Reporters - Reporters - Actualitéhttp://www.reporters.dz Thu, 22 Feb 2018 09:40:41 +0100Joomla! - Open Source Content Managementfr-frÉducation nationale : Une semaine de grève et de marasme !http://www.reporters.dz/index.php/item/92716-education-nationale-une-semaine-de-greve-et-de-marasme http://www.reporters.dz/index.php/item/92716-education-nationale-une-semaine-de-greve-et-de-marasmeÉducation nationale : Une semaine de grève et de marasme !
La semaine qui s’achève a été particulièrement éprouvante pour le secteur de l’Education nationale. En plus de la grève du Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’éducation nationale (Cnapeste), qui dure…


Si la tendance générale auprès des adhérents du Cnapeste est à la poursuite de la grève, ceux des syndicats affiliés à l’Intersyndicale, à l’origine du débrayage de deux jours, reprennent aujourd’hui leurs postes. Ces derniers (les syndicats) doivent d’ailleurs tenir une réunion d’évaluation de leur action, mais sans fixer une date précise. «Certains syndicats veulent l’organiser après les vacances scolaires de printemps, pour discuter des actions à entreprendre, alors que d’autres veulent la tenir samedi prochain», nous a indiqué, hier, Abdelouahab Zekar, porte-parole de l`Union nationale des personnels de l`éducation et de la formation (Unpef), membre de l’Intersyndicale.
«Les élèves entameront les examens la semaine prochaine, mais nous allons tenir, après les vacances de printemps ou ce samedi, une réunion pour discuter des différentes actions à entreprendre en cas de refus de la tutelle de satisfaire notre plateforme de revendications», a-t-il poursuivi.


Menace sur le 3e trimestre !
Après deux jours de débrayage, ces mouvements risquent cependant de ne pas s’arrêter là et d’engager un nouveau bras de fer avec leur tutelle. «On n’observe pas des grèves pour perturber l’année scolaire.
Via nos actions, on demande des solutions pour le secteur dans l’intérêt de l’élève et de l’enseignant», souligne encore le porte-parole de l’Unpef. «Si la situation ne change pas, on ira à des actions plus radicales au troisième trimestre», menace M. Zekar. Ce dernier explique que les syndicats du corps enseignant n’ont pas l’intention «d’arrêter les débrayages si le ministère de tutelle ne programme pas un agenda pour satisfaire nos revendications».
Le porte-parole de l’Unpef n’a pas communiqué le taux de suivi de grève de la journée d’hier, affirmant seulement qu’«hier, nous avons annoncé un taux de suivi de 70%, et le ministère de l’Education a parlé d’un taux de suivi de 12 %. Donc, je ne trouve pas l’intérêt de me prononcer sur ce taux, du moment qu’on nous contredit à chaque mouvement de protestation». Pour lui, si l’on en croit les chiffres avancés par la tutelle, «12%, représentent 100 000 enseignants grévistes et des millions d’écoliers privés des cours», Ce qui suffit, à ses yeux, «pour que la tutelle entame un dialogue sérieux avec les syndicats autonomes pour trouver une issue aux problèmes qu’on soulève depuis des années». «On est invité pour des dialogues formels, mais sans engagements», ajoute notre interlocuteur, qui explique que les réunions avec la tutelle se limitent «à des dialogues sans suite». «Elle vient nous dire à chaque entrevue que nos revendications ne relèvent pas de ses prérogatives», regrette M. Zekar. Rappelons que le mouvement de grève, qui a été lancé conjointement par le Syndicat national autonome des professeurs de l`enseignement secondaire et technique (Snapest), le Syndicat national des travailleurs de l`éducation et de la formation (Satef), le Syndicat national des travailleurs de l`éducation (SNTE) et le Conseil des lycées d`Algérie (CLA), porte sur des revendications socioprofessionnelles. Ils réclament, entre autres, «la révision des dysfonctionnements contenus dans le statut des travailleurs de l’éducation, l’application du décret présidentiel 14-266 concernant les diplômes d’études universitaires appliquées (DEUA) et de licence, et la révision de l’arrêté ministériel relatif aux examens professionnels et de la note éliminatoire dans la matière non essentielle». En tout état de cause, ce bras de fer montre la difficulté qu’il y a à trouver un consensus dans l’intérêt de l’élève et éviter, ainsi, une année blanche, même si la ministre ne cesse d’évoquer le recours au rattrapage des cours. Le Cnapeste, qui campe sur ses positions, a adressé samedi dernier une lettre à la présidence de la République, dans laquelle il demande l’intervention d’Abdelaziz Bouteflika pour trouver une issue à ce conflit, notamment après la menace du ministère du Travail de dissoudre le syndicat, apprend-on de bonne source. Ce syndicat, qui ne veut se plier ni à la décision de justice, qui a déclarée illégale la grève, ni aux instructions de la ministre de l’Education, est cependant disposé à respecter celle du président de la République, qui va sûrement leur demander de rejoindre les salles de classes, ajoute notre source. Cette dernière écarte également la thèse de la dissolution dudit syndicat, car «une action pareille va irriter les autres syndicats autonomes, qui vont certainement se solidariser avec lui». 

