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Reporters - Filtrer les éléments par date : lundi, 01 décembre 2014

L’Institut culturel italien, en partenariat avec le Centre des arts et de la culture du Palais des Raïs, a organisé, samedi dernier, le vernissage de l’exposition intitulée « Algérie 1963 par Pablo Volta », accueillie au Palais des Raïs (Bastion 23) et ouverte au public jusqu’au 20 décembre. Organisée comme « un hommage (…) que l’Italie, à travers le photographe italien Pablo Volta, veut rendre a l’Algérie », souligne Mme Maria Battaglia, directrice de l’Institut culturel italien d’Alger, l’exposition occupe le premier niveau du site historique, mettant en avant un total de cinquante agrandissements de photographies en noir et blanc, prises par le photographe et reporter italien au lendemain de l’indépendance. Les clichés, entre la photographie d’art et le travail de presse et qui s’attardent davantage sur les personnes, plutôt que sur les monuments ou les paysages naturels, constituent à ce titre un témoignage rare sur cette époque charnière du pays, montrant, en effet, l’extrême dénuement matériel des premières années de l’indépendance, mais aussi un aperçu de la vie politique et sociale des Algériens, avec des photos du premier président, Ahmed Ben Bella, ou encore des membres de la délégation chinoise venue à l’occasion du premier défilé militaire du pays. Partagée en six thématiques, notamment « La caravane militante », « A travers les steppes » ou encore « Le combat contre la maladie », l’exposition met également en avant le travail d’une « caravane d’orientation et de documentation » qui avait pour but d’informer la population sur la construction du socialisme et que Pablo Volta suivra à travers le pays dès l’automne 1963. Exposition inscrite dans le cadre du 60e anniversaire du déclenchement de la Révolution algérienne et qui a nécessité pas moins de six mois de travail, elle a été rendu possible, explique Mme Battaglia, « grâce à la veuve de Pablo Volta qui nous a contactés en nous informant qu’elle avait beaucoup de documents photographiques. Et c’est de cette collection que nous avons sélectionné les cinquante documents ». Exposé à Alger avec l’autorisation des proches du photographe, l’organisatrice explique, par ailleurs, que « la famille de Pablo Volta n’a rien demandé en échange. Nous nous sommes seulement occupés d’imprimer les clichés. (…) C’est on peut dire un hommage qu’a voulu faire la famille du photographe à l’Algérie ». Photographe et journaliste disparu en 2011 et toujours très connu en Italie, notamment pour son travail sur les coutumes de la ville d’Orgosolo, en Sardaigne, l’exposition est également l’occasion de revenir sur le cheminement et l’engagement politique de Pablo Volta, dont la présence en Algérie au lendemain de l’Indépendance n’est pas seulement due à son travail de photographe. En effet, né en 1928 en Argentine, avant de revenir avec sa famille en Italie en 1932, il rejoindra en 1943 les partisans du maquis de Toscane, auprès desquels il combattra jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Resté après la guerre proche des milieux progressistes de l’époque, la directrice de l’Institut culturel italien explique que « ce fut un homme ouvert, sensible aux courants de pensée des groupes d’intellectuels des années cinquante qui se battaient pour la fin du colonialisme. Il y avait des mouvements en faveur de l’autodétermination des peuples, et Pablo Volta vu son éducation, son cheminement et ses idéaux, était très sensible à la question ». Exposition à découvrir jusqu’à 20 décembre, il est également à rappeler que Pablo Volta, qui fut le seul Européen à suivre la « caravane d’orientation et de documentation » en 1963, se portera volontaire la même année pour constituer en Algérie un premier centre de formation audiovisuelle.

