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mardi, 18 avril 2017 21:59

Agroalimentaire : Malaise chez les travailleurs syndiqués

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La Fédération nationale des travailleurs de l’agroalimentaire (FNTA) a réuni ses membres  hier au siège de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) afin de lancer un appel au chef de l’Exécutif et au ministre de l’Agriculture pour associer les partenaires sociaux dans le processus de restructuration et de réorganisation du secteur de l’agroalimentaire.

En fait, la FNTA a été associée, sous l’égide de l’ancien ministre de l’Agriculture Sid Ahmed Ferroukhi, à l’élaboration du plan de redressement du secteur, alors que son successeur, Abdeslam Chelghoum, semble faire « bande à part » ! La fédération reproche à M. Chelghoum de se « précipiter et d’accélérer le processus de réorganisation sans associer ses partenaires sociaux », selon ce qu’a fait savoir Salim Labatcha, secrétaire général de la FNTA.  Un « cavalier seul » qui inquiète les travailleurs  de l’agroalimentaire. « Le dialogue est rompu à tous les niveaux et les travailleurs sont en ébullition », alerte M. Labatcha 

Ce dernier souligne que les résolutions portant l’instauration d’un  nouveau système organisationnel et de restructuration du secteur  ont été édictées  par le Conseil des participations de l'Etat (CPE) auxquelles d’ailleurs le FNTA a participé, rappelle M. Labatcha. Les résolutions du CPE ont débouché principalement sur la dissolution des sociétés de gestion des participations de l'Etat (SGP) et leur remplacement par des groupes industriels, a-t-il précisé. « La mise en œuvre de ces résolutions doit être accompagnée par l’association des partenaires sociaux, suivant les instructions du Premier ministre Abdelmalek Sellal qui insiste sur la nécessité d’associer les partenaires sociaux durant toute la phase de restructuration. Or, les instructions de M. Sellal sont piétinées et le ministre fait dans la précipitation, il a pris des décisions qui inquiètent les travailleurs de l’agroalimentaire », s’alarme-t-il. Concernant le partenariat public-privé, M. Labatcha précise que  l'UGTA n'a jamais été contre ce genre de partenariat développé d'ailleurs durant les tripartites auxquelles la centrale syndicale a  participé. « Nous ne  sommes pas contre le développement des partenariats public-privé. Au contraire, nous en avons besoin. On appelle juste à ce qu’ils soient fait dans la transparence et non dans l’ambiguïté».

Pour lui, « les travailleurs ont le droit de savoir qui sont les opérateurs concernés par le partenariat public-privé et leur degré de respect des lois de la République », ajoute M. Labatcha. Et de s’interroger : « On se demande s’ils sont les opérateurs qui ont participé aux travaux de la tripartite ou d’autres ».

Sur un autre volet, il souligne que le  schéma organisationnel des entreprises n'est pas respecté : « Les directeurs généraux sont nommés sans respecter les procédures réglementaires  et sans qu'on sache qui procède aux limogeage et nomination », déplore le SG de la FNTA. Il a en effet fait savoir qu’il a été reçu la veille de la réunion d’hier par le ministre de l’Agriculture, à qui il a  demandé de se  réunir dans les plus brefs délais avec les cadres du ministère, groupements d’entreprises,  fédérations  et syndicats pour s’entendre  sur le processus de restructuration de secteur : « Si on ne s’entend pas ;  chaque partie défendra ses intérêts à sa façon », poursuit-il. Il regrette aussi le fait que certains travailleurs du secteur n’ont pas touché pendant «  trois à onze mois leurs salaires ». Pour le SG de la FNTA, les travailleurs ont droit de poser cette question et d’avoir une réponse claire en contrepartie. Mais face à l’obstination de la tutelle et sa fermeture de toutes les voies de dialogue, «  l’option de recourir à une grève est posée par 76 000 travailleurs que compte le secteur de l’agroalimentaire », que se répartissent les ministères de l’Agriculture, de l’Industrie et le secteur privé.

Le débrayage auquel peut recourir la FNTA laisse certains accuser la fédération d’être un élément perturbateur à l’approche des échéances législatives qui doivent être observées dans la sérénité : « Nous ne sommes pas des perturbateurs. On n’a pas choisi cette conjoncture pour réagir. Le choix nous est imposé », martèle M. Labatcha qui se dit conscient que la « stabilité est un gage social ».

« Si j’attends à ce que les élections législatives aient lieu, le nouveau système sera mis en place et, par conséquent, sera irréversible », a-t-il renchéri, précisant que la FNTA ne fait que « défendre l’outil de production, l’avenir et pérennité de l’entreprise nationale et travailleurs du secteur ».

 

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