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ActualitéThu, 22 Feb 2018 06:00:00 +0100
Des élèves inquiets descendent dans la rue à Boumerdèshttp://www.reporters.dz/index.php/item/92715-des-eleves-inquiets-descendent-dans-la-rue-a-boumerdes http://www.reporters.dz/index.php/item/92715-des-eleves-inquiets-descendent-dans-la-rue-a-boumerdesDes élèves inquiets descendent dans la rue à Boumerdès
De nombreux collégiens et lycéens sont sortis dans la rue pour apporter leur soutien à leurs enseignants menacés de radiation par la tutelle. Ils dénoncent la mauvaise gestion du dossier des grèves par la tutelle,…

«Nous sommes les seules victimes de ces grèves qui continuent de perturber notre cursus scolaire», dénoncent les élèves de Boudouaou, qui ont organisé avant-hier un rassemblement devant le siège de la direction de l’éducation de la wilaya. En dépit des déclarations de la ministre de l’Education quant à l’assurance que les cours non dispensés seront rattrapés, les élèves sont inquiets. L’interruption des cours à cause de ces grèves a eu un impact négatif sur le programme scolaire, notamment pour les lycéens candidats à l’examen du bac. «Cette situation dure depuis plus de deux mois et aucune solution n’est trouvée», déplorent les manifestants, qui ont exprimé leur soutien aux enseignants. D’autres actions similaires ont été organisées hier dans d’autres localités, à l’exemple de Zemmouri où des lycéens et collégiens sont sortis dans la rue en signe de soutien à leurs enseignants ayant reçu des mises en demeure. A Khemis El-Khechna, Hammadi, Thénia, les élèves ont déserté leurs établissements pour organiser des actions de protestation et exiger le retour de leurs enseignants. «Ils veulent nous ramener des personnes qui n’ont jamais enseigné. Nous n’allons jamais accepter cela», se sont écriés les protestataires. Selon la direction de l’éducation, il a été procédé à plus de 24 radiations, prononcées à l’encontre des enseignants grévistes, et une deuxième mise en demeure a été envoyée à plus de 1 500 grévistes. «Le recours à de telles sanctions ne va pas briser notre détermination», a déclaré un responsable du Cnapeste, qui a souligné la maturité et la fidélité des élèves envers leurs enseignants en organisant des actions de protestation. De son côté, la direction de l’éducation évoque la manipulation en parlant du nombre réduit de manifestants. 

Une plainte a été déposée contre trois enseignants, pris en flagrant délit de distribution de banderoles aux élèves au niveau du CEM de Khemis El-Khechna, a-t-elle indiqué.K. K.