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S’exprimant les ondes de RFI, François Hollande a déclaré que les autorités algériennes ont affirmé qu’elles continueraient les recherches pour retrouver la dépouille d’Hervé Gourdel. L’annonce faite mercredi dernier par le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh, concernant l’élimination par l’armée d’un terroriste, identifié comme étant un membre du groupe Jund El Khilafa, auteur du lâche assassinat du guide de montagne français, le 24 septembre dernier, sur les hauteurs du Djurdjura, en Kabylie, a suscité la réaction de l’Elysée. En effet, dans un entretien accordé à RFI, TV5 monde et France24, le président français, François Hollande, a débuté son interview, en saluant les autorités algériennes dans le cadre des opérations de recherches des auteurs de l’assassinat du ressortissant français Gourdel. M. Hollande a confirmé que l’un d’entre eux avait été mis hors d’état de nuire par l’armée algérienne, comme cela a été annoncé par le ministre de la Justice, Tayeb Louh. « Je veux saluer l'action des autorités algériennes parce que ce sont elles qui, dès le premier jour, dès l'enlèvement, ont été à l'œuvre pour retrouver notre concitoyen Hervé Gourdel. Hélas, il a été lâchement assassiné », a-t-il déclaré lors de cet entretien accordé aux médias français. Pour M. Hollande, « les autorités algériennes ont confirmé qu'elles continueraient la poursuite » des assassins et « qu'elles chercheraient la dépouille d'Hervé Gourdel pour la ramener à sa famille », a-t-il ajouté, en affirmant au passage que l'un d’entre eux « a été effectivement tué par l'armée algérienne, les autres ont été identifiés ». Depuis l’annonce de la décapitation de l’alpiniste français par un groupe armé se réclamant de Daech, l’armée a mobilisé des moyens énormes dans le cadre des opérations de recherches et de ratissage de la région. Cette opération s’est soldée, pour rappel, par la découverte par les unités de l’armée d’un campement de cette nouvelle brigade armée salafiste, composée d’une trentaine d’éléments, qui est venue en soutien. L’armée avait découvert d’importants matériels utilisés par les sanguinaires se réclamant de Jund El Khilafa. Le ratissage se poursuit toujours. Les autorités algériennes avaient maintes fois confirmé que l’Etat est déterminé à poursuivre la lutte contre ces groupuscules terroristes qui continuent d’infester la région. Les moyens de lutte ont été renforcés. Il est utile de préciser que l’identité des terroristes activant pour « le compte » de ce groupe armé n’a pas été donnée par les autorités. Hormis le chef terroriste, Gouri Abdelmalek, un terroriste notoire connu des services de sécurité. Cependant, les autorités algériennes avaient annoncé que les éléments dudit groupe sont identifiés. Quelques jours après la décapitation du guide de montagne français, le ministre de la Justice, Tayeb Louh, avait affirmé que les premiers éléments de l'enquête ont permis d'identifier certains des membres du groupe terroriste, en précisant que le parquet a lancé des mandats d'arrêt à l'encontre des ravisseurs. Pour rappel, Hervé Gourdel, âgé de 55 ans, avait été enlevé puis décapité sur les hauteurs du Djurdjura, dans la wilaya de Tizi-Ouzou. Par ailleurs, dans l’entretien qu’il a accordé aux médias français, François Hollande a refusé d'en dire plus, comme par exemple l’identité du terroriste abattu ou encore le nom du groupe auquel appartiennent les teroristes. « Ce qui compte, c'est de les retrouver et de les punir », a-t-il dit.  Par ailleurs, l’interviewé a fait le point sur la situation du dernier otage français détenu au Sahel par un groupe d’Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Il s’agit de Serge Lazarevic. François Hollande s’est montré vigilant et prudent. « Je suis prudent » et « je ne veux pas donner de faux espoirs », a-t-il déclaré aux journalistes. Il a tenu à remercier le président nigérien Mahamadou Issoufou. Pour M. Hollande, « c’est lui qui est à l'initiative pour retrouver Serge Lazarevic et lui permettre de revenir dans sa famille », a-t-il ajouté.

