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jeudi, 14 septembre 2017 06:00

Justice/Religion : Six mois avec sursis et une amende pour le chef des Ahmadites

Écrit par Wafia Sifouane
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Arrêté le 28 août dernier à Aïn Sefra, wilaya de Naâma, le chef de la confrérie El Ahmadiya, Mohamed Fali, a été condamné, hier, à six mois de prison avec sursis et 20 000 DA d’amende en première instance par le tribunal d’Aïn Tedlès, wilaya de Mostaganem, a indiqué son avocat, en annonçant que l’inculpé a l’intention de faire appel.

Accusé par la justice de collecte de fonds sans autorisation, atteinte au Prophète (QSSL) et constitution d’une association sans agrément, Mohamed Fali a eu droit à sept procès pour les mêmes chefs d’inculpation. Ce qui a suscité de vives réactions de la société civile et des organisations non gouvernementales qui luttent pour la protection des droits de l’Homme. C’est le cas d’Amnesty International section Algérie qui n’a pas tardé à condamner les poursuites judiciaires engagées contre Fali et autres adeptes d’El Ahmadiya. « Amnesty International appelle les autorités algériennes à abandonner toutes les accusations et les poursuites visant les Algériens Ahmadis lorsque celles-ci sont uniquement liées à la pratique pacifique de leur religion, et à libérer immédiatement ceux qui sont encore incarcérés », a indiqué le communiqué de l’ONG, dévoilé hier quelques heures après le verdict. En ajoutant : « En vertu de l’article 18 du Pacte international, relatif aux droits civils et politiques, l’Algérie est, cependant, tenue de respecter le droit à la liberté de religion. Selon le droit international relatif aux droits humains et les normes connexes, ce droit inclut le droit de manifester cette croyance par un culte collectif, de construire des lieux de culte et de collecter des contributions financières volontaires ». Contacté par téléphone, Brahim Mahdid, chargé de la communication auprès d’Amnesty, nous a indiqué que Mohamed Fali sera libéré à la fin d’après-midi.
« L’accusé doit être remis en liberté le jour même, avant la soirée », a-t-il fait savoir, en réaffirmant la position de l’ONG face aux atteintes des minorités religieuses en Algérie. « Il faut que les poursuites contre les Ahmadites cessent, cela est contraire à la Constitution.
On ne peut reprocher aux gens la pratique pacifique de leurs croyances. Il faut que les Ahmadites et autres personnes arrêtées pour leurs croyances soient relâchés », a-t-il ajouté. Depuis la première arrestation de Mohamed Fali, en juillet 2016, plus de 280 femmes et hommes ahmadis ont fait l’objet d’enquêtes ou de poursuites l’année dernière, avec des peines allant de 3 mois à 4 ans de prison.
Pour Amnesty International, il s’agit d’une véritable chasse à l’homme lancée contre cette minorité religieuse dont le nombre d’adeptes s’élève à 2 000. Voulant être conformes à la législation algérienne les Ahmadites avaient déposé une demande d’enregistrement d’association qui a été rejetée par les autorités en mars 2016, selon la même ONG. 

Dernière modification le jeudi, 14 septembre 2017 01:46

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