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reporters.quotidientnationale@gmail.com (Reporters)ActualitéThu, 22 Feb 2018 06:00:00 +0100
La Cnapeste maintient sa grève illimitéehttp://www.reporters.dz/index.php/item/92714-la-cnapeste-maintient-sa-greve-illimitee http://www.reporters.dz/index.php/item/92714-la-cnapeste-maintient-sa-greve-illimiteeLa Cnapeste maintient sa grève illimitée
Le bras de fer qui oppose, depuis le 30 janvier dernier, le Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’éducation (Cnapeste) au ministère de l’Education nationale, voire à tout le gouvernement, se…


D’après les informations recueillies auprès du chargé de communication du syndicat, Massoud Boudiba, l’arrêt ou la suspension de la grève n’est pas envisageable pour le moment. « Il n’y a aucune raison pour arrêter notre action de protestation », a-t-il déclaré à Reporters. Avant d’ajouter : « Le ministère de la tutelle campe sur ses positions et refuse d’ouvrir un vrai dialogue avec nous. Du coup, nous allons poursuivre notre grève illimitée. » Il explique : « Le ministère n’a pas changé d’attitude depuis le mois de janvier dernier. » Interrogé sur les rumeurs qui circulent, indiquant que le Cnapeste pourrait arrêter sa grève, il dira que cette option n’est pas inscrite à l’ordre de jour. « Nous n’avons pas prévu une session du conseil national pour discuter d’un éventuel arrêt de la grève », a-t-il indiqué.
S’agissant du taux de suivi de la grève, notre interlocuteur le situe entre 70% et 80% pour le corps enseignant pour la journée d’hier, et un peu moins pour le reste du personnel. « La grève a connu, hier, l’adhésion de nouveaux enseignants et autres employés du secteur de l’Education nationale », a-t-il précisé.


Il enchaîne : « La grève déclenchée par d’autres syndicats du secteur a eu un impact sur le taux de suivi. »
Commentant la démarche des cinq syndicats de l’éducation adhérant à l’intersyndicale, il dira que leur solidarité avec les enseignants licenciés est un honneur pour eux. « Nous saluons la position de ces syndicats envers les enseignants licenciés », a-t-il dit, tout en écartant, du moins pour le moment, toute action de protestation commune avec ces derniers.
« Nous n’avons pas prévu d’actions coordonnées avec ces syndicats. Chacun a son propre plan d’action », a-t-il précisé. Avant de faire savoir que des enseignants affiliés à son syndicat continuent de recevoir des mises en demeure de la part de la tutelle. «Les enseignants grévistes continuent à recevoir des mises en demeure et des décisions de licenciement», a-t-il souligné, sans toutefois donner de chiffres. « La liste des enseignants sanctionnés s’allonge sans cesse, alors il n’est pas possible d’avoir un fichier final », a-t-il dit.

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ActualitéThu, 22 Feb 2018 06:00:00 +0100
Santé / Conflit : Les médecins résidents maintiennent la pressionhttp://www.reporters.dz/index.php/item/92713-sante-conflit-les-medecins-residents-maintiennent-la-pression http://www.reporters.dz/index.php/item/92713-sante-conflit-les-medecins-residents-maintiennent-la-pressionSanté / Conflit : Les médecins résidents maintiennent la pression
La pluie et le mauvais temps n’ont pas dissuadé les médecins résidents et leurs confrères et consœurs d’organiser, hier, des marches régionales dites « de la fierté » dans trois régions du pays, Oran, Blida…


En réponse à l’appel du Collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra) lancé la veille, les manifestants, de toutes les spécialités médicales (médecine, pharmacie et chirurgie dentaire, internes et externes) ont répondu en masse, dans le but de démontrer la détermination des résidents à continuer leur mouvement de grève jusqu’à satisfaction pleine de leurs revendications.

