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jeudi, 14 septembre 2017 06:00

Filière lait : Mégaprojet d’El Bayadh : «pas de problème de mobilisation d’eau»

Écrit par Rafik Aiouaz
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Les Etats-Unis et l’Algérie ont insisté sur la collaboration stratégique entre les deux pays dans le secteur agricole. Hier, la rencontre organisée par le Conseil de coopération algéro-américain à Alger autour de la filière lait a permis à des experts du consortium américain AIAG de présenter à nouveau l’expérience du plus grand pays producteur de lait dans le monde. A cette occasion, le méga-projet de ferme de lait à El Bayadh a notamment été abordé.

« Nous avons entamé le projet l’année dernière. Notre objectif est de parvenir à une vingtaine de milliers de vaches laitières », rappelle Smaïn Chikoune, président du Conseil de coopération algéro-américain, expliquant qu’à ce stade, les vaches laitières ne sont pas en exploitation. « Avant d’importer les vaches laitières, il faut assurer leur alimentation. Pour ce faire, nous avons un plan de six à sept ans, période qui englobe la mise en production de lait à terme mais aussi l’aliment du bétail », explique le responsable, qui indique que pour nourrir 20 000 vaches laitières, il est nécessaire d’avoir 20 000 hectares de différents produits agricoles selon un système de rotations. Les produits choisis étant la pomme de terre, dont la première récolte sera en octobre, la luzerne, le maïs et l’orge.
« Concernant le méga-projet d’El Bayadh, il faut qu’il y ait beaucoup d’eau. Il faudrait approximativement 400 litres par vache laitière par jour (tous besoins confondus, Ndlr) », nous confie Ted Graber, expert au sein du consortium américain AIAG, ajoutant que la chaleur cause du stress à l’animal, ce qui induit que la gestion de la température de la ferme est primordiale, « sans oublier que le plus gros budget pour la production de lait, soit 65%, va dans l’alimentation du bétail », précise l’expert américain.
400 litres d’eau par vache laitière à El Bayadh, une équation qui, faut-il rappeler, a suscité des polémiques liées au doute quant à la capacité des initiateurs du méga projet d’élevage de 20 000 vaches laitières. Mais Smaïn Chikoune rassure : « Il y a suffisamment d’eau pour pouvoir lancer ces mégas projets. On dit souvent qu’il faut penser aux générations futures, mais il faut penser aussi à nourrir 42 millions d’Algériens », répond-il.
Même son de cloche du côté de Tad Ayash, le président du consortium américain AIAG. « Il y a un projet de barrage dédié à l’irrigation des cultures du méga projet. La population alentour n’utilise pas cette eau », exprime, laconique, Tad Ayash, sans évoquer le budget que nécessitera la mobilisation des ressources hydriques au niveau de la ferme algéro-américaine. « Lorsqu’il y a des températures élevées, certes, les vaches sont impactées, mais nous avons déjà réalisé des laiteries en Egypte et en Arabie saoudite, où les températures sont encore plus élevées », affirme le président du conseil de coopération algéro-américain. Il indique que des systèmes sont mis en place afin de minimiser la température à travers des installations ventilées et un système de canalisations d’eau en réseau fermé.


Une consommation nationale annuelle de 5,6 milliards de litres
Génétique, structure de fermes laitières, gestion ont été au menu de la rencontre à laquelle ont, également, participé de nombreux éleveurs, opérateurs, collecteurs et représentants des professions de la filière lait. But de la conférence : améliorer la production de lait en Algérie, où la consommation nationale s’élève à 5,6 milliards de litre par an. « L’objectif est d’améliorer la production de lait en s’appuyant sur l’expérience américaine », assure Chikoune, président du conseil de coopération algéro-américain. Pour ce faire, des experts du consortium américain indépendant AIAG, sponsor de l’événement mais aussi partenaire du Groupe Lacheb dans le cadre de l’exploitation de la ferme agricole à El Bayadh, fruit du partenariat algéro-américain. « La coopération dans le secteur de l’agriculture est un élément-clé de la coopération bilatérale entre les deux pays », affirme Lawrence Randolph, chargé d’affaires au sein de l’ambassade américaine à Alger. « Les Etats-Unis possèdent une expérience technique vaste à partager. Cet événement est donc l’occasion d’apprendre de nouveaux concepts de la technologie pour augmenter la production et la qualité des produits laitiers », a-t-il encore estimé. Pour Kamel Chadi, Secrétaire général du ministère de l’Agriculture, l’appui américain permettra à l’Algérie de relever le défi consistant à produire mieux afin de contribuer à la suffisance alimentaire.
Ceci, « en ciblant les filières stratégiques et en réduisant progressivement l’importation des produits ». S’agissant de « la filière lait, le travail consiste à réduire au fur et à mesure l’importation de poudre de lait », explique Kamel Chadi, faisant allusion notamment aux 7 070 tonnes de lait écrémé en poudre que l’Algérie a importées pour le seul mois de juin dernier à partir de la France. Dans cette optique, le représentant du ministère de l’Agriculture a rappelé les efforts des autorités afin de permettre une plus grande intégration du lait cru produit localement. «Ce qui a donné des résultats probants faisant passer la production de lait cru de 2,4 milliard de litres en 2009 à 3,4 milliards en 2016. Un développement à poursuivre, selon l’intervenant, à travers les travaux entrepris pour « l’élargissement de la dynamique de production, notamment en amont de la filière lait ». « A travers l’extension des périmètres irrigués et l’augmentation des surfaces fourragères », affirme-t-il. Lors des prochaines années, Kamel Chadi assure que son département établira des actions « sur chaque maillon de la filière lait», notamment via la formation des éleveurs, l’amélioration des conditions d’élevage, l’amélioration génétique et l’insémination artificielle.


Une cartographie nationale de collecte
Le même responsable a, par ailleurs, évoqué la possibilité de mettre en place une cartographie nationale visant à être tenu informé des niveaux de collecte. Aussi, le Secrétaire général au sein du ministère de l’Agriculture, a appelé à inciter les éleveurs à se former en coopératives pour la collecte de lait cru. Toujours dans un souci d’efficacité et de productivité, Kamel Chadi fixe comme pistes de travail, l’amélioration des conditions de transformation pour réduire les pertes, l’ajustement de l’offre et de la demande, notamment par la mise à niveau des circuits de distribution et l’utilisation de la géolocalisation.
Actuellement, la production algérienne s’établit à 15 litres/vache par jour, alors qu’aux Etats-Unis, ce chiffre oscille entre 35 et 40 litres. « Les compagnies américaines sont prêtes à apporter leur technologie en Algérie et la partager avec vous pour appliquer les solutions qui ont développé la production laitière américaine la propulsant au rang de leader dans le monde », insiste Tad Ayash, le président du consortium américain AIAG. A noter que les Etats-Unis possèdent un cheptel de 9,4 millions de vaches laitières réparties au sein de 41 000 fermes. Seules 4 400 fermes possèdent plus de 500 vaches laitières. Celles-ci, soit 10% des fermes américaines, produisent 65% de la production américaine. 

Dernière modification le jeudi, 14 septembre 2017 01:41

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