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Deux plans d’investissement de 720 et de 76 millions de dollars ont été lancés pour le développement du complexe sidérurgique ArcelorMittal Annaba (AMA) et les deux mines d’Ouenza et de Boukhadra, à Tébessa (AMT), après la signature hier de deux conventions de crédit et d’un pacte d’actionnariat, au niveau du ministère de l’Industrie et des Mines. Des plans qui permettront de doubler la capacité de production du complexe d’El Hadjar, en portant sa production de 1 million de tonnes à 2,2 millions de tonnes par an à l’horizon de 2017. Le pacte concernant ArcelorMittal Tébessa (AMT) porte, en effet, sur le transfert de la majorité (51%) du capital social d’AMT à la partie algérienne. Désormais, les 51% des actions seront détenus par l’Entreprise nationale du fer et du phosphate Ferphos (30%), et par le groupe public algérien Sider (21%). « Un événement important et majeur », a indiqué, d’emblée, Abdeslam Bouchouareb, ministre de l’Industrie et des Mines. Il présidait hier, au niveau de son département, la cérémonie de signature du pacte et des conventions, en présence d’Abdelmadjid Sidi Saïd, secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), des représentants du numéro 1 mondial, de Sider et d’autres parties concernées. Selon un communiqué du ministère, ce nouveau pacte « induira l’évolution de la configuration du capital social, qui sera adossée à un plan d’investissement ambitieux visant la réhabilitation, la modernisation et le développement de ces mines ». En septembre 2013, rappelons-le, ArcelorMittal avait annoncé qu’il a cédé, en vertu d’un accord d’investissement de 763 millions de dollars (564 millions d’euros) conclu avec Sider, la majorité de ses opérations en Algérie à l’Etat algérien. Le plan d’investissement en question devrait être financé par apports en fonds propres des actionnaires ainsi que par le recours à un prêt bancaire auprès de la Banque extérieure d’Algérie (BEA). Le communiqué du ministère ajoute que « la reprise du contrôle sur les mines d’Ouenza et de Boukhadra s’inscrit dans le cadre d’une stratégie globale de gestion et d’exploitation de notre patrimoine minier ». Par ailleurs, deux autres conventions de crédit portant sur l’investissement et l’exploitation ont été signées entre la Banque extérieure d’Algérie (BEA) et ArcelorMittal Algérie. Les deux conventions permettront, selon le ministre, « d’accélérer la mise en œuvre du plan de modernisation et de développement du complexe El Hadjar ». Aussi, ces conventions sont de nature à « mettre à la disposition d’ArcelorMittal Algérie tous les moyens qui lui permettront de renaître au bénéfice de la sidérurgie nationale et de contribuer à faire face à la demande grandissante du marché national en produits sidérurgiques », souligne le communiqué du département de M. Bouchouareb. 600 millions de dollars est le mondant du crédit déloqué par la BEA pour ce plan d’investissement de l’ordre de 720 millions de dollars, et dont 120 millions représentant l’apport des actionnaires (Sider et ArcelorMittal). Se félicitant de cet « événement important », Abdelmadjid Sidi Saïd, patron de la centrale syndicale, a estimé que ces deux conventions et ce pacte représentent « un gage pour l’avenir du partenariat algérien ».

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En tout, 3457 personnes ont été tuées et 39 043 blessées dans 21 194 accidents de la circulation survenus au cours des dix premiers mois de l’année 2014, selon les statistiques de la Gendarmerie nationale. En dépit du durcissement des sanctions à l’encontre des contrevenants au Code de la route, les statistiques demeurent inquiétantes et les indicateurs sont au rouge. Même si le nombre d’accidents a baissé, cette année, le nombre de morts, lui, a augmenté. Durant les premiers mois de 2014, une baisse de 11%, soit 2710 accidents de moins, a été enregistrée en comparaison avec la même période une année plus tôt. Le nombre de morts enregistrés, de l’ordre de 3457 est, malheureusement, en hausse, cette année, de 7%. Parallèlement, le nombre de blessés a reculé de 3 814. Pour la répartition géographique, le nord du pays vient en première position avec 18 622 accidents, tandis que le Suda enregistré 2572 accidents. L’excès de vitesse, le non-respect de la signalisation et l’utilisation du téléphone au volant sont les principales causes des accidents de la route avec 17 990 sinistres. Après le facteur humain donc, qui reste principalement à l’origine des accidents de la circulation, vient l’état des véhicules avec 1303 accidents. Les « nouveaux permis » sont mis en cause dans pas moins de 13 429 accidents. Les jeunes conducteurs de 25 à 29 ans sont surreprésentés dans les accidents de la route : ils sont impliqués dans la majorité des accidents avec dommages corporels pendant cette période. Les principales causes sont l’inexpérience et la témérité. Les enfants ont payé un lourd tribut au cours des dix premiers mois de l’année 2014 avec 1483 victimes, dont 236 morts, selon les statistiques de la Gendarmerie nationale. Un bilan lourd.