Ces marches, selon le représentant du Camra, Hamza Boutaleb, « se sont déroulées dans de bonnes conditions », affirmant qu’« aucun incident n’a été enregistré dans les trois régions ». « L’affluence était très importante, malgré la météo », s’est-il réjoui, en expliquant que les résidents ont marché dans la rue de « manière pacifique et sans destination précise ».
Par cette action, les résidents ont affirmé leur volonté de maintenir la pression, ce qu’ils font depuis maintenant quatre mois sans trouver une issue à la crise, « compliquée » par l’échec des négociations avec la tutelle et l’interruption du dialogue par cette dernière, conditionnant sa poursuite par la reprise du travail. A Oran en tout cas, les médecins résidents ont tenu une importante marche, s’appropriant littéralement tout le front de mer. Le mouvement a été entamé par un sit-in dans l’enceinte du Centre hospitalo-universitaire d’Oran (CHUO), avant d’investir le terrain pour marquer une première halte au siège de la wilaya. «Les revendications ont déjà été portées à la connaissance de la tutelle», nous a confié sur place un représentant du Camra. Rappelant qu’elles ont trait à «la révision du dossier relatif au service civil de sorte à garantir de meilleures prestations aux patients et à améliorer la situation sociale du praticien». Dans la rue oranaise, la foule de médecins criait : « Oui au service civil, non à l’obligation !», «Donnez-nous les moyens pour travailler !», «Respect, dignité, solidarité !»
et «SOS ! SOS ! résidents en détresse !». Sous renfort policier important, lui aussi, la marche s’est déroulée sans le moindre incident. « Les résidents ne revendiquent pas d’augmentations de salaires. Ils demandent l’amélioration du système de santé en Algérie », soutient un autre médecin résident gréviste. Dans l’Oranie, Sidi Bel Abbès et de Tlemcen n’ont pas été en reste. Les médecins résidents issus des facultés de médecine de ces deux wilayas ont répondu à l’appel, eux aussi. Pour rappel, le Camra n’a eu de cesse de dénoncer le maintien de l’obligation du service civil, dont la levée reste la revendication principale. A leur grand dam, cette obligation n’est pas à l’ordre du jour de la nouvelle loi sanitaire qui sera votée prochainement par l’APN. Actuellement, elle est en cours d’étude par la commission de la santé, des affaires sociales, du travail et de la formation professionnelle. Une chose est sûre, les résidents ne comptent pas céder aux pressions exercées sur leur mouvement, notamment le gel « illégal » des salaires, selon eux, car, disent-ils, « ils sont des étudiants et non des fonctionnaires ». Mais, dénoncent-ils, «les chefs d’établissement ont profité du vide juridique du statut particulier des médecins résidents pour interpréter la note ministérielle concernant les ponctions sur salaires et leur gel ».

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ActualitéThu, 22 Feb 2018 06:00:00 +0100
L’Union nationale de santé publique : L’UNSP satisfaite de sa rencontre avec Hasbellaouihttp://www.reporters.dz/index.php/item/92712-l-union-nationale-de-sante-publique-l-unsp-satisfaite-de-sa-rencontre-avec-hasbellaoui http://www.reporters.dz/index.php/item/92712-l-union-nationale-de-sante-publique-l-unsp-satisfaite-de-sa-rencontre-avec-hasbellaouiL’Union nationale de santé publique : L’UNSP satisfaite de sa rencontre avec Hasbellaoui
Lakhal Amar, président de l'Union nationale de santé publique (UNSP), relevant du Syndicat national autonome des personnels de l'administration publique (Snapap), est longuement revenu, hier lors d’une conférence de presse, sur la rencontre qui s’est…

Lakhal Amar a affirmé que la rencontre s’est soldée par des résultats «encourageants» et «satisfaisants», vu que «le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Mokhtar Hasbellaoui, a affiché son entière disposition à régler les problèmes, ou presque, des travailleurs et autres fonctionnaires du secteur». Nous sommes «satisfaits des résultats obtenus et l'entière disposition du ministère à satisfaire certaines revendications dans un avenir proche», a-t-il ajouté, citant la titularisation de pas moins de 22 000 travailleurs contractuels. Le syndicaliste a, par ailleurs, mis l'accent sur la nécessité de garantir la sécurité dans les établissements et de protéger les employés du secteur des violences qui leur sont faites quotidiennement. À ce titre, il dira que «le ministre de la Santé s'est engagé à prendre en charge le volet inhérent à la sécurité des praticiens et autres personnels du secteur public», révélant que «chaque deux heures, un employé du secteur subissait un acte de violence». Par ailleurs, concernant le bon développement et l’évolution du secteur de la santé, ce dernier a souligné que «le ministre a promis des programmes de formation continue pour tous les corps». Ajoutant que «ces formations s'imposent pour s'adapter aux développements survenus dans le domaine, et améliorer les performances». Dans ce cadre, le ministre a également promis de satisfaire deux autres revendications, à savoir «la répartition équitable des médecins spécialistes dans différentes régions du pays, notamment au Sud et aux Hauts-Plateaux, et à assurer la disponibilité des médicaments dans les services des urgences médicales et d'obstétrique». Poursuivant son intervention, il a fait part de «la disponibilité» du ministre de la Santé à prendre en charge d'autres préoccupations, citant, entre autres, la révision du statut des établissements publics relevant du secteur, la cessation des contraintes visant l'activité syndicale, l'établissement d'une prime d'encadrement et de documentation. Ainsi, des garanties ont été, en effet, données par le département Hasbellaoui, selon les dires d’Amar Lakhal.

