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samedi, 13 janvier 2018 06:00

Front El Moustakbel : Bélaïd Abdelaziz met en garde contre le malaise social

Écrit par Farid Mellal
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L’hymne national entonné dans son intégralité, le président du Front El Moustakbel, Bélaïd Abdelaziz, a fait preuve, encore une fois, de ses dons de tribun, hier au Village des artistes de Zeralda (Alger).

L’homme politique, durant une intervention d’à peu près une heure, a d’emblée fait savoir qu’il refusait que son parti «soit utilisé comme un comité de soutien pour le pouvoir» en place. Mais il veut qu’il soit considéré comme un «partenaire» et non servir de «faire-valoir». Sur la situation du pays, d’un ton assuré, Bélaïd Abdelaziz tranche : «La crise que traverse l’Algérie n’est pas économique. La crise est politique». Pour lui, «la situation est porteuse de dangers pour le pays à cause d’un pouvoir faible» en raison du contexte géopolitique international, et de ce qui se déroule aux frontières du pays.
Le président du parti a fustigé les décisions économiques adoptées par le gouvernement, dont le gel de l’importation de certains produits, qui «dénote de l’absence d’une vision économique claire pour sortir de la crise et mettre un terme à la dépendance aux hydrocarbures», s’interrogeant en même temps sur «les critères ayant dicté l’octroi des licences d’importation».
Cette mesure «est susceptible de créer des lobbies qui gèreront l’économie nationale», a-t-il ajouté. «L’entrée des affairistes dans le jeu politique est une grave erreur», a-t-il estimé, appelant la classe politique et les citoyens à «faire preuve de vigilance pour la protection du pays». «Le marasme politique et économique que vit l’Algérie aujourd’hui pourrait l’exposer à l’avenir à des tensions sociales», a-t-il dit.
Aussi, la scène sociale nationale risque de subir des secousses elle aussi, enchaîne-t-il. Cette ébullition trouve son origine d’abord dans la présidentielle qui arrive en 2019. Elle est aussi le fait du malaise que traverse la société. La population, par le truchement de ses partis politiques et les organisations de la société civile, mérite un dialogue d’égal à égal, a-t-il ajouté. «Il est nécessaire d’ouvrir un véritable dialogue entre les forces politiques nationales, en vue d’aboutir à des solutions consensuelles», a indiqué M. Belaïd, estimant que ce qui se passe actuellement dans le pays est notamment dû «à l’absence d’un projet commun et consensuel sur la gestion de la crise». Au sujet de la décision du président de la République de décréter Yennayer (12 janvier) journée chômée et payée, M. Belaid a rappelé que cette décision «fermera la porte devant les tentatives de déstabilisation du pays», appelant à «œuvrer pour que la langue amazighe occupe la place qui lui sied dans le pays».
Pour en revenir au Conseil national du Front El Moustakbel, il a subi un lifting puisque 11 membres l’ont quitté pour d’autres partis, remplacés par 19 nouvelles adhésions. Hier à Zeralda, et en plus du comité d’organisation et du bureau de cette 5e session ordinaire, le Conseil national du parti a regroupé 187 membres qui ont répondu présent, auxquels se sont joints 6 membres par procuration alors que 99 membres se sont absentés. 

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