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mardi, 14 mars 2017 06:00

FORUM DES FEMMES JOURNALISTES D’AFRIQUE : 7 axes de réflexion pour une charte panafricaine

Écrit par Sara Kharfi

Bien que leurs réalités et expériences varient, les femmes journalistes d’Afrique se sont réunies,  le 8 mars dernier à Marrakech (Maroc), pour évoquer les problématiques auxquelles elles font face dans leurs pays, pour mettre en place un réseau et travailler dans le cadre de workshops sur l’élaboration d’une série de recommandations pour une charte, dans la perspective d’améliorer leurs conditions de travail et pour plus d’équité, notamment dans l’accès à l’information et à des postes de responsabilité.


Les Panafricaines 1La station de Radio marocaine 2M, en collaboration avec le Comité Parité et diversité du groupe 2M, a organisé du 5 au 9 mars au Maroc, «Les Panafricaines», un événement réunissant 100 femmes des médias (reporters, rédactrices en chef, directrices de publication, TV, radio et presse écrite) en provenance de 22 pays africains francophones. Une occasion pour les professionnelles présentes de tisser des liens, d’envisager des collaborations et d’évoquer leurs réalités et difficultés. « Les Panafricaines », organisé à l’occasion de la Journée internationale des Droits de la femme, a également été un espace de débat et de réflexion autour des défis et problématiques liés aux femmes dans les médias. Après des haltes à Casablanca et Rabat, le Forum «Les Panafricaines» s’est tenu le 8 mars dernier au Palais des congrès de Marrakech. Organisé autour de sept axes de réflexion («La place des femmes dans les médias africains», «Les préoccupations majeures des femmes journalistes en Afrique», «Les femmes dans le monde du travail en évolution», «Les médias en mouvement au Maroc, les femmes à la tête des supports médiatiques peuvent-elles apporter le changement ?», «Quel regard de la femme journaliste africaine dans les médias internationaux ?» et «Comment renforcer les synergies au sein des médias africains ?»), le Forum a constitué une opportunité pour écouter les expériences, pour connaître les problématiques auxquelles les femmes journalistes font face dans leurs pays, et pour partager des idées et véhiculer des valeurs. Car comme l’a souligné le directeur général de 2M, Salim Cheikh, dans son discours d’ouverture, «nous avons un socle commun de valeurs». Et c’est sur la base de ces valeurs communes que la place des femmes dans les médias africains – un des enjeux majeurs du Forum – a été abordée lors de ce premier Forum des femmes journalistes d’Afrique. Amina Niandou, responsable de la cellule communication de l’Assemblée nationale du Niger, présidente de l’association des professionnelles africaines de la communication section du Niger (APAC), et journaliste à la Radio publique du Niger où elle anime depuis 12 ans l’émission «La voix du Sahel», a évoqué l’expérience nigérienne, en énumérant quelques constats. Parmi eux, «la faible représentativité des femmes dans les contenus, et il y a aussi le faible accès aux postes de décision», a-t-elle signalé. Selon elle, «rares sont les femmes directrices d’organe, rares sont les femmes rédactrices en chef. Au Niger actuellement, on n’en a qu’une seule dans les médias privés dans un groupe de radio télévision, et nous avons une seule aussi en presse écrite publique, parce qu’au niveau de la presse écrite privée, les femmes sont inexistantes. Nous n’avons aucune femme au Niger qui fait de la presse écrite privée». Amina Niandou a également indiqué que des «clichés dévalorisants» et des «stéréotypes sexistes» persistaient encore dans les médias.

