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mardi, 20 juin 2017 06:00

Ghardaïa : Inertie et léthargie culturelles à mourir d’ennui

Écrit par O. Yazid
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Si ailleurs le mois de carême est synonyme d’une riche et intense activité culturelle et de soirées artistiques, ce n’est pas le cas de la wilaya de Ghardaïa qui s’enfonce dans une abyssale léthargie. Un désert culturel au propre et au figuré. Et dire que toute une armada de responsables « fait semblant » de s’activer dans ce qui semble être une direction de la culture, ou plutôt de l’inculture chronique caractérisée à la base.

En trois semaines de Ramadhan, il n’y a vraiment pas de quoi se faire une chronique culturelle, tant l’inertie des responsables en charge localement de ce secteur, nous interpelle et nous convainc plus que jamais qu’ils n’ont apparemment pas encore compris leur rôle ni ce qui est attendu d’eux dans ce domaine. Alors que partout ailleurs, des concerts, des pièces de théâtre, des soirées divertissantes sont organisées, à Ghardaïa, la vie culturelle et artistique, si tant est qu’il en existe un erzast, est d’une affligeante monotonie.
Où aller après la rupture du jeûne ? Nulle part, si ce n’est vers la mosquée pour certains pour accomplir la prière des tarawih. Une fois fait, ils n’ont qu’un seul refuge, le café. Tel est en substance le dilemme imposé aux Ghardaouis en ce mois de Ramadhan, sevrés de la moindre activité culturelle ou artistique. A vrai dire, les pouvoirs publics locaux ne semblent pas se soucier de la vacuité culturelle. Toutefois, l’argent ne manque pas pour organiser des activités. La question est : où sont les comités de fêtes communales et de wilaya d’antan ? A moins que le citoyen ne soit réduit à un tube digestif. Le moins que l’on puisse dire, dans toutes les villes du pays, on allie les impératifs du ventre et ceux de l’esprit, et aussi paradoxal que cela puisse paraître, ce n’est pas le cas de la wilaya de Ghardaïa qui souffre énormément de manques. De ce fait, les responsables concernés doivent mettre la main à la pâte pour œuvrer au bien-être de la population. Les citoyens de Ghardaïa n’ont-ils pas chapitre à la culture et aux loisirs comme tous les Algériens ? A moins qu’ils ne soient casés dans le chapitre « pertes et profits » dans le domaine culturel et ainsi réduits à une quantité négligeable. Ce qui ne saurait être acceptable. Mais alors, pas du tout. La ville qui a enfanté le poète de la Révolution Moufdi Zakaria, et Slimane Benaïssa, le père de la mythique et inoxydable pièce théâtrale Babor Ghraq, ne mérite pas d’être ainsi culturellement traitée. Réveillez-vous, sortez de vos bureaux, allez au-devant des artistes de tous bords et donnez du rythme et de la vie à cette si belle ville et à toutes les communes qui composent cette vaste wilaya. Chiche ! 

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