec la Tunisie entre la milice Fajr Libya et l’armée libyenne ont poussé les autorités sécuritaires tunisiennes à fermer le poste frontalier de Ras Jedir. « Les Tunisiens sont provisoirement interdits de voyage en Libye, et ce, par crainte pour leur sécurité, alors que la situation est instable dans le pays voisin », a annoncé hier Mourad Mahjoubi, colonel de l’Armée nationale tunisienne. A noter que l’armée libyenne a, de son côté, contrôlé le poste frontalier de Ras Jedir, suite à la prise d’otages de plusieurs ressortissants libyens par la milice Fajr Libya, faisant 27 morts et 85 blessés. Le poste frontalier Dehiba-Ouezen a maintenu, dimanche, une activité normale, en dépit des affrontements armés entre l’armée libyenne et les miliciens de Fajr Libya du côté libyen de la frontière avec la Tunisie. Selon une source sécuritaire dans la région, les autorités tunisiennes ont empêché, par mesure de précaution, les jeunes de moins de 35 ans de franchir le check-point vers la Libye. Le poste frontalier a enregistré le passage de plusieurs ambulances libyennes vers la Tunisie, a constaté la même source. Selon cette dernière, ces affrontements n’auraient pas d’incidence sur les activités du check-point du côté libyen, allant jusqu’à envisager la prise de contrôle par l’armée libyenne des ports pétroliers et du point de passage nord avec la Tunisie. « Les groupes qui contrôlaient le poste frontalier de Dehiba du côté libyen n’ont aucun rapport avec les deux parties en conflit », a précisé la même source. Les forces sécuritaires et militaires positionnées tout le long des frontières tuniso-libyennes sont en état d’alerte et prêtes à parer à tout danger qui risque de porter atteinte à l’intégrité du territoire national. Le chef du gouvernement, Mehdi Jomaâ, a déclaré hier que la situation en Libye demeure difficile, nécessitant la conjugaison des efforts pour protéger les frontières tuniso-libyennes. Il a estimé, toutefois, que la situation est actuellement sous contrôle et qu’aucun blessé n’a été enregistré dans les rangs des Tunisiens. Concernant la possibilité de fermer totalement le passage frontalier de Ras Jedir, Mehdi Jomaâ a indiqué que cette question n’est pas à l’ordre du jour et que des mesures nécessaires seront prises au moment opportun. Mohamed Ali Aroui, porte-parole du ministère de l’Intérieur, a déclaré que la situation est sous contrôle et que les forces de l’ordre sont déployées spécialement au niveau des postes frontaliers. La Libye est plongée dans le chaos depuis l'insurrection ayant provoqué la chute de Mouammar Kadhafi en 2011. Livré aux milices, le pays est dirigé par deux gouvernements et deux Parlements, qui se disputent le pouvoir à distance.

Publié dans Monde

C’est aujourd’hui à partir de 19h, puis le lendemain à la même heure, que le public algérois pourra renouer, après de nombreuses années d’absence, avec l’opéra lyrique. En effet, l’opéra en deux actes Don Giovanni, l’une des compositions les plus célèbres de Wolfgang A. Mozart, créée en 1787 et basée sur un livret de Lorenzo da Ponte, sera mise en musique par une quarantaine de musiciens de l’Orchestre symphonique national (OSN), placé sous la direction du chef d’orchestre Amine Kouider, et sera marqué par la présence des barytons français Pierre-Yves Binard et Marc Souchet, mais également de chanteurs lyriques venus de Hongrie et de Roumanie. Contacté hier, à la veille de la première date, le maestro Amine Kouider souligne que la préparation de cet événement a demandé « près d’un mois de répétition », tout en mettant en avant la qualité technique atteinte par les musiciens de l’OSN. Il indiquera également que « cela fait dix ans qu’aucun opéra n’a été tenu en Algérie », la dernière manifestation du genre remontant, en effet, à l’année 2004. Gratuitement ouvert au public, l’événement est un moyen pour le ministère de la Culture, qui organise l’événement, d’attirer le plus grand nombre de spectateurs, explique Amine Kouider. L’organisation de ce spectacle, dont l’affluence démontrera l’intérêt du grand public, serait également, ajoute le chef d’orchestre, à mettre en parallèle avec les préparatifs du ministère en vue de la prochaine ouverture de l’Opéra d’Alger d’Ouled Fayet.  Choisie après discussion entre les organisateurs et les musiciens, mais également pour «son caractère universel », l’opéra Don Giovanni, décrit par le directeur de l’OSN, Abdelkader Bouazzara, comme « l’opéra des opéras », sera, par ailleurs, présenté en version scénique, avec une mise en scène signée Nicolas Rigas. Le public pourra donc s’attendre à un spectacle à mi-chemin entre le chant lyrique, la musique classique et une certaine forme de théâtre, l’opéra Don Giovanni se situant, par ailleurs, explique Abdelkader Bouazzara, «entre les genres dramatique et comique, (l’opéra) évoque le sens de la responsabilité et a un côté philosophique». Musicien et chef d’orchestre très connu tant en Algérie pour son travail aux côtés de l’OSN, que par les ensembles musicaux étrangers, Amine Kouider, qui commencera son initiation à Alger, avant de poursuivre ses études au Conservatoire de Marseille, fut, entre autres, nommé «artiste pour la paix de l’Unesco». Il est, en effet, directeur artistique depuis 1998 du chœur et orchestre philharmonique international en résidence à l’Unesco.

Publié dans Culture
Page 1 sur 6