Pour une meilleure représentativité :  le cas du Niger

«Aujourd’hui, nos médias au Niger continuent à véhiculer ces clichés qui dévalorisent les femmes. Et elles ne paraissent pas beaucoup en tant que modèles. Le constat aussi que nous faisons c’est que les médias ne recourent pas systématiquement aux expertises féminines chez nous», a-t-elle soutenu. A la suite de ces différents constats, des décisions ont été prises et des actions menées, notamment par l’association que l’intervenante préside. «Nous avons mis en œuvre un projet régional en collaboration avec le Burkina Faso, le Mali et le Sénégal pour justement travailler sur la faible représentativité des femmes. Ce projet nous a permis de faire une étude sur les quatre pays, et cette étude a fait ressortir que la position des femmes travailleuses des médias impactait sur la position des femmes globalement», a-t-elle noté. «A la suite de la mise en œuvre de ce projet, poursuit-elle, nous avons élaboré une charte pour l’amélioration de l’image des femmes dans les médias au Niger. Cette charte avait pour objectif d’amener une culture médiatique pour lutter contre les discriminations à l’égard des femmes». Constituée de 12 articles, et signée notamment par le Premier ministre du Niger, cette Charte a également bénéficié de l’accompagnement «nécessaire» du Conseil supérieur de la Communication (CSC) du Niger, ainsi que de celui des organisations de la société civile, particulièrement féminines. Pour Amina Niandou, «nous sommes actuellement en train d’engranger des résultats grâce à la vulgarisation de cette charte». Concernant les premiers résultats, l’intervenante fera savoir qu’une «évaluation rapide de l’application de la charte», réalisée en 2015, a permis de constater «28% de présence de femmes alors qu’en 2011 nous n’en avions que 7%. Donc, il y a des avancées. Les débats des télés sont de plus en plus féminisés [alors qu’]avant ce n’était que les hommes qui discutaient des intérêts de la nation. Maintenant, on constance de plus en plus de présence». Pour ce qui est des postes de décision, «il y a une avancée» également. Selon elle, «nous avons à peu près trois groupes de télévision dirigés par des femmes, alors qu’au moment de l’étude, il n’y avait qu’une seule qui dirigeait un groupe de télévision et c’était une entreprise familiale en fait». De plus, «nous avons pu mettre en place une unité de monitoring sur les questions de genre, en collaboration avec le CSC. Nous avons pris un corpus de 12 (4 radios, six télévisions et 4 organes de presse), et nous aurons bientôt les résultats», a-t-elle annoncé. Ce monitoring a pour objectif, rappelle l’oratrice, de «nous permettre d’avoir des données scientifiques qui permettront de faire un plaidoyer pour amener le CSC prendre des mesures contraignantes pour encourager l’application effective de la charte». A la lumière des données scientifiques récoltées par ce monitoring, le CSC et ses partenaires disposeront de «mécanismes de veille», et pour que «le CSC intègre le critère thématique comme critère d’appréciation». Amina Niandou conclura son intervention en soulignant que «les médias demeurent des espaces masculins, mais c’est à nous d’œuvrer pour que nous ne soyons pas juste une présence et pour s’améliorer en termes de qualité pour pouvoir porter la lutte».

