Pokemon Go app download for android. Get Prisma app for android and edit pics. prisam apk.

L’impact du changement climatique sur les ressources halieutiques préoccupe l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Le directeur général de cette institution, José Graziano da Silva, s’en est fait l’écho dans son allocution d’ouverture des travaux de la 31e session du Comité des pêches (Cofi) qui s’est réuni à Rome du 9 au 13 juin. « Je tiens à insister sur l’urgence d’une action individuelle et collective pour affronter le changement climatique, un des défis les plus pressants que doit relever le monde aujourd’hui », a prévenu José Graziano da Silva. Il estime que cet impact, aggravé par la surpêche et la pollution, comporte des risques certains sur l’activité de pêche. Cette préoccupation est inscrite dans le contexte de la sécurité alimentaire au niveau planétaire, et la promotion de l’aquaculture qui peut apporter sa contribution à ce problème. Au niveau mondial, un poisson sur deux provient de l’aquaculture, c’est le cas de la Méditerranée. En Algérie, les possibilités de développer l’aquaculture, surtout l’aquaculture en mer, sont systématiquement exploitées. Cette activité, qui constitue un des moyens pour augmenter l’offre de produits de la mer sur le marché, est concernée par les dispositifs d’accompagnement de l’investissement (Ansej, Cnac, Andi, Angem). Un plan est prévu avec l’appui de la FAO sur 5 ans pour doubler la production halieutique en Algérie, qui est de 110 000 tonnes en pêche maritime, auxquels s’ajouteront en aquaculture quelque 80 000 tonnes. Le ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques, Sid Ahmed Ferroukhi, a d’ailleurs participé à ce forum intergouvernemental sur les questions de pêche et d’aquaculture, le seul de niveau mondial actuellement, auquel ont pris part quelque 800 délégués qui ont débattu de plusieurs questions liées à la sécurité alimentaire, la nutrition pour tous et le développement durable. Le concept de croissance bleue, en référence à la couleur de la mer, a pris, depuis quelques années, sa place dans la problématique du développement durable. Les experts sont convaincus que les ressources marines, si elles sont bien gérées, pourraient servir comme source de nourriture, de médicaments et d’énergie. C’est une des priorités de la FAO dans le cadre de son initiative « Croissance bleue ». C’est également une des orientations de la Commission européenne, qui vient de présenter un plan d’action pour l’innovation dans l’« économie bleue », avec pour objectif d’utiliser de façon durable les ressources marines et stimuler la croissance et l’emploi en Europe. C’est Maria Damanaki, commissaire européenne chargée des affaires maritimes et de la pêche, qui en parle : « Aujourd’hui, nous mettons en place les bases grâce auxquelles la génération d’Européens de demain disposera des connaissances et compétences nécessaires pour mieux gérer nos océans et exploiter pleinement les avantages qu’ils nous offrent, tout en respectant l’équilibre de l’écosystème marin. » La Commission européenne veut réaliser une carte numérique de l’ensemble des fonds marins européens d’ici à 2020 et créer une plateforme d’informations en ligne, qui devrait être opérationnelle avant la fin 2015, sur les projets de recherche marine menés dans le cadre du programme « Horizon 2020 », ainsi que sur la recherche marine financée par les Etats membres, et de partager les résultats des projets achevés. Ses experts considèrent que notre connaissance de la mer est encore limitée et les efforts des Etats concernés ne sont pas coordonnés. C’est un créneau d’avenir dans le marché du travail qui aura besoin d’ingénieurs et de scientifiques spécialisés dans les nouvelles technologies dans l’environnement marin.