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jeudi, 16 mars 2017 06:00

Secteur des arômes et des huiles essentielles : Une filière prisonnière de l’informel

Écrit par  RAFIK AIOUAZ
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La réunion, qui a rassemblé de nombreux acteurs du secteur des plantes aromatiques et médicinales et des huiles essentielles, tenue hier à l’Algex, a abouti au lancement du premier consortium dédié aux opérateurs des filières principales et annexes autour des plantes à parfums aromatiques et médicinales (PPAM).


« Cette entité constitue un noyau de départ pour structurer la filière et ouvrir la voie aux marchés internationaux grâce à l’établissement de certifications et de mises aux normes », indique Hocine Boubtina, secrétaire général de l’Agence nationale de promotion du commerce extérieur (Algex).
Parmi les secteurs visés à terme par le lancement d’une industrie solide dans le secteur, notamment ceux de la phytothérapie et de la pharmacologie, « il y a des groupes pharmaceutiques algériens qui importent les huiles essentielles de l’étranger, alors que si on met en place une certification, ils n’auraient pas recours aux produits importés», affirme Abdelwahab Ziani, directeur général d’Aromes d’Algérie et président de la fédération agroalimentaire. «Les huiles essentielles sont considérées comme produits de luxe en Europe, des opérateurs étrangers viennent s’approvisionner en Algérie à des prix bas et les revendent à des prix importants en Europe en ajoutant seulement un emballage et une étiquette », confie le premier responsable d’Aromes d’Algérie.
Il estime que 80% de la future production nationale devront être destinés à l’international alors que « le marché mondial représente pas moins de 100 milliards de dollars », affirme-t-il. Pour Abdelwahab Ziani, l’initiative portée par l’Algex pourra créer des filières en intégrant les nombreuses entreprises familiales qui activent dans ce secteur, à travers l’élaboration d’un travail d’information quant aux marchés à exploiter et l’établissement de cahiers des charges pour garantir la qualité de production nationale, aujourd’hui grandement gangrénée par l’informel.
«Aujourd’hui, il y a quatre ou cinq producteurs d’huiles essentielles autorisés, le reste c’est de l’informel. Il ne faut pas brader nos ressources», appelle Assia Azzi, sous-directrice de la gestion et de la police de forestières. Autre présent, les représentants d’un autre consortium, celui-ci multisectoriel, l’Algerian Export Consortium qui indique que son « objectif est d’apporter la contribution au secteur des PPAM avec notre expérience et nos nombreux marchés étrangers », indique Djamil Benosman, secrétaire général de la Sarl Boublenza, membre d’Algerian Export Consortium. «L’objectif de cette rencontre est de créer une synergie entre les acteurs, producteurs de matière première, différents opérateurs et l’administration. Notre participation a un double objectif, trouver des fournisseurs de matières premières et assister les opérateurs qui veulent exporter », indique-t-il.
Aux origines de l’initiative de fonder une industrie des huiles essentielles en Algérie, la rencontre entre François Volle, entrepreneur français dans le secteur des PPAM, et Nassim Djabou, enseignant chercheur à l’université de Tlemcen en chimie des substances naturelles et végétales. « Il y a beaucoup de production d’huiles essentielles au Maroc, beaucoup en Tunisie, mais en Algérie la filière n’existe pas. Il y a tout un savoir-faire technique qu’on doit développer. L’essentiel de mon travail aujourd’hui est d’accompagner techniquement et d’exporter»,
explique François Volle, également gérant de l’entreprise Huiles essentielles d’Algérie (HEA) qui nous a confié que des préconisations seront bientôt transmises aux différentes instances étatiques. Des préconisations «qui coûtent peu d’argent, accessibles et qu’on doit mettre en place de façon structurée et avec les bonnes personnes», affirme l’opérateur français.

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