Expériences  de femmes dirigeantes dans les médias
Les Panafricaines 5Odile Raharijaona, présidente de l’Office national de la Radio Télévision publique Malgache, a évoqué brièvement pour sa part la présence des femmes dans les médias, estimant qu’elles l’étaient «un peu moins en politique», et tout en saluant «le courage des femmes malgaches». De son côté, Silué-Epsé Konaté Salimata, directrice générale de Radio Côte d’Ivoire, qui est la première femme qui dirige cette radio «depuis sa création en 1959», est revenue sur son expérience et du rôle que sa radio a joué dans le «rassemblement des Ivoiriens [notamment] au sortir de la crise récente». L’audience de la radio a augmenté, ce qui est un indicateur aussi sur les prestations offertes par ce média et le degré d’adhésion des auditeurs. Sur le rôle des médias dans les zones de conflits, Sylvie Panika Benguere, directrice de la radio Ndeke Luka (qui signifie L’oiseau de la chance) de Centrafrique, a évoqué l’expérience de la station qu’elle dirige, créée en 2000 par la Fondation Hirondelle, «une ONG Suisse qui crée des médias indépendants dans des zones de conflits ou des zones en post-conflits». Ainsi, «à la fin de la mission des Nations unies en 2000 en Centrafrique, cette fondation a été sollicitée» pour la création de ce média «qui devait accompagner les Centrafricains pour la consolidation de la paix». Le rôle qu’a joué Ndeke Luka à la suite de la crise de 2013 a été très important. «Cette radio a réussi à rester debout, et a fonctionné pendant les plus durs moments de cette crise», rappelle Sylvie Panika Benguere. «On faisait croire à l’opinion nationale et internationale que cette crise était religieuse, et nous qui vivons et qui connaissons les réalités de ce pays, nous avons dit que ce n’est pas une crise religieuse», a-t-elle soutenu. Et d’ajouter : «Pour le démontrer, une plateforme a été créée par rapport à cette crise pour sensibiliser et pour amener les Centrafricains à asseoir une cohésion sociale : réunir chrétiens et musulmans autour d’une table et sensibiliser pour le vivre-ensemble. C’est ce que nous avons réussi à faire de manière générale». De plus, «nous avons instauré, poursuit l’intervenante, dans la grille des programmes une émission phare qui s’appelle «Réconciliation» pour amener justement tous les centrafricains à se réconcilier, parce qu’il y avait une division assez importante dans le pays en ce qui concerne les relations intercommunautaires». Sylvie Panika Benguere a estimé que ce travail, qui a été «une réussite» se poursuit, d’autant que cette radio de proximité, diffusée dans l’ensemble du pays et disposant d’un réseau de correspondants qui couvre presque tout le pays, est devenue «la voix des sans-voix». Pour sa part, Afiwa Mata Ahoudjogbé, présidente de l’Association des femmes journalistes de Guinée Conakry est revenue sur les préoccupations des femmes journalistes en Guinée, dont la première est d’ordre économique. «Nous sommes dans un pays sous-développé où les femmes constituant 52% de la population, mais elles restent malheureusement la couche la plus pauvre. Et nous les journalistes nous ne faisons pas exception à cette règle. Dans la profession, nous avons les salaires les plus bas et nous occupons parfois les postes les moins honorifiques», a-t-elle signalé. Si les ondes ont été libéralisées au milieu des années 2000 et que «les premières radios privées ont commencé à émettre en 2006» en Guinée, pour l’intervenante, «c’est une profession où il y a trop d’hommes. Mais de plus en plus, il y a des femmes qui émergent, qui montrent que nous avons aussi du talent, que ce n’est pas parce que nous sommes des femmes que nous ne pouvons pas faire autant que les hommes, que nous avons des valeurs, et que nous sommes aussi des artisanes de ce développement». 

