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samedi, 24 février 2018 06:00

Amnesty International Algérie : Pas de pression de la part des autorités algériennes

Écrit par Fazil Asmar
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Dans une conférence de presse tenue jeudi à Alger pour présenter le rapport mondial sur les droits de l’homme, Amnesty International Algérie a reproché aux pouvoirs publics le manque de communication mais a assuré ne subir aucune pression de leur part.

Même si, comme le souligne la directrice d’Amnesty International Algérie, Hassina Oussedik, cette organisation ne partage pas les mêmes positions que les pouvoirs publics dans certains domaines, telle la justice. «Néanmoins, pour peu que les autorités communiquent mieux, on peut collaborer ensemble dans certains secteurs, telle la lutte contre la violence sexuelle», dit-elle. Les choses seront plus faciles, selon elle, quand la loi relative aux associations sera modifiée, comme l’a annoncé le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’aménagement du territoire, Noureddine Bedoui. Cette décision, d’après elle, est une avancée positive. Ainsi que le nouveau Code du travail qui doit être adopté le plus tôt possible. Dans ce contexte, elle a déploré que certains syndicats n’aient pas bénéficié de renouvellement de leurs agréments. De même que la répression exercée contre les grévistes et les manifestants. Rappelant que le recours à la grève et aux manifestations sont des droits constitutionnels, elle a appelé les pouvoirs publics à lever l’interdiction des marches à Alger. «La sécurité, c’est notre priorité à tous. Seulement, on ne peut pas l’utiliser comme prétexte pour interdire des droits fondamentaux. Les débordements lors des manifestations ne peuvent justifier l’interdiction», estime-t-elle. Dans le rapport de l’Amnesty International 2017, cette dernière d’ailleurs dénonce le non-respect de la liberté d’expression dans le monde entier. «En 2018, nous ne pouvons certainement pas tenir pour acquise la liberté de nous rassembler pour protester ou celle de critiquer nos dirigeants. En fait, il devient de plus en plus dangereux d’exprimer ses opinions», affirme-t-on dans le rapport. Ce dernier fait part, par ailleurs, de l’impact, très grave, des mesures d’austérités, touchant le tiers des pays dans le monde, dont le subsaharien. «A cause de ces mesures, des millions de personnes n’ont pas accès à la nourriture, à l’eau potable, aux soins. Dans les années à venir, il faut s’attendre, en raison de cela, à d’autres mouvements de migrants en Afrique. Les migrants se dirigeront vers l’Algérie car elle jouit d’une grande stabilité», indique-t-elle. La situation des migrants en Algérie ne se présente pas comme le souhaiterait Amnesty International. Tout en saluant la décision de l’Algérie de fournir des cartes de travail à la main d’œuvre issue de la migration, elle a déploré que, durant 2017, de nombreux migrants africains soient renvoyés. «D’après des témoignages, il existe un centre de détention illégal à Zéralda, dans lequel des migrants sont détenus avant leur acheminement vers le sud du pays, puis vers le Mali et le Niger notamment», souligne-t-elle, estimant que les pouvoirs publics doivent étudier la situation des migrants cas par cas avant de prendre la décision de les renvoyer. Elle espère que les choses changeront une fois le projet de loi sur l’asile et la migration adopté. Toujours dans ce contexte, elle a dénoncé les propos racistes et incitants au crime diffusés sur les réseaux sociaux. Toutefois, elle a salué la position de la société civile qui a réagi correctement contre ces dérives. «Il y a eu incitation au meurtre et les pouvoirs publics n’ont pas réagi», signale-t-elle, assurant que les discours de haine et de «diabolisation» ayant marqué le monde l’année dernière n’ont pas épargné notre pays. Des discours ciblant les minorités, les réfugiés et des musulmans aux Etats-Unis notamment. Elle a rappelé, à ce propos, la décision de Trump d’interdire l’entrée sur le territoire aux personnes venant de plusieurs pays à majorité musulmane. Elle a dénoncé, en outre, l’impunité dont bénéficie Israël qui continue à élargir ses colonies à Gaza et en Cisjordanie. «La faiblesse des réactions face aux crimes contre l’humanité au Mayanmar, en Irak, au Soudan, en Syrie, au Yémen, ne fait que souligner le manque de volonté des Etats pour exercer un rôle moteur en matière de droits humains. Les gouvernements opèrent un véritable retour en arrière sur des protections durement acquises au fil des décennies», conclut-on dans le rapport. 

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