 

Deux revendications en «stand-by»
Cependant, l’interlocuteur a indiqué que «la tutelle était dans l’incapacité de satisfaire deux revendications». La première était l´indemnisation des travailleurs de la santé publique pour les heures de travail supplémentaires qu´ils effectuent chaque jour. Pour ce qui est de la deuxième, il s'agit de la révision des statuts particuliers de certaines catégories professionnelles du secteur (paramédicaux, sages-femmes, anesthésistes, réanimateurs et corps communs). Il expliquera que ces deux principales revendications ne relèvent de son ministère mais «des prérogatives du Premier ministère». Enfin, le responsable du syndicat n’a pas manqué d’exprimer toutes sa solidarité avec les médecins contestataires. Il s’en est entretenu avec le ministre, conseillant d’ouvrir les portes du dialogue.

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ActualitéThu, 22 Feb 2018 06:00:00 +0100
Ils imputent la responsabilité de l’impasse au ministère de la Santé : Menace de radicalisation et appel à un dialogue sans conditions préalableshttp://www.reporters.dz/index.php/item/92711-ils-imputent-la-responsabilite-de-l-impasse-au-ministere-de-la-sante-menace-de-radicalisation-et-appel-a-un-dialogue-sans-conditions-prealables http://www.reporters.dz/index.php/item/92711-ils-imputent-la-responsabilite-de-l-impasse-au-ministere-de-la-sante-menace-de-radicalisation-et-appel-a-un-dialogue-sans-conditions-prealablesIls imputent la responsabilité de l’impasse au ministère de la Santé : Menace de radicalisation et appel à un dialogue sans conditions préalables
Si les négociations entre les pouvoirs publics et les médecins résidents sont dans l’impasse, ce n’est pas la faute des blouses blanches, estiment les délégués du Camra.