L’apport des femmes dans les médias

La seconde préoccupation est liée à la formation. Selon Afiwa Mata Ahoudjogbé, «la Guinée est un pays où le taux d’analphabétisme est très élevé. L’unique institut de journalisme que nous avons est très récent et il y a très peu de femmes qui sont orientées dans cette filière». A cela s’ajoute les stéréotypes et «tout le regard de la société à l’égard des femmes journalistes». Pour elle, «être femme journaliste en Guinée ce n’est pas évident parce qu’on pense que si vous êtes journaliste vous êtes femme de mœurs légères parce que vous rentrez tard, vous sortez tôt, la société conçoit mal que vous soyez très occupée par votre métier et que vous rentrez chez vous à des heures tardives». Malgré ces difficultés, il existe des associations qui «essaient de montrer un autre visage, de déconstruire toutes ces constructions sociales qui font qu’on soit mal vues même si nous apportons beaucoup dans la société». Malgré toutes ces difficultés, aujourd’hui, les femmes journalistes essaient de développer des programmes qui déconstruisent toutes les constructions sociales négatives que les gens ont des femmes. Et il y a des émissions exclusivement pour les femmes qui peuvent prendre la parole», affirme Afiwa Mata Ahoudjogbé. Et même que dans certains cas, des ONG de défense des droits de l’Homme se saisissent de la situation exposée dans les émissions et «interviennent pour changer ces problèmes». Trois directrices de publication de médias marocains ont tenté, par la suite, de répondre à l’un des axes de réflexion de ce Forum : est-ce que «les femmes à la tête de supports médiatiques peuvent apporter le changement ?» La réponse est assurément positive ne serait-ce que par rapport au fait «d’arriver à un poste de responsabilité» et «au niveau de la prise de décision». Abordant «le regard de la femme journaliste africaine dans les médias internationaux», Souad El Tayeb, directrice de Radio Monte Carlo Doualiya, a estimé que «les journalistes africaines engagées dans des médias internationaux ou qui vivent dans ces pays ramènent [un] regard : des journalistes qui ont vécu dans leurs pays d’origine des catastrophes naturelles dues aux changements climatiques seront absolument sensibles aux questions de l’environnement et changements climatiques ; vous avez des femmes qui viennent de pays qui vivent en guerre et qui ont une sensibilité beaucoup plus exacerbée». Pour elle, «les journalistes africaines dans ces pays occidentaux sont un atout et un enrichissement au niveau de ce regard qu’elles ramènent, et puis parce que ce sont des femmes compétentes». Mais malgré leurs compétences et leur implication, si elles n’ont rien à prouver au niveau du métier, les femmes restent, selon Souad El Tayeb, «très peu représentées dans ces médias. Et là c’est aussi un constat pour les hommes, les femmes sont doublement pénalisées». Et de signaler : «ce qui manque c’est ce coup de pouce qui doit venir des dirigeants». D’après l’intervenante, «nous avons une responsabilité morale envers les jeunes journalistes parce que c’est vrai que nous manquons de confiance en nous quand nous commençons. Celles qui veulent avancer doivent trouver en nous, femmes dirigeantes, un soutien. Et souvent, ce soutien, ça peut être juste des conseils, un accompagnement. Et souvent, les résultats sont formidables».

Création du Réseau  des femmes journalistes d’Afrique
Par ailleurs, à la suite d’une série de workshops organisés l’après-midi du 8 mars, les journalistes présentes ont rédigé un certain nombre de recommandations dans une perspective de mise en place d’une Charte des femmes journalistes d’Afrique. Une charte que le Réseau des femmes journalistes d’Afrique aura à faire connaître et à défendre. Une charte portant des valeurs d’égalité des chances et d’égalité entre les sexes. Cette Charte permet aussi de «jeter les bases d’un référentiel commun permettant d’améliorer le travail des femmes dans les médias». Ainsi, ces workshops, qui ont permis aux participantes de dialoguer et d’évoquer les entraves qu’elles rencontrent dans l’exercice de leur métier, avaient pour intitulés «Les préoccupations majeures pour les femmes journalistes en Afrique», «Comment renforcer les synergies entre les femmes journalistes du continent ?», «Les médias sont-ils responsables des stéréotypes véhiculés sur l’image de la femme ?», «L’égalité de genre est-elle respectée dans les médias africains ? Comment faire évoluer les mentalités ?», «Les femmes dirigeantes dans les médias africains, réalités ou objectifs à atteindre ?», «Expertes dans les médias africains, comment créer de véritables outils pour communiquer ?», «La nécessité d’un enseignement du journalisme de qualité en Afrique, comment créer des pôles de formation et d’échanges sur le continent ?», «Le regard des femmes sur la liberté de la presse en Afrique». Bien que chaque pays a sa propre histoire et ses propres réalités, que les difficultés varient d’un pays à un autre, et que les questions liées à l’exercice du métier soient partagées aussi bien par les femmes que par les hommes, des recommandations plus ou moins spécifiques aux femmes journalistes ont été mises en exergue, formant ainsi la base de la Charte fondatrice du Réseau des Panafricaines. Les participantes ont recommandé de «garantir la parité des genres et la lutte contre la discrimination dans les organes de presse», et ce, après avoir constaté que malgré leurs compétences, les femmes n’accèdent pas toujours aux postes de responsabilité ou changent de carrière. Les Panafricaines ont également plaidé pour la mise en place «de mesures de protection pour les femmes journalistes, et pour [la création] d’un numéro vert international pour les femmes journalistes victimes de harcèlement». Elles ont évoqué aussi la mobilité sur le continent, tout en appelant à «la libre circulation des journalistes sur le continent (demande de visa de service pour leur permettre de voyager dans un cadre professionnel)».

