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vendredi, 19 mai 2017 18:35

Pour les besoins de ses financements : Sonelgaz frappe à la porte de la BAD Spécial

Écrit par Farid Messaoud
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Sonelgaz voit grand, tablant sur des investissements de l’ordre de 50 milliards de dollars dans l’intervalle 2017-2027. Aura-t-elle les capacités financière de mettre en chantier un programme aussi important ? Sonelgaz aura besoin de soutien, côté financier.

Ce pourquoi, elle compte s’endetter auprès de la Banque africaine de développement. La BAD a été approchée par la direction de Sonelgaz et des pourparlers ont été engagés, à cet effet. C’est ce qu’a expliqué le représentant résidant de la Banque africaine, Boubacar Sidiki Traore au cours d’une conférence de presse tenue jeudi dernier à Alger. Sidiki Traore estime intéressant le plan d’investissement de Sonelgaz. Les autorités algériennes ont également évoqué avec la BAD les investissements que souhaite réaliser Sonatrach. Et il est fort probable que la compagnie pétrolière sollicite l’appui financier de la banque africaine. Pour l’instant, on n’en est pas encore là. Il n’y a pas de contacts directs avec Sonatrach, a précisé Boubacar Sidiki Traore. Ce dernier est par ailleurs revenu sur le prêt que la banque africaine a accordé à l’Algérie fin 2016 : Une ligne de crédit de 900 millions d’euros que l’Algérie va rembourser sur 20 ans. Cet emprunt, le pays semble l’avoir bien négocié, puisque le taux d’intérêt qui s’y rapporte est inférieur à 2%. Il va l’aider à diversifier son économie et à donner du sang neuf à l’industrie, notamment. Dans un document remis à la presse, il est expliqué qu’en Algérie la contribution de l’industrie est estimée à seulement 5% du PIB en 2014 et reste relativement très faible comparée aux autres pays de la région. En effet, la part du secteur industriel dans le PIB est de 17,7% en Tunisie 17,7%, 16,2% en Egypte 16,2% et 15,7% au Maroc 15,7%. Cette part en Algérie ne cesse de décliner depuis 2005. Lors de la première moitié des années 80, le secteur industriel représentait plus de 15% du PIB. Face à ce déclin, les autorités algériennes ont fait de la relance de la production nationale et du développement du secteur industriel une priorité. Plusieurs politiques transversales (développement des ressources humaines, politiques d’appui à l’innovation, amélioration de l’environnement des affaires, etc.) ont été adoptées et des stratégies sectorielles (pharmacie, de la métallurgie, et de l’agro-alimentaire, etc.) mises en place. Le déclin de l’industrie ne concerne pas seulement l’Algérie. Les économies africaines, de manière générale, demeurent trop largement tributaires des produits de base. Entre 2011-2013, y est-il relevé, les produits manufacturés représentaient seulement 18,5 % des exportations, tandis que 62 % de l’ensemble des importations étaient des produits manufacturés, un déséquilibre commercial qui dépouille le continent de ses richesses. A travers la priorité « Industrialiser l’Afrique, la banque africaine s’attaquera à un éventail de problèmes et encouragera la création de valeur, l’emploi formel et les acquis commerciaux positifs, notamment par le truchement du commerce régional et l’amélioration de la balance des paiements. Elle soutiendra l’amélioration de la productivité par l’automatisation, la gestion de la qualité, l’amélioration des processus et de la formation. Dans la droite ligne de la stratégie de développement du secteur privé du groupe de la banque, l’institution se consacrera à l’amélioration de la capacité des producteurs africains, principalement les fabricants et industries connexes, pour leur permettre de soutenir la concurrence avec les produits importés sur les marchés locaux et pour les relier aux marchés régionaux et internationaux. Elle soutiendra également le développement et l’expansion des PME, des niches industrielles et l’établissement de partenariats public-privé, comme moyen de mobiliser des ressources pour le financement du processus d’industrialisation.

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