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mercredi, 13 septembre 2017 06:00

Nouvelle rencontre du « Club Export » : Le WTCA veut promouvoir l’export vers la France

Écrit par Rafik AIOUAZ
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Le World Trade Center Algiers (WTCA) et l’Agence nationale de la promotion du commerce extérieur (Algex) organisent demain, dans le cadre du Club Export, la deuxième édition des formations mensuelles
« Brunch de l’Export » sous le thème « Exporter vers la France ».


Selon les organisateurs, le choix a été porté sur ce pays familier de l’autre rive de la Méditerranée, notamment pour des raisons stratégiques, comme l’existence d’une chaîne logistique performante et complète entre l’Algérie et la France, la proximité géographique, linguistique et culturelle, en plus d’une communauté algérienne très active en France.
« En termes logistiques, il y a, par exemple, 30 vols qui relient chaque jour Alger à Paris.
En termes de fret maritime, il y a pratiquement un bateau tous les deux jours qui fait la liaison avec la France », explique Mahmoud Nedjai, coordinateur au sein du WTCA, estimant ainsi qu’il existe toutes les conditions nécessaires pour faciliter les opérations d’export vers la France et par la suite saisir de nouvelles opportunités afin de conquérir des marchés dans d’autres pays de l’UE.
« Pourquoi ne pas en profiter ? Ce n’est pas normal que nos opérateurs n’exportent pas assez en France », s’interroge-t-il, considérant le marché français comme attractif par son taux de consommation et les devises qu’il peut générer pour l’Algérie.
Les chiffres sur les échanges entre les deux pays expliquent la volonté du WTCA de promouvoir l’export vers la France. La balance commerciale entre l’Algérie et la France est, en effet, très déséquilibrée. L’Algérie importe beaucoup plus que ce qu’elle exporte vers la France. Le lait en poudre fait partie des produits qui illustrent ce déséquilibre, l’Algérie a importé de France pour le seul mois de juin dernier pour 7 070 tonnes de lait écrémé en poudre, ce qui représente une évolution de près de +500% par rapport aux importations de juin 2016 (1 255 tonnes). Autre chiffre significatif, l’Algérie a importé l’équivalent de 5,08 milliards d’euros de produits en provenance de France en 2016. Les importations de céréales à l’exclusion du riz, de légumineuses et d’oléagineux ont représenté le premier poste de dépenses, avec 625 millions d’euros d’importations. L’importation de préparations pharmaceutiques de France a coûté près de 584 millions d’euros, tandis que l’importation de véhicules s’est élevée à plus de 392 millions d’euros. « La France, quant à elle, importe des produits que l’Algérie possède mais les importe d’autres pays. Alors que ça coûterait moins cher à la France de les importer de chez nous », soutient Mahmoud Nedjai. Il appelle à remédier à cette situation en invitant les opérateurs nationaux à être proactifs et à promouvoir leurs produits à l’international afin de conquérir de nouveaux marchés.
Quant aux secteurs susceptibles de trouver nombre d’opportunités en France, notre interlocuteur évoque le domaine des services où « il y a une part de marché à prendre », affirme-t-il. En termes de produits, « tout produit algérien qui possède un taux d’intégration élevé et qui répond aux standards internationaux, sera compétitif sur le marché français », assure le responsable au sein du WTCA, étayant ses propos par le coût de  revient très bas du produit national lorsque celui-ci a un taux d’intégration élevé. « Nous avons, par exemple, au sein de nos adhérents, un opérateur en matériel paramédical qui exporte en Belgique. Comme sa marque n’est pas très connue, il fabrique pour une marque belge.
C’est une stratégie de pénétration intéressante », raconte Mahmoud Nedjai. Autres produits susceptibles de rééquilibrer la balance commerciale entre l’Algérie et la France, les produits pharmaceutiques « dont la production et la qualité se développent très bien au niveau national grâce aux groupes industriels nationaux ».
A noter que plus de 200 personnes se sont d’ores et déjà inscrites à la rencontre de formation autour de l’export vers la France. Pour cette édition, en plus de la participation de nombreux experts, Ali Bey Nasri, président de l’Association nationale des exportateurs algériens (Anexal) dispensera une communication sur les réglementations douanières entre les deux pays. 

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