Pokemon Go app download for android. Get Prisma app for android and edit pics. prisam apk.
lundi, 24 octobre 2016 06:00

Cinemed célèbre l’Algérie : «Jardin d’Essai» et «Kindil» à l’honneur à Montpellier

Écrit par  MOHAMED ADEL HADJI ET JACKY NAÏDJA
Évaluer cet élément
(0 Votes)

Le temps d’une soirée, samedi à 21h, le Festival du film méditerranéen de Montpellier a mis en lumière un cinéma en pleine renaissance, mais en mal de reconnaissance. Une manière d’encourager l’essor d’une nouvelle vague, située à cheval entre l’histoire riche et flamboyante algérienne et les problématiques financières et infrastructurels.

 


La relève est assurée. Et c’est une véritable bonne nouvelle, dans un pays «où finalement peu d’œuvres cinématographiques émergent de son sol», dira Jonathan Rodriguez, rédacteur de Flash Festival. Une chose est sûre, cette relève est quelque chose à raconter et à filmer. L’amour du pays, l’attachement sans failles à ses origines, mais aussi les préoccupations et les inquiétudes face à la situation actuelle. Des films engagés sur les libertés, celles des corps, des femmes, sur un territoire marqué par le poids de l’histoire et son héritage. A travers deux moyens métrages, le « Jardin d’essai», de Dania Reymond, et « Kindil », de Damien Ounouri, la salle Einstein du Corum de Montpellier a donné la parole à toute une génération d’artistes indépendants en présence d’un public nombreux qui a pris d’assaut les 320 places de la salle. Réalisateurs, scénaristes, acteurs, à l’image de Nabil Asli, tête d’affiche de « Kindil », avec un regard à la fois dur, tendre, ou encore percutant, mais très militant pour la cause cinématographique algérienne. Une montée en puissance de jeunes cinéastes, où se mêlent de nouveaux noms tels que Bahia Allouache, fille du célèbre Merzak, le grand réalisateur algérien. Bahia Allouache avait connu le Cinemed en 2014, où elle avait présenté son film, Cinéma Bidon. Même son de cloche chez Nabil Asli, 36 ans, qui en est à son quatrième Cinemed. «Jardin» d’Essai et «Kindil» se démarquent par leur ruptures formelles, leur changement de ton étonnant, la variété des codes et l’originalité de traitement. Un choix porté également par Michèle Driguez, responsable de la programmation des courts métrages au Cinemed, mais également grande spécialiste du cinéma algérien. 

 

Un cinéma très bien vu de l’autre côté de la Méditerranée, où lors du débat qui a suivi la projection des deux moyens métrages, tous les spécialistes présents ont félicité le travail des équipes présentes au Cinemed, sachant que ces œuvres manquent de financement ces dernières années. Une touche algérienne au Cinemed qui a ravi plus d’un, dans un festival qui a connu le passage de grands noms du cinéma algérien depuis sa création en 1979. Les équipes des films « Jardin d’Essai » et « Kindil » ont quelque peu volé la vedette à d’autres stars du septième art, samedi soir au Corum de Montpellier, avant la projection ce lundi, à partir de 20H à la salle Pasteur, de « L’Etoile d’Alger », de Rachid Benhadj, seul film algérien en compétition pour l’Antigone d’or 2016.


Journées du film algérien dans le sud de la France


Le Sud de la France accueillera, dans quelques semaines, un évènement grandiose pour le septième art algérien. En effet, avec l’association de plusieurs autres acteurs de la société civile dans le Sud de la France, les Journées du cinéma algérien seront organisées dans plusieurs villes et localités du Sud de la France. C’est ce qui nous a été confirmé par Jacques Choukroun, président de l’association Regards sur le cinéma algérien.
«Cet évènement permettra aux films algériens, anciens et nouveaux, d’avoir une plus grande visibilité. Nous organisons ces journées depuis plus de dix ans et cela dans plusieurs villes ».

Dernière modification le lundi, 24 octobre 2016 06:41

Laissez un commentaire