Les représentants du Collectif autonome des médecins résidents algériens ont dénoncé, hier, l’entêtement de la tutelle, via le Comité intersectoriel chargé du suivi de la plateforme de revendications, à conditionner la reprise des rounds de négociations par la suspension immédiate de la grève qui en est à son quatrième mois. « On est devant une impasse car le comité intersectoriel de suivi de notre plateforme de revendications a décidé qu’il n’y aura plus de négociations avant l’arrêt de la grève. Ce que nous avons refusé et continuons de refuser », a déclaré, hier, le Dr Abderrahman Ikbal, membre du bureau national du Camra, lors d’une conférence de presse organisée au siège de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (Laddh, aile Hocine Zehouane). Pour lui, le département du Pr Mokhtar Hasbellaoui « en assume l’entière responsabilité ».
A rappeler que la dernière réunion dans le cadre dudit comité remonte au 4 février dernier. Une rencontre où il a été proposé aux résidents affectés dans le cadre du service civil, une prime d’installation, limitée à 20 000 DA pour les régions éloignées du Sud, ainsi que la réduction des spécialités concernées à 20 au lieu et place de 38. Des propositions rejetées en bloc par le Camra. Hier, les représentants du Collectif ont réitéré leur attachement à leur plateforme de revendications, et surtout au combat pacifique. Cependant, « toutes les actions de protestation et autres initiatives visent à pousser les autorités à accepter le dialogue, un dialogue sérieux où il y aura une prise de décision et des mesures concrètes qui vont dans l’intérêt des citoyens », dira le Dr Mohamed-Tarek Fayçal. Il précise que « les médecins ne veulent pas de cette situation et veulent bien reprendre le travail, mais pas sans la satisfaction des revendications ».
D’ailleurs, rien n’indique qu’ils vont faire marche arrière. Bien au contraire, l’avenir du mouvement ne peut qu’être radical si les choses restent en l’état actuel. « Pour l’alternative, nous continuons notre grève et nos actions. Mais, je peux vous dire qu’au sein de la base, on propose d’aller vers une année blanche et de suspendre le service minimum dans les hôpitaux. Ce qui impliquera l’arrêt définitif des cours avec l’adhésion des internes, le boycott de la deuxième session des examens de DEMS, le blocage des années, voire même de l’orientation des prochains nouveaux bacheliers », explique le Dr Ikbal. Pire, les conséquences seront d’une gravité sans précédent, enchaîne-t-il. «Si ce plan est appelé à être adopté par les assemblées générales, il n’y aura pas de nouveaux spécialistes pour accomplir le service civil l’année prochaine ».
Abordant la question du service civil justement, les délégués ont rappelé qu’il n’a jamais été question de demander son abrogation, mais «plutôt la suppression de son caractère obligatoire ». Selon le Dr Walid Zennini, « l’actuelle forme a prouvé son échec de l’avis même du ministre de tutelle ». De plus, « ni nous, ni les citoyens n’avons besoin d’un service civil de charité », dénonce-t-il. Expliquant qu’« une fois que les pouvoirs publics assurent des plateaux techniques adéquats et accordent des avantages et des mesures incitatives sur tous les plans, les spécialistes choisiront volontairement d’aller exercer dans le sud du pays ». L’orateur se dit ainsi convaincu qu’« il n’y aura pas de déserts médicaux », comme l’a supposé le Premier ministre Ahmed Ouyahia. Reste à savoir si le ministère de tutelle va afficher sa disponibilité à reprendre le dialogue sans conditions préalables. Entre-temps, les résidents continuent de manifester. Hier, trois marches pacifiques régionales ont été organisées à Blida, Sétif et Oran.

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ActualitéThu, 22 Feb 2018 06:00:00 +0100
Immigration clandestine : La harga, un casse-tête pour le Haut-Conseil islamiquehttp://www.reporters.dz/index.php/item/92710-immigration-clandestine-la-harga-un-casse-tete-pour-le-haut-conseil-islamique http://www.reporters.dz/index.php/item/92710-immigration-clandestine-la-harga-un-casse-tete-pour-le-haut-conseil-islamiqueImmigration clandestine : La harga, un casse-tête pour le Haut-Conseil islamique
Le phénomène de l’émigration clandestine, communément appelé harga, n’en finit pas de faire couler de l’encre et de la salive, alors que tous les indices montrent qu’il est en pleine expansion.

Hier, c’est le Haut-Conseil islamique (HCI) qui s’en est mêlé en édictant une fatwa contre ce procédé, estimant que l’émigration clandestine comporte des risques et constitue une insubordination par rapport aux gouvernants et, de ce fait, est considérée comme haram, tout comme l’injustice et la hogra.

 

