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mardi, 10 janvier 2017 06:00

Mal en point dans notre secteur des hydrocarbures : Rosneft veut céder ses actifs en Algérie

Écrit par  Farid Messaoud
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En 2008, les deux groupes russes Rosneft et Stroïstransgaz avaient commencé à explorer des gisements de pétrole en Algérie avec pour objectif le lancement de la production en 2011.

La compagnie russe avait de l’ambition, le projet en question portant sur 3 importants blocs (Takouazet-Est et Ouest ainsi que Tesselit Nord). De plus, elle détenait (et détient toujours) la majorité (50%) dans ce projet, sa compatriote Stroitransgaz dispose de 10% de parts, les 40% restant revenant à l’entreprise nationale Sonatrach. Aujourd’hui, contrariée, semble-t-il, par la chute des cours du brut, et estimant que ces trois blocs ne sont pas rentables, Rosneft paraît mal en point en Algérie, souhaitant se retirer de ce projet. Seulement, elle ne peut pas le faire, sans avoir à épurer ses actifs dans le pays. La législation pétrolière ne le lui permet pas. Aussi, Rosneft veut revendre ses parts en Algérie. Mais encore faut-il qu’elle trouve preneur, c’est ce qu’a rapporté hier le journal russe Kommersant. Pour l’instant, elle n’aura pas tout essayé. Il est vrai qu’elle a entamé des négociations avec ses compatriotes, Stroitransgaz et Gazprom, mais qui ont tourné court, Rosneft plaçant haut la barre, proposant 200 millions de dollars pour la cession de ses actifs. Mais rien n’est encore perdu ; il est fort possible que ses pourparlers avec Sonatrach aboutissent à une solution qui arrange les deux parties. La compagnie nationale d’hydrocarbures a déjà été confrontée à de telles situations. Il s’agit de deux compagnies publiques dont les grandes décisions se prennent souvent au sommet de la hiérarchie des deux pays. Du coup, le côté politique s’en mêle forcément. Et de ce point de vue, l’horizon est dégagé entre Moscou et Alger. La Russie a beaucoup œuvré pour la concrétisation de l’accord de l’Opep conclu à Alger en septembre dernier et entériné le 30 novembre à Vienne. Alger devrait lui renvoyer l’ascenseur. Du reste, une rencontre entre les gouvernements algérien et russe, préparant des appels d’offre à 600 millions de dollars, a eu lieu, il y a quelques mois, à en croire des informations données par l’agence moscovite Interfax. Indépendamment de ces aspects, les entreprises russes n’ont pas encore trouvé les bons créneaux dans lesquels elles peuvent être en partenariat avec Sonatrach. Gazprom qui a ouvert un bureau à Alger et qui devait coordonner toutes ses actions dans la sous-région maghrébine n’a pas suffisamment investi dans le pays.
La coopération en dehors de l’énergie est faite de projets réussis mai aussi de ratés. L’Algérie demeure toutefois un partenaire clé de la Russie, non seulement en Afrique du Nord, mais dans tout le bassin méditerranéen et les relations bilatérales se développent bien. Un développement qui concerne, toutes proportions gardées, de nombreux domaines. Mais il reste beaucoup à faire en matière commerciale et économique.

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