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mercredi, 16 mai 2018 06:00

Journées d’étude sur les opportunités d’investissements dans les forêts : Des clignotants au vert pour les forêts constantinoises

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Comment rentabiliser les richesses de nos forêts ? Comment faire pour que ces mêmes forêts puissent être créatrices de richesses, sachant que la flore utilisée sciemment se transforme en or vert ? C’est en substance la trame dégagée des deux journées consacrées à « l’étude sur les opportunités d’investissement dans le secteur des forêts ».

Organisées conjointement par la faculté des sciences de la nature et de la vie de l’université des Frères-Mentouri et la Conservation des forêts, ces journées ont eu le mérite de remettre à l’heure les pendules de l’environnement. La première journée, pratique, a été consacrée à une sortie sur le site de la forêt de Djebel Ouahch avec un nettoyage des environs immédiats des quatre lacs, ainsi qu’un dénombrement des oiseaux au niveau du quatrième lac. La seconde journée, didactique, a vu des interventions de qualité sur le sujet cité plus haut au niveau de l’amphi de 500 places.
Djekoun Abdelhamid, le recteur de Constantine 1, a eu le mérite de donner le coup d’envoi des travaux, avec la complicité de Medjdoub Hocine, conservateur des forêts de Constantine. D’emblée, ce dernier fustigera les réseaux informels qui font profiter nos voisins à l’Est et à l’Ouest de nos richesses vertes, comme la pigne, le bois, le liège et autres plantes aromatiques et le miel. « Il faut que nos opérateurs économiques s’impliquent davantage pour que nos trésors restent chez nous et que ce soit nos enfants qui en profitent », soulignera-t-il fortement dès l’entame des travaux, pour déborder sur l’investissement dans les plantes aromatiques et médicinales. « De véritables repères existent et nous les avons constatés à travers toutes les forêts de la wilaya. Nous voulons aller vers leur domestication par la création de périmètres de développement, pour les mettre à disposition des investisseurs qui ont été invités à cette journée d’étude. Nous avons constaté qu’il y a des prémices d’investissement dans ce créneau et dans beaucoup d’autres», indiquera-t-il.
On apprendra lors des travaux que la Conservation des forêts a conçu dernièrement un conseil interprofessionnel de la filière « plantes aromatiques et médicinales » composée de spécialistes en cosmétique et en pharmacologie. Les herboristes et des propriétaires de terrain ne seront pas en reste puisqu’ils auront toute la latitude de rejoindre la filière citée plus haut.
Le conservateur des forêts rétorquera que son vœu consiste « à développer certaines espèces rustiques, comme le caroubier, l’olivier et, pourquoi pas, le pistachier parce que nous disposons de zones semi-arides où ce dernier peut vivre facilement ». Les espaces qualifiés de marginalisés pourront ainsi accueillir dans un futur proche le déploiement d’autres espèces, comme la plantes aromatiques et médicinales, le cyprès, la lavande, l’églantine, le romarin, le serpolet et l’eucalyptus. Des arbres fruitiers comme le noyer, le pistachier, l’amandier, le caroubier, sans oublier l’olivier.
Ce tour d’horizon non exhaustif a eu le mérite de nous rappeler que les hydrocarbures ne sont pas le seul or du pays, car du noir au rouge, on passera allègrement du jaune au vert. Il faut juste une volonté politique et surtout des investisseurs à la hauteur des ambitions d’une administration facilitatrice à souhait. Juste les manches à retrousser.
H. B.
Dernière modification le mercredi, 16 mai 2018 09:36

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