En l’absence d’un mufti de la République, dont l’installation tarde depuis des années, pour faire barrage aux muftis autoproclamés, le HCI s’est engouffré dans la brèche, estimant qu’il est de son devoir d’intervenir pour endiguer, ou du moins réduire, ce phénomène qui est en pleine expansion.
Le Haut-Conseil islamique propose la création d’une instance chargée du phénomène de la harga, précisant que cette dernière était haram. Il estime que cela implique une mise en danger de la vie humaine. Dans une déclaration à la presse, le président du Conseil, Ghlamallah, a affirmé que son instance a proposé la création d’une instance ou institution étatique qui se chargera de maîtriser l’émigration et de rechercher des solutions fiables à ce phénomène qu’il qualifie de sauvage. Il a appelé à lancer une étude complète sur l’émigration clandestine, dans le but de préciser les causes derrière le développement de ce phénomène dans la société et la recherche de solutions fiables pour la traiter.
De son côté, le président de la commission de l’ifta, au sein du HCI, Kamal Bouzidi, a présenté la vision théologique de l’émigration clandestine, expliquant dans le détail les répercussions négatives de ce phénomène, notamment l’exposition de la vie humaine au danger et la contravention du gouvernant, en plus de ce qui en résulte comme humiliation et contravention aux conventions internationales qui organisent les entrées et sorties des citoyens. Se basant sur cela, il a indiqué que l’émigration qui conduit à la mort inéluctable, ou qui comporte un risque sur la vie et la sécurité de la personne, constitue un acte haram, qu’un musulman doit éviter, prenant des exemples du Coran et de la Sunna, en relation avec ce sujet.
La présidente du Conseil national des droits de l’homme, Fafa Benzerrouki, a affirmé, pour sa part, que le rapport annuel de 2017, qui sera soumis au président de la République, comporte plusieurs propositions et recommandations, que ce soit au niveau national ou international, concernant ce phénomène. Tout en appelant les autorités à mieux prendre en charge les préoccupations sociales et économiques des jeunes pour lutter contre le phénomène de la harga, notamment à travers leur insertion professionnelle.
Elle regrette le retour en force de l’émigration clandestine qu’elle considère comme un suicide. Par ailleurs, elle a estimé que les opérations de rapatriement des immigrés clandestins se font à la demande de leurs pays respectifs et se déroulent dans la dignité et le respect total des résolutions et procédures relatives aux droits de l’homme.
Le sociologue, Saïd Ayadi, a, quant à lui, proposé de réaliser une étude sociologique et anthropologique, afin d’analyser ce phénomène qui nécessite l’unification des efforts en vue d’étudier ses vraies raisons et de proposer les solutions idoines. De son côté, l’analyste politique, Abdelmadjid Kaddi, a estimé que le développement du phénomène est dû à des facteurs économiques, à commencer par l’augmentation du taux de chômage et la baisse du niveau de confort social, notamment auprès des jeunes. Pour lui, ce phénomène est lié à celui de l’expansion du trafic de drogue au niveau international. Au-delà des répercussions économiques du trafic de drogue, ce sont surtout ses effets sur les jeunes qui sont pris par un sentiment de pessimisme, qu’il faudrait prendre en compte. 

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ActualitéThu, 22 Feb 2018 06:00:00 +0100
Saïd Ayadi, sociologue à l’université de Blida 2 : «Une réalité qui dénote un échec social, politique et économique»http://www.reporters.dz/index.php/item/92709-said-ayadi-sociologue-a-l-universite-de-blida-2-une-realite-qui-denote-un-echec-social-politique-et-economique http://www.reporters.dz/index.php/item/92709-said-ayadi-sociologue-a-l-universite-de-blida-2-une-realite-qui-denote-un-echec-social-politique-et-economiqueSaïd Ayadi, sociologue à l’université de Blida 2 : «Une réalité qui dénote un échec social, politique et économique»
«Le phénomène de l’émigration est complexe et celui de l’immigration clandestine, de la harga, l’est davantage. C’est une réalité qui manifeste un échec social et politique et surtout économique. Il ne s’agit pas seulement d’un…

Les candidats à l’immigration clandestine, quand vous les interrogez, vous répondent tous qu’ils cherchent un «ailleurs meilleur» et une «vie meilleure». Cela veut dire que ces personnes ne trouvent pas de cadre de vie et d’épanouissement adéquat et cherchent à quitter leur pays à tous prix. Au-delà de l’ambition sociale, il y a d’autres éléments à inscrire au débat sur la question migratoire en Algérie. Cette question nous fournit des enseignements extrêmement intéressants sur les réalités culturelles, voire identitaires, au sens large du terme dans le pays. Pour étayer ce que je dis, il faudrait qu’on pense un jour à réfléchir sur les raisons qui poussent, par exemple, certains Algériens à se rendre en France, en Europe ou en Amérique, alors que d’autres, moins nombreux mais qui existent, en Arabie Saoudite. »A. L.