Des hélicoptères pour traquer la délinquance routière Après la DGSN, qui a créé la Brigade de sécurité routière (BSR) au niveau de la capitale, en septembre dernier à titre expérimental, vient le tour du commandement de la Gendarmerie nationale de dévoiler ses moyens pour la lutte contre l’insécurité routière. Le dernier moyen en date et qui va être lancé tout prochainement est « l’usage de moyens banalisés (autos et motos) pour le repérage des véhicules suspects et signaler la conduite dangereuse à la patrouille officielle ». En plus du matériel déployé, les gendarmes ont fait appel à des hélicoptères pour surveiller la route et traquer les éventuels conducteurs peu scrupuleux de la sécurité routière. Munie d’une caméra capable de zoomer sur le véhicule incriminé, l’hélicoptère a les moyens de transmettre le signalement dudit véhicule au dispositif au sol qui peut alors agir, notamment en envoyant des motards au contact de l’éventuel conducteur en infraction.

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Le coach national pense que l’Equipe nationale de handball doit confirmer son statut de champion d’Afrique et améliorer son classement mondial. La sélection algérienne de handball jouera ses chances à fond pour décrocher une place au deuxième tour du Mondial-2015 prévu au Qatar du 15 janvier au 1er février, malgré le repêchage de l’Islande pour remplacer les Emirats arabes unis dans le groupe C, a assuré l’entraîneur national, Réda Zeguili. « Notre objectif est toujours d’atteindre le deuxième tour au Mondial pour confirmer notre statut de champion d’Afrique et améliorer notre classement par rapport à la précédente édition. Maintenant, avec le retrait des Emirats arabes unis et le repêchage de l’Islande, nos chances se sont amoindries, mais je vous assure que nous les jouerons à fond », a déclaré Zeguili. Sur le programme des Verts durant la compétition, le coach algérien a estimé que le match face à l’Egypte sera déterminant pour la suite du tournoi. « Le premier match face à l’Egypte sera la clé de notre parcours au Mondial, une victoire nous permettra d’aborder sereinement les autres rencontres et pourquoi pas arracher un succès face à une des équipes européennes », a souligné Zeguili. Au Mondial-2015, l’Algérie jouera dans le groupe C en compagnie de la France, de la Suède, de la République tchèque, de l’Egypte et de l’Islande, repêchée pour remplacer les Emirats arabes unis qui ont décidé de se retirer. A quelques semaines du début de la compétition, l’entraîneur national est également revenu sur la préparation de l’équipe et la série de mauvais résultats obtenus lors de sa participation au tournoi du Brésil fin octobre et au stage précompétitif en Tunisie il y a deux semaines. « Depuis notre sacre en Coupe d’Afrique, la fédération a mis tous les moyens à notre notre pour effectuer une bonne préparation au Mondial, nous avons tracé un programme qui nous permet de regrouper l’effectif malgré la difficulté de rassembler tous les joueurs, notamment les professionnels et la cascade de blessés », a expliqué Zeguili.

Penser à l’avenir Pour les revers essuyés par le Sept national, notamment face à l’Argentine et l’Egypte au tournoi du Brésil, le coach national a expliqué que l’objectif a été de voir la réaction de son groupe qui s’est présenté avec 40% de son effectif en raison de blessures de plusieurs joueurs cadres. « L’objectif de notre participation au tournoi du Brésil a été de voir la réaction des joueurs après 7 mois de coupure. Ca a été difficile vu que seulement 4 joueurs professionnels ont répondu à la convocation, mais les joueurs locaux nous ont donné beaucoup de satisfaction. Il ne faut pas oublier qu’à un certain moment, nous n’avons évolué qu’avec 8 joueurs», a dit Zeguili. «Notre stratégie a été de ne pas divulguer notre jeu et voir la réaction de l’équipe égyptienne qui sera notre premier adversaire au Mondial», a-t-il ajouté. Le sélectionneur algérien a également fait part de l’état d’esprit qui règne au sein de son groupe, affirmant que les joueurs sont soudés et motivés pour représenter de la meilleure des façons le handball algérien. Pour conclure, Réda Zeguili a souhaité que l’effervescence qu’a suscitée le sacre de l’Algérie en Coupe d’Afrique-2014 après 18 ans de disette soit encadrée à travers une stratégie à long terme qui permettra aux jeunes joueurs d’émerger et renforcer les rangs de la sélection seniors. «L’Algérie va organiser le Mondial des U21 en 2017, nous avons une équipe des U17 d’un très bon niveau avec un effectif d’un gabarit hors du commun. Il faut encadrer cette équipe, car elle représente l’avenir du handball algérien», a dit le coach national.

