Pokemon Go app download for android. Get Prisma app for android and edit pics. prisam apk.
dimanche, 18 février 2018 06:00

Santé : La médecine générale en débat à l’ombre de l’échec des campagnes de vaccination antirubéole et rougeole

Écrit par Samira Dekkiche
Évaluer cet élément
(0 Votes)

Le ministère de la Santé compte développer le concept de «médecin référent» dans la nouvelle loi sanitaire, qui sera soumise à l’Assemblée populaire nationale (APN) prochainement. C’est ce qu’a déclaré, hier, Mohamed El Hadj, directeur général des services de santé au ministère de tutelle, lors de l’ouverture d’une journée d’étude sur «la médecine générale, médecine de famille», organisée par la Société algérienne de médecine générale (SAMG) en collaboration avec l’APW d’Alger et sous le patronage du ministre de la Santé. 

 

Durant son allocution, M. El Hadj a mis en exergue l’importance de la médecine de famille dans la réduction des dépenses hospitalières et, ce faisant, la réduction de l’affluence des patients vers les hôpitaux. Pour cela, le gouvernement «va œuvrer à la réhabilitation de la carte sanitaire nationale», selon ce qu’a expliqué le conférencier, insistant sur la «formation continue des médecins généralistes» par la création de la spécialité de médecine générale. Cette initiative vise à réhabiliter la place de cette pratique dans la prise en charge des malades et l’installation d’une éducation sanitaire.
De son côté, le président de la SAMG, le Dr Hadjij Redouane, a insisté sur la nécessité de la formation continue des médecins qui sont déjà praticiens, parce que, selon lui, «la population ne va pas attendre la sortie des promotions des généralistes spécialisés». En expliquant que la solution est dans «une formation continue adéquate» qui va permettre au médecin généraliste de suivre les nouveautés dans le domaine pour «assurer les soins primaires». Pour sa part, le président de l’APW a exprimé la volonté de son Assemblée d’adhérer à ce projet pour améliorer la médecine générale ou la médecine de famille, en rappelant que les soins «ne sont plus un fardeau individuel mais le problème de toute la société». Il a estimé que la place du médecin de famille «est importante», et c’est pour cette raison qu’il faut «la mettre au cœur du dispositif de la santé nationale».
Il y a lieu de signaler la présence, à l’invitation de la SAMG, de la présidente de World Family Doctors Carin for People (WONCA), le Pr Amanda Howe, qui a parlé de cette pratique dans le monde et de son importance dans les soins primaires. «La question des soins primaires est une question importante et une composante importante dans la couverture sanitaire universelle», a-t-elle fait remarquer, ajoutant qu’« il faut changer les choses et faire avancer notre cause», en insistant sur la formation des généralistes à l’université.

De l’importance du médecin généraliste

Un médecin généraliste, ou de proximité, est d’une grande aide à l’information et à la sensibilisation des populations, en particulier sur les campagnes de vaccination.
En parallèle à la tenue de cette rencontre, le ministère de la Santé, par la voix du directeur de la prévention et de la promotion de la santé au ministère, Djamel Fourar, a relevé l’apparition de nouveaux cas de rougeole et de rubéole, non sans admettre l’échec alarmant des campagnes de vaccination contre la rubéole et la rougeole. Selon ce dernier, cet échec est à imputer principalement à la réticence des parents à vacciner leurs enfants dans le cadre des deux campagnes organisées en mars 2017 et du 25 décembre 2017 au 7 janvier 2018, vu qu’elle n’a touché que 40% de la catégorie ciblée (6-14 ans). «L’échec des campagnes de vaccination contre la rubéole et la rougeole est alarmant dans le sens où il pourrait entraîner la résurgence de ces deux virus mortels pour les enfants et les adultes, comme cela a été le cas dans la wilaya d’El Oued qui a enregistré récemment 18 cas confirmés ainsi que le décès d’un enfant de quatre ans, contaminé par des écoliers n’ayant pas été vaccinés», a-t-il-précisé.
À ce propos, le Dr. Fourar exhorte tous les parents qui n’ont pas vacciné leurs enfants âgés de 6 à 14 ans à se présenter aux établissements de santé publique de proximité (EPSP) pour le faire, soulignant la disponibilité du vaccin au niveau de ces établissements.
Il a rappelé, à cette occasion, le programme national de vaccination contre la rougeole lancé par le ministère de la Santé en 2017, après avoir enregistré près de 17 000 cas en 1996 et près de
20 000 en 1997 en milieu scolaire, ajoutant que près de 10 000 élèves en ont bénéficié en 2003.
Rappelons que la campagne de vaccination organisée en mars dernier (2017) par le ministère de la Santé, en coordination avec celui de l’Education nationale, au niveau des établissements scolaires, qui a ciblé près de 7 millions d’élèves âgés entre 6 et 14 ans, a connu un faible taux d’adhésion de la part des parents en raison du tollé médiatique suscité par certains, semant le doute sur l’innocuité des vaccins et leur origine. Pour pallier à la situation, le ministère a dû organiser une campagne de rattrapage entre le 25 décembre 2017 et le 7 janvier 2018 au niveau des établissements scolaires, mais elle n’a réalisé que 40% de son objectif. <

Dernière modification le samedi, 17 février 2018 23:45

Laissez un commentaire