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dimanche, 16 octobre 2016 06:00

Instance de surveillance des élections : Benflis boude les consultations

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Le parti Talaie El Hourriyet ne prendra pas part aux consultations politiques initiées par la présidence de la République au sujet de la présidence de l’Instance de surveillance des élections créée en application des dispositifs de la nouvelle Constitution. C’est son président Ali Benflis qui l’a fait savoir, hier, dans une lettre adressée au directeur de cabinet à la présidence de la République Ahmed Ouyahia.


Dans son document, l’ancien candidat à la dernière élection présidentielle estime que la création de l’Instance de surveillance des élections ne constitue ni une garantie ni un gage de transparence. « Le régime politique en place a toujours préféré le soliloque à la concertation et au dialogue sur tout ce qui engage le présent et l’avenir de la nation. Et s’il rompt avec cette solide tradition, aujourd’hui, c’est pour des consultations sur la présidence d’une instance dont la performance, quelle qu’elle soit, ne changera rien au cours discrédité des processus électoraux nationaux », peut-on lire dans la lettre.
Pour l’ex-chef de gouvernement, la création de cet organe constitutionnel n’est qu’une nouvelle occasion ratée pour faire progresser la pratique démocratique en Algérie. « La loi organique portant régime électoral de même que celle relative à la haute instance indépendante de surveillance des élections auront été autant d’occasions manquées. Il est vain d’y chercher et hors de propos d’y trouver quelques signes que ce soit d’une rupture avec les pratiques du passé dans lesquelles s’incarnait et s’incarne toujours la négation de l’Etat de droit et le manquement aux normes démocratiques universellement admises », dit-il. Il ajoute : « La fraude électorale est la marque distinctive des systèmes politiques dysfonctionnels. »
En outre, il croit que l’organisation de ces consultations « n’est qu’une manière de détourner l’opinion publique des vrais sujets d’actualité », notamment la situation économique qui se détériore sans cesse. « L’impasse dans laquelle se trouve notre pays est politique et son traitement ne saurait être que politique. Le traitement devra se faire dans l’ordre, l’apaisement et le rassemblement. Détourner les regards de cette nécessité impérative et vouloir à tout prix feindre d’organiser des élections normales, dans un pays présenté comme se trouvant dans une situation normale, c’est commettre un déni des réalités », affirme-t-il. Il enchaîne : « Notre pays passe par l’une des phases les plus critiques de son histoire contemporaine. Il fait face à une impasse politique totale qui prend la forme d’une crise de régime manifeste. Il est confronté à une crise économique d’une exceptionnelle gravité et est menacé par une montée des tensions sociales. »

RCD, FDJ et MSP unanimes
Les amis de Benflis au sein de l’Instance de concertation et de suivi de l’opposition (ICSO) partagent sa méfiance et son hostilité envers la démarche de la Présidence. Pour le RCD, il est « inutile » de s’exprimer sur la personne choisie pour occuper le poste de président de l’Instance de surveillance des élections. « Pour nous, tout le problème réside dans le mécanisme de fonctionnement de cette instance. Nous avons revendiqué une instance indépendante d’organisation des élections et non une surveillance », affirme le chargé de la communication du RCD, Athmane Mazouz. Il précise que sa formation politique ne compte pas participer à ces consultations. De son côté, le député du FDJ Lakhedar Benkhelaf nous dira que son parti n’a rien contre la personne choisie, mais l’instance telle qu’elle a été créée est loin de répondre aux doléances des partis de l’opposition. « La désignation de Derbal à la tête de l’Instance de surveillance des élections ne va pas nous faire changer d’avis sur cet organe », a-t-il dit. Et précise : « Notre position hostile à cette instance ne va pas changer avec cette désignation ». Comme le RCD, le FDJ réclame une instance d’organisation des élections.
Le chargé de la communication au MSP, Abou Abdellah Ben Adjaimia, quant à lui, n’attend rien de cette instance quel que soit son président. « Nous n’avons rien contre la personne désignée, mais nous ne faisons pas confiance à cet organe qui ne va rien apporter de nouveau dans le paysage politique national », dit-il, avant de nous faire savoir que sa formation politique va quand même répondre par écrit à la présidence de la République. n

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