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Dès la prise de pouvoir par l’armée après l’éviction de Mohamed Morsi, les observateurs de la scène égyptienne ont prédit le blanchiment de Moubarak des accusations portées contre lui et autres commis de l’Etat de complicité de meurtre de manifestants. Après ce verdict prévisible, Moubarak n’a  toujours pas été relaxé en raison de sa condamnation pour d’autres crimes, mais il pourrait bénéficier d’une remise de peine, a indiqué son avocat hier à l’AFP. Ainsi donc et sans surprise, le tribunal a abandonné samedi dernier l’accusation de complicité de meurtre qui pesait contre l’ancien président âgé de 86 ans pour la mort de centaines de manifestants durant le soulèvement populaire qui l’a chassé du pouvoir en 2011. Il a par ailleurs été acquitté d’accusations de corruption. Néanmoins, celui qui a dirigé pendant trois décennies le pays d’une main de fer est toujours en détention dans un hôpital militaire, car il purge une peine de prison de trois ans dans le cadre d’un autre jugement pour corruption. Le temps passé par M. Moubarak en détention provisoire est pris en compte dans le décompte de sa peine, a indiqué à l’AFP son avocat Farid el-Deeb. Selon lui, Moubarak  «a déjà purgé les deux tiers de sa peine». Arrêté en 2011, Moubarak a déjà passé au moins deux années en détention provisoire. «Selon un récent amendement législatif, une fois que les deux tiers de la peine sont purgés, il peut y avoir libération», a ajouté Maître el-Deeb.

Manifestations à place Ettahrir En réaction à ce verdict, un millier d’irréductibles ont manifesté dans la soirée de samedi dernier, à place Ettahrir. La police a dispersé le rassemblement et deux personnes ont été tuées et neuf blessés dans les heurts, selon un nouveau bilan communiqué par le porte-parole du ministère de la Santé, Hossam Abdel Ghaffar. Au moins 85 personnes avaient été arrêtées dans ces violences, «toutes ont été relâchées à l’exception de quatre personnes», a indiqué à l’AFP M. Ramy Ghanem, un avocat des droits de l’Homme et membre du «front de défense des manifestants», qui n’était pas en mesure de dire pourquoi les quatre avaient été retenues. Le blanchiment de Moubarak et sa prochaine libération visent, en fait, à éloigner le spectre de poursuites judiciaires contre d’autres responsables égyptiens, militaires et civils, ayant servi sous le régime de Moubarak. Ce dernier aurait fait des révélations fracassantes si la justice était réellement indépendante et si elle avait mené le procès jusqu’à son terme. Lorsqu’on emprisonne 78 manifestants et qu’on blanchit un dictateur, on comprend mieux les raisons réelles de l’éviction de Morsi et la mise au pas des Frères musulmans qui ont leur responsabilité dans le travestissement du processus démocratique en Egypte.  En l’espace d’une semaine, la justice égyptienne a montré qu’elle était «politisée» et confirmé la fin des espoirs démocratiques nés du Printemps arabe, estiment experts et défenseurs des droits de l’Homme. Le verdict intervient alors que le président Abdel Fattah al-Sissi, architecte de la destitution de l’islamiste Mohamed Morsi en juillet 2013, est accusé d’avoir refermé la parenthèse démocratique ouverte en Egypte à la faveur du soulèvement populaire de 2011, fort du soutien des médias et d’une grande partie de l’opinion publique, lassée par trois années d’instabilité politique. Le verdict de samedi dernier, hautement symbolique, illustre une justice «sélective», «qui semble plus occupée à sanctionner l’opposition qu’à faire respecter la justice», a réagi l’Initiative égyptienne pour les droits personnels (EIPR).

