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samedi, 15 juillet 2017 22:50

Conflit au Yémen / La position de l'Algérie « saluée »

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Le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de la République du Yémen, Abdul Malek El Mekhlafi, effectue depuis, hier samedi, une visite de travail en Algérie qui s'étalera  jusqu'au 17 du mois courant. Une visite qui s'inscrivait dans le cadre de «la concertation permanente» entre les deux  pays, visant «à examiner la situation politique et régionale et les questions relatives à la situation prévalant dans le monde arabe et le terrorisme en général».

La visite se veut, selon le vice-Premier ministre du Yémen, une occasion «pour informer les frères algériens de la situation au Yémen, qui souffre des retombées d'une  guerre destructrice et aspire à un retour à la paix et au renforcement des efforts de l'émissaire onusien». Après avoir salué les relations bilatérales «fraternelles et séculaires», Abdul Malek El Mekhlafi a exprimé sa volonté de «renforcer» les relations dans divers domaines, citant «la forte présence» d'étudiants yéménites en Algérie grâce aux facilités qui leurs sont accordées». Dans une déclaration à la presse, le ministre yéménite, qui a été accueilli à l'aéroport international Houari-Boumediène par le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, a salué le soutien de l'Algérie « à son pays et à sa direction légitime ». Affirmant que « l'Algérie est un pays important sur la scène arabe et nous comptons toujours sur son soutien au  Yémen pour le rétablissement de la paix ». Depuis mars 2015, l’Arabie Saoudite a dirigé une coalition avec 9 pays arabes qui avaient eux-mêmes été bombardés par les rebelles houthis. Pendant plusieurs mois, Riyad avait fait l’objet de nombreuses critiques de la part de la communauté internationale, et pour cause, elle avait à plusieurs reprises mené des frappes contre des civils. L'Algérie, qui a toujours privilégié toujours les « solutions politiques pacifiques, tout comme elle rejette la violence qui n'engendre, de son point de vue, que la violence», l’Algérie a refusé de prendre part à la coalition formée par l’Arabie Saoudite pour mater l’opposition houthie qui représente une «menace chiite», selon la perception saoudienne. « L’Algérie n’autorisera aucune intervention de ses forces armées militaires en dehors des frontières nationales. Par ailleurs, elle pourra offrir un soutien logistique en dehors de ses frontières sans entreprendre des actions armées », indiquait à ce propos, Ramtane Lamamra, alors ministre des Affaires étrangères. L'Algérie avait rejeté en octobre 2016, la demande de l'Arabie saoudite et du Qatar l'appelant à participer à la mission des forces de maintien de la paix au Yémen. Un pays dévasté par la guerre et le… choléra. Plus de 320 000 cas présumés de choléra ont été, en effet, signalés à travers la quasi-totalité des provinces du Yémen et au moins 1 740 personnes en sont décédées, selon Stephen O'Brien, patron des opérations humanitaires de l'ONU. « Ce scandale du choléra est entièrement fabriqué par l'homme par les parties en conflit et ceux qui, hors des frontières du Yémen, dirigent, approvisionnent, combattent et perpétuent la crainte et les combats », a-t-il déclaré, mercredi dernier, devant le Conseil de sécurité des Nations unies. Ismaïl Ould Cheikh Ahmed, envoyé onusien au Yémen, a qualifié la crise humanitaire d' « horrifique », estimant que le pays n'était pas en proie « à une unique urgence mais à plusieurs urgences complexes ». Plus de 7 millions de personnes sont menacées de famine, y compris 2,3 millions d'enfants mal nourris âgés de moins de cinq ans. Le Yémen est l'un des plus pauvres pays arabes.

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