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francealgerie

mercredi, 21 mars 2018 06:00

Justice/Ghardaïa : Le procès des dirigeants du MDS et de défenseurs des droits de l’homme renvoyé au 19 juin

Écrit par O. Yazid
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Initialement prévu le 6 février passé, puis renvoyé au 20 mars, le procès des dirigeants du MDS vient d’être, encore une fois, renvoyé au 19 juin prochain. Sauf que, cette fois, à l’exception du jeune Nadir Dabbouz qui, à l’énoncé de son nom par le président de l’audience,
s’est présenté à la barre, tous les autres accusés, y compris leurs avocats, ont brillé par leur absence. Et comme d’habitude à chaque procès de militants des partis, de défenseurs des droits de l’homme ou même d’avocats, le minuscule tribunal prend les allures de Fort Alamo. C’est sous très haute surveillance et dans un tout petit tribunal, situé au centre-ville de Ghardaïa, complètement quadrillé par un impressionnant cordon de sécurité, constitué d’une nuée de 4x4 Nissan et de dizaines de policiers déployés autour et à l’intérieur de la bâtisse, que devait se tenir, hier mardi, le procès des dirigeants du MDS et de blogueurs et défenseurs des droits de l’homme. Accusés «d’outrage à corps constitué », «incitation à attroupement non armé» et «non-respect de décision administrative», le coordonnateur national du parti, Hamid Ferhi, le porte-parole du MDS, Fethi Gherras, Kadour Chouicha, vice-président de la Laddh, Ahmed Mansri (défenseur des droits de l’homme), Abdelkader Kherba (blogueur) et Nadir Dabbouz ont été appelés à la barre par le juge du tribunal de Ghardaïa. Aucun membre de leur défense, constitué d’un collectif d’avocats, à savoir maître Ahmine Noureddine, du barreau de Laghouat et militant et défenseur des droits de l’homme, Me Abdelghani Badi, du barreau d’Alger, vice-président de la LADDH, Me Salah Abderrahmani et Me Nabila Imedjoubène, n’a fait le déplacement à Ghardaïa. L’audience n’a pas duré plus de cinq minutes, lorsque le juge, après un bref conciliabule avec Nadir Dabbouz, décide de renvoyer le procès au 19 juin prochain. Pour rappel, la genèse de cette affaire date du 13 juillet 2016. C’est ce que nous avait déclaré, il y a un mois, Hamid Ferhi : «Alors que nous étions attablés dans un café à Ghardaïa, où nous sommes allés apporter notre solidarité à l’avocat, Maître Salah Dabbouz, qui devait être auditionné par le juge d’instruction, la police nous a interpellés et saisit notre caméra, que nous ne sommes toujours pas arrivés à récupérer à ce jour, et ce, malgré toutes nos tentatives avec les services de la Sûreté de wilaya de Ghardaïa.» Ajoutant : « Et de quoi sommes-nous accusés ? D’outrage à corps constitué», «incitation à attroupement non armé» et «non-respect de décision administrative». Il poursuit : « Les pressions, nous en avons l’habitude et ce n’est pas aujourd’hui qu’elles ont commencé. D’ailleurs, vous savez que le siège central du parti, tout comme celui de Béchar, est menacé de fermeture. Même cas aussi pour la demande d’autorisation introduite par le parti pour la tenue de son congrès fixé pour les 26 et 27 avril prochain. Demande qui reste à ce jour sans réponse de la part des autorités, alors que nous en sommes aux préparatifs pour lancer les invitations tant à l’intérieur du pays qu’à l’extérieur. Sans cette autorisation, nous ne pouvons absolument pas entamer les vrais préparatifs alors que la liste des invités est pratiquement arrêtée. Mais je vais vous dire, ils ne vont pas nous décourager ou nous user.» Kaddour Chouiha, le vice-président de la Laddh est, lui, «outré» par ce qu’il appelle «le droit de la force» utilisé par les autorités alors que dans un pays de droit c’est au contraire «la force du droit» qui doit primer. Enfin, selon certaines sources, il semblerait que les avocats des accusés avaient introduit une demande de report du procès et que c’est d’un commun accord avec le parquet que ce renvoi au 19 juin aurait été décidé. <

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