«L’appareil judiciaire a besoin d’être réformé» Mercredi dernier, 78 mineurs ont ainsi été condamnés à des peines de prison allant de 2 à 5 ans, accusés d’avoir bloqué des routes et les transports et de faire partie de la confrérie islamiste des Frères musulmans, déclarée «terroriste» par les autorités. Et c’est sans compter les centaines de pro-Morsi condamnés à mort dans des procès de masse expédiés en quelques minutes, qualifiés par l’ONU de «sans précédent dans l’histoire récente». Pour Karim Bitar, spécialiste du Moyen-Orient, le verdict de Moubarak s’apparente à «une mascarade judiciaire» qui indique que le régime «ne prend même plus la peine de sauver les apparences». «M. Moubarak est libre alors que des journalistes et des militants des droits de l’Homme croupissent en prison», selon lui. «Tout cela prouve que l’appareil judiciaire a besoin d’être réformé», affirme Gamal Eid, avocat des droits de l’homme. «Après trois années d’instabilité et de troubles, les gens sont fatigués, le sujet ne les préoccupe pas. Ce qui les intéresse, c’est la stabilité que peut leur offrir le régime actuel», souligne Ashraf el-Sherif, politologue à l’université américaine du Caire. «Je n’ai rien fait de mal», a affirmé M. Moubarak dans un bref entretien téléphonique samedi dernier avec la chaîne privée Sada al-Balad. «Ce verdict confirme que M. Sissi fait partie du régime de M. Moubarak», assène Amr Ali, le coordinateur général du mouvement du 6 avril, fer de lance de la révolte de 2011 et récemment interdit par la justice. Pour ce mouvement, le nouveau pouvoir est encore plus brutal que l’ancien. Depuis la destitution de M. Morsi, au moins 1400 de ses partisans ont été tués, plus de 15 000 sympathisants de sa confrérie islamiste des Frères musulmans ont été emprisonnés. Le pouvoir s’en est également pris à l’opposition laïque et de gauche, emprisonnant des dizaines de jeunes militants pour avoir enfreint une loi controversée limitant le droit de manifester. M. Ali reconnaît avoir été pris d’un sentiment «d’amertume» et «d’impuissance», après le verdict. Pour lui, le message envoyé par ce jugement «politisé» est clair : «Votre rêve est fini et vous ne pouvez rien y faire, à cause des blindés de l’armée qui sont partout et les militaires qui contrôlent le pays». Dont acte.

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Dans sa résolution adoptée à l’occasion de la tenue de la Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP20, Lima, 1er-12 décembre 2014), le Parlement européen (PE) a appelé les Etats membres à allouer une partie des revenus générés sur le marché du carbone au financement de la politique climatique et à l’aide aux pays en développement. Les négociateurs des pays en développement ne cessent de répéter que ce groupe de pays, dont fait partie l’Algérie, ne sont pas «historiquement responsables» du réchauffement climatique, et n’ont pas les moyens de faire face et de s’adapter aux conséquences des changements climatiques, et, en plus, sont les plus vulnérables. Ils soulignent que l’accord «juridiquement contraignant pour tous» aura des conséquences sur la croissance économique et la sécurité alimentaire de leurs pays. Les mécanismes de solidarité annoncés pour accompagner cet accord tardent à être mis en place au point où personne n’y croit plus. Les députés européens admettent que «les accords sur le financement des mesures de lutte contre le changement climatique, les transferts de technologies et le renforcement des capacités seront essentiels pour aider les pays en développement». Ils soulignent l’importance de ces accords avec les pays en développement qui contribuent le moins aux émissions, mais souffrent le plus de leurs effets. Les financements en faveur de la lutte contre le changement climatique dans le cadre du Fonds vert pour le climat des Nations unies nécessitent de collecter 100 milliards de dollars par an d’ici à 2020, comme convenu à Copenhague en décembre 2009. Mais, les dirigeants des pays en développement constatent que, pour le moment, il n’y a pas de fonds suffisants pour prendre les mesures d’atténuation et d’adaptation. En parallèle, les alertes des experts se multiplient : «Augmentation de la pression sur les ressources en eau, baisse des récoltes, accroissement des catastrophes et de instabilité », voilà ce qui attend, par exemple, les pays de l’Afrique du Nord, en cas d’aggravation du réchauffement climatique au cours des prochaines décennies. La fonte des calottes glaciaires polaires, qui semble rencontrer l’indifférence des Algériens, pourrait causer des dégâts de plusieurs milliards de dollars dans la ville d’Alger, avertissent ces mêmes experts. D’un autre côté, la pression sera particulièrement forte sur les ressources en eau déjà rares, autrement dit sur la sécurité alimentaire. Une rapide lecture des journaux algériens fait ressortir la vulnérabilité de l’agriculture algérienne aux effets du changement climatique et la nécessité de mettre en place une politique adéquate d’adaptation. Personne n’en doute : le rôle de l’agriculture est primordial pour l’économie nationale, en atteste le montant des dépenses d’importation des produits alimentaires pour répondre aux besoins de la population. Les investissements dans ce secteur sont considérables, pour accroître la production et assurer la sécurité alimentaire. Mais, ils doivent être accompagnés par des mesures visant l’adaptation à la variabilité climatique et au changement climatique. Le pire nous attend si le réchauffement passe le cap des 2° C. Dans l’édition de Reporters d’hier (dimanche 30 novembre 2014), le correspondant du journal à Bordj Bou Arréridj décrit une situation de sécheresse préoccupante qui a nécessité le lancement d’un plan d’urgence de mobilisation de la ressource hydrique localement. L’enjeu est de taille : maintenir la vocation céréalière de la région.