Améliorer les conditions de travail
Pour renforcer les synergies entre les femmes journalistes du continent, les Panafricaines ont appelé à «formaliser la création d’une personne morale (réseau ou fondation) pour concrétiser la légitimité des Panafricaines auprès des autorités de chaque pays et des organismes internationaux», de créer un prix annuel dans différentes catégories de métier, de «se doter d’outils de communication adaptés : plateforme digitale interafricaine accessible via les réseaux sociaux, un site web, liste de distribution par email dans les langues officielles du continent». Elles ont également recommandé la création «d’équipes itinérantes pour promouvoir le Réseau» à travers toute l’Afrique».
Et «faire de chaque Panafricaine une ambassadrice du Réseau dans son pays». Pour lutter contre la propagation de clichés et stéréotypes sur l’image de la femme dans les médias, les Panafricaines ont appelé, notamment, à la mise en place d’un «observatoire africain de l’image de la femme dans les médias», tout en appelant à l’encouragement de «la production et la diffusion dans les médias africains de programmes pour mettre en valeur l’image de la femme et combattre les stéréotypes». Des campagnes de sensibilisation sur «la problématique du genre et de la diversité» font également partie des conclusions des participantes, qui ont, par ailleurs, recommandé la création, au sein des rédactions membres, d’«un comité interne d’équité et de diversité». Pour promouvoir l’égalité des genres et favoriser l’accès des femmes aux postes de décision dans les médias du continent, les Panafricaines ont préconisé la mise en place de mesures et des actions pour renforcer l’accès des femmes aux postes de responsabilité, ainsi que des formations et des systèmes de tutorat en management, leadership et prise de parole «pour renforcer la capacité des femmes à investir des fonctions auxquelles elles n’ont pas accès». Elles ont également recommandé la mise en place de formations et d’échanges entre les rédactions et les femmes journalistes. Il y a lieu de souligner que le Réseau des Panafricaines, dont les jalons ont été posés lors de ce premier Forum de Marrakech, «s’engage à dresser un bilan périodique après la mise en place des recommandations de cette Charte». L’aspiration est faire de ce Forum un événement «pérenne» et «si possible itinérant».
Enfin, la tenue du Forum, le 8 mars dernier, a constituée la dernière étape du séjour des Panafricaines au Maroc. Une rencontre née de la volonté de Fathia Elaouni, responsable antenne et rédactrice en chef de radio 2M, et de Khadija Boujanoui, présidente Comité Parité et Diversité 2M, à la suite d’un constat : «Nous vivons sur un même continent mais on ne se connaît pas», ou du moins, les occasions de «partager un moment ensemble» (professionnelles africaines des médias) sont rares. En amont du Forum, des visites (TV et Radio 2M, mosquée Hassan II de Casablanca, le centre de Contrôle de la RAM) et des rencontres (le Président du Conseil économique, social et environnement de Rabat et ses collaborateurs, le Secrétaire général de la Rabita Mohammadia des Oulémas, ainsi que l’une des rares femmes qui dirige le centre de Contrôle des opérations de vols) ont été organisées. Les questions de parité, du rôle de la femme et de son statut dans les institutions et dans la société ont été abordées. Somme toute, s’il existe de belles et intéressantes initiatives dans toute l’Afrique – et ce Forum en est une – le chemin est long pour faire progresser la question de la femme.

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