 

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reporters.quotidientnationale@gmail.com (Reporters)ActualitéThu, 22 Feb 2018 06:00:00 +0100
Abdelmadjid Khaddi, directeur du Laboratoire de la mondialisation et des politiques économiques à l’université d’Alger : «Il ne suffit pas de dire que ce phénomène est haram pour qu’il cesse»http://www.reporters.dz/index.php/item/92708-abdelmadjid-khaddi-directeur-du-laboratoire-de-la-mondialisation-et-des-politiques-economiques-a-l-universite-d-alger-il-ne-suffit-pas-de-dire-que-ce-phenomene-est-haram-pour-qu-il-cesse http://www.reporters.dz/index.php/item/92708-abdelmadjid-khaddi-directeur-du-laboratoire-de-la-mondialisation-et-des-politiques-economiques-a-l-universite-d-alger-il-ne-suffit-pas-de-dire-que-ce-phenomene-est-haram-pour-qu-il-cesseAbdelmadjid Khaddi, directeur du Laboratoire de la mondialisation et des politiques économiques à l’université d’Alger : «Il ne suffit pas de dire que ce phénomène est haram pour qu’il cesse»
«En islam, il est dit qu’échanger des vues sur un sujet et apporter un jugement est une pratique louable. à notre niveau, nous essayons de formuler notre analyse d’un phénomène social très complexe.

Les conclusions auxquelles nous parvenons peuvent être utiles alors pour ceux qui prononcent l’avis religieux. Il ne suffit pas de dire que ce phénomène est haram pour qu’il cesse automatiquement. Certains de ses facteurs sont liés à la situation économique de notre pays et aux conditions dans lesquelles se trouvent beaucoup de nos jeunes. D’autres facteurs sont liés aussi à l’image que renvoie l’Europe à ces jeunes : un eldorado où tout est facile, alors que c’est tout à fait faux. La situation dans certains de ces pays condamne à la précarité beaucoup de jeunes et moins jeunes. Un vrai débat sur les chances d’accès des jeunes à l’emploi mérite d’être ouvert. Il faut un vrai débat également sur ce business de la mort organisé par les passeurs clandestins et sans lequel on ne parlerait pas de harga.»A. L.

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reporters.quotidientnationale@gmail.com (Reporters)ActualitéThu, 22 Feb 2018 06:00:00 +0100
ils ont dit Kamel Bouzid, docteur en charia et membre du HCI : «Si les gens veulent émigrer, il faudrait qu’ils le fassent dans un cadre légal»http://www.reporters.dz/index.php/item/92707-ils-ont-dit-kamel-bouzid-docteur-en-charia-et-membre-du-hci-si-les-gens-veulent-emigrer-il-faudrait-qu-ils-le-fassent-dans-un-cadre-legal http://www.reporters.dz/index.php/item/92707-ils-ont-dit-kamel-bouzid-docteur-en-charia-et-membre-du-hci-si-les-gens-veulent-emigrer-il-faudrait-qu-ils-le-fassent-dans-un-cadre-legalils ont dit Kamel Bouzid, docteur en charia et membre du HCI : «Si les gens veulent émigrer, il faudrait qu’ils le fassent dans un cadre légal»
«Les Oulémas sont d’accord pour dire que si la mer est dangereuse et susceptible d’être périlleuse pour la vie des personnes, il n’est alors pas permis de la prendre sans précaution.

Dans ce cas, toute tentative de harga est mal perçue par l’Islam et il est fortement conseillé de l’éviter. Ici, il est question aussi de dignité de la personne, et dans la harga il y a une forme d’humiliation certaine, celle de mettre sa vie en danger et d’aller clandestinement dans des pays étrangers. Sur ce point, j’estime qu’il y a nécessité de légiférer pour l’intérêt de la Nation et de nos concitoyens candidats à ce genre d’aventures. Si les gens veulent émigrer, il faudrait qu’ils le fassent dans un cadre légal. Je suis d’ailleurs de ceux qui proposent la création d’un ministère de l’émigration pour valoriser les capacités des jeunes, et ce à travers des conventions et des accords précis avec les autres pays.»


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ActualitéThu, 22 Feb 2018 06:00:00 +0100