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Les quatre formations semblent décidées à jouer les premiers rôles et se donner à fond jusqu’à la fin de la saison. Le MO Béjaïa, tenu en échec en déplacement par le MC Oran (1-1), n’est pas seul leader, étant donné qu’il est rejoint par le trio USM El Harrach-CS Constantine-USM Alger, tandis qu’en bas du tableau, le MC Alger s’enfonce encore un peu plus après sa sixième défaite de rang, lors de la 12e journée du championnat d’Algérie de Ligue 1 Mobilis. Le MOB, qui a ouvert la marque par Zerdab (25e), a été contraint au partage des points, après l’égalisation du Libyen Zaâbia, juste à l’entame de la seconde période. L’USM El Harrach s’était adjugée la veille le derby contre le MC Alger (1-0), compliquant un peu plus la situation de son adversaire du jour. Le CS Constantine, qui avait réussi une victoire éclatante à l’extérieur face à l’ASO Chlef (1-0), a enchaîné une seconde victoire devant l’ASM Oran (1-0). Les joueurs de Rachid Belhout se sont imposés non sans mal contre une équipe oranaise en crise de confiance. Le baroudeur Boulemdaïs a inscrit l’unique but de la partie à la 10e minute. L’USM Alger a enregistré, de son côté, sa cinquième victoire consécutive, en disposant de la JS Saoura (3-1), grâce à des réalisations de Baïtèche, Nadji et Meziane en seconde période. Par ce succès, les hommes d’Hubert Velud confirment leur retour en forme, après une période de doute et une série de trois défaites de rang. En revanche, le champion d’Afrique en titre, l’ES Sétif, a été stoppé dans sa lancée en concédant le nul face au RC Arba (1-1). Menés au score sur une réalisation de Bouaïcha (75e), les Sétifiens ont remis les pendules à l’heure par Zeraraa (80e). Le CR Belouizdad est l’autre bénéficiaire de cette journée, en dominant la JS Kabylie (2-1) dans un match à huis clos. Un doublé de Bougueroua a permis aux protégés d’Alain Michel d’effectuer une belle remontée au classement, désormais à la septième place. A l’opposée, les affaires ne s’arrangent guère pour la JS Kabylie, qui enregistre un nouveau revers et glisse à la dixième place au classement. Le MC El Eulma version Aït Djoudi a renoué avec le succès, à l’occasion de la réception de l’avant-dernier, l’ASO Chlef (2-1), et remonte dans la première partie du tableau. Dans le bas du classement, la situation n’a pas bougé pour les deux derniers: l’ASO Chlef (15e) et le MC Alger (16e), défaits une nouvelle fois, voient leur situation se compliquer davantage. Le NAHD sous la conduite de son nouvel entraîneur Hugo Broos est revenu avec un précieux point de Bel Abbès face à l’USMBA (0-0) et confirme le large succès de la semaine dernière, tandis que la JS Saoura a essuyé une nouvelle défaite.

