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jeudi, 12 janvier 2017 06:00

Le rappel de la BM

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La Banque mondiale avertit. Plus d’une décennie durant, la croissance en Algérie – hors hydrocarbures - était encore portée par le secteur du bâtiment, de la construction et des travaux publics, créant de la richesse au Trésor ; employant de la main d’œuvre à bras-le-corps.


C’étaient les années « fastes » pour le pays qui dépensait sans compter dans le renouvellement de son infrastructure de base : routes, chemins de fer, gros ouvrages d’art, hydraulique, logements…, entreprise financée à coups de milliards tirés du sous-sol national.
Mais le tour de vis budgétaire opéré depuis 2014 à cause de la raréfaction de la ressource financière lève le voile sur la composante fragile et presque éphémère du modèle de croissance du pays. Pourtant, à y regarder de près, le BTP n’a pas réellement profité à l’économie nationale car la plupart de ses besoins sont importés.
Pour preuve ; car la machine est grippée, l’Algérie s’attend, selon les perspectives que nous dresse la Banque mondiale, à une croissance modeste de 2,9% anesthésiée par la baisse brusque des budgets d’équipements : moins 16% dans la loi de finances pour 2016 et 28% dans l’actuelle.
Mais au-delà d’un secteur, c’est une nouvelle fois le mode sur lequel est construite la croissance, dépendante de l’investissement public, qui a fini par faire craindre l’aggravation du coût social de la crise en Algérie. Pour la Banque mondiale tout autant que pour de nombreux économistes, il est urgent que le gouvernement favorise l’investissement privé et facilite, par-là même, l’acte d’entreprendre pour compenser un tant soit peu la baisse des dépenses d’équipement. L’autre urgence, aux yeux de la Banque mondiale, c’est une réforme budgétaire et fiscale des comptes  du pays.
Et bien évidemment, une politique de subventions qu’il faudra mener envers ceux qui en ont réellement besoin.
Des subventions, tous produits confondus, qui ont pesé pour près de 28 milliards de dollars dans le budget de l’Etat au titre de l’année 2016 mais surtout qui ont profité au modeste au même titre qu’au riche.
Des subventions qui profitent même aux industriels ; où rien que dans le poste énergétique, ce sont 15,3 milliards de dollars à mettre à l’actif des pertes et profits du… gouvernement. Et la forte instabilité des prix du pétrole n’est pas faite pour rassurer !

Lu 124 fois Dernière modification le mercredi, 11 janvier 2017 22:56

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