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La 25e édition des Journées cinématographiques de Carthage (JCC) a débuté avant-hier à Tunis. Six cinéastes algériens ont été désignés pour participer, cette année, à la course pour le Tanit d’or, et ce, dans les catégories documentaire, court et long métrages. L’Algérie est le seul pays à participer avec deux longs métrages  en compétition, en l’occurrence El Wahrani de Lyes Salem et Loubia Hamra de Narimane Mari, long métrage de 77 minutes racontant l’histoire de dix-sept enfants algériens dans le contexte de la guerre de Libération nationale. Dans la catégorie court métrage, Anis Djaâd présentera Passage à niveau, deuxième œuvre du réalisateur. Ce film de 23 minutes montre la vie morne et répétitive d’un vieil employé affecté à la sécurisation de jour comme de nuit d’un passage à niveau dans un village algérien, et qui, un jour, reçoit une mystérieuse lettre qui va bouleverser ses habitudes. Autre court métrage, Les jours d’avant de Karim Moussaoui. Ce film parle des séquelles laissées par les années 1990 en Algérie. El oued, el oued d’Abdennour Zahzah et Chantier A, coréalisé par Tarek Sami, Lucie Dèche et Karim Loualiche, se disputeront le Grand prix du documentaire avec des œuvres comme Nelson Mandela et moi du Sud-africain Khalo Matabane, Infiltrators du Palestinien Khaled Jarrar, ou encore Un retour du Tunisien Abdallah Yahia. Des films algériens seront projetés hors compétition dans la section « Cinémas du monde », en l’occurrence Baraket de Djamila Sahraoui et Enemy Way de Rachid Bouchareb, alors que Esstouh (Les terrasses) de Merzak Allouache et Danbé la tête haute de Boualem Guerdjou seront projetés en séance spéciale. Précisons que les 25e JCC se tiendront cette année dans neuf salles de cinéma de Tunis. Pour la première fois, cette année, six villes tunisiennes accueilleront ces journées qui se poursuivront jusqu’au 6 décembre.

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Dans la cadre du programme « Aquapêche-2020 », qui implique tous les acteurs concernés par la valorisation et la promotion des ressources halieutiques, une rencontre nationale s’est tenue hier à Alger autour des activités nautiques et subaquatiques pour la préservation de la vie et des ressources halieutiques. Dans son intervention lors de l’inauguration de cette rencontre, le ministre des Sports, Mohamed Tahmi, a expliqué que le développement de ces sports constitue non seulement un important panel de loisirs, mais peuvent jouer aussi un grand rôle dans la protection de nos ressources. Cela appelle une étroite collaboration entre le secteur des sports et celui de la pêche, pour dégager un plan d’action commun dans la préservation des richesses halieutiques. « La nouvelle loi relative aux activités sportives encourage le nautique. Nous avons tout ce qu’il faut pour développer ce sport, 1200 kilomètres de littoral, des barrages, des lacs, un climat idéal… Ce sport ne doit pas être l’apanage d’une petite tranche de la société. Nous avons l’atout de la jeunesse. Ce sport peut être généralisé et pratiqué tout au long de l’année, et non seulement en été », a-t-il assuré. Dans ce cadre, une vingtaine de bases nautiques seront installées au niveau des wilayas du littoral à l’horizon 2015. Le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib, a fait part d’une liste de barrages qui seront touchés par la pratique des sports nautiques, dont les huit qui seront réceptionnés dans le cadre du prochain quinquennat. « Un espace sera réservé à oued El Harrach pour la pratique des activités nautiques, estimé à 5,5 kilomètres », a précisé le ministre des Ressources en eau. Le ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques, Sid Ahmed Feroukhi, a souhaité dans son intervention que certains acteurs du sport nautique soient exploités dans le milieu professionnel, dans l’exploitation du corail, notamment, dont la pêche sera ouverte à partir de l’année prochaine. Le ministre a insisté d’une façon particulière sur les plongeurs sous-marins, dont le savoir-faire peut être utilisé d’une manière professionnelle, et pas seulement dans le secteur de la pêche et des ressources halieutiques. « Intégrer en quelque sorte les plongeurs dans nos objectifs économiques. Outre la pêche du corail, nous avons 300 projets dans l’aquaculture qui nécessitent des plongeurs sous-marins. Pour l’exploitation ou le nettoyage des barrages aussi, par exemple. De nouvelles professions peuvent être créées à travers une communion entre les deux secteurs », a-t-il estimé. Joindre en quelque sorte l’utile à l’agréable. La formation professionnelle a reçu des instructions afin de permettre aux plongeurs de loisirs de se tourner vers le professionnalisme.

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